RSS
RSS

Nous manquons de membres dans le Conflans, les Îles de Fer, l'Ouest et le Bief.
Les points de "régions dépeuplées" iront aux personnes de ces régions.
Nos Super-PV

Hoster Tully, Maege Mormont, Jon Arryn, Quellon Greyjoy
, Robert Baratheon et Doran Martell sont très attendus.
Les Super-Scénario

Symon Chelsted, Gladden Wylde & Mathis Rowan
sont très attendus par leur créateurs.

Partagez|

Symphonie des bois (pv; Garrett)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Dame du Val
Voir le profil de l'utilisateur

Corbeaux : 225
Dragons d'or : 1085
Statut Maritale : Célibataire
ft. : Caitlin Stasey
Copyright : kid on holiday
Date d'inscription : 05/04/2017

Message Sujet: Symphonie des bois (pv; Garrett) Jeu 13 Avr - 20:43


   
Symphonie des bois

   
Nous étions arrivés quelques jours avant les festivités. Cela m’avait permis de prendre mes repères au sein de l’énorme forteresse et de la ville à proximité : Ville-Harren. Dès mon arrivée, j’avais été troublée par la vue donnant sur l’énorme lac, l’Oeildieu. Cela me rappelait Chênes-en-fer et son étendu d’eau non loin du château. C’était un de mes endroits préférés pour l’eau limpide reflétant les rayons du soleil et de la lune et les arbres aux alentours donnant un aspect irréel au lieu. Cette ressemblance apaisait mes craintes et je mettais de côté les rumeurs concernant l’énorme forteresse ayant connu bon nombres de malheurs et la colère des dragons. J’étais même impatiente de faire un tour sur les rives et découvrir la faune et la flore du Conflans. C’était la première fois que je quittais le Val et les montagnes de la Lune pour m’aventurer au-delà. Certes, le Conflans était une région voisine, mais qui l’eut cru que je franchirais un jour cette frontière. Même si je ne me rendais pas de bons cœurs au tournoi, cet évènement me donnait la possibilité de voyager et de découvrir de nouveaux paysages. Si cela ne tenait qu’à moi, je mettrais de côté les joutes pour marcher au sein de ces denses forêts et écouter les rossignols chantaient. Enfin, je n’étais pas partie les mains vides des Eyriés, j’avais pris avec moi mon fidèle psaltérion, celui que je possédais depuis que j’étais en âge de pincer les cordes. Même s’il n’était plus de la première jeunesse, il avait gardé toute sa splendeur et une valeur sentimentale à mes yeux. Ainsi, je pris rapidement congé de ma famille, laissant les domestiques rangés mes affaires et étant simplement accompagné de ma dame de chambre. Je parcourais la forteresse avec des yeux s’émerveillant de taille gargantuesque des salles et de cet aspect fondu sur le haut des différentes tours. Cela n’avait rien à voir avec les couloirs étroits des différentes forteresses du Val, j’avais l’impression que le château était une ville à part entière et que malgré la foule, la promenade restait paisible. Je constatais que la maison Vanbois n’était pas les premiers arrivés et bons nombres de maisons de différentes régions nous avaient devancées. J’admirais les différents habits et les blasons décorant certains vêtements. J’essayais d’y associer un nom et une devise, mais cela était loin d’être facile et sur ma route, aucune maison du Val était là pour compenser mon manque de savoir.

Ce petit jeu me lassa rapidement, préférant laisser mon oreille percevoir les différentes musiques jouées en l’honneur du tournoi. Sur ce point, mes connaissances étaient loin d’être abstraites et c’était presque instinctif de trouver l’instrument joué et la musique en question. Mon sourire était éclatant sous toutes ces mélodies, laissant parfois mes pieds suivre le rythme et donner quelques pas de danse avec ma servante. L’animation des immenses murs d’Harrenhal laissa place au silence et aux bruits lointains des convois en approche. Nous quittions la terre battue pour nous enfoncer davantage dans la broussaille et apercevoir le point d’eau entre les branches d’arbres. Je n’avais pas mis une robe adaptée pour ce genre de parcours, plusieurs fois le tissu s’accrocha aux ronces et je dus tirer dessus pour le déloger. Heureusement, il ne s’agissait pas de la robe que j’allais porter lors du tournoi, celle-ci était assez simpliste, belge claire avec des manches longues et ne dévoilant pas grand-chose de mon buste. Mes cheveux étaient simplement détachés et ondulés légèrement pour arriver à hauteur de mes reins. Je tenais toujours entre mes doigts mon précieux instrument et j’avais un petit sac en bandoulière contenant un petit carnet avec un stylé en plomb, un biscuit subtilisé en cuisine entouré d’un tissu et un peu de pièces au cas où.

La route était loin d’être sans danger, plusieurs fois, je dus me rattraper de justesse sur un tronc d’arbre ou jouer avec mon équilibre pour éviter de tomber. C’était loin de me décourager, je trépignais d’impatience d’apercevoir le paysage depuis la rive. Si le lac était aussi grand qu’il n’y paraissait, je me demandais si j’arrivais à voir des terres à l’horizon ou simplement un continu d’eau. Je dus ralentir l’allure pour éviter que ma servante ne me perde de vue et ses joues rougies m’indiquèrent que cette marche l’essoufflait. Je lui offris mon bras, tout en chuchotant tout bas. « Encore quelques pas, nous sommes proches ! » Cela semblait redonner un peu de vigueur à la jeune femme tandis que les arbres s’écartaient pour laisser place à l’inimaginable. Mes yeux s’agrandirent pour en percevoir un maximum et graver à jamais cette vue. Je retins mon souffle pour que rien ne puisse trahir ce moment, tandis que je m’accroupissais pour plonger quelques doigts dans l’eau transparente. Cela me donnait presque envie de m’y baigner, mais je laissais cette envie de côté pour m’asseoir en tailleur et me détendre par cet horizon sans fin.

Mon regard plongé dans le vide, je perçus une mélodie au loin. Je crus d’abord que c’était le fruit de mon esprit, fermant les yeux pour mieux savourer la symphonie, avant d’entendre ma servante me demander. « Vous entendez, vous aussi ? » Je hochais la tête pour toute réponse, avant de distinguer dans quelle direction pourrait provenir le bruit. Je fis signe à ma servante de m’attendre près de la rive, tandis que je m’approchais doucement du musicien inconnu. Je visualisais au loin un homme tenant un luth et cette simple vision me tétanisait un instant. Devais-je m’approcher davantage ? Je n’avais pas spécialement envie de le déranger. Puis, comment réagir s’il s’apercevait de ma présence ? J’inspirai doucement tout en avançant doucement vers lui et en évitant de marcher malencontreusement sur une brindille. Au vu de ma nervosité, je doutais être bien longtemps assez adroite pour éviter ce genre de catastrophe. Je me mis dos à l’arbre se trouvant à sa proximité, tout en calmant au maximum ma respiration et profitant des notes qu’il jouait. Je percevais un léger ralentissement dans sa façon de jouer, j’essayais d’ignorer ce détail et j’eus une folle idée qui me traversa l’esprit : de jouer avec lui. Timidement, je pinçais les cordes de mon psaltérion, essayant de reproduire la musique en question. Au fil des secondes, j’oubliais le fait de jouer avec un simple inconnu pour me concentrer sur ma maîtrise plutôt que sur mes peurs. La musique s’acheva, laissant place un silence gênant et je n’osais tourner ma tête pour apercevoir le musicien en question. Faire le premier pas, ce n’était absolument pas mon genre. Alors que j’allais m’échapper discrètement de la situation, j’entendis sa voix…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Symphonie des bois (pv; Garrett) Lun 17 Avr - 0:21





"Symphonie des bois"


Talia & Garrett










[justify]Harrenhall. Quelle monstruosité. Il n'y avait pas d'autres mots pour décrire pareille construction. Pourtant, dans l'esprit du trentenaire, cet épithète de soulevait aucun dégoût, aucune crainte, aucun mauvais ressentiment, non. Face à une telle chose, notre homme n'aurait su trouver les mots corrects pour ne serait-ce effleurer la grandeur de la chose. Comme l'Homme pouvait-il bâtir de si grandes choses avec ses si petites mains ? S'en était tout simplement incroyable. L'homme avait entendu de nombreuses histoires sur cet endroit mais, rien n'aurait su s'approcher ne serait-ce qu'un peu de la réalité, si bien que le jeune homme en resta bouche bée, la première fois qu'il aperçut ces murailles interminables qui, contre toute attente ne cessaient de grandir au fur et à mesure que le convoi Chantecoq avançait vers la grande bâtisse, jusqu'à se sentir minuscule à ses pieds. Cela lui donna un bon moment le vertige, rien que de s'imaginer en haut de ses hautes tours lorsque l'endroit était encore à son apogée, lui donna des haut-le-cœur.

Arrivé plusieurs jours avant le début des festivités, notre homme put vagabonder à travers le château mais aussi la cité environnante, y découvrir le marché, faire de charmantes rencontres, parler avec des grands noms de son époque ou encore s'extasier devant la beauté de femmes toutes plus belles les unes que les autres. Force était de constater que même si le Bief disposait de beauté inénarrables, les autres royaumes n'étaient pas en restes et, sans aucun doutes que la reine d'amour et de beauté de ce tournoi attirerait l'attention. Malgré tout, cette agitation et tout ce monde finissait par lasser rapidement le père de famille qui prenait grand plaisir à s'éloigner de tout cela, son luth sur le dos, en compagnie de sa chère petite fille pour jouer différents airs et même parfois chanter dessus. Leonna semblait aimer et ce, depuis son plus jeune âge, ses moments avec son paternel, chantonnant à ses côtés et, depuis quelques temps désormais, dansant devant lui avec une immense joie. Denyse Hightower, une amie de longue date s'était mise en tête d’initier la petite fille à cet art et, force était de constater que cela lui plaisait vraiment. Sans doutes que son père devrait lui apprendre la musique à un moment ou un autre. Sans doutes aussi qu'elle deviendrait bien plus talentueuse que son père. Ceci dit, il fut toujours des plus joyeux que de partager cette passion avec elle.

Pourtant, cette musique qui avait toujours été un élément important de sa vie lui apporta, durant ce déplacement, quelque chose de plus. Quelque chose d’inattendu et, qui ne put que lui faire grand plaisir. C'était une poignée de jours après son arrivée et après avoir confié sa chère Leonna à sa petite sœur, qui, de son côté, n'attendait que ça, que le chevalier partit se promener, toujours en compagnie de son luth, en direction de la forêt et de ce fameux et immense lac. Notre homme avait toujours grandement apprécié se promener en pleine nature, espérant trouver un endroit sympathique et inspirant pour jouer de la musique et, pourquoi pas, réussir à composer de nouveaux morceaux. Les bois avaient toujours eu un côté apaisant sur l'héritier, ce calme, cette solitude et les sons qui pouvaient produire les animaux de la forêt avaient toujours été particulièrement bénéfiques au bieffois. Ainsi, se retrouver dans un si vaste espace vert ne pouvait que lui plaire.

Il ne lui fallut guère de temps pour atteindre un endroit qui lui semblait parfait, non loin de l'eau, adossé à un arbre où il joua de longs moments, chantant sans la moindre gêne, laissant ses émotions s'envoler à travers ses notes et ses mots. Nombre de ses chansons étaient dédiés à sa défunte épouse qu'il avait appris à aimer avec le temps et dont l'absence lui était de plus en plus douloureuse. Ce qui lui faisait le plus mal, c'était sans doutes de savoir que leur enfant allait grandir sans mère et, retrouver un bon mariage avec une épouse convenable, cela pourrait peut-être prendre encore un peu de temps. Fort heureusement, les sœurs Hightower s'occupaient d'elle comme personne et ce, régulièrement mais, il ne faisait aucun doute qu'à un moment ou un autre, il faudrait trouver à la petite Leonna une seconde maman. Alors, jouant sans voir le temps passer, dans un état presque second, quelque chose vint finir par le sortir de ses rêveries. Des notes, juste, parfaites même, qui vinrent se mêler avec brio à ce qu'il était en train de jouer. L'instant créé fut presque magique et enchanteur. Pourtant, notre homme avait beau chercher dans toutes les directions, il ne distingua nulle silhouette dans l'ombre d'où pouvait provenir ces quelques notes. Notes qui, d'ailleurs, provenaient d'un instrument que Garrett ne connaissait pas. Alors, lorsque cet intense moment s'arrêta, il chercha la provenance de se son, sans grand mal et finit par découvrir, de dos, une silhouette féminine à la belle chevelure châtain et, notre homme ne put s'empêcher de prononcer quelques mots, ne faisant que peu attention à l'effet de surprise qu'il aurait pu provoquer par son arrivée dans son dos. « Ne vous enfuyez-pas, je vous prie. De tels moments sont rares et, merveilleux. Vous jouez divinement bien et … » Finissant par se retourner, cette silhouette laissa place à quelque chose que le bieffois n'aurait pu que difficilement oublier. Un visage d'ange, si doux, si beau, si chaleureux et si harmonieux. Mieux encore, ses jolis petits yeux de biches semblaient être incapable de laisser quiconque de marbre. De fait, le musicien resta quelques instants silencieux, abasourdi devant le spectacle qui venait de se présenter à lui, pour finalement se rendre compte de la situation gênante qui s'était instaurée. « Veuillez me pardonner, ma dame. Me voilà bien impoli à vous dévisager de la sorte mais, je vous avouerai qu'il m'était bien difficile d'imaginer que la musicienne qui se cachait pouvait être si belle. Je gage qu'il est tout autant difficile d'imaginer que si belle personne pouvait exister, sans doutes que je puis me considérer comme chanceux d'avoir croisé votre route. » Souriant avec légèreté, l'homme s'approcha d'un pas de plus avec un sourire grandissant pour tendre sa main avec douceur. « Mais, veuillez m'excuser, je parle, je parle et je ne me suis guère présenté, ser Garrett Chantecoq, chevalier et, comme vous pouvez le voir, musicien à mes heures. Me feriez-vous l'honneur de me dévoiler un nom ? Que je puisse vous nommer lorsque je raconterai avoir vu la plus belle paire d'yeux de tout Westeros. » Riant avec grande douceur, prêt à baiser cette main, si d'aventure celle-ci lui était tendue, l'héritier enchaîna cependant très vite. « Dans tous les cas, je dois vous féliciter, vous jouez divinement bien. Et ce, d'un instrument qui m'était jusqu'à lors complètement inconnu. Est-il originaire d'Essos ? »

Code by Sleepy
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Dame du Val
Voir le profil de l'utilisateur

Corbeaux : 225
Dragons d'or : 1085
Statut Maritale : Célibataire
ft. : Caitlin Stasey
Copyright : kid on holiday
Date d'inscription : 05/04/2017

Message Sujet: Re: Symphonie des bois (pv; Garrett) Lun 17 Avr - 21:41


 
Symphonie des bois

 
Les dernières notes de la musique jouée sonnaient encore dans mon esprit. Je me rappelais de la manière dont nos deux instruments s’étaient accordés, sans laisser s’échapper une seule fausse note, mais seulement une symphonie au-delà de l’enchantement. Je ne pouvais rester, même si j’avais adoré ce moment avec un inconnu dans les bois. Cette simple idée d’avoir pu mêler ma passion avec une personne sans en connaître son identité me faisait rougir. Cela aurait pu être imprudent, la forêt était loin d’être un lieu toujours paisible. Il pouvait être l’emplacement de certains criminels ou dans le Val, des clans des Montagnes. Enfin, je doutais qu’il pût avoir dans les environs ce genre de personnes, Harrenhal allait accueillir l’un des plus grands évènements de cette décennie et la sécurité devaient être à son comble. Est-ce tout de même raisonnable pour une fille de mon rang ? Certainement pas et cette histoire ne devait jamais être entendue par mon père. Celui-ci était très pointilleux sur le comportement que devait avoir une lady. Il n’approuvait pas mes ballades dans les bois et encore moins, si je n’étais pas accompagnée par un ou plusieurs gardes. Il craignait pour ma sécurité et davantage depuis que j’avais sombré dans une maladie mystérieuse. On lui avait narré ma crise et il m’avait avoué avoir peur que ça se reproduise.

Alors que j’allais m’enfuir, une voix me fit avoir un sursaut et je sentis mon cœur palpiter sous la surprise. Il m’avait trouvé… Que devais-je faire ? J’avais été prise la main dans le sac et ce n’était pas polie de partir sans un mot. L’homme ne voulait pas que je m’enfuie et il soulignait ma manière de jouer. Ce compliment me fit avoir une petite rougeur sur mes joues, tandis que je me retournais, pour faire face à l’inconnu. Ce simple mouvement le fit taire et je constatais qu’il me dévisageait. Le silence n’agissait pas comme d’habitude, c’était gênant surtout que j’étais la cause de son mutisme. Mes joues prirent une teinte plus prononcée, alors que je m’intéressais un peu plus à la personne en face de moi. C’était un homme, plus âgé que moi, mais avec des traits agréables et un sourire chaleureux. Même si j’avais reconnu l’instrument, je ne pus m’empêcher de l’observer de plus près. Prenant en compte la qualité du bois utilisé, les gravures pouvant y figurer ou encore la matière des cordes. Je m’étais réellement passionnée de la musique et des instruments pouvant exister à travers Westeros ou même Essos. Je n’avais pas comme ambition d’apprendre à jouer de tous les instruments, mais d’avoir pu entendre une note de chacun d’eux. Sa voix me sortit de mes pensées et il s’excusa de la gêne occasionnée. Pourtant, par ses compliments, je ne sus plus où me mettre et n’arrivant plus à m’accrocher à son regard, de peur de perdre le peu de contenance qu’il me restait. Le rouge de mes joues n’était plus une simple illusion, je sentais le sang afflué à cette partie du corps et la chaleur que cela créait. Je vis ses pieds faire un pas de plus, pouvant sentir par sa proximité, les effluves de son parfum.

Pourtant, il ne semblait pas en avoir fini avec moi, il continuait ses belles paroles et se présenta. Alors, ce musicien n’était qu’autre qu’un chevalier d’une maison qui m’était inconnue. J’étais sûre de l’avoir entendue un jour, seulement, je n’arrivais plus à la situer et encore moins à visualiser son blason. Je me sentais sotte tout d’un coup et il serait mal vu de demander des informations sur sa maison. Sous sa demande de connaître mon identité, mes yeux lui firent face et je sentis la nervosité grandir. Je lui tendis ma main pour la bonne convenance, tout en balbutiant ces brèves paroles. « Je… Je m’appelle Talia. » J’inspirai, tout en essayant d’avoir une voix un peu plus charmante. « Je suis une valoise… De la maison Vanbois. » Je clignais légèrement des yeux, tandis que j’entendais son rire. Je ne me sentais pas assez à l’aise pour laisser pleinement mes émotions agir. Il poursuivit sur sa lancée, félicitant à nouveau mes talents de musicienne et me demandant plus ample information sur mon instrument. Il est vrai que celui-ci n’était pas des plus répandus et j’aimais le faire découvrir. « Je suis ravie de vous avoir appris quelques choses aujourd’hui. » Je caressais doucement chacune des cordes, laissant s’échapper une douce mélodie, tout en poursuivant avec une voix un peu plus apaisée. « C’est un psaltérion, appartenant à la famille des cithares, originaire de Myr. » Je me tus un instant pour jouer quelques notes, avant d’ajouter. « Je joue aussi du gusli, vous connaissez ? » Il est vrai que la musique avait pour effet de dissiper un peu ma réserve et de me laisser aller. C’était comme si l’air devenait plus respirable ou que le froid s’estompait peu à peu. Parfois, j’aimerais inventer tout un langage par les simples notes de musique, sans devoir prononcer la moindre parole, mais laisser l’instrument s’exprimait simplement.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Symphonie des bois (pv; Garrett) Lun 24 Avr - 21:26





"Symphonie des bois"


Talia & Garrett










La belle inconnue musicienne avait quelque chose de touchant et, de charmant dans sa manière de rougir et d'être gêné au moindre compliment. Face à pareille personne, le coq ne pouvait qu'offrir de douces paroles envers cette valoise. Comment pouvait-il en être ainsi ? Si jolie, si gracieuse et juste quand elle jouait de son obscur instrument, n'était-elle pas parfaitement dans ce qui pouvait intéresser notre ami du Bief ? Ceci-dit, la voir si gênée et si pourpre face à de si petits mots doux l'étonna quelques peu. De par ses traits et ses yeux particulièrement remarquables, n'était-elle pas sensée se démarquer de la grande majorité et ce, avec facilité ? Ne devait-elle pas, justement, être habituée à de si simples compliments ? Cela fit se poser la question à Garrett qui, dans son esprit, avait toujours pensé qu'une belle femme le savait forcément et, devait avoir l'habitude que l'on essaie de la flatter. Peut-être était-ce un point de vue relativement simpliste, un peu trop même, mais pourtant, il avait été certain, jusqu'à lors, qu'il reflétait la vérité. Peut-être aussi que, tout simplement, cette charmante demoiselle était des plus timides et que l'on pouvait. Dans tous les cas, l'homme veuf se voulait-être un porte parole de la gent masculine et n'était pas contre l'idée de lui faire comprendre qu'elle était des plus délicieuses. Peut-être celui finirait-il par lui donner un peu de confiance en elle et, sans aucun doutes que ça ne lui ferait aucun mal. Oh, bien entendu, Garrett avait beau être naïf, il savait très bien que ce n'était pas en une fois que le changement s'opérerait, mais, s'ils venaient à se recroiser, il n'hésiterait certainement pas à lui rappeler à quel point il lui était aisé d'illuminer une journée par sa simple présence.

Alors, après la surprise due à cette rencontre et à ses rougeurs, l'homme finit par se présenter en tendant sa main avec délicatesse, espérant obtenir le nom de cette sylphide, qui se présenta comme Talia Vanbois, du Val d'Arryn, un nom que l'homme ne pourrait que difficilement oublier, sans nul doutes. Ainsi, avec douceur, le chevalier vint apposer un baiser sur cette main avant de se relever avec un immense sourire chaleureux. « C'est un plaisir, que de faire votre connaissance, dame Talia. » Rapidement, son sourire changea, laissant place à de la gêne grandissante, tandis qu'il se grattait nerveusement l'arrête du nez de son index, ne sachant presque plus où se mettre. « Je m'excuse, votre vue m'a quelques peu perturbé et, j'ai oublié ce détail important. Je viens du Bief, les Chantecoq sont loin d'avoir la renommée de la Roue Brisée, veuillez pardonner mon oubli. » Son sourire se voulut plus chaleureux assez rapidement alors qu'il fit un petit pas en arrière, sentant que la jeune femme avait du mal avec cette proximité, si bien qu'elle n'osait presque plus le regarder dans les yeux. Autant ne pas l'intimider plus que nécessaire. Lui offrir des joues de plus en plus brûlantes n'étaient d'ailleurs pas la meilleure des idées non plus. Alors, doucement, la conversation tourna vers quelque chose qui semblait la mettre bien plus à l'aise, la musique et son instrument inconnu dont elle profita de ses mots pour offrir quelques notes supplémentaires avant de lui dévoiler un nom étrange dont il n'avait bien entendu jamais entendu parler. Il venait de Myr disait elle, il fut aussi question d'un second instrument, tout autant obscur qui devait certainement venir de la même cité, ainsi, face à ce manque cruel de connaissance, le musicien se sentir presque bête. « Je dois vous avouer n'en avoir jamais entendu parler. Cependant, vous éveillez ma curiosité et, si vous jouez au moins aussi bien de ce … Gusli que de votre … Psal...Térion, je serais particulièrement enchanté à l'idée de vous entendre en jouer. » Riant avec douceur, l'homme reprit bien rapidement. « Mais, ne vous sentez en aucun cas forcée de quoi que ce soit, je suis juste un grand curieux et, vous semblez être particulièrement douée de vos doigts et, je vous avouerai que vous entendre jouer encore un peu me plairait beaucoup. Pour ma part, je manque cruellement de culture dans ce domaine. J'aime juste jouer et chanter, je ne me suis jamais réellement intéressé au reste et, encore moins à ce qui se faisait au sein des cités libres. Je n'ai jamais eu la chance de voyager aussi loin et, sans doutes que s'ils disposent de tels instruments, il faudrait un jour que je songe à visiter l'endroit. »

Et puis, rapidement, entre deux mots et deux sourires, quelque chose vint le frapper violemment. La raison de la présence de la belle dans cette forêt, loin de tout et de tout le monde. Là où personne ne l'entendrait crier si quelque chose de mauvais venait à se passer. Devait-il lui faire la remarque ? Devait-il se dévoiler comme ce genre d'homme ? Malgré le risque que la belle puisse perdre toute sympathie potentielle à son égard avec une telle remarque, Garrett préféra s'enquérir rapidement de cette information. « Je … Je m'excuse d'avance de me montrer si … Intrusif et peut-être un peu trop curieux mais, je me demandais la raison que vous a poussé à vous promener dans la forêt. Certes, c'est un magnifique endroit et, sûrement est-il parfait pour jouer de la musique mais … Qu'une jeune femme se promène seule si loin des premières oreilles, j'aurais une certaine tendance à dire que c'est une idée déraisonnable. Il pourrait vous arriver bien des malheurs avant que quiconque ne puisse intervenir, ou même le savoir. » Souriant nerveusement, avec une immense gêne visible sur le visage, il ne put s'empêcher de reprendre rapidement, n'osant presque plus la regarder à son tour. « Pardonnez-moi, j'ai une certaine tendance à toujours imaginer les pires situations et … Peut-être est-ce un peu mon côté chevalier qui refait un peu trop surface mais … Ceci dit, je pense sincèrement que c'est une idée dangereuse. »

Code by Sleepy
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Dame du Val
Voir le profil de l'utilisateur

Corbeaux : 225
Dragons d'or : 1085
Statut Maritale : Célibataire
ft. : Caitlin Stasey
Copyright : kid on holiday
Date d'inscription : 05/04/2017

Message Sujet: Re: Symphonie des bois (pv; Garrett) Ven 28 Avr - 17:55


 
Symphonie des bois

 
Le hasard faisait parfois bien les choses. Nos pas pouvaient parfois nous mener vers l’inconnu et se révéler bien plus que ça au final. Certes, cette ignorance était à la fois excitante et crainte, mélangeant l’envie de fuir ou d’en savoir plus. J’avais la possibilité d’élargir mon cercle de connaissances, d’agrandir mon esprit face à ces nouvelles mœurs et ces paysages. Mais, dans toute cette nouveauté, j’avais besoin d’un guide, quelqu’un pouvant m’apprendre ou m’ouvrir un peu plus les yeux sur ce que je ne visualisais pas auparavant. Une ancre à la mer, un phare dans les vagues déchaînées ou simplement ce drapeau flottant au loin et indiquant un lieu propice. Pourtant, au moment même qu’une légère brise souffla près de ma nuque, je sentis mon malaise et cette peur de me montrer tel que j’étais réellement. Comme si cette vérité n’était pas bonne entendre ou pouvait rompre simplement le charme s’insinuant entre nous. Qu’étais-je au final ? Je clignais légèrement des yeux tandis que je sentis la douceur de ses lèvres sur le dessus de ma main. J’eus la sensation de picotement tout le long de mon bras, ayant l’impression d’en perdre l’usage. Je n’eus cependant aucun mouvement de recul, tentant de me rassurer par son sourire chaleureux et oubliant un instant ma timidité. Il n’avait rien d’une mauvaise rencontre, mais je donnais bien trop vite ma bénédiction et davantage quand il s’agissait d’un musicien. J’étais fascinée par cet art et plus encore par les maîtres du son. Mon sourire s’agrandit en entendant ses paroles sur le plaisir de faire ma connaissance. Cependant, le sien s’envola pour laisser place à de la gêne. Étrange, avais-je fait quelques choses de travers ? Je me crispais légèrement tandis que ses mots provoquèrent de l’étonnement. « Vous n’avez pas à vous excuser, bien au contraire, je suis sotte de ne pas avoir reconnu votre maison. Le Bief, en voilà une jolie région, parlez-moi s’en. » Mes pensées à l’égard de cette région étaient certainement remplies de clichés comme leur fameux vin ou encore leur fruit juteux. Seuls les livres avaient pu forger cette image que je m’étais faite, rêvant un jour pouvoir découvrir de moi-même les paysages décrits ou goûter aux saveurs exotiques des biefois.

Seulement, cette proximité m’empêchait d’ancrer mon regard au siens, craignant à tout instant d’avoir une attitude étrange ou de rougir bien trop qu’il ne le fallait. Le chevalier dut s’en rendre compte, car il recula d’un pas ce qui me permit de reprendre une respiration plus régulière et d’affronter ses yeux à nouveau. Or, il suffisait d’entendre mon sujet de prédilection pour lever toutes les barrières et oublier ce fardeau qu’est la timidité. C’était cette impression de reprendre mon souffle alors que j’avais mis la tête sous l’eau trop longtemps. J’eus un sourire amusé en entendant sa prononciation et l’hésitation qu’il avait en parlant de mon instrument. Un petit rire l’accompagna et s’interrompit quand je compris que le chevalier était encore en train de s’excuser. Est-ce une manie de sa part ? « Je jouerai avec plaisir, avez-vous une idée en tête du morceau que vous souhaiteriez écouter ? » Je baissai un instant mon regard, contemplant l’instrument et murmurant ces quelques mots. « Je n’ai jamais eu cette chance de voyager depuis ce jour… Seuls les récits attestent mes connaissances et je ne sais pas si on peut si fier aveuglément. De plus, vous avez quelques choses que je ne possède pas : une jolie voix. » Le chant n’avait jamais fait partie de mon répertoire. Je n’étais absolument pas à l’aise avec mes cordes vocales, les préférant à celui de mon instrument, bien plus facile à maîtriser. Puis, je doutais posséder une voix particulièrement jolie, trouvant bien plus de charme à la symphonie instrumentale. En tout cas, Garrett m’intriguait par ce comportement si naturel et en dehors de toute norme. J’aimais sa spontanéité et la manière simple qu’il avait s’exprimer.

Pourtant, au moment même où mes doigts allaient de nouveau glisser sur les cordes de l’instrument, le biefois changea radicalement de sujet. S’excusant à nouveau et ce simple mot me fit sourire. Plus il débitait ses mots, plus je fis une légère grimace. Il avait peut-être raison, ce n’était pas prudent de vagabonder dans les forêts et davantage d’interrompre un inconnu. Je rougis légèrement, tout en abaissant le regard et en murmurant. « Je ne suis pas venue seule. » Il demanda à nouveau mon pardon et la raison m’échapper. En soi, qu’avait-il de mal d’être protecteur ? Certes, c’était quelque peu intrusif mais rien bien de méchant étant donné que c’était une bonne raison. « Ma servante m’accompagne, même s’il avait été plus prudent que je sois accompagnée d’un garde. » Je soupirais un instant, relevant timidement le regard, tout en m’exprimant d’une petite voix. « J’ai pensé que les lieux étaient sûrs avec l’arrivée imminente du roi. » J’étais peut-être naïve, après tout, Harrenhal était peut-être sous bonne garde, mais qu’en était-il des lieux aux alentours ? Puis, est-ce prudent de laisser seule ma servante ? Pas vraiment et cette simple idée d’être responsable d’un accident ne me plaisait guère. Ainsi, je pris le bras du chevalier tout en lui disant. « Suivez-moi. » Je le tirais doucement, tout en m’avançant parmi les arbres, évitant de justesse des racines ou des ronces voulant entortiller mes chevilles. Puis, face au lac, je distinguai sans mal les traits de ma servante, tout en soupirant de bien-être en constatant sa présence. Je m’avançais vers elle et je fis les présentations. « Elsa, je te présente ser Garrett Chantecoq, notre musicien mystère et Garrett, je vous présente ma servante, Elsa. » Je les regardais l’un après l’autre, laissant un silence s’insinuait et ne trouvant rien à redire pour complet ce vide.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Symphonie des bois (pv; Garrett) Lun 1 Mai - 16:03





"Symphonie des bois"


Talia & Garrett










 Au fil des minutes, la valoise semblait de plus en plus intriguante et, de plus en plus surprenante. Oh, il avait bien vite compris que la jeune femme était des plus timides, ce qui ne faisait que renforcer, en quelques sortes, ce charme innocent qu'elle dégageait et qui avait dû faire battre plus d'un cœur à en perdre la raison. Sans doutes aussi que cette demoiselle n'avait jamais remarqué quelconque battement bien plus violent qu'à son accoutumée. Elle était simple, élégante et, comme son interlocuteur actuel, semblait disposait d'une grande crainte de froisser quiconque par ses mots, ce qui ne pouvait faire que sourire le chevalier, amusé par ces derniers mots au sujet de sa bêtise de ne pas avoir su reconnaître sa Maison, avant de, comme pour s'excuser, le flatter sur sa région natale, lui demandant même de lui en parler un peu, mine de rien, la chose le toucha quelques peu. « Vous n'avez pas à vous sentir sotte pour quoi que ce soit madame, il est difficile de connaître tous les noms de Westeros et, force est de constater que les maisons nobles sont légions dans notre région. Et puis, malheureusement, notre famille n'a jamais réellement brillé, aucun de mes aïeux ne s'est un jour distingué d'une quelconque manière et, je doute qu'un jour je puisse marquer l'Histoire, faisant connaître un peu plus mon nom aux yeux du monde. Alors, s'il vous plaît, ne dite plus ce genre de choses. » Ponctuant sa phrase avec un grand sourire chaleureux, notre ami finit par prendre une profonde inspiration avant de reprendre avec douceur et joie. « Je ne suis malheureusement pas un grand conteur, mais je vais essayer de faire de mon mieux. Je ne vais pas vous faire de cours de Géographie, vous connaissez sûrement l'étendue de notre Royaume, mais aussi que c'est le second plus grand des Sept Couronnes. C'est … Je ne suis sûrement que peu objectif à ce sujet, mais c'est une magnifique contrée verdoyante. Elle est traversée par quelques cours d'eaux qui ne font qu'enjoliver la chose et apportent une douce musique des voyageurs qui les longent, ne pouvant s'émerveiller devant tant de champs et d'élégance. Les hommes se doivent d'être d'exemplaires chevaliers et, à cela c'est une contrée paisible je pense. Les femmes, quant à elles, essaient d'être les plus coquettes possibles, sans doutes essaient-elles d'être comme ces dames que l'on peut rencontrer dans divers romans, des avatars de la féminité. Nous avons aussi de merveilleux vins et fruits, que tout le monde devrait goûter au moins une fois dans sa vie. Il y a aussi Villevieille, où les savoirs du monde semblent être conservés. J'y ai fait mon éducation lorsque j'étais écuyer. Je pourrais aussi vous parler de Hautjardin mais … Les mots me manquent pour parler d'un tel lieu. Enfin, je pourrais vous dire que, une des choses qui me plaît le plus, ce sont les nombreux ports, où l'on y trouve de merveilleux marchés, où nous pouvons découvrir toutes sortes de choses venant d'un peu de partout. Voyez-vous, j'ai toujours aimé voyagé, malheureusement, en tant qu'héritier de ma Maison, je n'ai jamais vraiment pu faire comme bon me semblait et … M'égarer entre ses étals a toujours été un grand bonheur pour moi. Ahh … » Laissant pousser un léger soupir d'extase accompagné d'un grand sourire presque idiot, Garrett se rendit compte de son temps de parole et tenta rapidement de s'excuser. « Oh, pardonnez-moi, j'ai tendance à m'égarer, ceci dit, je pense que les mots ne pourraient suffire à décrire la beauté des paysages de ma terre natale. Vous devriez, un jour, venir voir tout cela par vous-même. Et vous alors ? Je n'ai que peu eu l'occasion de visiter vos terres, si ce n'est les Eyrié et … Quelques rencontres avec les habitants des montagnes, peu enclin à la diplomatie. » Riant légèrement de la chose, comme si c'était somme toute, des plus normal que d'affronter des sauvageons et d'en ressortir rieur, risquant sa vie pour des sottises. « Peut-être pourriez-vous m'en dire un peu plus ? »

Sa timidité semblait s'être accentuée avec la proximité de son interlocuteur et, c'est donc tout naturellement que ce dernier s'éloigna d'un pas pour la laisser respirer, chose qui lui permit par ailleurs de retrouver ses jolis petits yeux, mais aussi son sourire, ce qui ne put faire que le plus grand bien au Chantecoq, qui, d'ailleurs, découvrit rapidement un petit côté moqueur chez cette demoiselle qui sembla doucement s'amuser de sa prononciation lorsque celui-ci tenta de nommer ces fameux instruments venus de contrées lointaines. Dans tous les cas, parler de musique, d'instrument et même de lui proposer de lui offrir une démonstration sembla grandement égayer la belle, qui semblait presque ne vivre que pour cet art. « Je ne pense pas devoir vous imposer quoi que ce soit ma dame, jouez ce que vous souhaitez, faites moi découvrir vos goûts et, surprenez-moi » Vint alors son regard baissé, presque triste, dévoilant rapidement son manque de voyage, malgré son envie de le faire, mais aussi une faiblesse qu'elle semblait se donner vis à vise de lui, une jolie voix, ce qui le fit rire. « Voyons, vous avez une voix douce et apaisante, bien plus agréable à l'oreille que la mienne. Je ne veux pas vous manquer de respect, ma dame, mais, je pense que ce qu'il vous fait défaut c'est votre timidité, pour le reste, tout n'est que question de pratique. Et puis, puis-je vraiment porter le nom de Chantecoq si je n'étais pas à l'aise avec le chant ? Ne serait-ce pas là une quelconque hérésie ? » Riant tout doucement, espérant détendre l'atmosphère, mais aussi redonner le sourire à la jeune demoiselle, notre homme reprit avec douceur. « Pour ce qui est des voyages, je pense que c'est quelque chose que tout un chacun se doit de faire, malgré nos responsabilités, nous pouvons découvrir de belles choses, rencontrer de bien belles personnes. C'est durant mes voyages que j'ai appris à jouer du luth, mais aussi que j'ai rencontré ma défunte femme. Si vous avez l'occasion, visitez le Bief, nous vous accueillerons avec joie et, si vous le souhaitez, je pourrais vous donner quelques cours de chant, si tant est que je puisse être un bon professeur. »

La suite de la conversation aurait presque fendu le cœur du chevalier en voyant cette grimace prendre possession de ce si joli visage, tandis que ses yeux se baissaient tout doucement en rougissant légèrement. Venait-il de lui cause du tracas ? De la honte ? Ou tout simplement l'avait-il blessée ? Oh, qu'il s'en voulait d'avoir fait perdre à ce sourire son si bel éclat. Rapidement, la valoise avoua ne pas avoir été venue seule, mais avec une de ses servantes, avant de rajouter avoir pensé que les lieux étaient sûrs avec la venue du roi, ce qui tira un petit sourire nerveux à l'héritier de sa famille. « Je … C'est une vision des choses en effet, malheureusement, un tel attroupement de gens attire aussi forcément quelques gredins et scélérats et, qu'importe la sécurité mise en place, il y a toujours des dangers, surtout si loin de la cité. Vous n'avez certainement pas la moindre obligation de prendre en compte ce que je vous dit, mais … Il me semble plus sage, en effet, pour une si belle demoiselle de se promener avec un garde ou deux de confiance, le monde serait bien triste s'il venait à vous arriver quelque chose. » Avant qu'il n'ait pu rajouter quoi que ce soit, la jeune femme enroula son bras autour du sien, comme si, soudainement, elle avait fait fi de sa timidité, pour lui demander de le suivre et l'entraîner à travers les bois jusqu'à arriver face au magnifique lac où semblait attendre une femme seule, la savoir encore là tira un soupir de soulagement à sa maîtresse qui s'empressa de faire les présentations. S'inclinant légèrement devant elle, Garrett prit la parole. « Enchanté de faire votre connaissance, dame Elsa. Je vous prie de m'excuser pour avoir retenu dame Talia si longtemps, rester seule ici ne doit pas être des plus rassurants, j'ose espérer que vous ne m'en tiendrez pas rigueur trop longtemps. Mais pour ma défense, celle que vous servez est particulièrement intriguante et captivante. »

Code by Sleepy
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Dame du Val
Voir le profil de l'utilisateur

Corbeaux : 225
Dragons d'or : 1085
Statut Maritale : Célibataire
ft. : Caitlin Stasey
Copyright : kid on holiday
Date d'inscription : 05/04/2017

Message Sujet: Re: Symphonie des bois (pv; Garrett) Jeu 1 Juin - 21:33


Symphonie des bois


Malgré ma timidité, je commençais à me plaire en compagnie de Garrett le musicien mystérieux. Je n’aurais jamais cru faire ce genre de rencontre durant une de mes balades quotidiennes et encore moins dans une contrée inconnue. Il est vrai que je devrais être des plus méfiantes, après tout, je pourrais tomber sur tout type de bonhomme et être potentiellement en dangers. Mais, je n’étais pas de nature suspicieuse, accordant facilement ma confiance jusqu’à ce qu’elle en soit déchue. Pour le moment, je n’avais pas eu de mauvaises surprises et j’espérais que cette bonne étoile me poursuive durant le séjour. Je sentais que mon interlocuteur faisait tout me mettre à l’aise. Puis, son sourire avait de quoi apaiser mes craintes et oublier un instant que nous étions en soi des inconnus l’un pour l’autre. Dans mes souvenirs, c’était la première fois que je discutais avec un bieffois, étant donné que nos deux régions étaient loin d’être à proximité. J’étais bien curieuse d’en savoir plus sur cette grande région et en découvrir les secrets. Il me rassura sur le fait qu’il était normal que je ne puisse pas connaître toutes les maisons de Westeros et encore moins celle du Bief par leur nombre. Je compatissais légèrement par la notoriété de sa maison, il est vrai que j’avais de la chance, étant donné que j’appartenais à une maison respectable et connue. Après tout, un de mes ancêtres, Wyl Vanbois avait connu un destin tragique sur la bataille du Champ d’Herberouge de la main de Daemon Feunoyr. Bien sûr, on ne m’avait pas conté l’histoire de cette manière, soulignant surtout le courage de mon ancêtre vis-à-vis du dragon noir. Enfin, j’espérais que la paix persiste. Je souris à mon tour, faisant suite à sa propre expression faciale tout en écoutant attentivement la description qu’il fit de la région. Il avait beau dire n’être pas un grand conteur, je n’en comprenais pas la raison, étant donné qu’il possédait une bonne éloquence. Son goût pour les ports me rappela une expérience similaire à Goëville et la découverte d’objet de tout horizon. C’était à cette ville comportant un port que j’avais pu récupérer mon fameux instrument et m’intéresser de plus près à la culture d’Essos. J’admirais énormément leur manufacture et j’espérais avoir un jour la chance de poser un pied dans une contrée éloignée et de voir de mes yeux leur art.

Il est vrai que sa description me donnait envie de séjourner au Bief. « Ça serait un plaisir de visiter vos contrées, même s’il me faudrait une excuse aux yeux de mon père. » J’eus un air étonné en entendant Garrett me parler vaguement de sa visite du Val. Sa dernière phrase sur les clans des montagnes me fit avoir un frisson. Je n’aimais pas aborder ce sujet, étant donné que j’avais connu une mésaventure avec eux et qu’ils sévissaient sur les routes. Ainsi, je perdis mon sourire pour survoler brièvement ce mauvais souvenir. « Vous avez de la chance si cette rencontre avec un des clans des montagnes n’a pas été votre perte. » Je me passais une main derrière la nuque pour m’apaiser légèrement avant de poursuivre avec un ton un peu plus joyeux. « Ainsi, vous avez visité les Eyriés, y étant assez souvent étant donné que le suzerain est mon oncle, je n’ai pas souvenir d’un chanteur bieffois. Vous êtes-vous montré discret ? » J’émis un léger rire tout en le fixant avec mes yeux de biche. « Chênes-en-fer n’a pas la même splendeur que les Eyriés mais c’est un château fortifié et proche d’un magnifique lac comme celui de l’Oeildieu. »

Je ne pus m’empêcher de me moquer gentiment de Garrett lorsqu’il essaya de prononcer les noms de mes instruments. Après tout, il était rare de voir un chevalier et musicien par la même occasion et j’appréciais qu’il s’intéresse à mes instruments. Mais, il ne semblait pas vouloir m’imposer un répertoire ce qui me mit légèrement dans l’embarras. Je fis une légère moue tandis que je réfléchissais à une symphonie. Ce qu’il me vint en tête, était loin d’être des plus joyeux, mais j’appréciais la mélodie de la musique. Ainsi, je commençais les quelques notes de la chanson en l’honneur de Jenny de Vieilles-pierres, l’épouse de Duncan Targaryen. Je me laissais bercer par le récital, m’appliquant le mieux possible pour que la musique soit grandiose. A la dernière note, je souris toute fière de moi tout en demande l’avis de Garrett. « Cela vous a plu ? » C’était en soi une question rhétorique donc idiote étant donné que je le voyais mal dire le contraire même si ça pouvait être le cas. Le biefois essaya de me rassurer concernant ma voie et souligna qu’elle était douce et apaisante. Je ne pus m’empêcher de rougir lorsqu’il mit sur le tapis le réel problème : ma timidité. Il avait raison, mais ce n’était pas le genre de défaut facile à mettre de côté. Je ris lorsqu’il fit part qu’un Chantecoq devait forcément être à l’aise avec le chant. Je ne dis rien, l’écoutant et appréciant d’avoir simplement l’oreille à tendre. Je n’étais pas forcément douée pour la discussion et j’aimais que Garrett soit un vrai moulin à paroles. Ses mots sur le voyage étaient vrais, mais il était plus pour un homme de voyage qu’une femme. Si je devais voyager, je devrais être forcément accompagnée de mon époux. En tout cas, je voyais mal mon père accepter cette éventualité sans un engagement derrière. « Pour ce qui est des cours de chant, pourquoi pas, même si je doute être douée dans ce domaine. »

La discussion changea pour aborder ma négligence concernant ma propre sécurité. Il est vrai que sous son point de vue, j’avais été sotte et je n’avais pas de contre-argument à lui donner. « Vous avez raison, ser. Je serai plus vigilante la prochaine fois. » Ainsi, pour réparer mes torts, je pris la décision de rejoindre ma servante que j’avais abandonnée pour découvrir qui se cachait derrière cette mélodie mystérieuse. Les présentations étaient faites. Je vis que ma jeune servante était légèrement déstabilisée par les paroles du chevalier car elle devint rouge. Je posai une main se voulant rassurante sur son bras, tout en lui chuchotant assez bas pour que Garrett ne puisse l’entendre. « Hochez simplement la tête, cette réponse lui suffira. » Elsa ne se fit pas prier et elle s’exécuta tout en n’osant pas le regarder droit dans les yeux. Je ne fis aucun commentaire, étant donné que je n’étais pas mieux dans ce domaine. « Quel est votre programme pour la semaine, ser Garrett ? » Je le fixais avec un sourire amical tandis que je me demandais ce que serait mon programme. Mon père semblait bien trop enjouer par cet évènement et je soupçonnais qu’il avait réussi à comploter quelques choses me concernant.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Message Sujet: Re: Symphonie des bois (pv; Garrett) Ven 9 Juin - 18:40





"Symphonie des bois"


Talia & Garrett










 La belle demoiselle semblait particulièrement attentivement au récit de son interlocuteur, parlant avec joie et amour de cette contrée qui l'avait vu naître, celle qu'il avait si souvent parcourue à cheval en compagnie de ses frères, ou encore de quelques amis gardes, ne serait-ce que pour rendre visite aux Tyrell ou aux Hightower, avec qui il avait toujours été proche. Peut-être n'avait-il aucune objectivité dans cet avis mais, à son sens, il s'agissait de la plus belle contrée de tout Westeros. Oh, certes, il avait aussi une grande affection pour le Conflans, ses cours d'eau et ses champs, mai … La verte contrée qu'il habitait avait tout son amour, ce qui se voyait sans mal à travers ses mots, sa voix ou encore ses sourires lorsqu'il en parlait, sans la moindre gêne. Étant plus musicien que conteur, le chevalier proposa à la demoiselle de venir un jour voir d'elle-même ce qu'il avait décrit, en omettant sans le moindre doute d’innombrables choses, tant les merveilles du Bief étaient importantes. Chaque fief se devait d'être visité au moins une fois et, à cela, Garrett était encore défaillant, n'ayant pas eu autant de temps que ce qu'il aurait voulu, pour se consacrer à ses voyages et découvertes. Alors, lorsque la proposition de visiter ce royaume, ainsi que de faire un tour chez les Chantecoq, dame Talia évoqua le plaisir que cela serait de s'y rendre même si, convaincre son paternel serait sans doutes difficile, ce qui amusa légèrement l'homme. « Il est vrai que, un tel voyage vous prendrait du temps et, j'oublie parfois que le monde dans lequel nous vivons peut être dangereux pour une dame. Mais, ne sait-on jamais, si un jour un grand tournoi est organisé dans nos vertes contrées, j'espère que vous pourrez découvrir ses splendeurs de vos yeux. »

La conversation tourna vers quelque chose qui sembla grandement mettre mal à l'aise la valoise, sans doutes que les clans des montagnes étaient un sujet sensible dans leur région, ce qui était tout à fait compréhensible. Après tout, pouvait-il imaginer ce passé trouble qui hantait encore son interlocutrice ? Cela pouvait bien être une simple peur de croiser un jour ces sauvages. D'ailleurs, rapidement, la jeune femme l'estima chanceux de ne pas être tombé face à eux, avec cette gêne qui se voulait de plus en plus prononcée. Tentant de sourire chaleureusement, le chevalier continua tout doucement à parler d'eux. « J'ai toujours été chanceux, il me semble. Je ne suis pas un très grand combattant, mais, lors de cet affrontement, il me semble en être ressorti presque sans aucune égratignure, un peu comme si … Comme si les dieux m'avaient offerts leur protection. Malheureusement, quelques uns de mes gardes, dont des amis, n'ont pas eu la chance de continuer ce voyage. Une injustice, horrible. Certains d'entre eux étaient de bien meilleur épéiste que moi, meilleur que je ne le serai jamais et pourtant, me voilà toujours là. Oh, bien sûr, je suis heureux d'être en vie, ne serait-ce que pour m'occuper de ma chère fille mais … Je ne recommanderai à personne de faire la connaissance de ces personnages. » Rapidement, le sujet fut changé pour parler de sa visite aux Eryés, mais aussi de sa proximité avec le seigneur actuel. Elle disait ne pas se souvenir d'un chanteur bieffois, ce qui l'amusa. « Malheureusement, ma dame, je préfère découvrir les beaux endroits, comme celui-ci, pour chanter et jouer, plutôt que de le faire devant un public. J'y trouve l'inspiration et l’apaisement. Je doute même que l'un des membres de la famille suzeraine n'ait pu suspecter mes talents musicaux. Je ne les ais jamais vraiment mis en avant. » Riant avec douceur, la belle finit par évoquer la contrée des Vanbois, dont la demeure était moins charmante que celle des Arryn, mais proche d'un lac qu'elle jugeait magnifique. « Je n'ai malheureusement pas eu la chance de visiter cet endroit mais, vous devez avoir une vue particulièrement agréable. Cela doit être particulièrement agréable pour jouer. »

Bientôt, la musicienne se montra en spectacle pour son unique spectateur qui ne pouvait se montrer qu'heureux de cette prestation en toute intimité. Laisser le choix libre à la dame du Val semblait l'avoir légèrement perturbé, mais, son choix était particulièrement agréable à l'écoute. Oui, cette jeune femme jouait divinement bien. « Comment pourrais-je ne pas aimer ? Vous êtes réellement impressionnante ma dame. » Revint alors le sujet sur le chant, ce qui fit soupirer l'homme du Bief, face à si peu de confiance en soit. « Si vous partez avec une si basse estime de vos potentiels talents, vous n'y arriverez jamais. Je n'ai jamais eu une voix particulièrement belle vous savez. Je n'ai jamais eu de quelconque don pour la musique, tout n'est affaire que de travail et … Cet art a toujours beaucoup plu à ma chère épouse, tout comme ma petite fille. Je n'ai trouvé là qu'une bien meilleure motivation pour continuer. Mais croyez-moi, vous avez une voix délicieuse, si vous pouviez accompagner vos mélodies d'histoires chantées, l'on parlera de vous dans beaucoup d'endroits. »

Bien vite, la valoise prit conscience de son erreur et, sûrement, de son inconscience à se ballader seule dans la forêt. Il fut rapidement question d'une servante qu'ils rejoignirent rapidement, seule au bord de l'eau. Servante qui, d'ailleurs, fut accablée par de grande rougeurs sur les joues au fur et à mesure que Garrett parlait. Ce fut sa dame qui tenta de la rassurer et, un simplement hochement de tête ressortit de tout cela, ce qui l'amusa grandement. Non pas par moquerie, non, il n'oserait jamais. Mais de voir à quel point les deux femmes se ressemblaient était quelques peu amusant. Bien vite, comme pour détourner l'attention et permettre à la jeune femme de respirer, dame Talia demanda avec un sourire quel était le programme du chevalier, ce qui le fit se poser un instant pour se gratter le menton en signe de réflexion. « Eh bien, participer au tournoi. Je ne suis pas particulièrement doué en joutes, mais, j'ai toujours aimé participer à ce genre de rassemblements. La foule, l'adrénaline c'est … Quelque chose que l'on ne retrouve nulle part. J'espère d'ailleurs qu'il y aura quelques combats à pieds, je suis bien meilleur dans ce domaine. Quant au reste … Nouer des amitiés je suppose. Un jour je serai seigneur et … Même si nous ne sommes pas aussi remarquables que les Hightower, les Chantecoq font partie des grands du Bief, alors … Me faire des amis est important. Mon père continue à me conseiller sur ce genre de choses, malgré la trentaine passée, il semblerait que je ne sois pas encore prêt à m'épanouir par moi-même dans ce futur rôle. Il m'a aussi conseiller d'essayer d'approcher les familles bieffoises avec une de leur filles encore célibataire. Enfin … Vous devez bien savoir comment tout cela marche et … En toute honnêteté, parler de tout ça m'a toujours un peu mis mal à l'aise. » Se grattant nerveusement l'arrière du crâne en riant maladroitement, notre homme se faufila dans un petit trou pour se permettre de passer à autre chose, évanouir cette gêne. « Et vous, ma dame ? Avez-vous un programme d'établi ? Je gage que la participation au tournoi ne fait pas partie de votre planning. »

Code by Sleepy
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: Symphonie des bois (pv; Garrett)

Revenir en haut Aller en bas

Symphonie des bois (pv; Garrett)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» [RP] Du bois pour le Maistre.
» Une fabrique de jouets en bois
» Poêlée du sous-bois et omelette d'automne.
» Peindre du bois lasuré
» [TUTO] Réaliser des échelles en bois

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
De Cendres et de Fer :: La Taverne :: Vieux Parchemins :: RP :: RP inachevé-