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Intrigue : La disparition d'un soleil

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Message Sujet: Intrigue : La disparition d'un soleil Jeu 12 Oct - 10:28


La disparition d'un soleil




She was kind and clever, with a gentle heart and a sweet wit
13e jour de la 9e lune

Personne ne s'était attendu à cela, personne ne s'était attendu à cet hiver qui avait repris de plus belle. Plongeant Westeros dans le froid et dans la neige, la capitale n'avait pas été épargnée. Abandonnant les doux vêtements de printemps, habitants de Port Réal et de Peyredragon avaient repris les grosses fourrures. Mais était-ce assez pour survivre à cet affreux hiver envoyé des dieux ? Ils les punissaient tous, pauvres pêcheurs qu'ils étaient, telle était la pensée la plus répandue pour le peuple victime de ce froid mordant. Toutefois, contre ce mal incontrôlable, nul n'est épargné, contre la punition divine, le sang bleu n'est d'aucune valeur.

Ce jour là, c'était un jour comme un autre, comme il s'en succédait depuis la reprise de l'hiver. De la neige était tombé sur l'île des dragons, s'alternant malgré tout avec le fracas  des vagues agitées contre la falaise. Telle était la mélodie de la forteresse alors que d'ici peu, la famille princière allait de nouveau voyager pour rejoindre la Capitale. Cet événement était loin d'être quelque chose de joyeux pour le prince et la princesse de Peyredragon, mais ne pouvant s'y dérober, ils allaient venir, armés de faux sourire et de doux mots.

Tout aurait dû être normal, comme les autres journée. Tout aurait dû être parfait. Le sourire aurait du rester gravé sur le visage délicat et fatigué du soleil de Dorne. Il aurait dû rester là, heureuse d'être entourée de son époux, sa fille et son frère qui avaient décidés de passer quelques temps avec sa bien aimée soeur. Personne n'avait réellement reparlé de ce qui c'était passé à Harrenhal, le dragon demeurant aux côtés de son épouse car là était sa place alors qu'elle portait leur deuxième enfant au coeur d'un hiver qui mettait la santé du soleil à rude épreuve.

Sous la neige, cette journée aurait dû être comme une autre.

Bien des femmes avaient déjà succombées à l'hiver, bien des enfants avaient été enlacés par l'étranger. Noble ou bien roturier, la mort n'avait fait nulle différence à ce sujet, fauchant les faibles et brisant des familles sans la moindre compassion. Telle était la punition des dieux face à l'arrogance des hommes. Comme il avait été arrogant, comme il avait été païen, ce maudit dragon. Sans doute était-ce pour cela que le sourire du soleil à son bras, s'était soudainement éteint.

Rhaegar... Quel que chose ne va pas.

Elia avait déjà senti ces petites douleurs, ces coups de pieds vigoureux que Rhaenys n'avait pas hésité à lui envoyer pendant sa grossesse. Au début, elle s'était dit que c'était la même chose avec ce petit dragon qui grandissait en son sein. Mais plus cela allait, plus les douleurs devenait éprouvante pour la princesse drapée de fourrure pour la préserver du froid. Le léger sourire du dragon s'était éteint à son tour alors qu'il regardait son épouse assise en face de lui. Abandonnant son carnet, le dragon ne perdait pas de temps pour rejoindre le soleil qui avait fait tomber sa broderie. Elle essayait de se lever, de rejoindre les bras rassurant de son époux, mais la douleur lui coupait le souffle. Quelque chose n'allait pas, il n'y avait plus de doute maintenant, et l'angoisse avait prit possession du coeur de chacun.

Un hurlement déchirant. Un deuxième, et un troisième. Bientôt, il n'y avait plus que cela pour rythmer la forteresse inquiète et qui s'agitait autour des appartements princiers. Il était trop tôt, beaucoup trop tôt pour l'arrivée de ce nouvel enfant, le Mestre l'avait toujours annoncé pour la fin de l'année, alors pourquoi maintenant ? Avait il fait une erreur ? Un nouveau hurlement qui soulevait le coeur du dragon obligé d'attendre dans le couloir car ce n'était pas sa place d'être dans la chambre. Cela le tuait, il ne supportait pas le fait de savoir son amie souffrante alors qu'il ne pouvait rien faire.

Mon prince ?

Sortant de ses pensées, le temps d'un instant le dragon espéra que c'était une bonne nouvelle qui lui était annoncée. La mine sombre, le Mestre semblait juger ses mots, ôtant tout espoir au dragon.

Je... Il va falloir faire un choix votre Majesté. Cela se passe mal.
- Prévenez le prince Oberyn.


Sans attendre un mot de plus du Mestre, le dragon était rentré dans la chambre où reposais le soleil entouré de servante en tout genre et de ses dames. N'écoutant nullement les protestations, le visage fermé bien de que déformer par l'inquiétude, le prince avait pris place sur le côté du lit attrapant la main de son épouse qui pleurait quand elle ne criait pas. Serrant la main de la belle, le dragon cacha son mal être pour essayer de soutenir la princesse affaiblit et souffrante. La boule au ventre, la gorge serrée, le dragon n'avait pas l'intention de quitter celle qui portait son enfant.

Je suis la, tout va bien se passer, Oberyn va te rejoindre, respire Elia. Respire.

Entre deux sanglots, le soleil essayait de respirer, tout en serrant faiblement la main du dragon. Elle était épuisée alors que le Mestre reprenait l'ouvrage en donnant des ordres.

Depuis combien de temps cela durait ? Le prince n'en avait plus la moindre idée, mais plus les minutes passaient, plus il voyait son épouse s'affaiblir quand elle ne tombait pas dans l'inconscience. La présence de son frère lui avait arraché un doux sourire, bien que teinté de douleur, mais rien y faisait : le soleil saignait sans donner naissance au petit dragon.

De temps en temps, le Mestre jetait un regard au prince dragon, à chaque fois aucune réponse ne lui était offerte. Comment pouvait il prendre cette décision ? Comment pouvait il choisir entre son fils et son amie? Ils en avaient parlé, mais Rhaegar ne pouvait se résoudre à cela. Pourtant le soleil faiblissait, pleurait, souffrait, criait quand la douleur était trop intense.

Je ne peux pas... Je n'y arriverais pas...

La voix faible de la princesse dornienne était venue stopper les actes et les gestes de chacun. Toutefois il n'en fallait pas moins pour que le prince Oberyn ordonne à tout le monde de foutre le camps de la chambre. Comment pouvait-il imaginer perdre sa soeur loin de leur pays ensoleillé ? Les servantes n'avaient pas perdues de temps, laissant les deux princes et le Mestre en compagnie d'Elia.

Sauvez l'enfant... je t'en pris Oberyn, je t'en prie.. je peux pas... Je ne peux plus...

La voix frêle du soleil était ponctuée de larmes et de sanglots tragique. Pendant si longtemps, elle avait imaginé tenir son deuxième enfant dans ses bras, maintenant, elle savait qu'elle ne connaîtrait jamais rien de lui, pas plus sa voix que son petit visage potelet. Une nouvelle fois, le soleil fermait les yeux pour prendre une grande inspiration. Celle-ci serait la dernière, elle n'entendait plus la voix de son frère, ni celle de son époux et encore moins celle du Mestre. Elle l'avait déjà fait, elle savait ce qu'elle devait faire. Réunissant ses dernières forces, le soleil avait fait tout ce qu'elle avait pu pour son petit dragon. Puisse-t-il avoir une longue et joyeuse vie, c'était tout ce qu'elle demandait alors qu'elle retombait sur le matelas de plume, abandonnant doucement la pression exercée sur les mains d'Oberyn et Rhaegar.

Donnez moi mon enfant.

Dans les bras du Mestre, aucun cri ne quittait les poumons du nouveau né. Il n'y avait qu'un léger gémissement plaintif qui s'estompait peu à peu. Cette journée aurait du être belle et joyeuse. Mais rien n'avait été prévu, les dieux cruels avaient emportés le Soleil de Dorne. L'étranger n'avait pas fait de détails, sans doute était-ce pour punir le dragon, qu'il ne laissait dans ses bras que le petit corps inanimé de celle qui aurait dû être nommé Daena Targaryen.

Car l'hiver est cruel et n'ignore personne, il ne laisse derrière lui que la mort, les pleurs et la désolation. En cette nuit d'hiver, Elia Martell mourut tout comme son enfant venu bien trop tôt au monde.
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