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La véritable éloquence est une expression de l'âme. | Lucerys Velaryon & Rhaenys Chelsted

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Message Sujet: La véritable éloquence est une expression de l'âme. | Lucerys Velaryon & Rhaenys Chelsted Ven 20 Oct - 19:27


La véritable éloquence est une expression de l'âme.

Lucerys Velaryon & Rhaenys Chelsted



L'éloquence est la vertu de l'esprit,
la vertu est l'éloquence du cœur.

An 281, 1er jour de la Lune 10

Quand vais-je cesser d'être malheureuse ? Je caresse pensivement le mot mille fois relu que je tiens dans mes mains, un poème d'amour que j'ai conservé contre mon cœur avec l'espoir d'une nouvelle rencontre, l'espoir qu'il en viendrait un nouveau pour le remplacer. Mais il n'est jamais venu. Et il ne viendra pas. Trop de lunes ont passé, et je comprends maintenant combien mon désir fut fou et stupide. Je m'en veux, je lui en veux, je désespère de rage. Je détaille les lettres griffonnées à la hâte, et même si l'écriture n'est pas très belle, je manque à chaque instant de me remettre à sangloter. Tu es une idiote l'Oisillon, il faut te ressaisir ! Oui, mais je n'y arrive pas. Pourquoi est-ce que je n'y arrive pas ? Quand l'amour cesse-t'il de nous faire mal ? Ma porte s'ouvre et je sursaute. Je cache hâtivement le mot que je tenais, par habitude, et me retourne pour voir une domestique d'à peine mon âge qui se tient devant l'entrée de mes appartements. « Excusez-moi de vous déranger ma lady, je suis envoyée par Lord Velaryon. Sa Seigneurie le Maître des Navires souhaite vous inviter à prendre le thé... Vous allez bien madame ? » Je frotte du revers de la main mes yeux gonflés par les larmes et le malheur et me force à offrir un sourire à la jeune fille. « Oui oui. A-t'il dit quand ? » Elle semble mal à l'aise, et sa moue me signifie qu'elle ne croit pas un instant que je me sente bien, mais elle répond polie. « Oh, je crois qu'il voulait dire maintenant ma lady. Il m'a envoyé pour demander si vous étiez disponible, mais je peux lui dire que vous vous sentez mal si vous préférez... » Je fais un geste agacé de la main, chassant son idée du bras. Refuser une invitation d'un membre du Conseil Restreint pour une peine d'amour ? Je ne suis pas tombée aussi bas, et j'ai bien l'intention de ne plus jamais me montrer idiote. Ma réponse est plus sèche que je ne le voudrais. « Certainement pas. Dis lui que je me prépare et que j'arrive. » Je crois qu'elle me répond, mais je ne l'écoute déjà plus. Je me suis levée, et je m'approche de ma coiffeuse pour m'apprêter un peu, j'entends seulement la porte se refermer sur elle.

Lucerys Velaryon... Je reste un instant songeuse quand la porte se referme. Je n'ai jamais vraiment su parler. Je me comprends quand je dis cela, bien évidemment que je sais m'exprimer, je ne suis pas muette, et je connais un minimum l'art de faire la conversation. Non, ce que j'entends par là, c'est que je n'ai jamais su comment le faire avec éloquence, comment convaincre ou persuader, comment donner aux autres l'envie d'entendre ce que j'ai à dire. Je sais manier les mots quand je les couche sur papier, je peux les arranger à l'envie, donner à ma plume une véritable poésie : mais quand il s'agit d'ouvrir la bouche, cela devient tout de suite bien plus périlleux. La faute à ma timidité maladive certainement, quand on a peur de prendre la parole en public, quand on craint le contact humain, il ne peut être aisé de savoir jauger sa voix, faire attention à sa diction ou savoir sur quelle partie d'une phrase mettre l'accent. Tout cela, je le sais, est fait sans doute l'une de mes grandes faiblesses, et cependant dans ma position, je ne puis résoudre ce point seule. J'ai souvent envié l'aîné de mes frères pour son charisme, son talent naturel pour cette chose que la nature m'a refusé. Cependant, Symon n'a jamais su m'être d'un grand secours sur cela, me conseillant le plus souvent dans un haussement d'épaules d'aller plus souvent vers les autres : cela viendrait alors tout seul. Facile à dire... Peut-être me suis-je trop vite résignée ? Toujours est-il que parmi les personnes travaillant avec mon père, celui qui m'a fait le plus d'impression est certainement le valyrien, justement parce que j'avais rarement rencontré d'homme aussi éloquent de ma vie. Je me souviens m'être répandu de compliments à ce sujet l'une des rares fois où nous nous sommes parlés, avec la plus grande sincérité du monde. Pourquoi un tel homme souhaiterait prendre le thé avec moi ? Est-ce une de ses idées, ou dois-je cela à mon père ? Oserais-je seulement poser la question ? Certes non !

Je nettoie mon visage à l'eau fraîche, et je remets du rose sur mes joues. Je me détaille un instant dans le miroir. Je décide après un instant de ne pas toucher à mes cheveux et de les laisser détacher. J'adresse à l'image que me renvoie le bronze poli un sourire timide, et juge que mon visage sera très bien comme ça, même si l'on voit bien que mes traits sont tirés par quelque fatigue, maladie, ou grande tristesse. Je ressers la ceinture qui tient mon surcot de velours bleu, essayant de marquer un peu plus le peu de formes que je commence à avoir. Ce sera suffisant. Je me dis que je vais faire pâle figure à côté de l'élégance de celui qui m'invite, mais que cela me fera une raison de le flatter, et j'ai cru remarquer que ce n'était pas un comportement qui lui déplaisait. Après un soupir, je fais une boule du papier que j'avais gardé caché contre moi, le jette à travers la pièce dans une colère soudaine, et sort. Je ne vais pas m'arrêter de vivre parce que mon amant s'est révélé n'être qu'un menteur hypocrite. Je traverse les couloirs du Donjon Rouge d'un pas décidé, essayant de chasser de mon esprit les souvenirs qui me font tant de mal. Lucerys Velaryon vient de m'inviter. Voilà une nouvelle qui devrait me réjouir et m'exciter peut-être. Alors pourquoi ne puis-je cesser de penser au Bieffois ?

Je suis arrivée devant la porte sans m'en être rendu compte, et je reste quelques instants devant, hésitante. Que vais-je bien pouvoir dire pour me montrer agréable à un si grand seigneur ? Qu'attendrait-on de la compagnie d'une jouvencelle comme moi ? Je prends une grande inspiration, tentant de retrouver un peu de ma contenance, et je frappe. Une voix m'invite à entrer, et je m’exécute. Face à moi se tient bien le maître des navires. Je m'incline, respectueuse. « My Lord... Je vous remercie pour votre invitation. J'espère ne pas vous avoir fait trop attendre. » En le regardant, je peux comprendre la fascination de ma mère pour les valyriens, que je trouve moi-même d'une beauté exceptionnelle.


    aut disce aut discede
    Il ne sait rien des femmes. Il ne sait pas qu’elles savent attendre comme aucune bête ne le peut. Les épousées, les abandonnées attendent, les filles de bordel, les saintes attendent. Les hommes vont, les femmes attendent. Jusqu’au fond des fonds de l’espérance elles attendent. Jusqu’à la haine même. Et quand la haine vient aux femmes, que les Dieux protègent ceux qui les ont bafouées.
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Message Sujet: Re: La véritable éloquence est une expression de l'âme. | Lucerys Velaryon & Rhaenys Chelsted Mar 14 Nov - 17:41

Il n'était pas rare de voir la silhouette de Lucerys se profiler fugacement au détour d'un couloir. Membre du conseil restreint depuis des années déjà, le donjon rouge était une perle architecturale dont les moindres recoins ne cesseraient jamais de l'étonner chaque fois qu'il ferait honneur au fier château de sa présence. Son arrivée de la nuit dernière avait été évidemment remarquable car sa certaine mégalomanie le poussait à attirer les regards vers lui autant par la force des palabres que des gestes. Il y avait pourtant un voile de mystère l'embaumant qui le rendait nébuleux aux prunelles de ceux ne jouissant pas du plaisir de pouvoir le fréquenter intimement. Réputé pour être assez marginal en vivant reclus dans sa forteresse surplombant son île gorgée de richesses, cela n'empêchait guère les murmures s'enticher autant de sa prestance que de son énigmatisme. Bellâtre faisant chanceler le palpitant de beaucoup de demoiselles, il ne s'attardait cependant pas au creux d'une quelconque amourette, l'organe pulsatif encore rongé du vide érigé de la perte de sa dulcinée regrettée.

Même s'il était d'un caractère distanciel, il lui arrivait de tisser des affinités avec la royauté et la noblesse pour sublimer son titre mais également pour silencieusement combler la solitude éprise de ses esquisses. Appréciant la compagnie de la douce Rhaenys, il avait sommé à une des domestiques qui lui avaient été assigné durant son séjour à Port-Réal au sein du donjon d'aller courtoisement l'inviter à prendre le thé avec lui si elle avait du temps à lui consacrer en cet instant présent. C'était une donzelle à la douceur gravée de réserve qui apportait du baume au coeur du Lord et leurs conversations avaient toujours été emplies de sens lorsqu'ils s'étaient retrouvés à converser tous les deux.

Ses iris avachis sur la prose hypnotisante de son ouvrage portant sur les secrets maritimes, quelques coups à sa porte retentirent et il invita la demoiselle à pénétrer dans sa chambre d'une voix posée. Délaissant le livre sur son bureau, il s'en éloigna furtivement pour aller lui ouvrir. Un sourire s'esquissa sur ses lèvres lorsqu'elle lui apparut et il lui réfléchit gracieusement sa révérence avant de délicatement s'emparer de sa main pour lui baiser chastement le dos.

Milady, c'est un véritable plaisir pour moi de vous inviter. Nulle inquiétude à vous faire, il n'est pas dans mon éthique de presser les demoiselles.

Sa main toujours éprise de la sienne, il l'accompagna élégamment jusqu'à la petite table ronde entourée de quelques chaises disposées dans un coin de la vaste pièce. Tirant l'une d'entre elles pour que Rhaenys puisse prendre place, ses narines purent s'enivrer de sa doucereuse fragrance flottant dans les airs mais l'hippocampe ne faiblit guère et ses pas l'emportèrent vers le mini-buffet où la théière encore ébouillantée de son liquide y était posée, accompagnée de deux tasses de porcelaine reposées sur leur socle. Le valyrien attrapa ces dernières qu'il alla reposer sur la table ronde puis ce fut ensuite au tour de la théière de les rejoindre. Et il versa gracieusement le thé à son invité puis se servit à son tour.

Que devenez-vous depuis la dernière fois que nous nous sommes croisés ma chère ?
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La véritable éloquence est une expression de l'âme. | Lucerys Velaryon & Rhaenys Chelsted

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