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The freedom of falling, a feeling I thought was set in stone ⚔ Oberyn

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Message Sujet: The freedom of falling, a feeling I thought was set in stone ⚔ Oberyn Mer 3 Mai - 2:22


A feeling I thought was set in stone

Oberyn Martell & Alyenora Estremont



A young heart fades into the flood
It comes and goes in waves, it always does

Elle est supposée être heureuse de cette union à venir, comme tant d'autres jeunes filles de son âge déjà fiancées, non ? Il est sans doute toléré qu'elle puisse ressentir quelque appréhension, car après tout, cela représente un bouleversement, les prémices des débuts d'une nouvelle vie, d'une nouvelle existence, d'une nouvelle appartenance, d'une nouvelle allégeance. Cependant, on attend d'elle qu'elle se conditionne, qu'elle sache se canaliser, afin que cela n'aille pas plus loin qu'une appréhension acceptable. Seulement ... Seulement, Alyenora n'éprouve rien de toutes ces choses que l'on voudrait pourtant déjà la voir encline à ressentir. Elle sait très bien où se situe son devoir, et l'a toujours su, dans le fond. Elle est née fille, dans une Maison très majoritairement pourvue en hommes. Comme sa tante avant elle, Alyenora va devoir quitter le giron familial, quitter Estremont et entrer dans une nouvelle Maison, où on attendra alors d'elle qu'elle fonde un foyer, en mettant au monde des enfants, de préférence plusieurs, bien portants et prometteurs. Peut-être même l'un d'eux héritera-t-il de cette particularité physique qui est la sienne, de ces deux iris de couleur différente. Peut-être enfantera-t-elle alors autant de filles que de garçons, ce qui sera sans doute le ratio le plus intéressant. Peut-être, peut-être ...

Elle se sentait comme une fleur qui voudrait éclore, mais que l'on asphyxiait suffisamment sous une cage de verre pour qu'il ne lui prenne pas l'envie de s'épanouir plus que de raison et de se transformer en grand et majestueux bosquet. On attendait beaucoup d'elle, à commencer par le respect de son rang, de son éducation, des siens, aussi. Peut-être la vie ne lui avait-elle pas fait de cadeaux durant ses primes années, toute bien née qu'elle ait pu être. Sa mère avait perdu la vie en lui donnant le jour, et son père s'était muré dans son deuil, incapable, pendant les premiers temps, de tenir sa fille, de la regarder, de s'occuper d'elle. Fort heureusement, elle avait pu compter sur l'affection et la tendresse de sa tante, Cassana Baratheon, pour faire figure de figure féminine majeure dans sa vie. Mais hélas, depuis l'an passé, Cassana n'était plus. Et le mariage approchait. Quelques semaines tout au plus, d'après Lord Estremont, alors même que son fiancé avait prévu de la visiter dans quelques jours ...

Alyenora secoue la tête, avant de prendre une grande respiration, alors que l'air iodé lui emplit les narines et lui éveille les sens. Il n'est pas temps de penser à tout ceci, pas temps de se faire du mouron. Ou peut-être que si, justement, vue l'échéance, mais la jeune femme a envie de s'y refuser. Il existait tant d'autres choses auxquelles penser, présentement, comme la présence au sein des murs de Vertepierre d'un invité de marque, Oberyn Martell.  Lord Estremont, bien inspiré par sa petite-fille, avait organisé un déjeuner réunissant tous les Estremont, mais sans faire pour autant dans la démesure et l’opulence. A Dorne, et via ses pérégrinations, Oberyn Martell avait sans nul doute déjà dû manger à des tables où foisonnaient les mets les plus exquis, délicats ou exotiques. Aucune nécessité de lui en mettre plein la vue, donc. Mais de quoi, cependant, pousser la jeune femme à entreprendre une petite promenade digestive, seule, pendant que les hommes discutaient entre eux. Ce qui l'avait conduite jusqu'ici, via divers passages dérobés, jusqu'à descendre au sein de l'une des criques sauvages, tapissée de sable, isolée de part et d'autres par des rochers millénaires, écorchés et tyrannisés par les vague jusqu'à en devenir squelettiques, pour certains, et écharpés, pour la plupart. Ici, nulle montagne, mais des falaises escarpées, maintes et maintes fois sujettes aux assauts des flots qui viennent s'y fracasser. Contre l'une des parois en contrebas du château lui-même, voilà plusieurs décennies de cela, on avait fait érigé une petite construction de pierre, destinée à accueillir une table, deux chaises, une petite bibliothèque ainsi qu'un lit. Rien de bien déraisonnable, rien de bien luxueux, mais le lieu comme les meubles étaient confortables et engageants. Et lorsqu'elle aurait fini de faire face aux vagues, songeuse, Alyenora ne manquerait sûrement pas d'aller compléter la collection de pierres et verres polis qu'elle y rangeait, en y ajoutant cet éclat orangé qu'elle faisait jouer entre ses doigts.


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Message Sujet: Re: The freedom of falling, a feeling I thought was set in stone ⚔ Oberyn Dim 14 Mai - 19:56


The freedom of falling, a feeling I thought was set in stone

Aly & Oby



The wild & the young
Le prince était dans une bonne humeur relative. Ces paysages humides n'étaient pas véritablement à son goût, mais il y faisait tout de même légèrement chaud. Ce vert était trop. Mais il était très bien reçu. Il savait parfaitement se satisfaire de peu, car après avoir passé des années à Essos et même à faire parti d'une compagnie de mercenaire, à dormir sur le sol même, on pouvait se satisfaire après coup d'un lit un peu trop dur ou d'une nourriture un peu trop froide.

Ces lieux avaient quelque chose tout de même, un certain éclat que le prince des sables voulait bien leur reconnaître, sans doute n'y avait-il pas d'île semblable à celle-ci à Westeros, mais il n'irait pas l'affirmer tant qu'il ne les aurait pas toutes vu de ses propres yeux. Bien qu'il avait déjà eu l'occasion de voir l'île de Torth, pas si loin que cela d'ailleurs.

La nourriture n'était pas déplaisante non plus, pas plus que le vin qui coulait suffisamment. Ca n'était pas Dorne mais c'était suffisant pour lui. Il appréciait déjà fortement le respect de son hôte ce jour là. L'Orage et Dorne n'avaient pas toujours été en bon terme, il avait conscience des tensions toujours existante dans les Montagnes Rouges pour des raisons évidente, qu'il y avait des siècles de ça, on avait réduit la taille de Dorne pour offrir les terres qu'ils avaient eu pendant des siècles, aux Terres de l'Orage. Et sans doute bien d'autres conflits auxquels il n'avait pas envie de penser à l'heure actuelle. Car au final, tout ceci ne le concernait guère. Qu'en avait-il bien à faire de ce que des hommes il y a deux, trois, quatre siècles ont pu faire ? Seul l'instant comptait.

Curieux dans l'âme, il ne comptait pas passer quelque jours ici juste pour rester dans une ou deux pièce(s). Quel aurait été l'intérêt sinon ? Non, quitte à être en ces lieux, autant voir tout ce qu'il y a à voir. Son ami cerf, Robert, lui avait déjà parlé de l'Orage et de ce que ces terres avaient à offrir, quand le dornien salé avait, pour plaisanter, dis que l'Orage n'était rien de plus que du bois, de l'herbe et de la pluie. L'orgueilleux Cerf lui avait conté les mérites de l'Orage et si Oberyn n'avait pas véritablement voulu le croire - car tout ce qu'il avait vu à cette époque, n'était véritablement que de la pluie, de l'herbe et des arbres - jusqu'à ce jour. Non, c'était aussi des vagues contre des falaises, décidément.

Peut-être était-ce finalement trop humide pour lui, pas le genre d'humidité qu'il aimait ressentir à son contact en tout cas. Trop vert aussi, mais vu les noms des lieux, il ne s'était pas non plus attendu à grand chose d'autre.

Sa petite promenade de santé l'avait amené jusqu'à un lieu curieux, où il pouvait apercevoir une chevelure châtain, qu'il reconnaissait comme être celle de la fille du lord Estremont. Il n'hésitait donc pas à rompre le vague silence - si on faisait fît des vagues.

- Lady Estremont, quelle surprise.

Ironique en soit. Elle était ici chez elle. Mais une femme en ces lieux, probablement dangereux à cause des pierres pouvant tomber à tout moment, ou une vague pouvant probablement être trop grande et l'arroser, que savait-il encore. Il se serait plutôt attendu à voir la lady à l'intérieur, au sec.

- Je ne crois pas avoir eu l'honneur et le plaisir de vous parler directement depuis mon arrivée.

Et les Sept savaient comme il insupportait les convenances et tout ce petit quotidien, ces petites marques qu'on leur imposait à tous.


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Message Sujet: Re: The freedom of falling, a feeling I thought was set in stone ⚔ Oberyn Dim 21 Mai - 0:38


A feeling I thought was set in stone

Oberyn Martell & Alyenora Estremont



A young heart fades into the flood
It comes and goes in waves, it always does

Son grand-père était un homme exigeant. Il aimait que les choses ne se fassent pas à moitié, et que chacun donne le meilleur de soi même, sans se contenter du strict minimum ou de se reposer sur les acquis déjà obtenus. Il fallait toujours être en mouvement, pour lui, car à ses yeux, visiblement, l'inactivité faisait pencher du côté de la bouteille ou de la nourriture, à force de boire ou de manger à outrance, et, invariablement, le tour de ventre augmentait, et il devenait bien moins agréable pour votre monture de vous supporter ! Et si vous étiez une femme, alors vous deveniez bien moins agréable à regarder ! Certes, il semblait que les hommes n'apprécient pas les femmes trop squelettiques, mais ils ne semblaient pas non plus ambitionner de risquer de mourir étouffés en plein sommeil, parce que leur femme, trop gironde, leur avait roulé dessus ! Oui, Lord Estremont était assez pragmatique et direct, ainsi qu'exigeant, donc, mais cela ne faisait pas de lui un tyran, ni même un être désagréable, et Alyenora l'aimait beaucoup. Elle l'aimait même énormément. Autant qu'elle aimait son père, et elle adorait son père. Parce que Richard était encore jeune, il était beau, intelligent, et ne se prenait pas pour un vieux sage. C'était appréciable de pouvoir rire avec lui, de le taquiner, aussi, et de se moquer gentiment quand elle prétendait apercevoir les premiers poils blancs prendre place dans sa chevelure. Elle aimait son père, elle aimait son grand-père, et elle aimait son île natale, et, plus largement, les Terres de l'Orage.

Alors, évidemment, tout cet amour ne venait qu'ajouter aux inquiétudes qui la tenaillaient quand à son futur mariage. Elle craignait de perdre tout cela. Elle craignait de devoir faire une croix sur la vie qu'elle avait connu jusqu'alors, et sur le type d'existence qu'elle menait depuis toute petite. Ici, elle était choyée et aimée, pour être la seule fille née depuis Cassana. Ici, on lui avait laissé passer quelques petites choses, comme la possibilité d'apprendre à monter à cheval en amazone, ou le droit de pouvoir aller se promener sur la plage, après que son oncle Orys ait été chargé de lui apprendre à nager, dans une crique sans risque, car, savait-on jamais ... Mais pour tout ceci, Alyenora avait dû accepter des compromis, et accepter, surtout, de se plier à toutes les autres exigences des conventions sociales pour une jeune noble de son âge. Le fait d'accepter de se voir fiancée et si bientôt mariée faisait partie de ce lot. Elle l'acceptait, mais à regret, et avec quelques douleurs et difficultés. C'était une chose dont les hommes n'avaient pas à se préoccuper, un autre avantage au fait d'avoir quelque chose de turgescent entre les jambes, sans doute ... Toute à ses pensées, elle se laissa quelque peu surprendre par l'arrivée d'Oberyn, mais ne se mit pas pour autant à en rougir des pieds jusqu'à la tête. Car, il n'y avait aucune honte à avoir, sans doute. Bien qu'elle en laissa tout de même tomber au sol la pierre polie qu'elle faisait jusqu'à là jouer entre ses doigts.
    Prince Oberyn ! ... Je vous en prie, appelez-moi Alyenora ... Se retournant en sa direction, elle lui adressa un sourire poli, inclinant légèrement la tête et le buste pour le saluer. En effet, nous n'avons pas eu le plaisir de réellement nous parler. C'est que mon Oncle Orys s'est montré très intéressé par votre visite ! J'espère qu'il ne vous a pas trop assailli de questions. Un sourire quelque peu piquant s'ancra au coin de ses lèvres, alors qu'elle baissait les yeux au ciel, en quête, pendant une seconde, de cette pierre polie qu'elle avait pu faire tomber au sol. Sans succès. Vous êtes le premier Dornien que je rencontre. Et je dois avouer que votre venue est un plaisir et un honneur pour la Maison Estremont. Et pour moi, aussi.


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Message Sujet: Re: The freedom of falling, a feeling I thought was set in stone ⚔ Oberyn Mer 28 Juin - 2:33


The freedom of falling, a feeling I thought was set in stone

Aly & Oby



The wild & the young
Visiblement, sa présence avait été une surprise. Oberyn avait naturellement le pas léger, mais au vue du bruit des vagues, il imaginait fort bien que même s'il avait été plus bruyant, elle ne l'aurait peut-être pas entendu. Mais il lui avait parlé et voilà qu'elle en faisait tomber quelque chose de ses mains. Il se penchait sur le côté, mais hormis des cailloux, il ne vit rien de bien particuliers.

- Bien, Lady Alyenora.

Un petit sourire sur ses lèvres. Plus amusé alors qu'elle s'essayait à toutes ses convenances, il en levait les yeux au ciel.

- Pas plus qu'un autre je dirai. Les questions, on s'y fait. Nous autres dorniens, sommes souvent des curiosités où que nous allions. A croire que nous venons d'un autre monde alors que notre frontière se trouve quelque part là-bas.

Il désignait l'endroit auquel il pensait. Dorne, sa chère Dorne. Pas si loin d'eux que cela. Ses remarques sur le fait qu'il soit le premier dornien qu'elle rencontrait le fit rire. Et voilà. On y était. Il riait quelque secondes ainsi, pour se reprendre.

- Et comment est ce premier dornien ? Remplit-il les espérances des rumeurs des bonnes femmes ? Suis-je saoul ou vous ai-je pris contre une falaise ? Vous ou l'une de vos chèvre ?

Il riait à nouveau. Ce que l'on disait des dorniens lui était forcément revenu jusqu'aux oreilles et il ne comptait plus ce qu'on disait d'eux. Pourtant, malgré ses réflexions, Oberyn disait cela d'un ton léger, réellement amusé. Il avançait d'un nouveau pas vers la jeune femme.

- Nous autre dorniens sommes tous très différents, entre ceux des montagnes, ceux des dunes et ceux des côtes.

On appelait les Martell des dorniens salés, terme qu'il trouvait amusant. Une peau olivâtre, des yeux sombres, une chevelure de jais.

- Allons allons, jolie lady. Ne perdez pas votre temps en remarque mielleuse et n'allez pas vous heurter à force de révérence, je n'ai jamais été très grand partisan de ces manières.

Un nouveau sourire sur le coin de ses lèvres, il détaillait la jeune femme puis, finalement, lui tendait le bras.

- Auriez-vous quelque minutes à m'accorder pour me montrer vos lieux ? La visite sera plus agréable si elle se fait en charmante compagnie.

Il marquait une pause théâtral, avant de reprendre.

- A moins que la présence d'un dornien ne vous effraie, ce que je comprendrai.


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Message Sujet: Re: The freedom of falling, a feeling I thought was set in stone ⚔ Oberyn Ven 14 Juil - 0:09


A feeling I thought was set in stone

Oberyn Martell & Alyenora Estremont



A young heart fades into the flood
It comes and goes in waves, it always does

Il n’y avait guère besoin de se dresser sur la pointe des pieds, en haut de la plus haute tour du château de Vertepierre, en plissant les yeux, pour espérer apercevoir autre chose que les Terres de l’Orage. De par sa position géographie ainsi que de par sa géologie, la Seigneurie d’Estremont était un véritable promontoire située au Sud Est de l’Orage. Certes, il y avait quelques terres plus méridionales dans la région, comme le fief des Mertyns, la Seigneurie de Bosquebrune. Mais il fallait bien reconnaître qu’Estremont avait une vue bien plus dégagée sur l’Est, le Sud et le Nord-Est ! Et puis, Estremont été une île, et dès lors, si on ne voulait pas tourner chèvre, ou bien encore si l’on refusait d’épouser quelqu’un avec qui on partageait déjà une bonne dose de sang et de gênes communs, il fallait se résoudre à bouger, à prendre un navire et à rejoindre le continent. Que l’on amarre à Dorne, sur les Terres de l’Orage ou par-delà les mers, ou bien encore jusqu’aux Terres de la Couronne. De toute façon, lorsque l’on appartenait à la lignée qui contrôlait ces terres, il fallait bien épouser quelqu’un de son rang. Et il n’y avait nul rang aussi élevé que le leur, ici, à Estremont, alors la majorité des épousées provenaient d’une autre lignée de l’Orage, et parfois même d’autres régions. Et si les parents de la jeune femme avaient quelque peu empruntés une voie dont ils auraient dû s’abstenir, initialement, leur union avait fini par être célébrée sans faire de grands remous entre leurs deux familles. Après tout, les Penrose étaient de rang égal, et leur ancienneté n’était pas à prouver. Là où il y avait pu avoir quelque grabuge, cela avait été du côté du précédent fiancé de Sienna, ou plutôt du côté de sa famille, puisque, hélas, trois fois hélas, le dît fiancé avait péri noyé.

Mais, de fait, tout de même, il était un peu plus courant et commun pour les Estremont d’être invités plutôt qu’hôtes. On ne se rendait jamais à Estremont par hasard. Il y avait toujours quelque intention avant de faire amarre. Soit on venait car on avait quelque affaire avec Lord Estremont, soit parce que l’on souhaitait visiter, mais pas juste comme ça, par hasard. Ce qui rendait les visites parfois espacées, surtout en cas de grande tempête. Or, la Baie des Naufrageurs n’usurpait en rien son patronyme … Pas plus que la région des Terres de l’Orage elle-même. Et concernant Alyenora, et bien, en tant que jeune femme, il était bien évident qu’elle n’avait pas exactement loisir d’aller là où elle voulait, quand elle le voulait. Même si les siens se gardaient bien de la garder autant en bride que certaines autres lignées calfeutraient presque leurs damoiselles. Alyenora avait besoin d’air pur, et il n’advenait jamais trop rien de bon à son humeur quand elle n’avait d’autre choix que d’être enfermée dans ses appartements. Elle aimait bien voyager, et ça, sa tante l’avait compris, ce qui expliquait pourquoi, bien des fois, Cassana l’avait invitée à passer quelques jours auprès de ses fils, les trois frères Baratheon. Et sans doute avait-elle aussi voulu faire là d’une pierre deux coups, histoire d’instiguer quelque présence féminine de leur âge auprès de ses trois garçons qui n’avaient point de sœur. Son oncle Orys était comme elle, plus que Richard lui-même, qui était pourtant le père de la jeune femme. Il avait le goût pour l’aventure, le dépaysement, les périples et les voyages et était tout autant qu’elle doté d’une grande curiosité. Et lui aussi se retrouvait quelques fois avec un fil à la patte. Il voyageait, certes, mais son père lui menait quelque peu la vie dure ! Pour différentes raisons.
    Je pense surtout, le concernant, que mon oncle a toujours rêvé d’un jour visiter Dorne. Ce à quoi mon grand-père a toujours été réticent. Je crains fort que cela ne soit dû au fait qu’il connaisse extrêmement bien ses deux fils, et qu’il est tout à fait conscient que mon oncle Orys risquerait bien trop de se plaire à Dorne pour accepter d’un jour rentrer à Estremont !
Un instant, loin de toute convenance, ou plutôt de toute attitude en totale adéquation avec la déférence due au rang supérieur du Prince sur Alyenora, cette dernière observa quelque peu son interlocuteur, attentivement et en plissant un peu les yeux. Pour ceux qui la connaissaient, sans doute n’y avait-il qu’un pas avant de pouvoir dire que, à sa façon bien à elle, elle le sondait quelque peu, comme si elle cherchait à comprendre ce qui le faisait tant rire, lui, dans ses paroles à elle, et où devait-elle trouver la moindre drôlerie dans ses précédents propos. Elle n’était point offusquée, mais appréciait simplement de comprendre.
    Nous n’avons point encore suffisamment parlé et interagit ensembles pour que je puisse vous répondre. Sachez, cher Prince, que, par principes, je ne juge pas un livre sur sa couverture, pas plus que je ne prête l’oreille aux racontars et autres fiels des langues de vipère. Les boniments des bonnes femmes, comme vous dîtes, m’ont bien trop fait souffrir plus jeune pour que je leur accorde le moindre crédit, qui qu’ils prennent pour cible. Et puis, les hommes aussi ont la dent dure, parfois même plus que les femmes ! … Cependant, vous ne me semblez pas avoir bu plus que votre saoul, pas plus que vous n’avez posé la moindre main sur moi ! Et pour pouvoir approcher les chèvres de Vertepierre, il faut d’abord en affronter les deux boucs. C’est ainsi que l’un de nos apprentis cuistots s’est retrouvé avec le fessier perforé.
L’avait-il tout de même, finalement, quelque peu piquée au vif ? Sans doute. Pas par le côté cru et direct de ses paroles, car Alyenora n’était pas une petite nature et qu’après tout, elle évoluait très majoritairement au sein d’un univers masculin, de par le genre masculin de la quasi-totalité de sa famille ! En réalité, elle s’était brusquement sentie prise dans le lot de ces jeunes femmes qui se laissent remplir la tête de clichés et d’histoires à dormir debout, incapables du moindre discernement. Ce genre de jeunes femmes l’exécrait, parce qu’elles lui apparaissaient niaises, naïves, stupides, semble-t-il dénuées de la moindre intelligence, et plus que prompts à épouser la moindre obligation due à leur féminité : ne pas chercher à comprendre, ne pas faire de remous, être belles et dociles en toute circonstance, aussi … Cependant, loin de cracher son venin, la jeune femme avait répondu d’une voix posée et assurée, reprenant donc pleinement le contrôle de sa personne, après avoir été surprise dans ses introspections par l’arrivée du Prince de Dorne. Elle avait même achevé sa réponse en lui souriant quelque peu, toute attentive à la suite des paroles de son vis-à-vis. Et cela ne manqua pas !
    C’est ici quelque chose que je peux comprendre. Ici non plus, on ne peut dire que tous les Orageois se ressemblent. Peut-être plus particulièrement lorsque vous êtes insulaire, comme l’est ma Maison. Et puis, sans la surprendre, la suite des paroles du Prince Oberyn la laissèrent un instant songeuse, avant qu’elle ne reprenne. Il est très rare, ici, que l’on encourage les jeunes femmes à simplement être elles-mêmes … Mais cela me fait réellement plaisir que de vous compter parmi nous, soyez en assuré. Si je dois souvent me garder d’exprimer le fond de ma pensée, sachez tout de même que je n’adresse jamais le moindre compliment sans le penser. C’est sans doute là ma façon à moi de ne pas totalement me renier. Alors, face à ce bras qu’il lui présentait, elle ne put qu’acquiescer à la proposition formulée, loin de prendre la fuite, donc. Sans vouloir vous offenser, il en faudrait bien plus pour m’effrayer ! Et puis, sans abuser de présomption, vous ne trouvez sans doute pas de plus charmante compagnie féminine que moi, parmi les miens. Les femmes se comptent sur les doigts d’une main, chez les Estremont.


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