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Deux faucons au clair de lune

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The Black Falcon
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MessageSujet: Deux faucons au clair de lune Dim 30 Avr - 19:40


   
Deux faucons au clair de lune

   

   

Le destin a coutume de donner d'étranges rendez-vous.
Les vallois arrivèrent à Harrenhal en fin d’après-midi. Lord Jon Arryn en tête du convoi du Val constitué de chevaliers, mais aussi de lords et de quelques ladies. Le voyage ne fut pas très longtemps, les deux régions étant limitrophes, mais pour Elbert celui-ci avait un caractère nostalgique. Cela lui avait rappelé l’époque où il était l’écuyer de Ser Brynden Tully, sûrement le meilleur chevalier du Conflans à l’heure actuelle, et peut-être de son histoire. A ses côtés il avait arpenté de long en large le Conflans, voyagé aux quatre coins du continent, appris à se battre face à n’importe quel profil d’adversaire, compris le sens du mot “honneur”, et enfin il avait écouté ses nombreuses histoires qu’il lui racontait autour d’un feu. Et ce fut l’une d’elles qui lui vint à l’esprit. Un soir, en-haut d’une des collines alentours alors qu’ils observaient les contours de cette immense forteresse, il lui raconta que ces murs étaient maudits, que les sept maudissaient les familles qui en occupaient les lieux, et ce pour une raison : Harren le Noir aurait donné l’ordre de mettre du sang d’homme dans le mortier. Ce fou se prenait pour un Dieu, il se croyait au-dessus des autres hommes, puis un jour les dragons le mirent devant le fait avant de mourir : il n’était qu’un homme… et depuis ces lieux seraient maudits. Elbert croyait aux Sept, il les priait mais il n’était pas superstitieux, il ne croyait aux augures, aux protections etc, mais lorsque son regard se fixa sur cette forteresse, il en eut presque des sueurs froides. Même avec l’animation liée au tournoi, les drapeaux colorés, les tentes qui s’agglutinaient autour des murs, Harenhal paraissait toujours aussi froide et austère.

Elbert n’osait pas le dire mais cette forteresse l’avait toujours mis mal à l’aise, c’était déjà le cas lorsqu’il était venu ici avec Ser Brynden, et c’était encore le cas aujourd’hui malgré qu’il ait quelques années de plus. Il ne se sentait pas bien entre ces murs. Ces derniers portaient les marques de ce passé mortifère. Cela ne lui plaisait pas, surtout la nuit, lorsque le silence régnait dans les couloirs, même celui-ci n’avait pas l’air de ressembler à celui qu’il connaissait, il était apaisant lorsqu’il régnait sur les montagnes du Val, mais ici, entre ces murs il était lourd, comme si c’était un avertissement des Dieux qui les prévenaient que rien de bon ne pouvait sortir d’ici.
Malgré les années passées le jeune homme avait encore des difficultés à trouver le sommeil au sein de ce lieu. Il se retourna plusieurs fois dans son lit, cherchant la bonne position, espérant que le sommeille prendrait rapidement, mais jamais il n’arriva. Allongé sur le dos, fixant le plafond et comprenant qu’il n’arriverait pas à fermer les yeux, il décida de se lever et de sortir prendre l’air. Discrètement il traversa les couloirs, habillé d’une simple chemise de lin et d’un pantalon, une cape par-dessus pour lutter contre le froid de la nuit, dans sa main gauche un sac. C’est habillé ainsi qu’il sortit de la partie où étaient logées les familles suzeraines, mais il n’était pas seul. Dans sa main droite il avait une cage, celle d’Eclair, son faucon. Il avait attrapé celui-ci après un voyage en compagnie d’un contrebandier, Davos, tout ça parce qu’il voulait un faucon d’une race qu’on ne trouvait pas sur les terres de Westeros. Son égo, un jour ça lui coûterait cher, mais pour l’instant, grâce à lui il avait un faucon dont il était très fier. Un sourire apparut sur son visage lorsque ses yeux se posèrent sur l’animal. Ce dernier avait hâte d’être libéré, il n’avait pas pu voler depuis leur arrivée à Harenhal.

Elbert connaissait un peu les lieux, et savait où il devait aller pour être tranquille. La forteresse n’était plus occupée entièrement, elle était bien trop grande, et cela coûterait beaucoup d’argent pour l’entretenir, ainsi au fil des années les familles qui y habitaient avaient abandonnés certaines parties. L’une d’elles était l’une des grandes tours, celle que l’on surnommait la tour des fantômes. Elbert n’avait jamais su pourquoi on l’appelait ainsi, mais là-bas il savait qu’il n’y trouverait personne. Aux pieds de celle-ci il posa la cage, l’ouvrit et tendit son avant-bras gauche, celui où il portait un gant. Eclair monta sur celui-ci. Elbert aimait beaucoup la fauconnerie, et cela depuis son plus jeune âge. C’était un art très compliqué, il nécessitait abnégation et patience, deux qualités que le jeune homme apprit à travers son apprentissage avec le maître fauconnier. Elbert se concentrait sur son faucon, du bout des doigts il lui caressa le cou, puis après un piaillement, il l’invita à s’envoler. Le rapace déploya ses ailes et s’élança dans les airs.

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L'astre du Val
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MessageSujet: Re: Deux faucons au clair de lune Mar 30 Mai - 19:38


Deux faucons au clair de lune

Talia & Elbert



Le soleil avait depuis longtemps quitté le ciel pour laisser place à la nuit et ses étoiles. J’étais allongée dans mon lit, observant le plafond et tentant de m’endormir. J’avais beau y être depuis un moment, le sommeil ne semblait aucunement vouloir de moi et je perdais peu à peu patience. A chaque fois que je fermais un œil, je pensais à ces histoires entourant la forteresse ce qui avait le don de le rouvrir. J’étais peureuse et cette simple idée d’imaginer toute sorte de fantômes rodant dans ma chambre m’empêchait de trouver la voie des rêves. Je n’arrivais pas à me persuader que ce n’était que des légendes et qu’il n’y avait aucune âme errante parmi ses murs. Pourtant, les bruits ambiants ne me confortaient pas dans cette idée. J’avais l’impression d’entendre des bruits de pas ou même des échos lointains. La fatigue ou le vent devait être à l’origine, même si mon esprit trouvait des raisons plus mystérieuses. Même Balerion, mon chat, semblait ne pas vouloir fermer les yeux et trembler comme une feuille. Ses iris étaient totalement dilatés, et même en le serrant fort contre moi, je n’arrivais pas à faire cesser cette panique. Ainsi, on se tenait compagnie mutuellement, l’entendant gigoter dans tous les sens et trouver un peu de réconfort contre moi. Qu’avais-je à lui apporter à part ma propre peur ? Je n’aspirais pas le courage en temps normal.

Pourtant, je ne pouvais rester, éveiller et risquer d’être fatiguée le lendemain. Les festivités étaient en approche, et même si je détestais la raison même de ce rassemblement, je voulais profiter de la musique et des artistes venus pour l’occasion. Que pouvais-je faire pour empêcher ces pensées ? Mon père m’avait dit un jour qu’il n’y avait qu’un seul moyen de surmonter ses peurs : les affronter. Etais-je de taille à me promener seule parmi ses murs ? Je m’en sentais bien incapable et que penseraient les gardes s’ils me croisaient ? On penserait que j’aurais découché pour rejoindre la couche d’un homme et voilà que ma réputation serait ternie à jamais. Malgré tout, cette promenade semblait bien plus intéressante de rester un instant de plus sur ce lit n’occupant aucunement sa fonction. J’inspirai grandement, espérant que l’air puisse me donner une once de courage avant de me vêtir plus chaudement et de prendre avec moi un bout de lumière. Je fis une dernière caresse au félin peureux avant de l’abandonner à son sort et d’affronter ce qui nous terrifiait tous les deux. J’ouvrais la porte avec délicatesse tout en regardant à droite puis à gauche pour ne pas me retrouver nez à nez avec un garde ou un inconnu. J’essayais de rendre mes pas les plus discrets possibles et cela me rappela cette nuit avant le drame. Il faisait tout aussi, la seule différence résidait au niveau de la température. Il faisait bien plus chaud au cœur d’Harrenhal qu’en haut des Eyriés. Au fur et à mesure que j’avançais dans les couloirs de la forteresse, je me rendis compte bien trop tard que je serais incapable de retrouver ma chambre parmi ce dédale de couloirs et de portes. Je me sentais sotte tout d’un coup et que penserait mon père en voyant ma couche vide le lendemain ? Je n’osais pas y penser, car j’avais une idée de la colère qui pouvait l’habiter.

Je n’avais aucune idée vers où je me dirigeais. Je suivais en quelques sortes les échos me provenant des couloirs et faisant toujours attention à n’apercevoir personne sur ma route. Plusieurs fois, je dus me cacher au coin d’un mur pour laisser passer quelques gardes inspectant les environs. La sécurité avait été renforcée étant donné que le château gigantesque allait recevoir la famille royale au complet. Je gravissais un escalier, sentant à chacun de mes pas une brise un peu plus forte. La fraîcheur de la nuit finit par entièrement m’entourer et mon regard se posa instinctivement sur l’horizon et le lac d’Oeildieu s’étendant. La lune se reflétait sur ses eaux argentées ce qui rendait le paysage merveilleusement beau. Je me laissais attendrir un instant par cette vision avant d’entendre un bruit familier perçant le silence. On qualifiait ce bruit de huissement. Il ne provenait que d’une seule bête et elle représentait le symbole de la maison suzeraine du Val : le faucon. Ainsi, en tournant la tête, j’aperçus l’héritier de cette même région et cette simple constatation me fit frémir. Je mis quelques instants à vouloir m’approcher de lui, le temps que mes joues reprennent une couleur un peu plus normale et que je cesse de respirer grossièrement. Je marchais d’un pas léger pour être la plus discrète possible avant de l’alerter de ma présence. « En voilà une surprise, nous voilà tous les deux privés de sommeil. » Je me postais à ses côtés, évitant de croiser son regard et préférant porter mon attention sur son animal. « Cette forteresse ne m’inspire rien de bon, j’ai ouï dire des histoires à son égard et toi, Elbert ? Est-ce la raison de ton insomnie ? » Je tournais légèrement mes yeux vers lui pour observer son expression. Il paraissait toujours si sûr de lui d’apparence que cela pouvait paraître troublant. J’enviais cette confiance qu’il avait en lui et l’aura qui dégageait autour de lui. Face à lui, je me sentais bien minuscule. Pourtant, cette minuscule créature que j’étais, avait réussi un jour à avoir un baiser de sa part et si petite que j’étais, j’avais cru finir par être écrasée.
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The Black Falcon
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MessageSujet: Re: Deux faucons au clair de lune Jeu 8 Juin - 21:25


   
Deux faucons au clair de lune

   

   

Le destin a coutume de donner d'étranges rendez-vous.
Elbert observa le faucon dans le ciel, celui-ci virevoltait dans le ciel obscur, illuminé par la lune. Il n’avait pu voler depuis leur arrivée à Harrenhal, et ça s’entendait, l’animal poussait des huissements de plaisir, heureux de pouvoir de nouveau se sentir libre. Le chevalier du Val remit correctement son gant de fauconnier. C’était un gant en cuir épais décoré d’arabesques et de fioritures sur lequel l’emblème des Arryn était brodé. Il leva son bras en direction de son faucon et siffla pour l’inviter à revenir dessus. Celui-ci obéit et revint vers son maître en s'agrippant au gant via ses serres. Ces dernières étaient si puissantes que malgré le gant il pouvait sentir cette puissance se répandre à travers tout son bras. Pour le récompenser Elbert lui donna un morceau de viande séchée. Le faucon le déchiqueta en quelques instants. Il lui tapota doucement le ventre puis abaissa son bras et celui-ci reprit son envol, et cette fois-ci c’était pour chasser. Elbert le regarda prendre de l’altitude, il trouvait ça impressionnant d’observer un faucon se mettre en chasse. C’était un spectacle qui le captivait énormément car il semblait si élégant quand il chassait, bien plus que les hommes.
 
Soudain il lui sembla entendre des bruits de pas derrière lui, alerté il allait se retourner lorsqu’une voix des plus agréables vint jusqu’à ses oreilles. Celle-ci ne pouvait appartenir qu’à une seule personne : Talia Vanbois. Lorsqu’elle arriva à sa hauteur, elle lui annonça qu’elle avait aussi des problèmes de sommeil. Elbert ne lui répondit pas tout de suite, il continuait de l’écouter tout en gardant le regard fixé sur son faucon qui alla se poser sur l’un des toits d’une des tours. Même s’il n’en donnait pas forcément l’impression sur le coup, il l’écoutait attentivement. Un léger sourire amusé se dessina sur son visage lorsqu’elle lui confia qu’elle ne se sentait pas à l’aise à cause des histoires qu’elle avait entendu sur cette forteresse. « Ne me dis pas que tu as peur de simples histoires ? ». Il haussa des épaules et leva les yeux au ciel lorsqu’elle lui retourna la question. « Moi ? Je suis un chevalier du Val, je n’ai peur de rien… » lui répondit-il d’un air sûr tout en continuant d’observer son faucon en train de voler dans le ciel, toujours à la recherche d’une proie. Il n’allait pas lui dire que lui aussi se sentait mal entre ces murs, il n’avait pas envie de lui paraître faible.
 
A cet instant il posa ses yeux sur elle. Il fondait déjà. Elle avait toujours ce même visage. Celui d’une déesse, il était si beau, si harmonieux. Et il y avait ces yeux aussi, ses magnifiques yeux. Un regard face auquel il ne pouvait pas mentir. Maintenir un mensonge face à elle lui était impossible, et cela durait depuis  leur première rencontre. Qu’importe ce qu’elle lui demandait, d’un simple regard, il acceptait ce qu’elle voulait. « Bon j’avoue, moi aussi j’ai dû mal à dormir au sein de cette forteresse… même durant un voyage avec Ser Brynden, je n’avais pas réussi à fermer l’œil de la nuit. » lui dit-il sur un ton mi-amusé, mi-gêné, lui l’héritier du Val d’Arryn, l’un des chevaliers du Val n’arrivait pas à fermer les yeux dans une grande chambre très confortable à cause d’histoires de malédiction, de fantômes errants… on était bien loin de la légende des chevaliers du Val qui n’ont peur de rien. Il détourna son regard, trop gêné mais continua de se confier. En fait elle était l’une des rares personnes avec laquelle il arrivait à parler sans réfléchir. « Je ne sais pas, il y a ces histoires, il y a aussi cette ambiance… une ambiance pesante et malsaine à la fois. Je ne crois pas à cette histoire de malédiction mais force est de constater qu’il y a quelque chose entre ces murs... » Il prononça ces derniers mots en tournant la tête vers elle, et il comprit tout de suite que ce n’était peut-être pas ce genre de choses que Talia désirait entendre. Elle avait une crainte, et elle cherchait sûrement à être rassurée plutôt que d’entendre que lui aussi avait la même crainte. Il posa sa main sur son dos et la caressa légèrement. « Ne t’inquiète pas, il ne t’arrivera rien, je suis là. Je te protégerai. » lui dit-il avec un grand sourire. Et elle pouvait bien le croire, n’avait-il pas, contre l’avis de son oncle car les montagnes étaient trop dangereuses, lancé une expédition sanglante contre les hommes des montagnes qui avaient attaqué le convoi de Talia alors qu’elle rentrait chez elle. Il s’était senti responsable de cette attaque, c’était suite à un bisou échangé avec lui qu’elle avait décidée de retourner chez elle. Il s’en était tellement voulu, à tel point qu’il n’avait pas réussi à lui envoyer un corbeau, trop honteux de lui avoir causer du tort. Il enleva sa main de son dos, toujours honteux de lui avoir fait ça, et regarda son faucon, celui-ci volait de toit en toit, observant la nuit, à la recherche d’une proie. Soudain il tourna la tête, pensant à une chose. « Maintenat que j’y pense, c’est ton premier voyage en-dehors du Val d’Arryn, non ? Quel effet ça te fait ? » lui demanda t-il… était-il vraiment intéressé par la réponse, ou était-ce la première question qui lui était venue à l’esprit et qui lui permettait de pouvoir la regarder de nouveau sans avoir l’air bizarre ? Au fond de lui il n’était pas sûr de la réponse…

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