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The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont

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Message Sujet: The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont Ven 5 Mai - 14:30


The Bear & the Maiden

Jorah & Sigryd



A bear, there was a bear, all black and brown, and covered with hair.
Sigryd avait rêvé de voir son premier tournoi, c'était chose faite. Et très sincèrement... Ca n'avait pas été à son goût. Elle qui était habituée à la brutalité des hommes des Îles de Fer, ces combats ressemblaient à deux enfants s'affrontant avec des aiguilles à coudre. Et pourtant, elle pouvait s'émerveiller d'un rien.

Mais le tournoi, le premier joute, venait tout juste de finir, elle avait quitté les gradins pour se rendre près des autres festivités mais cela ne lui disait rien. Elle avait beau avoir redoublé, triplé d'efforts ces derniers jours, on la regardait toujours comme une bête de foire et si au départ elle avait pu comprendre dû à ses origines impossibles à cacher, elle finissait par en être agacée.

Elle était souvent avec Denys mais elle ne savait pas vraiment où il était à l'heure actuelle. Il avait sans doute eu hâte d'aller boire avec ses amis, avide de se changer les idées après ce qu'ils venaient d'endurer.

Comme souvent, elle portait une robe bleu et comme souvent, ses couleurs semblaient se dénoter des verts, marrons, beige qu'elle voyait ça et là. Mais elle ne s'en souciait pas, elle considérait ça comme une autre différence entre ces femmes des contrées vertes et elle-même, insulaire. Il était de même avec ces coiffures si sophistiquées de ces dames qui contrastaient avec les tresses nombreuses dans sa longue crinière blonde.

Elle se demandait, de temps à autre, si elle avait vraiment bien fais de venir. Si au final tout ce changement était vraiment bénéfique ou non.

Voyant certains se bousculaient, elle profitait pour parler à l'homme juste à côté d'elle, ne se rendant compte qu'après que celui-ci était gigantesque. Elle avait juste parlé sur l'instant, un peu amusée.

- Et on dit que les sauvages sont aux Îles-de-Fer.

Quand elle voyait certains se bousculaient pour arriver plus vite elle-ne-savait-où, ça l'amusait. Elle tournait la tête vers le géant et lui offrait un sourire.

- Quel homme, auriez-vous reçu trop de coups de pieds aux fesses quand vous étiez petit ?

Elle riait et posait sa main sur le bras du géant. Elle espérait qu'il n'allait pas se vexer qu'elle ose lui parler de la sorte, la frontière entre le langage des fer-nés et ceux des autres nobles semblait immense.

- Pardonnez ma franchise.

Cet homme lui semblait être un ours, outre les possibles armoiries qu'il portait, c'était surtout cette allure un poil sauvage qui lui faisait penser à cela et qui la faisait sourire davantage. Mais si elle avait pu parler de coups de pieds aux fesses, elle aurait pu lui dire qu'il lui faisait penser à un ours, mais elle s'abstenait d'aller jusque là, on lui avait suffisamment rappeler de se méfier de ces gens-là.

- Sigryd.

Elle ne tendait pas sa main, elle se présentait juste comme elle aurait pu le faire avec n'importe quel fer-né la regardant bizarrement et ne la connaissant pas.

- Et vous, bel homme ? Vous devez être un grand homme vu vos airs. Encore que vous ayez quelque airs me faisant penser à un ours. Mais cela n'a rien de déplaisant.

Et voilà, c'était sorti. Sigryd pouvait se montrer un poil trop intrusive, un poil trop chaleureuse et parfois, comme maintenant, charmeuse, dans l'espoir de faire un peu passer le temps. Elle ne connaissait pas franchement les maisons de Westeros et elle ne s'en était jamais inquiétée non plus, savoir qui gouvernait Westeros était amplement suffisant pour elle. Elle n'était après tout qu'un grain de sable - ou de sel - parmi tant d'autres.

Elle se contentait de marcher, essayant d'apprendre à connaître tout de même des gens, dans l'espoir que ce voyage ne soit pas vain. Peut-être qu'en l'absence - certes brève - des siens, elle ne paraîtrait pas comme une folle sanguinaire.


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Message Sujet: Re: The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont Jeu 11 Mai - 14:15

The Bear & The Maiden
sigryd & jorah
••••

Ce n’étaient guère les premières joutes de l’Ours, et ce ne seraient probablement pas les dernières. Il trouvait toujours cela très ennuyeux, ne comprenant pas vraiment l’intérêt de cette activité. Heureusement, il y avait la mêlée et le tir à l’arc, deux épreuves amplement plus intéressantes mais pour lesquelles la majorité ne porte pas autant d’intérêt. En réalité, ce qui plaît à la plupart, c’est l’éternel banquet. Le tournoi ce n’est pas juste de la violence, des jeux, un concours, c’est surtout un carrefour et un lieu de rencontre. Là se créent des alliances, se règlent des comptes et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle Jorah était présent, à la demande de son père.

Après avoir fait son devoir en tant qu’héritier mais surtout ambassadeur de l’Île aux Ours, il décida d’aller se dégourdir les jambes. Les premières joutes étaient terminées et rester le fessier vissé sur un banc, ça ne lui convenait pas, surtout avec ses grandes jambes. Il se mit à marcher au derrière des gradins, là où tout le monde pullulait. Les gens marchaient et couraient, ça criait, piaillait. Toute cette foule lui rappelait Port-Réal, sur les marchés et sur le port. Mais c’était malgré tout très différent, il n’y avait le même charme ambiant.

Tout un attroupement de jeunes nobles se précipitèrent dans la même direction. Jorah ignorait où ils allaient précisément et manqua de grogner. Heureusement, il n’avait pas encore de coupe de bière ou d’autre alcool, là, il se serait probablement fâché contre ces maladroits impolis. Mais visiblement, il n’était pas le seul à être consterné par la scène. Une jeune femme à la chevelure blonde et portant une robe bleue presque défraichie lui adressa la parole. Il ne pouvait qu’approuver ses paroles. Mais lorsqu’elle se tourna vivement vers lui, il ne put s’empêcher de penser à sa défunte épouse. Elle lui ressemblait un peu. Etait-ce le regard ou le sourire ? Il n’en savait rien. Sa remarque tira un large rire sur le visage du jeune ours.

« C’est peut-être ça, oui. Des coups de pieds aux fesses. »

C’était la première fois qu’il entendait ce genre d’excuse pour justifier sa taille et sa carrure. Elle posa sa main sur le bras de l’ours. Même s’il remarqua le geste, il n’en fit rien. La jeune femme semblait plutôt être une agréable compagnie et elle était tout à fait charmante. Son comportement changeait un peu de tous ces nobles pédants qu’il avait pu croiser depuis le début de la matinée. Leur sourire et leur parler avec courtoisie, tout cela n’était qu’un jeu de paraître, un jeu qui n’avait pas manqué à Jorah depuis son retour au Nord. Elle présenta ses excuses pour sa franchise ce qui étonna l’ours. Il n’était pas du tout regardant sur ce genre de paroles et elle n’avait rien dit de déplacé à ses yeux. Elle donna un nom. Le sien, fort probablement.

« Je suis Jorah Mormont, héritier de l’Île aux Ours. »

C’était assez ironique d’ailleurs qu’elle fasse une remarque déclarant qu’elle trouvait Jorah semblable à un ours. Il ne pouvait cacher son sourire, cette jeune femme était à la fois amusante et plaisante. Mais il devenait presque curieux, il ignorait tout d’elle, seulement qu’elle ne possédait qu’un prénom. Mais il s’en était douté rien qu’en la voyant, elle ne ressemblait à aucune noble ici présente et ce n’était pas pour en déplaire au jeune ours.

« Voulez-vous marcher avec moi ? Comme vous l’avez souligné, nous sommes entourés de sauvages. Vous me rendez curieux. »

Il donna son bras à la jeune femme pour qu’elle se tienne à ses côtés durant leur marche. Il se fichait bien de savoir si on le jugerait pour ça, elle lui plaisait et là, tout de suite, il voulait passer du temps avec elle. Ce n’était pas parce qu’elle lui rappelait sa défunte épouse, non. Ou peut-être que si. Mais il ne voulait pas trop réfléchir à savoir si c’était réellement la raison.

« Et d’où venez-vous Sigryd ? Votre nom m’est inconnu. »

••••

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Message Sujet: Re: The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont Ven 12 Mai - 0:49


The Bear & the Maiden

Jorah & Sigryd



A bear, there was a bear, all black and brown, and covered with hair.
La jeune femme n'avait pas d'aussi belles robes que les ladies ci-présente, mais ça lui suffisait. Elle faisait ses propres vêtements depuis des années, elle n'avait pas de tisseur ou que savait-elle pour lui faire ses robes, mais elle restait satisfaite tout de même. Peut-être qu'elle complexait de temps à autre en voyant les airs de ladies des autres, ces allures qu'elles avaient, presque irréelles. Elles étaient toutes belles, toutes jolies, toutes bien habillées et parfumées et il y avait elle. Mais ça lui suffisait. Car ce qu'elle avait, elle l'avait mérité, l'avait fait à la sueur de son front, certainement pas comme ces demoiselles qui se contentaient de battre des cils pour que tout leur tombe dans la main.

La réponse première de l'homme l'avait d'abord fait sourire. Il semblait surpris et amusé à la fois et il n'en fallait pas plus pour qu'elle puisse se détendre d'avoir ainsi parlé à quelqu'un qui, si cela se trouvait, était noble. Et elle ne savait jamais véritablement où était la frontière entre ce qu'elle pouvait ou ne pouvait pas dire à ces gens là.

- ... Mormont ?

Après le Stark, le Mormont. Le dieu noyé la mettait-il à l'épreuve ? Ou se moquait-il d'elle, parce que tous ses hommes lui avaient dis de ne pas se rendre au tournoi justement car elle croiserait des personnes dangereuses pour elle ? Quand les fer-nés disaient voir en ces hommes de ennemis, Sigryd peinait à voir ce qui était si dangereux. Mais l'homme semblait être très fort, il avait une grosse carrure en plus d'être grand. Pourtant, il ne semblait pas particulièrement méchant ni plein de mauvaises intentions, quand il lui tendait son bras et lui proposait de marcher avec lui. Elle hésitait quelque secondes sur sa réponse, car c'était tentant tout autant que c'était risqué. Elle regardait sa robe, relevait le regard vers les autres puis finalement vers Jorah.

- Je veux bien, oui.

Elle hésitait encore mais profitait tout de même du bras tendu pour le saisir doucement. Elle avait dit aux fer-nés qu'elle voulait montrer aux autres des contrées vertes que les fer-nés n'étaient pas tous des sauvages sanguinaires, c'était l'occasion parfaite. Ca lui changerait surtout les idées et c'était encore mieux.

- Il vous est sans doute inconnu car je n'ai rien fais d'exceptionnel. Je suis la fille d'un seigneur qui a accepté de m'avoir sous son toit pendant 14 années mais pas de me donner son nom. J'aurais pu être Pyk, mais je suis juste Sigryd et mon père est le seigneur Harloi.

Elle regardait le sol quelque instants puis relevait le regard vers le grand homme, espérant juste qu'il ne la repousse pas. Car après tout, il était sympathique, il était très agréable tant à la vue que l'avoir pour discuter. Et le dieu noyé savait comme elle avait besoin de rencontrer des personnes comme cet homme. Mais elle ne se défilait pas, pas maintenant. Elle continuait à essayer de sourire, faire bonne figure. Non, tous les fer-nés n'étaient pas des tueurs sanguinaires. Et en effet, elle était à des lieues de comprendre la douleur que pouvaient ressentir ceux que les siens pillaient, tuaient et bien d'autres choses horribles. Mais l'aurait-on soupçonné de faire une chose pareille ? Elle espérait que non.

- Vous ne joutez pas, messire ?

Elle ne doutait pas qu'il aurait pu massacrer ses adversaires d'un coup de lance.

- Ou alors vous êtes plus fait pour autre chose, peut-être ?

Elle essayait de faire des pas vers lui, apprendre à le connaître, elle était toujours très curieuse d'apprendre des autres, que ce soit d'eux ou de leur moeurs. Elle était aussi venue pour cela, voir un peu du monde, voir les autres, ce qu'il se faisait ici ou ailleurs. Elle ne pouvait pas bien cacher son enthousiasme, elle ne le savait pas. Malgré l'annonce de ses origines, elle n'avait pas tenue à lâcher le bras du Mormont. C'était enfin un contact qui semblait agréable en ces lieux, quelle ironie alors qu'il fasse parti de ses maisons qu'on lui avait pourtant exigé d'éviter. Et si elle aurait du se méfier, et bien, elle l'apprendrait à ses propres dépends.


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Message Sujet: Re: The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont Mar 16 Mai - 14:46

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sigryd & jorah
••••

Après s’être présenté auprès de la jeune femme, il l’invita à marcher à ses côtés et ce même si elle sembla surprise lorsqu’il évoqua son nom. Il ne releva pas tout de suite ce détail, peut-être ne savait-elle pas qui étaient les Mormont et elle ne serait pas la seule dans cette situation. La compagnie de cette femme hors de toutes ces histoires politiques et territoriales ne pouvait que lui faire du bien, alors hors de question de se prendre la tête avec des questions futiles. Elle ne semblait pas à sa place à cause de son apparente naissance non noble qu’elle avait confirmée en se présentant, mais pour l’Ours, c’était pareil. A la fois Nordien et insulaire, il avait toujours un peu de mal avec toutes ces simagrées.

La jeune femme accepta de marcher avec le jeune ours ce qui le rendit heureux. Il aurait pu se voir refuser sa proposition, ce qui aurait été normal. Mais la façon dont elle l’avait abordée lui avait laissé penser qu’il ne risquait rien en lui demandant une telle chose. Il ignorait tout d’elle et ça rendait la rencontre encore indubitablement plus intéressante. Il voulait malgré tout savoir d’où elle venait, c’était une chose qui pourrait en expliquer d’autres. Elle expliqua les raisons pour lesquelles son nom était inconnu. Elle disait n’avoir rien fait d’exceptionnel et pourtant d’autres noms sont plus familiers à l’ours et ces personnes n’ont rien accompli non plus. Il ne jugeait pas cela comme étant une raison, mais il l’écoutait plutôt que d’intervenir. Il comprit qu’elle était une bâtarde mais ce terme était trop dur pour une beauté comme elle. Mais ce qu’elle ajouta ensuite provoqua un léger frisson dans le dos de l’ours. C’était une fer-née.

Le jeune ours se mit à penser longuement à ce qu’il était en train de faire. Son père saurait qu’il fréquente une fer-née, il la tuerait probablement sur place. Lui-même éprouve une haine certaines à l’égard de ceux qui viennent piller les terres de l’Île aux Ours sous prétexte que l’Île aurait été leur dans les temps passés. Mais Jorah tentait de se rassurer, la jeune femme, la belle Sigryd n’avait rien à voir avec toutes ces querelles et elle ne semblait pas chercher les problèmes à l’ours. Ça expliquait cependant sa réaction lorsqu’il affirma être un Mormont. Elle savait. Elle n’avait pas de nom mais n’était pas ignorante pour autant. Après tout, ce côté interdit, cette idée de danger à fréquenter la jeune blonde plaisait au jeune homme. Il décida donc de faire fi de ses origines.

« Fille du Seigneur Harloi ? C’est un nom qui a dû parvenir à mes oreilles une ou deux fois. »

Beaucoup plus en réalité. Mais il n’est pas nécessaire de remuer le couteau dans la plaie.

Ils continuent leur marche et Jorah tente de mettre de côté les origines de la jeune femme qui, malgré ses efforts, le tracassent légèrement. Mais après tout, il n’a transgressé aucune loi, aucune mise en garde. Il marche, tout simplement, alors pourquoi est-il autant inquiété ? Il reprit ses esprits lorsqu’elle lui posa une question qui permettait de changer de sujet. Apparemment, il y avait une légère gêne chez les deux partis. Elle lui demanda s’il joutait.

« Non, ce n’est pas vraiment quelque chose que j’aime, la joute. Je n’en comprends pas l’intérêt. C’est quelque chose pour les chevaliers, les gens d’ici-bas, dans le Sud. Au Nord, on préfère y aller franchement plutôt que de faire semblant avec des bouts de bois. »

Mais il comprenait l’intérêt et l’enjeu politique derrière un tel événement. Alors il ne disait rien et n’allait pas à lui seul changer les mœurs des autres Royaumes.

« Si je devais choisir une épreuve dans le tournoi, ce serait la mêlée. Pour le coup, c’est beaucoup plus amusant, selon moi. »

Il n’a jamais participé à aucune des mêlées auxquelles il a pu assister, mais il ne dirait pas non cette fois-ci.

« J’éviterai cependant d’utiliser ma propre épée. »

Un petit sourire malicieux se dessine sur les lèvres de l’ours. Une épée en acier valyrien, ça ne serait pas équitable. Les questions étaient beaucoup trop tournées vers l’ours. Lui, il voulait en savoir plus sur elle.

« Et qu’est-ce qui a mené une aussi jolie femme que vous jusqu'à ce tournoi, Sigryd ? Êtes-vous venue accompagnée ? »

La question était parfaitement intéressée. Une femme prise poserait davantage de problèmes.

••••

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Message Sujet: Re: The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont Sam 20 Mai - 2:35


The Bear & the Maiden

Jorah & Sigryd



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Nom qui avait du lui parvenir aux oreilles, un instant de gêne s'était installé. Un instant inévitable et qui aurait pu être bien pire, puisqu'il se décidait à rester plutôt que partir, ce qu'elle aurait pu comprendre. Tristement, mais elle l'aurait compris. Elle se souvenait encore des mots de Victarion sur ces gens là. Il lui avait même dis qu'ils attendraient plus qu'elle qu'être là comme une belle plante. Mais maintenant qu'elle rencontrait ce Jorah Mormont, cette crainte s'en allait, il avait l'air vraiment sympathique. Elle ne se sentait en tout cas pas en danger à ses côtés.

A la réflexion du Mormont sur les joutes, elle eût un petit rire. Un goût de déjà-vu, une similitude si évidente avec les hommes qu'elle fréquentait. Ils se moquaient des joutes, de ce qui paraissait être un combat faible. Ils préféraient y aller franchement et directement avec leur armes, quitte à faire mal, autant bien le faire. Quitte à se battre, autant bien le faire. Elle se contentait juste de rire en y pensant, acquiesçant toute fois. Et se demandant aussi et surtout si tous les hommes détestaient les joutes et ne le faisaient que pour la forme ou s'ils l'aimaient tout de même au fond. Ou si cela dépendait de ce qu'il appelait des gens du Nord, ou du Sud. Qu'en savait-elle ? Rien.

- La mêlée ?

On lui avait parlé des joutes, mais pas des mêlées. Elle devait paraître bien idiote. Ses compagnons de voyages avaient juste dit qu'ils viendraient voir des joutes et des gens bizarre des contrées vertes, ils ne s'étaient pas vraiment pris la tête en explications.

- Votre épée ?

Etait-elle massive ? Vu la taille de l'homme, ça n'aurait pas été très étonnant. Il semblait très costaud et à l'entendre, il devait être aussi un fort combattant. Peu étonnant si les siens pillaient ses terres depuis tant de temps et qu'il était encore debout. Elle se sentait bêtement coupable, pour quelque chose dont elle n'était pourtant pas fautive. Quand les hommes racontaient ces histoires, ça n'était jamais que des mots pour elle. Voir ses personnes en chair et en os donnait une toute autre impression, plus amer. Celle du regret, quand bien même elle n'y était pour rien et n'avait même jamais levée au chose que son harpon en mer.

- Hm, mes amis venaient ici. Chez moi tout est gris, rocheux, les seules teintes de couleurs viennent du bleu vert de la mer ou du bleu gris du ciel. C'est la toute première fois que je sors des Îles. Je suis normalement accompagnée oui, mon... je ne sais comment dire. Maître ? A accepté que je le suive. Mais où il est, ça. Probablement dans une taverne à boire avec ses amis. Il est parti en avance du tournoi.

Elle haussait juste les épaules, les hommes étaient ainsi, ils faisaient tout ce qu'ils voulaient et les femmes faisaient avec. Elle s'y était toujours faite, à vrai dire, elle ne s'en plaignait pas, elle était assez débrouillarde et aurait bien trouvé quoi faire : la preuve, elle avait trouvé un compagnon de route et pas des moindres.

- Et vous ? Vous êtes venu seul ? Je suis surprise de ne pas voir une charmante demoiselle à votre bras, ni même deux, d'ailleurs.

Si elle n'avait pas compris le sous-entendu du Mormont, la sirène ne faisait pas vraiment dans la subtilité. Tout comme elle ne comprenait pas le principe de la monogamie, elle ne comprenait pas qu'il n'ait pas une épouse pour l'accompagner ou même une amante. On ne faisait pas dans la subtilité aux Îles de Fer, elle était déjà douce et délicate, elle ne pouvait pas en plus de tout ça être subtile. Si elle était intéressée par le Mormont ? Les battements de cils, le fait qu'elle serre doucement son bras contre elle, les sourires qu'elle lui accordait, lui semblaient plutôt clairs. Elle aimait charmer, elle aimait séduire. Cela faisait parti de ces rares choses dans lesquelles elle se trouvait douée. Denys n'était pas là, les fernés étaient sûrement avec lui - sinon pourquoi l'auraient-ils laissée ici seule ?

Elle regardait où il la guidait, un peu plus loin. Ils pourraient au moins profiter pour se parler. Elle le trouvait vraiment très charmant et sympathique, c'était à la fois différent des fer-nés et à la fois curieusement similaire. Ce qui participait à rendre ça curieux et rassurant à ses yeux. A le rendre curieux et rassurant, en soit. Son instinct de survie était-il si inexistant qu'elle ne se méfie pas du Mormont ? Probablement.


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Message Sujet: Re: The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont Mar 23 Mai - 11:34

The Bear & The Maiden
sigryd & jorah
••••

Non, Jorah n’était pas du tout friand de ces joutes. Une activité éternellement discutée et remise en cause par le peuple nordien. Quoique cette fois-ci, le jeune loup, Brandon Stark, avait décidé de rejoindre la compétition. Un choix que le jeune ours ne comprenait pas forcément mais il ne voulait pas discuter cela. L’héritier de Rickard Stark a ses raisons que l’ours ne veut pas comprendre, pas pour une telle futilité.

L’homme avait cependant avoué être partant pour participer à la mêlée s’il avait été convié à choisir une des épreuves. La mêlée était de loin une épreuve adaptée à ses facultés de combat. Il ne s’agissait pas de simplement rester sur une monture et tenter de faire tomber son adversaire. C’était plus complexe que cela, certes, on le lui avait souvent expliqué, mais il ne voulait rien savoir. Visiblement, la jeune femme ignorait ce qu’était la mêlée et concernant la remarque de l’ours concernant son épée, elle ne saisissait pas vraiment le sens de ses mots. Ce qui était normal, après tout.

« La mêlée est un combat de grande envergure. La mêlée rassemble un grand nombre de chevaliers ou de combattants. Le dernier restant se voit le grand vainqueur de l’épreuve. Le combat est libre et à pieds. C’est beaucoup plus excitant qu’une joute car les véritables forces des participants sont mises à l’épreuve. »

Un sourire se dessine sur le visage du jeune homme. Rien que de penser à l’adrénaline que peut procurer un tel combat, il en a des frissons et mourrait presque d’envie d’enclencher une bagarre, là, maintenant.

« Et mon épée… »

Il la dégaine doucement, pour ne pas que la jeune femme prenne peur même s’il se doute qu’elle en a vu d’autres. Il la brandit en la contemplant, fier de sa possession.

« Grand-Griffe est faite d’acier valyrien. C’est une épée que mon père m’a transmise et que je transmettrai à mon tour à mon héritier. L’acier valyrien est beaucoup plus tranchant que l’acier d’une épée ordinaire. »

Il la replace dans son fourreau avant de blesser quelqu’un et surtout d’attirer l’attention plus que cela.

« Cependant, l’épée ne fait pas le guerrier. »

Pour apprendre à la manier, il a fallu à Jorah beaucoup d’entraînement. Son utilisation ne se fait pas de la même manière qu’avec une épée lambda. Grand-Griffe est très grande, à l’image de son propriétaire, mais malgré tout ce n’est pas évident de la manier. Mais ce qui intéressait davantage Jorah, plus que de brandir son épée, c’était de connaître les raisons de la présence de Sigryd. Aussi voulait-il s’assurer qu’il n’était pas en train de se mettre dans une situation délicate. Elle expliqua que c’était la première fois qu’elle quittait les îles de Fer. Ça lui rappelait étrangement sa première fois en dehors de l’Île aux Ours. Mais Jorah fut interloqué par les mots qui suivirent. Elle avait pu suivre son dit « maître » et il haussa un sourcil. Etait-elle esclave en plus d’être une bâtarde ? En tout cas, il n’était pas dans les parages, ce qui était pour le mieux.

« Votre maître ? Vous a-t-il achetée ? »

Il semblait au jeune ours que l’esclavage était interdit sur les terres de Westeros, mais il était probable que les Îles de Fer en fassent qu’à leur tête. Ce détail ne jouerait pas en leur faveur. Mais il ne voulait pas relever ce détail, la jeune femme n’avait rien à voir avec ces histoires politiques.

« J’espère que cet homme vous traite bien. Laisser derrière lui une jeune femme comme vous aussi belle et charmante, je ne comprends pas. »

Ces mots étaient sortis tous seuls. Comme une inquiétude dans la voix de Jorah. Peut-être la jeune femme avait-elle mal choisi ses mots mais tout semblait laisser croire que ce n’étaient pas des conditions d’épouse à mari ordinaires, il s’agissait d’une relation légèrement différente de ce qu’il en avait compris. Mais demander des détails serait déplacé, il ne voulait pas la mettre mal à l’aise vis à vis de ça. D’ailleurs, à son tour elle interrogea le Mormont sur les raisons qui l’avaient mené jusqu’ici.

« Je suis effectivement venu seul. Mon père m’a envoyé pour représenter la maison Mormont. Et si je suis seul… »

Il marqua une pause, se mordant la lèvre inférieure.

« C’est parce que mon épouse est morte en couche il y a quelques lunes de cela. Que dis-je, il y a maintenant une bonne année qui s’est écoulée. Depuis, je suis seul. Je n’ai pas pour habitude de m’afficher avec une femme. Encore moins deux. »

Mais il ne dit pas ça avec amertume. Il avait fait son deuil depuis un moment déjà. Pourtant il l’avait aimée véritablement. Mais là, en cet instant, la présence de la jeune femme blonde était plutôt agréable et elle ne semblait pas être contre la présence de l’ours. Au contraire, elle envoyait des signaux que le jeune homme avait bien captés. Il se retenait de sourire à cela, tentant de garder une part de mystère. Un homme passa avec deux cornes de bière. Elles étaient probablement destinées à quelqu’un d’autre mais Jorah décida qu’elles étaient pour lui et sa sirène.

« Vous n’avez qu’à aller en chercher d’autres. »

Il s’éloigna encore un peu de la foule, toujours au bras de la jeune femme. Il lui tendit une des cornes de bière et trinqua avec elle.

« Eh bien, puisque votre ‘maître’ semble être allé s’amuser ailleurs, amusons-nous de notre côté. »

Dit-il avec un sourire charmeur. Il était beaucoup trop difficile de cacher son attirance. Mais il était un tant soit peu respectueux envers les femmes. Ne pas aller trop vite, sa tante le lui avait bien mis dans l’esprit.

••••

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Message Sujet: Re: The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont Lun 29 Mai - 14:47


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- Ca m'a l'air très intéressant, la mêlée. Les miens seraient sans doute plus heureux d'y participer que de regarder les joutes.

Elle le regardait à nouveau, essayant de comprendre quel homme il devait être. Mais là encore elle semblait ne pas voir tant de différences entre ses hommes et lui, cette envie d'un réel combat, au corps-à-corps et non pas être haut-perché sur un cheval qui fera pratiquement tout le travail pour nous. Il parlait ensuite de son épée et elle le regardait la dégainer. Elle avait déjà vu une épée de ce genre. Parce que les Timbal en avaient une et que son amant comptait bien hériter de Pluie-Pourpre.

- Grand-Griffe ? Voilà un joli nom pour l'épée d'un ours.

Elle riait de ça, d'ailleurs. C'était une bien belle épée et si elle avait peu conscience de l'importance de ces armes-ci, elle savait combien elle était chère pour les Timbal et faisait leur fierté, elle imaginait donc sans mal qu'il en était de même pour le Jorah Mormont.

- Elle doit faire de grands dégâts. La famille que je sers en a une aussi, Pluie-Pourpre, qu'ils l'appellent. Oh évidemment je n'ai jamais été autorisée à la toucher ni vraiment l'approcher, mais Denys en est fier de cette épée. Il dit qu'elle ne rouille pas et qu'il pourrait la prendre avec lui sans craindre que le sel de la mer ne l'abîme.

Mais qu'en savait-elle, après tout ? Elle savait juste utiliser un harpon et une dague pour éventrer ce qu'elle tirait de la mer, et c'était bien suffisant. Elle n'avait pas vu venir les questions sur Denys suite à ça et elle s'en trouvait bien dépourvue. Elle se mordait à nouveau l'intérieur de la joue.

- Je ne sais pas comment on dit. Je suis sa femme-sel. Achetée ? Les fer-nés ne sont pas vraiment des hommes qui achètent. Ils voient une belle chose, ils la prennent sans demander de comptes. Il m'a vu chez les Harloi alors il m'a prise avec lui.

Elle haussait les épaules, ça semblait évident pour elle, peut-être moins pour les continentaux, elle s'était de toute façon préparée à cette éventualité, ces différences de cultures. S'il la traitait bien ? Elle n'avait pas à se plaindre en tout cas, il la laissait bien souvent s'épanouir, il veillait sur elle, il la corrigeait si elle se trompait, il lui fournissait un toit et lui ramenait parfois de ses pillages de beaux cadeaux. Ce qui, en soit, était déjà bien plus que tout ce que l'épouse de Denys pouvait avoir ou espérer avoir de Denys. Alors la jeune fille haussait les épaules, un sourire revenant sur ses lèvres.

- Je n'ai pas à me plaindre, il est gentil. Autant qu'un ferné peut l'être. Il faut juste apprendre à le connaître. Il m'a laissée mais je suis une grande fille, je ne risque rien. Et puis vous êtes là, monsieur l'ours. S'il avait été là, nous n'aurions pas pu nous rencontrer.

Apprendre à le connaître pour savoir que derrière ses plaisanteries parfois lourdes et graveleuses, il était juste un bout-en-train. Elle était naïve, c'était un fait. L'ours aurait pu lui vouloir du mal, mais elle n'en n'avait pas vraiment l'impression, elle avait plutôt l'impression d'un homme sympathique.

- Seriez-vous inquiet pour une jeune femme que vous ne connaissez point, m'sire ?
Elle plaisantait juste, sans méchanceté derrière. Elle lui donnait juste un petit coup de coude. Elle se mordait la lèvre inférieur cette fois alors qu'il lui disait les raisons de sa venue et poursuivait avec les raisons de cette apparente solitude. Le veuvage, une véritable plaie pour certains, une bénédiction pour d'autres. Morte en couche qui plus est, elle eût un élan de pitié en sachant que ça aurait pu lui arriver, que ça aurait du lui arriver lors de son accouchement prématuré mais qu'elle avait échappé de peu à ce supplice. Son ventre la heurtait encore, lorsqu'elle y songeait. Si physiquement elle avait cicatrisée, il lui restait un très long chemin avant que son âme cicatrise. Ca la touchait chaque fois qu'elle marchait dans la maison des Timbal et qu'elle croisait cette catin.

- Vous m'en voyez désolée.

Elle ne voyait pas l'intérêt de partager cette information avec le Mormont, mais elle était toute fois réellement désolée pour sa perte, imaginant presque bien ce que ça avait du être.

Elle le regardait prendre les cornes et elle souriait, il faisait ce qui lui chantait et ça l'amusait, car le servant ne semblait pas oser broncher. Ceci dit, qui aurait osé devant cette montagne de muscles ? Elle prit donc celle qu'il lui tendait, le gratifiant d'un petit clin d'oeil pour le remercier. Par convenance, après avoir trinquer, elle buvait une gorgée. La bière aux Îles de Fer avaient un tout autre goût, c'était peu de le dire. Elle était d'ailleurs assez amusée qu'il lui ait donné de la bière au vin, à croire que les ladies d'ici ne buvaient que ça, lorsqu'elles buvaient. Et c'était tout à son honneur.

L'homme semblait d'une toute autre humeur tout à coup, plus charmeur. Elle ne savait que peu de choses, mais les airs des hommes, elle les connaissait bien. Elle lui rendait alors son sourire, loin de se défiler, minauder était une chose, mais elle n'était pas le genre de femme à minauder pour se défiler, elle allait jusqu'au bout des choses. Et puisqu'il semblait réceptif aux sourires et légères tentatives de séduction de la sirène ; elle n'allait pas s'en priver. Elle n'avait peut-être que dix-sept années, elle n'était pour autant pas idiote. Ou pas sur ces sujets en tout cas, elle n'avait pas réussi à tenir un fer-né comme Denys Timbal qu'en battant des cils, elle n'avait pas réussi à être la seule femme-sel et que l'héritier de la maison Timbal préfère sa couche à celle de son épouse, toujours en ne battant que des cils.

- N'avons-nous pas déjà commencé ?

Un autre sourire, plus amusée toute fois. Les gens mouvaient autour d'eux, avec des buts précis, peut-être pas pour d'autres. Ce qu'ils se disaient depuis le début de cette rencontre ne faisait que confirmer que les continentaux n'étaient pas si dangereux que ça et qu'il n'y avait pas de réelle raison à cette haine que les fer-nés entretenaient avec le Nord. Qu'avait-elle à faire qu'autre fois, l'Île aux Ours appartenaient aux fer-nés ? Elle n'était pas née à cette époque. Qu'est-ce que ça aurait bien pu lui faire ? Ce tournoi était aussi l'occasion de s'amuser avant de retourner à leur vies mornes. Allait-elle donc s'en priver ? Jamais. Car elle savait bien qu'elle n'aurait plus jamais pareille occasion de toute sa vie. Personne n'était là pour leur dicter ce qu'il convenait ou non de faire, juste deux adultes profitant des festivités, mettant des siècles de rancoeur derrière eux. Elle se sentait définitivement bien avec cet homme, qu'elle se laissait aller à détailler, que ce soit pour découvrir son regard et descendre peu à peu le sien, appréciant très clairement ce qu'elle voyait, elle ne trouvait même pas l'intérêt de cacher ça. Elle ne voyait pas pourquoi elle devrait cacher son intérêt particulier envers cet homme, surtout si les fer-nés étaient partis s'amuser dans une taverne et qu'ils n'étaient pas là pour la surveiller. Elle n'était pas une enfant, après tout, elle faisait encore ce qu'elle voulait si elle le voulait.

La fidélité était une chose très subjective aux yeux de la jeune femme. Les hommes étaient des hommes, les femmes étaient des femmes. Les hommes pouvaient avoir plusieurs femmes, elle l'avait toujours vu, toujours vécu. Les femmes pouvaient-elles avoir plusieurs hommes, alors ? Elle ne voyait rien contre. Elle ne voyait rien l'interdisant en tout cas.

- J'aime les surprises que nous offrent la vie.

Eternelle optimiste, la faisant bien souvent passer pour une femme crédule, naïve, elle trouvait tout de même important de le dire. Elle avait eu le courage d'affronter Victarion et Denys, ils avaient finis par consentir à l'amener, elle était récompensée en mettant un homme si charmant et agréable sur son chemin. Elle ne s'était pas connue cet élan de courage depuis fort longtemps en tout cas.

A son tour, elle voulait porter un toast, juste pour eux toute fois. Elle levait sa corne, un sourire aux lèvres.

- A cette rencontre inattendue mais prometteuse. Ce tournoi sonne meilleur que ce que j'avais pu imaginer. J'espère que cela continuera dans cette lignée.
Peut-être même le destin nous réserve-t-il d'autres surprises.

Elle ne pouvait pas nier être fort inspirée par cette rencontre, inspirée pour une chanson fort probablement. Elle adorait chanter, peu importait le moment. Et tout ceci l'inspirait et ce n'était que le début. Elle était aussi amusée qu'il se montre si prévenant et distant pour l'instant, à croire qu'elle était une petite chose fragile. Etait-ce ainsi qu'on traitait les femmes dans les contrées vertes ? Comme des choses fragiles ? Oui, ça l'amusait.

Etait-ce le destin ou le hasard qui les avaient fait se croiser ? Elle ne savait pas. Peut-être était-ce même un mélange des deux. Peut-être que son instinct de survie était brisé, peut-être aurait-elle encore pu profiter pour s'en aller sans demander son reste, au lieu de se sentir étrangement bien avec ce nordien. Mais elle restait sur place, hors de questions de fuir la queue entre les jambes. Les fer-nés, même elle, n'étaient pas ainsi faits. Et puis, pourquoi aurait-il voulu lui faire du mal ? En public ? Non, c'était ridicule de se méfier. Totalement ridicule.


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Message Sujet: Re: The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont Jeu 1 Juin - 23:40

The Bear & The Maiden
sigryd & jorah
••••

Jorah n’est pas certain que toutes ces choses intéressent vraiment la jeune femme. Elle a beau lui poser les questions avec une certaine forme d’intérêt, elle pourrait très bien le faire par pure politesse. Mais il est quelqu’un de passionné, quand il parle de quelque chose qu’il affectionne vraiment, il ne peut s’empêcher de le faire avec conviction et passion. La jeune Sigryd l’a probablement ressenti en l’écoutant parler de ces choses telles que les mêlées et son épée qu’il affectionne tant. Elle affirma que les siens – les fer-nés – apprécieraient probablement au même titre que Jorah ces mêlées. Il a toujours un peu de mal lorsqu’on lui parle des fer-nés mais il ne peut pas demander à Sigryd de ne pas en parler. Qui est-il pour exiger cela ? Il ne dit rien mais il sourit lorsqu’elle dit trouver que Grand-Griffe est un joli nom pour une épée. Il est vrai que parfois, les épées portent des noms assez violents.

« Un nom adapté à un Ours, effectivement. »

Elle semblait finalement ne pas être si ennuyée que ça par les paroles de Jorah, au contraire et ça lui faisait énormément plaisir. Même si les dames du Nord n’ont rien de comparables aux dames du reste de Westeros, Jorah les connais généralement plus friande de couture, de broderie et autres activités qui n’intéressent pas forcément le jeune ours. Il ignore si la jeune femme est du même tempérament que la petite Lyanna Stark mais pour le moment, il apprécie grandement sa compagnie et pas seulement parce qu’il la trouve séduisante. Il voit en elle quelque chose de différent, quelque chose qu’il n’a jamais cherché chez une femme, mais qui là, à cet instant, lui plaît. Beaucoup, même. Elle parla ensuite de l’épée que posséderait alors la famille qu’elle sert. Jorah écouta d’une oreille attentive. Une famille possédant une épée en acier valyrien mérite toute l’attention du jeune homme. Ce n’est pas une chose à négliger.

« Pluie-pourpre. Un nom qui en dit long, mais très joli nom malgré tout. Il est vrai que ces épées ont des propriétés différentes des épées ordinaires. C’est un acier noble et rare. Aujourd’hui, il me semble qu’aucun forgeron de Westeros n’est apte à le travailler. Elles font généralement plus de dégâts car plus tranchantes et résistantes. Mais comme toute bonne épée qui se respecte, il est nécessaire de bien l’entretenir. »

Encore une fois, il s’emballe. Il aime parler de Grand-Griffe. Cette épée fait sa fierté. Il tente au mieux de se montrer digne d’être en sa possession. Même si son père ne le voit pas, il serait fier de voir à quel point il aime en parler. Il en prend soin comme si c’était son enfant. Un enfant qu’il n’a jamais eu. Une question lui torture l’esprit. Sait-elle se battre ? Il a entendu beaucoup de choses des Îles de Fer, mais il en ignore beaucoup d’autres. Certes, le combat n’est pas une chose adaptée aux femmes, du moins aux yeux de la majorité des hommes et surtout au Sud. Mais qu’en est-il d’eux ? Il se rappelle d’une Fer-née croisée quelques années plus tôt, mais elle n’avait rien d’une guerrière, juste une navigatrice. Il était resté des plus méfiants malgré tout mais rien qui ne soit comparable à sa tante, Maege. Il imaginait Sigryd une épée à la main, il aimait cette image et en même temps la haïssait. S’il considérait qu’une jeune femme devait être apte à se défendre, l’image lui était dérangeante, sans vraiment savoir pourquoi. Il sortit de ses pensées lorsqu’elle donna davantage de précisions quant à sa condition.

« Une chose ? »

Jorah ne dit rien. C’est un concept qui ne lui est pas familier mais il ne peut juger les mœurs de ces peuples. Après tout, Sigryd ne semble pas plus touchée que ça par la manière dont elle est devenue femme sel de ce seigneur des Îles de Fer. Il est vrai que les fer-nés sont réputés pour ne pas être les plus doués pour demander la permission. Jorah le sait d’expérience.

C’était rassurant de savoir qu’elle se sentait bien dans cette situation. Il ne s’imaginait pas prendre une femme simplement parce qu’elle lui plaisait. Chez lui, il y aurait des conséquences et déclencher une guerre pour une femme serait la dernière chose à faire. Il apporterait le déshonneur sur la famille Mormont.

« C’est le principal, Sigryd. S’il vous traite convenablement à vos yeux, je n’ai rien à redire. »

Inquiet ? Peut-être. Protecteur ? Certainement. Et elle semblait lire dans ses pensées, ce qui lui décocha un sourire. C’était un moment à la fois plaisant et étrange. Il ne la connaissait pas, elle venait tout juste d’apparaître, mais comme une complicité s’était installée et le simple fait qu’elle pose cette question jouait beaucoup.

« Il se pourrait que je m’inquiète un peu, oui. Une femme ne mérite pas d’être maltraitée. »

Un poing qui se serre machinalement. Il repense à ce qu’il a pu voir quelques lunes plutôt à l’égard de certaines femmes à Port-Réal. La capitale n’est peut-être pas le seul endroit où ce genre d’abus a lieu, mais c’est une association peu flatteuse qu’il fait depuis. Même si la jeune femme semblait plaisanter en posant la question, il préférait lui répondre honnêtement. Il n’y avait rien de honteux à être inquiet pour quelqu’un, même lorsqu’on ne connaît pas la personne. Peut-être n’avait-elle pas envie que l’on s’inquiète pour elle. Il y avait une certaine proximité qui, pour certains seigneurs présents au tournoi, serait déplacée au vue de la naissance de la jeune femme. Mais Jorah n’en avait que faire de ces différences. Il passait souvent du temps avec les pécheurs de son Île et ils n’étaient pourtant pas de haute naissance. Il faut dire que les Mormont ne sont guère riche, ils possèdent simplement une terre, un titre et un nom, rien de plus, rien de comparable aux seigneurs de l’Ouest dont il a souvent entendu des rumeurs à propos de leurs richesses.

Il lui expliqua les raisons pour lesquelles il était seul en ce jour. Ce n’était guère joyeux, mais il fallait le dire. Il avait appris durant l’année passée à accepter la réalité. Sa bien-aimée était partie, les anciens Dieux en avaient décidé ainsi.

« Vous n’avez pas à être désolée. Les Dieux n’agissent pas toujours de manière très compréhensible. Mais paraît-il qu’il y a une raison à chacun de leur jugement. »

Laquelle ? Y’a-t-il une raison à la mort d’une jeune femme donnant la vie ? C’était stupide de dire ça, mais c’était dit. Il supposait que la jeune femme ne croyait pas aux mêmes dieux. Si elle était fer-née, elle vénérait probablement le Dieu noyé. Un dieu que le jeune ours ne connaît que très peu.

Mais il valait mieux changer de sujet, changer les idées qui commençaient à devenir néfastes. Rien de mieux que de l’alcool pour cela. Ils étaient tous les deux détendus, il n’y avait pas de barrière et pourtant ils ne se connaissaient pour ainsi dire pas du tout. Il en oubliait les raisons pour lesquelles il était là. Si le tournoi ne l’intéressait pas particulièrement, il aurait dû occuper son temps libre pour discuter avec des seigneurs qu’il connaissait ou qu’il devrait apprendre à connaître. Son père le maudirait probablement pour ça. Parler avec une demoiselle de basse naissance plutôt que d’accomplir son devoir. Une fer-née qui plus est. Mais elle était la plus douce, la plus belle et la plus adorable des fer-née qu’il n’ait jamais rencontré.

Elle était joueuse et il aimait ça. En fait, il était complètement sous son charme, comme si elle lui avait jeté un sort ou fait boire quelque chose. Pourtant, rien de tout ça n’était arrivé. Elle avait simplement ce charme évident qui le rendait heureux et souriant. Pas un mot, il la scrutait de haut en bas, non pas avec un air de jugement mais plutôt un air qui appréciait ce qu’il voyait. Etait-ce raisonnable de se comporter ainsi ? Peu importe. Ce qu’elle dit ensuite le fit sourire. Non pas qu’il se soit arrêté de sourire un seul instant, mais elle disait vrai.

« La vie est toujours pleine de surprises. Parfois des mauvaises. Mais parfois la vie ne se rie pas de nous. »

Inutile de préciser quel genre de surprise elle leur avait réservé cette fois-ci, du moins pour le Mormont.

« Je n’aurais pas imaginé rencontrer une femme aussi charmante durant ce tournoi. »

Pas un seul instant. Il ne pouvait qu’acquiescer aux paroles de la sirène. Que pouvait-il dire de plus ? Il y a tant de choses qu’il voudrait savoir d’elle mais tout lui demander au même moment gâcherait le plaisir et l’envie de la revoir. Il but une bonne gorgée de sa corne après avoir porté un toast à l’instar de son interlocutrice. Ce n’était pas une bonne bière, mais ça ferait l’affaire pour la soirée.

« Avez-vous fait beaucoup de rencontres durant cette première journée ou suis-je le premier à avoir l’honneur d’échanger des paroles avec vous ? »

Il n’était sûrement pas le premier mais qu’est-ce que ça changerait ? Ils s’éloignaient davantage à force de boire et de parler. Bien vite, ils se verraient à court de boisson, mais ils trouveraient une solution.

« Avez-vous déjà visité le Nord ? »

Une question stupide. Les rares fer-nés ayant visité le Nord ne le faisaient jamais simplement pour du tourisme, à part cette navigatrice folle sur son bateau. Mais il avait cette envie de lui montrer, de lui apprendre des choses sur ses terres natales.

« Un jour, j’aimerais vous montrer le Nord. J’aimerais vous emmener au Mur car c’est une chose unique qu’on ne voit qu’une seule fois dans sa vie. »

Ce n’était guère romantique, mais c’était une chose qu’il avait voulu montrer à sa défunte épouse, chose qu’elle avait souvent refusé. Ses derniers mots avant de mourir avaient été son accord pour qu’il l’emmène voir l’édifice de ce Stark. Un Mur qui cachait tant de secrets, tant de danger et, selon certains, tant de magie.

« Ce n’est peut-être pas le chose dont vous rêvez le plus, Sigryd, je le conçois... »

Il trouverait autre chose. Il était si maladroit. Séduire n’avait jamais été son grand fort. C’était un ours, pas un loup.

« Quel est votre plus grand rêve ? Qu’aimeriez-vous faire le plus ? »

S’il était assez stupide, il s’exécuterait dans l’instant pour réaliser son rêve. Même le rêve le plus fou.

••••

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Message Sujet: Re: The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont Dim 11 Juin - 3:32


The Bear & the Maiden

Jorah & Sigryd



A bear, there was a bear, all black and brown, and covered with hair.
La jeune femme était curieuse. Curieuse de tout, tout le temps. Surtout depuis qu'elle n'était plus chez elle, aux Îles de Fer. Elle se sentait comme un nourrisson qui découvrait enfin la vie hors du ventre de sa mère. Des couleurs partout, des odeurs différentes, plus cette odeur du sel de la mer à laquelle elle était des plus habituées. Plus rien de tout ceci, non.

Elle ressentait une légère dose de mépris dans sa voix lorsqu'il disait que Pluie-Pourpre en disant long comme nom, mais elle ne voulait pas s'attarder dessus ; à quoi pouvait-elle s'attendre d'autres de toute façon ? Mais elle comprend surtout que parler de ces épées a l'air de l'intéresser puisque c'est de cela qu'ils ont le plus parlé jusqu'ici. Et elle se contente d'écouter, le sourire aux lèvres.

- Une chose.

Elle haussait les épaules. Qu'était-elle de plus ?

- Chez nous, il y a les épouses qu'on appelle femme-roc, elles servent à donner des héritiers, et il y a nous, les femmes-sels, les... Euhm... Amantes ? Certains fer-nés en ont beaucoup, de femmes-sels. Des femmes d'autres contrées la plupart du temps. Bien née ou alors comme moi, une bâtarde non désirée. On ne nous demande pas nos avis mais on reste mieux considérée, pour certaines, que les femmes-rocs. Personne n'a le droit de lever la main sur nous, de nous prendre non plus, chasse gardée comme ils disent. On vit dans de bonnes conditions, on a juste certains devoirs à remplir mais d'autres d'entre nous le vivent plutôt bien. Les femmes rocs pour la descendance, les femmes sels pour le plaisir et parfois l'amour. Même si vous vous doutez sûrement déjà qu'il n'y a pas énormément de place pour l'amour aux Îles de Fer.

Elle ne disait pas cela pour se plaindre, juste mieux expliquer ce qu'elle était. Elle n'était pas mal traitée, pas battue en permanence. Elle faisait parti de ces femmes qu'on ne pouvait convoiter que de loin sans jamais les toucher, cette chasse gardée. Femme-sel, c'était à vie ou jusqu'à ce que Denys se lasse, qu'elle devrait le servir. Et elle faisait partie de ces chanceuses qui étaient aimées par leur hommes. Elles étaient rares et elle en avait conscience, assez pour en profiter et ne tirer de tout cela que le positif. C'était tout de même étrange d'avoir à expliquer tout ceci, quand pour elle, c'était d'une évidence criante, car cela avait toujours fais parti de sa vie. C'était aussi étrange d'avoir à parler de cela devant le géant, tout court.

Il espérait qu'elle soit bien traitée et sur l'instant, la gamine avait ri. Il était bien trop charmant pour être réel, cet homme. Si cela se trouvait, elle déambulait seule en parlant comme une folle depuis tout à l'heure. Mais non il semblait bien là avec elle.

- Je ne suis pas maltraitée, soyez rassuré. Ai-je l'air affamée, fatiguée, battue ?

Elle essayait de lui offrir un sourire réconfortant. Les continentaux avaient-ils tous leur coeur sur la main ? Avaient-ils tous ces manières et ces façons de s'inquiéter pour autrui ? Ca n'arrivait pas vers chez elle en tout cas.

Le sujet de son épouse était un point sombre, comme ils en avaient tous. Ce qui semblait terrible était surtout que cette femme était partie sans laisser d'enfants, car force était de constater qu'aucun petit ours ne gambadait près de l'homme et qu'il n'avait pas l'air soucieux de la nourrice qui s'occuperait de son enfant. Ou alors il n'était pas soucieux pour ça, mais s'il était soucieux pour une femme qu'il venait de rencontrer, alors son enfant ? Ah, trop de questions qu'elle se posait. Elle finissait juste par laisser ce sujet se tasser pour ne pas en rajouter, car elle ne voyait pas ce qu'il y avait à rajouter à cela. Leur dieux avaient leur raisons de faire ce qu'ils faisaient, c'était sans doute vrai.



Ces charmes qu'ils utilisaient n'avaient en soit rien de bon, mais rien de mauvais non plus. Ils n'auraient pas du continuer ces regards et si tôt cette complicité naissait, qu'elle aurait du partir. Mais c'était si agréable de rencontrer quelqu'un d'à la fois très différent et similaire, qu'elle avait envie d'en savoir plus. Il n'était pas si différent, tout en l'étant sur certains points et elle trouvait cela fascinant. Il aimait le combat et pourtant se soucier du bien-être d'autrui, quand chez elle ils auraient plutôt fonctionné au marche ou crève. C'était nouveau. Il avait ce côté familier qui était rassurant tout en étant nouveau et intriguant, alors pourquoi serait-elle partie ?

Trinquer à cette rencontre était une bonne idée, elle voulait que cela lui marque l'esprit dans tous les cas. Repartir la tête pleine de souvenirs, c'était son but. Denys avait-il eu peur qu'elle prenne goût à cette vie et ne soit plus jamais heureuse à Grand Wyk ? C'était fort possible, car elle ne s'était pas ainsi amusée depuis bien longtemps. La bière avait peut-être un goût un peu étrange mais elle la buvait tout de même, ce serait toujours de quoi lui réchauffer le sang.

- Je n'aurais pas cru rencontrer un homme aussi charmant non plus, mais voilà qui est fait. Et puisqu'aucune dame ne se pavane à votre bras, autant que j'en profite.

Elle n'avait pas de mal à imaginer qu'une femme aurait été fort heureuse de se promener au bras du Mormont, sans toute fois savoir si sa maison était riche ou non, il avait toutes les qualités requises, à ses yeux, pour qu'une femme soit heureuse avec lui, il avait même bien plus qu'une douzaine de ferné réunis, et encore. Mais puisqu'aucune donzelle ne prenait cette place, elle n'allait pas se gêner pour le faire.

- Vous êtes le premier continentaux de la journée. Oh, j'ai eu tout le loisir de rencontrer votre futur seigneur, euhm, ser Brandon Stark ? Mais aujourd'hui, pas grand monde hormis des fer-nés. Quelle image votre futur seigneur doit avoir des femmes des Îles, j'en ris encore.

Il l'avait tout de même appelé "femme" à plusieurs reprises, comme il aurait parlé à une gueuse, une vulgaire paysanne, elle s'était promenée pieds nus dans l'herbe si bien que ses pieds étaient passés de blanc, à vert. Oui, elle riait vraiment à se remémorant cette rencontre pour le moins particulière.

- Je n'ai jamais quitté les Îles de Fer. Alors non, jamais vu le Nord. Ser Brandon a pu le constater hier, puisque j'ai passé la journée pieds nus dans l'herbe tendre. Mes pieds ont finis par devenir vert à force, mais je n'ai aucun regret. Là d'où je viens, le peu d'herbe qui pousse est sec. Alors ici, je n'ai pas pu résister à l'envie de retirer mes chausses.

Elle passerait peut-être pour une idiote ou une enfant, mais ça ne lui importait pas. Elle aimait juste ces simples choses de la vie, ces choses dont les continentaux ne profitaient visiblement pas assez mais qui pour elle, étaient énormes.

Il lui parlait du Nord, qu'il aimerait le lui montrer et cela la faisait sourire ; pourquoi voulait-il le faire ? Avait-il un élan de pitié pour la bougresse venant des Îles de Fer ? ta beauté est dangereuse qu'avait dit Victarion, elle riait presque en y songeant à nouveau.

- C'est quoi, le Mur ?

Elle allait sans doute passer pour une idiote une fois de plus, mais on ne lui avait jamais parlé de ce Mur. Et elle ne savait pas lire, difficile donc d'aller lire des livres sur le sujet - il fallait aussi dire que les bibliothèques n'étaient pas franchement fournies.

Quel est votre plus grand rêve ? Qu’aimeriez-vous faire le plus ?, lui disait-il. Elle haussait les épaules sans trop savoir quoi répondre.

- J'ai toujours rêvé de voir la vie hors des Îles de Fer. Sur un bateau ou à terre, j'ai toujours voulu voir ce que c'était.

Elle ouvrait les bras alors, pour montrer qu'elle était là alors que son rêve était accompli. Elle était rêveuse mais n'aspirait pas à de très grandes choses non plus.

- Je sais pêcher, naviguer, je sais ouvrir un poisson et le vider. Je sais m'occuper de mon homme, je sais m'occuper d'une maison en son absence. Mais vivre réellement ?

Elle haussait les épaules, un peu songeuse. Elle ne s'était jamais vraiment plaint de sa vie, elle était ainsi et se plaindre ne l'aurait clairement pas changé.

- On ne m'a pas appris à vivre à Westeros, alors je suppose que cela ferait parti des choses que j'aimerais, si je pouvais rester ici. J'aimerais pouvoir rester ici. Mais ça n'est pas possible.

Rester sur les terres, sur le continent. Se rouler dans l'herbe tendre ou humide. Manger des fruits frais, manger autre chose que du poisson ou des crustacés. Boire autre chose que de la bière ou du vin qui avaient encore le goût du tonneau. Ces choses là. Mais ça n'était pas possible pour mille et une raisons qu'elle ne voulait pas énumérer. Mais pour l'heure, elle avait ces choses là, alors autant en profiter. Elle buvait une nouvelle gorgée en y pensant.

- Et vous, Jorah ? Quel est votre plus grand rêve ? Aspirez vous à quelque chose de particuliers ?

Le combat ? L'aventure ? Ou est-ce que ce Mur dont il avait parlé lui suffisait ? Ou bien rêvait-il d'encore tout autre chose ? Elle se mordait la lèvre inférieur et prenait finalement la main de l'homme, plutôt que son bras. Sa main lui semblait gigantesque comparé à sa petite main, tout comme elle lui semblait chaude quand sa peau était froide. C'était surtout pour l'entraîner un peu plus loin de la foule, un peu plus encore. Il y avait bien des animations en ces lieux et elle voulait les voir, que ce soit les jongleurs avec des objets tranchants ou des cracheurs de feu qui se mettaient en place, ou même des jongleurs tout simple. Mais c'était surtout pour ne pas suivre cette foule de noble. Pas qu'elle ne se sentirait pas à l'aise, mais elle trouvait cela bien mieux s'ils pouvaient se parler sans avoir cette impression d'être regardés, épiés. Et c'était surtout vers une direction qu'elle supposait opposée à là où ses amis étaient allés. C'était peut-être inconvenant de prendre la main de cet homme, elle avait surtout jugé que cela serait plus facile de l'entraîner avec elle de cette façon. Non, décidément, elle ne s'était pas sentie si bien depuis longtemps. Et elle savait exactement depuis quand. Le devait-elle à cet homme qu'elle venait de rencontrer ? Elle estimait que oui, puisque les joutes n'avaient pas été très exaltantes et que ce n'était que maintenant qu'elle rencontrait l'ours qu'elle pouvait s'amuser, se changer les idées. Et pourquoi pas essayer sa séduction sur des continentaux, ce qu'elle n'avait pu faire que la veille, là encore, avec Brandon Stark. On pouvait dire d'elle qu'elle était une femme facile, ça lui importait peu, son titre de femme-sel parlait clairement pour elle et elle n'avait de toute façon rien à cacher, rien à perdre, aucune réputation à tenir. Elle pouvait faire ce que bon lui semblait, elle n'avait de compte à rendre qu'à Denys et ce dernier se trouvait dans une taverne, à boire avec ses amis, sûrement était-il entouré de quelque femmes lui aussi. Alors oui, elle se moquait bien de ce qu'on pouvait dire d'elle et des noms qu'on pouvait lui trouver. Si Jorah Mormont voulait retirer sa main, toute fois, elle ne l'aurait pas boudé. Mais elle n'en n'aurait pas fini là pour le séduire. C'était en trop bonne voie pour s'arrêter maintenant.


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Message Sujet: Re: The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont Sam 24 Juin - 15:32

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sigryd & jorah
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C’était si inattendu, si improbable. Rencontrer cette jeune femme, lui parler, ne pas se voir refuser la compagnie et avoir l’impression que le courant passe bien comme s’ils se connaissaient depuis des années, c’était véritablement inattendu. Mais pour le jeune ours, c’était plutôt une bonne surprise, quelque chose qui rendait ce tournoi un peu moins ennuyeux et oppressant.

Jorah n’avait jamais réellement eu l’occasion de discuter avec une personne originaire des Îles de Fer. Généralement, s’il croisait la route de l’un d’entre eux, ça ne se passait rarement bien. Mais là, le contexte était différent. Elle était différente. Cette situation lui permettait d’une part d’en apprendre plus sur son peuple tout en découvrant sa vie, sa façon d’être et de penser. Pourquoi le regard s’était-il posé sur elle ? Il n’en avait aucune idée mais à présent il était heureux qu’il n’ait pas choisi de partir simplement lorsqu’elle lui avait adressé la parole en premier lieu. Il n’était pas vraiment certain que ce qu’elle lui apprenait allait l’aider à mieux apprécier ses semblables mais une certaine compassion, une inquiétude était en train de naître au fur et à mesure des mots déversés par la jeune femme. Une chose. C’était une façon si barbare d’appeler un être humain. Malgré tout, c’était intéressant de comprendre les différents statuts des femmes pour eux. Jorah était persuadé que certains seigneurs du continent aimeraient user de ces coutumes. Avoir plusieurs femmes en plus de celle utile à donner des héritiers, beaucoup d’entre eux en rêvent. Lui ne sait pas trop ce qu’il aimerait. Il ne peut cacher son intérêt pour les femmes, il les aime et s’est parfois demandé l’intérêt de devoir se dévouer à une seule et unique femme. Mais il a bien vu sa façon d’être lorsqu’il était encore marié, incapable d’aller voir ailleurs car l’honneur le rappelait à l’ordre.

« Je vois. C’est une façon de penser assez différente d’ici mais ça explique pas mal de choses. Les hommes du continent vont effectivement avec d’autres femmes bien souvent, mais c’est assez mal vu. Malgré tout, il ne me semble pas que vous soyez une chose… »

Elle avait beau insister sur ce point, il n’appréciait pas ce terme. Elle n’était pas esclave et quand bien même elle l’aurait été, c’est un être humain. Elle répliqua une dernière fois sur les inquiétudes du jeune homme. Ça la faisait rire visiblement de le voir se soucier de son sort alors qu’ils ne se connaissaient pas. Son rire était agréable à entendre et Jorah se mit à sourire à son tour. Il donnerait n’importe quoi pour que son rire ne s’arrête jamais.

« Non vous n’avez pas l’air ni affamée, ni fatiguée, ni battue. Vous êtes resplendissante, à vrai dire. Mais je voulais m’en assurer. C’est mon grand défaut, m’inquiéter pour les autres. »

Il n’est pas comme ça avec tout le monde. Sa tante et ses cousines, il ne s’en inquiète pas vraiment, il les sait fortes. Mais cette jeune femme semble avoir besoin d’être protégée ou alors est-ce simplement l’envie de rester à ses côtés pour cette soirée. Ou plus. Mais c’est une idée qu’il se devait de chasser de son esprit. Il ne voulait pas chercher de problèmes avec les fer-nés. L’ambiance était déjà suffisamment tendue depuis le début du tournoi que rajouter de l’huile sur le feu serait suicidaire. Elle a été claire sur le sujet : en tant que femme-sel, personne n’a le droit de la prendre. Si elle n’avait pas eu d’homme dans sa vie, il serait déjà probablement en route pour le Nord avec elle.

Evidemment des sujets un peu plus délicats avaient abordés. La défunte épouse de Jorah restait quelque part dans son esprit, difficile de s’en débarrasser car au fond, il ne veut pas l’oublier. A quoi bon pourtant ? S’ils avaient eu des enfants ensemble, il aurait été normal de garder une pensée pour elle mais ce n’était pas le cas. Malgré tout, ce départ prématuré avait marqué le jeune ours à vie, persuadé de ne jamais pouvoir retrouver un jour l’amour. Il se demande souvent s’il aimera sa prochaine épouse. Pour lui c’est quelque chose d’important de créer un lien soudé entre époux. Un couple qui se déchire ne peut rien apporter de bon, surtout lorsque l’on est héritier. Mais Jorah tenta de se débarrasser de ce sujet rapidement, il ne voulait pas parler de sa défunte épouse des heures durant. Elle était entre les mains des anciens dieux à présent.

Apparemment, ils étaient tous deux aussi charmés d’avoir fait cette rencontre. Si le plaisir était partagé, alors Jorah ne pouvait qu’en être fier. Il sait qu’il n’attire pas facilement les femmes à cause de son apparence assez impressionnante et son air rustre à première vue. Malgré l’importance de sa maison dans le Nord, il n’a pas les richesses de bien d’autres maisons, au contraire. Il faut apprendre à connaître Jorah pour voir qu’il n’est pas si mauvais. Mais Sigryd, elle, n’a pas eu besoin de cela pour l’approcher et c’est une chose qui joue beaucoup en sa faveur. Mais la jeune femme attira l’attention de l’ours lorsqu’elle évoqua avoir rencontré Brandon Stark. Il n’était donc pas le premier Nordien à qui elle parlait, ce qui le décevait un peu mais il était surtout intrigué de savoir ce qu’ils avaient bien pu faire ou se dire.

« Ah vraiment ? Vous avez rencontré Brandon Stark ? C’est un ami à moi avant d’être mon futur suzerain. Vous me voyez curieux de savoir de quelle manière vous avez pu lui donner une drôle d’image des femmes des îles. A mes yeux vous leur donnez une bonne image. »

Il se demanda comment Brandon avait pu se comporter en compagnie d’une fer-née. En plus d’être autant concerné que Jorah par les problèmes entre le Nord et les Îles de Fer, il savait Brandon comme aimant les femmes mais surtout qu’il était fiancé. A vrai dire, il ne voulait pas réellement savoir ce qu’il s’était passé entre eux car ça ne le regarde pas. Elle aurait pu dire n’importe qu’elle nom que Jorah aurait été curieux malgré tout. La jeune expliqua alors qu’elle n’avait jamais quitté ses terres et donc jamais vu le Nord. Aux yeux du jeune ours, il n’y avait plus belles terres que les contrées du Nord, mais il n’était pas vraiment objectif. Ce qu’elle lui raconta l’amusa. Il ne put s’empêcher de rire en l’imaginant marcher pieds-nus.

« Je comprends en effet que cette image ait pu surprendre mon cher Brandon. »

La jeune femme demanda alors ce qu’était le Mur. Il fut surpris de cette question car si peu de personne l’ont vu, il pensait que tout Westeros en connaissait l’existence. Il s’était donc trompé. Il lui expliqua alors brièvement.

« Voyez, je viens de la région du Nord qui est vaste. Si pour frontières nous avons la mer Grelotte à l’Est, la mer du Crépuscule à l’Ouest et le Conflans au Sud, nous avons un mur gigantesque au Nord. Le Mur. Il nous sépare de contrées encore plus aux Nord, plus sombres, plus froides où vivent les Sauvageons et d’après les légendes des créatures que nous ne connaissons point par chez nous. Ce mur de glace est si grand qu’il en est difficile de voir le sommet et il est gardé par la Garde de Nuit. »

C’était peut-être abstrait pour elle, mais tout ce qu’elle devait savoir c’est que ce mur est impressionnant. Il ignorait si c’était quelque chose qui lui faisait envie, mais il aurait aimé pouvoir lui montrer, être présent pour voir son regard au moment où elle découvrirait l’immensité de cet édifice. Il se demandait alors ce qui pouvait lui faire envie, ce dont elle pouvait rêver. C’était un rêve simple mais compréhensible. Voir ce qui se passe au-delà de ses Îles est un rêve respectable. Jorah rêvait de la même chose étant petit. Elle expliquait donc ce qu’elle savait faire, ce qu’elle avait appris sur son Île et expliquait également que vivre sur le continent lui serait difficile mais qu’elle aimerait apprendre cela. Elle aimerait pour cela rester là, sur la terre ferme. C’était un rêve dangereux.

« Il vous serait difficile de vous faire à la vie de Westeros car chaque recoin du continent a ses propres mœurs et propres façons de faire les choses. Il vous faudrait apprendre de nouveau à chaque nouvelle région découverte. J’ai moi-même du mal à comprendre les us et coutumes de certains seigneurs présents ici. »

Elle le questionna alors sur ses rêves à lui, question qu’il n’avait pas pensé se voir retourner. Il n’y avait jamais pensé car son destin était tout tracé. Il réfléchissait malgré tout à ce qui lui faisait envie.

« Vous savez, en étant l’héritier de mon Île et surtout en étant fils unique, je n’aspire plus à grand-chose. Mais il fut un temps, je voulais intégrer cette Garde de Nuit que j’ai évoquée. Je voulais avoir la possibilité de voir ce qu’il se passe de l’autre côté du Mur. Mais cela signifiait de renoncer à mon nom, à mon titre, aux femmes. Mon père me l’a toujours défendu. Aujourd’hui je pense que j’aimerais pouvoir voyager en Essos avant de devenir Seigneur de l’Île aux Ours. Essos est tout autant mystérieuse pour moi que ce qui se passe tout au Nord. Apprendre les langues, apprendre tout ce qu’ils ont de différent de nous. Je crois que c’est ça, mon rêve. »

Il avait commencé l’apprentissage de certaines langues lorsqu’il était à Port-Réal, mais il en garde aujourd’hui que quelques bribes inutiles là où il vit. Il déteste lire, pour lui c’est une perte de temps, il préfère découvrir les choses réellement. Il ne croit que ce qu’il voit. Si on lui disait que les dragons existaient autrefois, il ne saurait réellement y croire à moins d’en avoir un sous les yeux. Beaucoup de légendes le rendent assez sceptique, pourtant il serait prêt à y croire s’il était témoins de ces choses.

« Mais c’est un rêve qui ne se réalisera pas car, comme je vous ai dit, j’ai des obligations. Je ne peux réellement m’enfuir à l’Est alors que mon père attend beaucoup de moi. Si je ne reviens pas au Nord après le tournoi, je n’ose imaginer sa fureur. »

Décevoir Jeor Mormont est la dernière chose que Jorah voudrait faire. Pourtant, là, dans l’immédiat, il n’avait que faire de savoir ce que son père pouvait penser. Il n’avait que faire de savoir de quoi serait fait leurs lendemains. Ils étaient là, tous les deux, à boire et à se parler. Jorah ne s’était pas senti aussi à l’aise depuis très longtemps. Même lorsque la jeune femme lui prit la main, il ne la repoussa pas. Sa main était toute petite comparée à la sienne, elle avait l’air si fragile ainsi mais il serra sa main de manière à ne pas pouvoir la lâcher malencontreusement puis il la suivit sans réfléchir. Peut-être était-ce un piège ? Un très joli piège alors. Ils se trouvaient alors un peu plus loin, ils n’étaient pas seuls, mais toute la noblesse semblait à l’opposé même de leur emplacement.

« Cherchez-vous à m’enlever pour m’emmener sur votre île Sigryd ? »

Il lui demande cela avec un air amusé. Elle était belle, ça oui, il ne pouvait retirer son regard de son visage que pour admirer ses formes. Il tentait de les deviner sous sa robe. Il tenait toujours la petite main de la jeune femme mais ils s’étaient à présents arrêtés.

« Si je ne peux vous apprendre en un instant comment vivre à Westeros, il y a cependant une chose que je peux vous apprendre. »

Il lâcha la main de la jeune femme pour alors prendre son visage entre ses mains. Il mourrait d’envie de l’embrasser et là, il était difficile pour lui de faire machine arrière. Elle le séduisait, elle jouait et il avait envie de rentrer dans ce jeu. Alors il approcha son visage de celui de la jeune femme, doucement, hésitant lorsque leurs nez s’entrechoquèrent. Puis il brisa la glace et embrassa la jeune femme, brièvement.

« Si on nous demande, je leur dirai que c’était pour vous apprendre la vie en dehors des Îles de Fer. »

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by Wiise
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Message Sujet: Re: The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont Ven 28 Juil - 15:26


The Bear & the Maiden

Jorah & Sigryd



A bear, there was a bear, all black and brown, and covered with hair.
Il ne semblait pas vraiment apprécié ce sujet sur lequel ils s'étendaient, des moeurs peut-être trop différente qui se confrontaient et pas forcément pour le meilleur. Mais au moins ils s'expliquaient et cela ne partait pas dans un conflit qu'elle aurait forcément voulu éviter, comme elle évitait tous les conflits survenant.

- Mal vu ? Pourquoi cela ?

Pourquoi était-il mal vu d'avoir plusieurs femmes ? C'était une notion fort étrange pour la jeune femme, éduquée dans l'idée de la femme-roc servant à faire des enfants et de la femme-sel servant aux plaisirs de l'homme.

- Vous n'avez pas à vous inquiéter, si vraiment malheur m'arrivait, je ne doute pas que Digrys, ma soeur, aurait déjà fendu le crâne de Denys de sa hache. Contrairement aux autres femmes, Digrys est une combattante. Et elle n'aime pas vraiment cette condition non plus je dois dire...

Comme quoi, toutes les femmes ne servaient pas qu'à la reproduction ou à tisser pour les hommes.

- N'ayez crainte, bel ours. Je suis sous bonne garde, mon cousin Harras aussi aurait vite eu de faire cesser cela s'il était inquiet.

Mais elle savait aussi qu'une fois la porte fermée, personne ne pouvait savoir ce qu'il se passait. Mais elle n'était pas femme à se plaindre et avait fini par croire au fil des années que les coups qu'elle avait reçu étaient mérités, car on ne pouvait pas défier un homme et s'attendre à ce qu'il vous remercie pour cela.

Alors qu'il riait quand elle lui racontait comme s'était passée sa rencontre entre elle et le futur suzerain du Nord, elle lui mit un petit coup de coude amical, l'air de dire ; eh ! te moque pas !

- Je n'ai aucun regret ! Je compte bien profiter de mon unique voyage dans les contrées vertes. Même si mes pieds doivent être verts.

Elle souriait largement en pensant à cela à nouveau et à ses pieds tout vert en fin de journée et la peine qu'elle avait eu à les nettoyer. Sa soeur s'était moquée d'elle en lui disant "haha, pauvre petite chose qui découvre la vie", facile à dire pour quelqu'un qui voyageait souvent.

Il lui parlait du Mur et elle avait presque froid dans le dos en imaginant ce qu'il pouvait bien y avoir là-derrière. Etait-ce pour cela que les nordiens étaient grands et costauds, comme l'était Brandon puis comme l'était Jorah ? Avaient-ils du se battre contre ces choses là, dépassaient-elles parfois ? C'était intriguant mais pour la petite femme qu'elle était, peut-être trop dangereux. Elle avait pour habitude de naviguer sur des eaux qu'on disait infestées de requins et de kraken, mais elle était née ainsi, si l'on pouvait dire, sur ces eaux. Mais un Mur ?

- Ooooh. C'est donc pour cela, cette fameuse garde de nuit. Certains fernés en parlent parfois. Bien, cela doit être intéressant, bien que je doute avoir les capacités pour affronter pareille chose. Mais si j'étais en votre compagnie, je suis sûre que je ne craindrai rien ! Mais aux îles, nous aussi nous avons nos monstres, mais nous n'avons pas de Mur. Nos monstres se trouvent dans les fonds marins, parfois, certains d'entre nous en pêchent. Des requins géants, certains disent même des seiches géantes, des krakens même.

Un sourire un peu rassurant, l'homme semblait costaud, en plus d'être grand. Des épaules larges en plus de posséder une grande épée. Il ne lui en fallait pas plus pour se sentir en sécurité qu'un homme qui avait la carrure pour le combat et qui semblait lui montrer assez d'affection pour vouloir la guider là-bas. Puis elles songeaient aux fonds marins une fois de plus, combien de fois avait-elle seulement rêvé de pouvoir respirer sous l'eau pour voir de ses propres yeux ce qu'il pouvait y avoir réellement dans ces eaux. Puis il lui parlait des régions...

- Chaque région ? Différente ? Voilà qui me surprend...

Aucune ironie, aucun sarcasme : elle était vraiment surprise. Les fer-nés n'avaient cessés de lui dire, tout au long de sa vie, que tous les westerosi étaient les même. Même culture, même moeurs, même choses à piller, même degrés d'idiotie et surtout. Surtout : ils étaient tous leur ennemis. Alors elle était surprise que l'ours lui dise cela et ne pouvait qu'hausser les épaules, voilà qui allait faire beaucoup, elle doutait pouvoir tout retenir, comme souvent, elle ne se souviendrait que de ce qui lui semblait le plus intéressant et son cerveau lui ferait oublier le reste, jugé inutile et inintéressant.

- Vous êtes l'héritier d'une grande maison et vous perdez votre temps avec une pécore des Iles de Fer, il y a de quoi être amusé.

Elle était intriguée, l'homme rêvait de voyage, tout autant qu'elle, elle n'en doutait pas. Cela étirait ses lèvres en un nouveau sourire, elle se demandait comment deux personnes si différentes, ayant vécus dans des lieux différents, et même étant ennemis depuis des générations, pouvaient avoir soudain tant en commun. Ils rêvaient de voyager, de voir ce que le monde avait à offrir. Pourquoi se limiter à un seul endroit, quand le monde était à portée de main ?

- Serais-je à blâmer, d'avoir au moins essayé de vous emmener avec moi ?

Elle eût un rire bref, l'idée était amusante qu'amener un homme des contrées vertes avec elle, l'idée d'un homme-sel la rendait hilare. Puis elle songeait à la réaction qu'aurait Denys et son sourire s'évaporait.

Elle parlait de lui apprendre quelque chose et elle était toute curieuse de savoir ce qu'il avait à l'esprit. Et soudainement, deux grandes mains chaudes et calleuses se retrouvaient sur son visage : ce qu'elle se sentait petite face à lui. Et, finalement... Venait-il... Venait-il de l'embrasser ? Avait-il osé, malgré ce qu'elle lui avait conté sur les fer-nés et les femmes-sels ? Cet homme était curieux, il n'avait de toute évidence pas froid aux yeux. Cela lui plaisait, autant qu'elle espérait qu'ils n'aient été vu et que cela n'apporte pas d'ennuis à cet homme. Ce baiser avait été bref, surprenant et c'était à peine si elle avait pu le lui rendre qu'il s'était reculé pour lui parler. Elle rougissait presque, c'était dire.

- Et bien... je dois dire que la vie en dehors des Iles de Fer est très... palpitante.

Un nouveau sourire se dessinait sur ses lèvres, cet homme jouait sciemment avec le feu et après tout, qui était-elle pour l'en empêcher ? Elle ne comptait pas non plus s'empêcher de le séduire : elle adorait ça. Le titiller un peu, voir jusqu'où seraient les limites, c'était nouveau, c'était excitant. Les lèvres de l'ours avait le goût du houblon, de cela elle en était sûre. Mais pourquoi ce baiser avait-il du être aussi bref ? Pour une fois depuis sa fausse-couche, elle se sentait revivre, à croire qu'elle rouvrait les yeux après des lunes à se focaliser sur le problème ; la femme-roc de Denys. Elle avait voulu tester ses propres limites, il fallait croire.

- Je crois que je n'ai pas encore fini d'apprendre...

Qu'importe le danger, était-elle à cela près ? Elle était ici pour vivre et découvrir, autant emporter avec elle sur son île morne et triste le plus de souvenirs possible. Et si elle devait emporter comme souvenir qu'elle s'était dressée sur la pointe de ses pieds, poser une main sur la joue d'un ours et venir à son tour l'embrasser, alors soit. C'était ce qu'elle faisait, se mettre sur la pointe des pieds, poser sa main contre cette barbe et venir embrasser cet homme qu'elle connaissait depuis quelque minutes à peine. Ou peut-être une heure, pour ce qu'elle en savait - et en avait à faire sur l'instant. Et les lèvres de l'ours avaient belles et biens le goût du houblon, tout comme elles étaient chaudes et accueillantes. Ainsi, elle considérait lui avoir rendue la pareille. Que dirait-on si on les voyait ? Elle s'en moquait. Pourquoi se serait-elle inquiétée, puisqu'elle n'était personne ? Juste une femme blonde parmi d'autres femmes, avec une robe étrangement bleue, loin de la mode de la cour et loin de la haute couture. Mais après quelque instants, elle finissait par se remettre sur ses talons, abandonnant les lèvres de l'ours. Elle qui était pourtant si fidèle à Denys, qui l'aurait suivi les yeux fermés. C'était arrivé, c'était plus fort qu'elle, cela attisait sa curiosité, et voilà. Elle ne s'était pas sentie si bien depuis fort longtemps et ne pouvait donc pas résister à ce soudain appel. Devait-elle culpabiliser ? D'un côté elle entendait Denys gronder de colère, d'un autre elle entendait sa soeur l'encourager à s'affranchir.

- Merci à vous, Jorah de la maison Mormont.

Elle décidait donc d'envoyer promener Denys, tandis qu'elle laissait l'un de ses bras fin s'aventurer autour de l'ours pour le serrer contre elle quelque instants.

- Je n'avais pas passé tel moment depuis... trop longtemps.



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The Bear & the Maiden | ft. Jorah Mormont

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