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Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon. FT. Sylwa

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MessageSujet: Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon. FT. Sylwa Dim 7 Mai - 11:26


Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon
Sylwa & Aerys




Lune 6 ; Veille du tournoi d'Harrenhal
Les notes de musique résonnent à peine dans les couloirs du château d'Harrenhal ; Venant successivement, avec un temps d'arrêt frustrant entre chacune d'elles. Le Roi compose, là, seul dans cet appartement luxurieux et gigantesque dans lequel il patiente, voila déjà trois jours, en attendant le jour du fameux tournoi. Le piano d'un bois lustré et teinté de rouge se trouve au centre de la pièce. Lui, est assis sur un confortable tabouret à coté duquel se trouve un pupitre et une petite table. La plume d'Aerys dessine minutieusement les notes choisis sur le manuscrit, avant qu'il ne les essaye au piano. De nombreux papiers froissés se trouvent à ses pieds ; Signe que sa majesté s'ennuie dans sa solitude, puisque son épouse et lui ont convenus de faire chambre à part, ici comme au Donjon Rouge. Quelles raisons auraient-ils de changer leurs habitudes si ce n'est celle de faire un enfant? Le Roi fait bien assez d'efforts pour rejoindre Rhaella dans sa couche le soir venu et ce plusieurs fois par semaine, il ne va pas non plus devoir la supporter le reste de la journée! Et, bien évidement, il est hors de question de prendre le risque de sortir d'ici. Le danger est bien trop grand, là dehors. Même entouré de ses gardes royales, il préfère de loin la sécurité de ces murs ; Bien qu'elle soit misérable face à celle que lui offre ses rempares, sur les terres de la Couronne.
Imperturbable pourtant, Aerys a passé déjà une grande partie de la matinée à composer ; Sa création est presque prête, et elle sera au bout du compte parfaite, il en est certain. Il y met beaucoup de son temps, et surtout tout de son cœur. Il n'y a qu'à travers sa musique qu'Aerys transmet la sensibilité de son humanité ; Du moins, du peu qu'il lui en reste.

Le dragon sursaute alors que la porte tremble sous le poing refermé du valet privilégié du Roi, qui entre sans même prendre la peine d'attendre une quelconque réponse de son maître. Aerys lève les yeux vers lui, sévère, méprisant une telle intrusion. Le jeune homme est de petite taille, très fin. Ses cheveux noirs, mis-longs, encadrent un visage pâle et allongé, barré dans toute sa largeur d'une surprenante balafre. Son regard bleuté est perçant, vicieusement expressif, et sa façon de se balancer constamment d'avant en arrière laisse deviner qu'il n'a pas vraiment toute sa tête ; Une créature dangereusement loyale, domptée férocement par son maître, celui qu'on appel le fou du Roi.
« Pardonnez mon interruption, sire, mais un présent est arrivé pour vous. » Annonce t-il aussitôt en se courbant, d'une voix perfide et fiévreuse, avant d'aspirer la bave qui a failli s'échapper d'entres ses dents monstrueuses.
« Encore?! » Lance t-il, exagérément excédé en le regardant, surpris. Il souffle. « Range le donc avec les autres le fou, et ne m'ennuie plus avec toutes ces babioles inutiles! » Ajoute t-il en le renvoyant d'un vulgaire geste de la main et en retournant à ses occupations.
« Si je puis me permettre... » Insiste le garçon. « ... Je pense que l'attention de sa majesté vaut d'être captivé par ce présent là. »
Les yeux d'améthystes d'Aerys se relèvent vers lui afin de constater le sourire complice qui est né sur ses lèvres trop fines ; Ses mots piquant à vif sa curiosité. Si le cadeau en question n'était véritablement pas intéressant, le fou, même fou, n'aurait surement pas prit le risque d'insister. Le Roi souffle alors lourdement, se résignant à interrompre sa séance.
« Qu'attend tu pour me l'apporter alors? » Demande t-il, hautainement.
Le valet se courbe à nouveau en disparaissant quelques secondes derrière la porte. Aerys, quand à lui, repli son manuscrit et dépose sa plume dans le bocal d'ancre avant de se lever. En se faisant, le fou a eu le temps de revenir, accompagné du présent si intéressant.
« Dit moi le fou, j'espère pour toi que tu t'ai assuré à ce qu'on le... » Commence t-il par dire avant de se tourner et de se figer sur le fameux cadeau qu'on lui a fait.
Le fou avait raison, l'attention du roi valait la peine d'être captivé par un présent pareil.
« Bien entendu, les gardes et les mestres ont veillés à ce qu'elle ne soit pas un danger pour sa majesté. » Répond t-il, fièrement, en comprenant tout de suite les arrières pensées du Roi : Sa sécurité avant tout.
Elle. De son corps finement élancé. De ses formes généreuses. De ses cheveux blonds comme le blé doré au soleil. De son visage si... si. Joanna. Murmure la voix, qui n'ai pas réapparu depuis plusieurs lunes déjà et qui refait violemment surface. Joanna. Ce nom résonne douloureusement dans son esprit, comme la plus simple des évidences. Cette jeune femme ressemble comme deux gouttes d'eaux à celle qu'il a tant aimé, et celle qu'il hait tant aujourd'hui pour lui avoir volé son cœur, et pour l'avoir emporté avec elle dans l'autre monde. Le regard si clair d'Aerys se voit assombrit par une lueur étrange. Une lueur dangereuse. Une lueur prédatrice. En silence, le dragon s'éveille.
« Tu... tu m'apporte une putin? Te moque tu de moi le fou? » S'exclame t-il enfin en fronçant les sourcils, après un court moment d'absence.

Quel idiot peux t-il être de ne serais-ce qu'imaginer que lui apporter une femme dans un moment pareil est la meilleure idée. Aerys, bien déterminé à offrir une sœur-épouse à son fils cadet, compte honorer la parole qu'il a faites à sa reine : Lui rester fidèle jusqu'à ce qu'une enfant viable vienne au monde, comme il l'a fait pour Viserys, 5 ans plus tôt. Son valet oserait-il le mettre ainsi à l'épreuve? Oserait-il tenter la fougue du dragon?
Le fou écarquille les yeux tandis que son visage se décompose subitement, se rendant compte de sa potentielle erreur. « Je pensais que... »
« Tu as mal pensé imbécile! Renvoie là d'où elle vient, ou offre la toi si ça te chante! » Grogne t-il, laissant paraître dans sa voix toute la puissance de son mépris ; Toute la puissance de son sang trop exigeant.
Sa vie, comme celle de toutes les autres, lui importe peu ; Elle doit lui importer peu. Et il ne se gêne pas pour le montrer. Elles sont bien misérable face à la sienne. Elles sont misérables face au dragon impétueux.
Aerys remet le pan de sa tunique noir aux dorures argentées en place, d'un geste sec, avant de se retourner et de s'éloigner. Luttant contre son envie irrépressible de la regarder, de la toucher, de vérifier que ce n'est véritablement pas elle. Joanna. Elle est morte! Dans ce monde et dans mon cœur. Elle est morte! Joanna... continue pourtant la voix. Alors, tandis qu'il passe prêt du pupitre, il grogne de rage et le repousse violemment. Il se renverse alors et s’éclate lourdement au sol, faisant sursauter le fou, subitement paniqué, effrayé.
« Imbécile! » Répète le roi, vrai semblablement en colère, tandis que le valet attrape le bras de la jeune femme pour la faire sortir.
« Viens. Vite. Il faut sortir. Tout de suite. » Murmure t-il, affolé et tremblant comme une proie en danger face à son prédateur. « Tout de suite. »




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MessageSujet: Re: Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon. FT. Sylwa Lun 8 Mai - 1:24

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Les vêtements sur sa peau étaient aussi doux que la plus pure des soies et leur parfums étaient entêtants. On avait brossé ses cheveux avec soin avant d'utiliser un fer chauffé pour les discipliner en de belles boucles qui rebondissaient contre sa poitrine, pour la première fois depuis longtemps totalement cachée aux regards pervers des hommes. Son décolleté était sage, mentant sur sa profession. On l'avait habillée comme une grande dame, de soie d'un rouge coloré qui se dédoublaient en des tissus encore plus fin. La tenue était agréable à porter et on lui avait murmurer qu'elle pourrait la défaire en défaisant simplement l'anneau qui retenait un nœud simple. Pour la première fois, Sylwa se sentait belle et l'âme guerrière en elle était un rien soufflée par l'image qui lui renvoya son reflet. Elle toucha le miroir, bouche bée alors que l'une des prostituées s'occupant d'elle lui soufflait qu'elle était magnifique. Le sourire que lui renvoya Sylwa était doux. Elle l'était toujours avec les femmes qui l'entouraient. Comme elles, nombreuses étaient celles qui n'avaient choisi d'écarter les cuisses contre leur volonté pour le plaisir de clients difficiles à satisfaire.

Elles disparurent toutes lorsque leur maître entre dans la pièce et le regard de la lionne se fit soudain plus dur.

Tu te rappelles de ce que l'on a dit Sylwa. Montre toit séductrice et digne de cette lionne dont tu as le caractère. Il te repoussera sûrement. A toi de le séduire.

Elle se contenta de silence mais son nez se plissa alors qu'il levait la main pour la toucher. Il la rabaissa immédiatement, refusant de la mettre en colère si prêt du but. La prostituée ferma les yeux, laissant son ouïe seule la guider alors qu'elle prenait une profonde inspiration. Il lui murmura des mots empoissonnés aux oreilles, des mots qui perdaient toutes saveurs à l'instant même où ils franchissaient ses lèvres. Jusqu'à l'ultime seconde, il la prépara sans la toucher. Jusqu'à la jeter dans la gueule du dragon.

C'est un homme des plus répugnants qui vient la chercher. Il la traite de sauvage en la faisant avancer. Elle se contente de légèrement pencher la tête sur le côté, comme la prédatrice qu'elle n'est plus. Elle n'a pourtant rien perdu des muscles qui tendent ses épaules ou aplatissent son ventre. Mais elle garde le silence, ne répondant pas même aux questions qu'il lui pose. Elle sent de l'énervement, de celui des sous fifres habitués à obtenir ce qu'ils veulent tout en étant bradés par une force bien supérieure. Elle ne lui rit pas au nez, n'afficha pas même un sourire goguenard. Non, elle analyse les lieux pour mieux s'en souvenir lorsqu'il sera tant de fuir. Elle a déjà remarqué la longue épée qui pend à la ceinture du garde qui l'accompagne. Elle tiendra sa promesse. Et lorsque ce roi que tout semble craindre sera endormie, elle l'égorgera pour mieux s'enfuir. Le plan semble fou mais il marchera. Pas cette nuit. Il est trop tôt pour que cela réussisse trop facilement. Pour quelques jours, la bouillante fer née s'est tue et son sang brûle calmement dans ses veines, sans la puissance d'un volcan.

Ils finissent par franchir des portes et pour la première fois elle le voit. Un roi. Ses traits sont creusés, les cernes sur ses yeux violacées. Il a de la prestance, elle ne peut le nier. Mais rien d'un meneur d'homme, rien de ses puissants guerriers dont elle a partagé la vie. Et les voilà qui parlent d'elle un vulgaire bout de chair, comme si elle n'était pas là à entendre les mots qu'ils s'échangent. La colère se déchaîne et la seule chose qui nait sur les lèvres de la fer née est un sourire. Un sourire mutin, de ceux qu'elle n'offrait jamais dans sa vie de liberté. Un sourire de séductrice. Il est un animal dangereux auquel il faut mettre une bride, comme les cheveux sauvages qu'elle avait autrefois prit plaisir à mater pour prouver qu'elle n'était pas n'importe qui. Entre ses cuisses, l'animal s'était débattu, ruant, tentant de se renverser sur le dos. Elle avait fini par le laisser écumant et baisant la tête en machonant. Voir cette montagne de muscle s'incliner lui avait fait entrevoir le monde qui pourrait un jour lui appartenir. Son cri victorieux avait retentit dans l'étendu de terre où était enfermée la bête. Le dragon n'en était qu'une lui aussi. Une bien plus dangereuse car s'attachait à lui une noblesse qui empêchait les coups.

Alors, lorsque l'homme répugnants lui attrape la main pour l'emporter au loin, elle feule, le faisant reculer d'un pas. Il jette un signe de tête aux gardes mais la fer née se tourne vers le roi et jette, d'une voix un rien rauque.

Votre majesté ne serait-elle donc pas curieuse de savoir pourquoi ils m'ont offert moi à un dragon ? Pourquoi je suis ici plutôt qu'une autre putain ? Elle ne sait rien de lui. Pas même s'il est curieux ou attentif. Le fou tente de reprendre son bras mais son regard redevient plus glacé qu'un saphir. Il ne sait qu'elle est une fer née et pourtant elle voit un soupçon de peur flotter dans ses yeux. Il est bien trop faible. On aurait pu en mettre à votre disposition de plus belles ou des plus nombreuses. Je ne touche pas votre curiosité en vous le demandant ici ?

Tout comme en osant prendre la parole alors qu'elle n'y ait pas invité. Car Sylwa sait que chez les hommes de la terre, il y a des coutumes trop nombreuses à respecter, uniquement offerte par la naissance et non par la valeur, permettant à des hommes trop faibles d'obtenir du pouvoir sans risquer la mort. Lui est roi et vu la peur que chacun semble éprouver devant lui, il n'est pas faible. Qu'importe. Elle n'est ici que pour faire son travail.



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MessageSujet: Re: Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon. FT. Sylwa Lun 8 Mai - 22:15


Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon
Sylwa & Aerys




Lune 6 ; Veille du tournoi d'Harrenhal
« Votre majesté ne serait-elle donc pas curieuse de savoir pourquoi ils m'ont offert moi à un dragon ? Pourquoi je suis ici plutôt qu'une autre putain ? »
Aerys se fige soudainement alors que la voix déterminée de la jeune femme traverse la pièce avec fureur pour atteindre ses oreilles. De dos, il tourne à peine la tête dans sa direction. Le visage dur, il aurait dû être outré par un tel comportement - Par le fait qu'elle prenne la parole sans qu'on ne lui ai autorisé. Mais il n'en est rien. Au contraire, Aerys est irrémédiablement captivé par ce qui réside dans sa voix. Une puissance qu'il n'avait jusque là jamais entendu. Il l'écoute, attentivement, alors que deux gardes s'avancent et s'emparent des bras de la blonde afin de la tirer en arrière. Mais, insistante, elle continue.
« On aurait pu en mettre à votre disposition de plus belles ou des plus nombreuses. Je ne touche pas votre curiosité en vous le demandant ici ? »
Jamais de sa vie une femme n'avait insisté ainsi pour rester en sa compagnie. Jamais de sa vie il n'avait autant hésité à revenir sur un ordre. Il ne sait pas s'il est vraiment curieux de savoir ce qu'elle a derrière la tête, ou s'il est curieux de découvrir son secret. Quoi qu'il en soit, il ne peut résister.
« Attendez. » L'ordre résonne dans la pièce comme résonnerait la voix des dieux.
Les manteaux blancs, déjà non loin de la porte, s’exécutent immédiatement et s'arrêtent en regardant leur roi, surpris, sans pour autant lâcher leur emprise bien plus féroce que celle du fou sur elle.
Enfin, il se retourne pour poser son regard si étonnant sur elle. Une nouvelle fois, il la scrute intensément de haut en bas. Elle a beau être parée d'habits somptueux, avoir les cheveux disciplinés et son visage recouvert de poudre, il capte toutefois que ce qu'il voit là, ce n'est pas véritablement elle. Elle dégage quelque chose. Un aura qui l'attire, qui le fascine. Prend là. Ordonne la voix. Prend là. Elle est à toi.

Alors Aerys s'avance vers elle, laissant ses yeux d'améthystes si bien captiver les siens. Il n'a peut être plus sa carrure imposante, mais il est plus grand qu'elle. Il n'a peut être pas le visage aussi frais qu'autrefois, mais il peut séduire par sa noirceur ténébreuse et son regard envoûtant. Aerys n'est pas un guerrier oui, il est un dragon. Et un dragon ne tire pas son pouvoir de sa force, il le tire de son cœur fait de braises incendiaires. De la puissance du feu qui jailli de sa gueule sans qu'on ai le temps de dire ouf, dévastant tout sur son passage. Il s'arrête face à elle et ordonne aux gardes d'un geste de la main de la lâcher et de s'éloigner. Ils obéissent, la lâchent et se postent prêt de la porte. Il jette ensuite un coup d’œil mauvais au fou qui, en une fraction de seconde, baisse les yeux et se soumet en se courbant d'avantage, comme s'il craignait de prendre un coup.
« Le fou. » Dit-il pour qu'il relève les yeux.
Ce qu'il fait, hésitant et tremblant, avant qu'Aerys ne lui indique le pupitre d'un geste de la tête ; Il veut un peu d'espace. Le jeune homme comprend et réagit aussitôt. Il se précipite vers le piano afin de redresser le pupitre, et il s'attaque désormais à ramasser toutes les feuilles qui se trouvent étalées au sol.
Alors, l'attention du dragon se reporte sur ce qui attise sa curiosité. Sa main se lève avant que ses doigts ne glissent sous le menton de la jeune femme pour le lui redresser d'avantage, constatant au passage que sa peau est douce comme la soie. Il la regarde, intensément et de manière troublante. Son visage est si similaire à celui de Joanna... ; Même son parfum semble être le sien. Un frisson parcoure alors l'échine du dragon tandis qu'une autre lueur sombre pare de nouveau son regard.
« Qu'a tu de plus que les autres, dit moi. » Demande t-il alors. Son pouce, avec une étrange douceur, se glisse juste en dessous de sa lèvre inférieur. Il ajoute. « Fait attention à ce que tu va dire, les dragons n'apprécient pas être déçu. »
Et seuls les dieux savent à quel point Aerys est exigeant, à quel point Aerys est déçu par la vie entière. Par le monde qui l'entoure. Il est au dessus de tout et de tous le monde et pourtant, il n'est pas satisfait de ce qu'il a. Il veut plus. Toujours plus. Le dragon aime son trésor, mais il désir chaque seconde l'agrandir un peu plus. Elle est à toi. Peut être désir t-il qu'elle en fasse partie. Peut être que la chaleur vénéneuse qui s'infiltre dans ses veines vient de lui. De cette créature qui ronge ses tripes et son humanité ; De ce monstre qui le rend chaque seconde plus monstrueux qu'il ne l'était déjà.




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MessageSujet: Re: Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon. FT. Sylwa Mar 16 Mai - 23:13

Thème


Les gardes l'emportent, vite, sans lui laisser le temps de réagir. Pourtant, son ouïe ne la trahit pas et un sourire est déjà venu flotter sur ses lèvres. L'ordre du roi l'élargie un peu plus. Un simple mot, et voilà que tous se figent. Le pouvoir qui coule dans les veines de cet homme aurait pu la faire frissonner dans une autre vie. Elle n'est ici que pour un travail qui pourrait lui offrir sa liberté et rien d'autre que cela. Les gardes s'arrêtent et elle relève le visage, son sourire brûlait toujours sur ses lèvres. Elle croise son regard, elle croise les prunelle si particulières sur lesquelles elle a entendu tant d'histoire. Ses propres yeux luisent de défiance et d'un rire qui ne franchit pourtant pas la barrière de sa gorge. Elle se redresse, emplie d'une fierté meurtrière et tente de s'échapper de l'étreinte des gardes. La poigne de leur main s'enfonce avec violence dans ses chairs, le fer marquant sa peau. Elle n'en a cure. De toute manière, la beauté qu'on a accroché à son derme n'est que mensonge et le roi l'a très certainement vu. On le dit fou mais ce qu'elle lit dans ses yeux auraient pu la faire frissonner dans une autre vie. C'est une intelligence brûlante de folie, la chaleur du regard d'un dragon prêt à tout.

Il avance, lentement, et la fer née le défit des yeux, son sourire revenant briller sur ses lèvres fines. Son visage est haut et elle le toise, malgré les pouces que sa haute stature met entre eux. Mais le regard de Sylwa n'a jamais pu permettre ce que les simples yeux du dragon peuvent s'offrir. Les gardes obéissent, sans même qu'il n'ait besoin d'un mot. Durant une seconde, elle s'imagine lui arracher la gorge pour courir derrière une liberté que seule une lame peut lui offrir. Elle ne le fait pas, restant bien calme, bien droite, aussi fière que les fers nées seules le peuvent.

Les doigts du dragon sur sa peau la dégoûte et un frison de mépris pur vient courir le long de son échine. Aucune trace n’apparaît sur son visage normalement si expressif. Elle sent encore les mains de son maître lui ordonnant de rester calme et de tout cacher. Elle qui n'a jamais menti a dû apprendre cet art dans son propre sang. Maintenant, elle est rodée. Son maître avait tellement bien préparé ses rêves. Il a fait d'elle un parfait pantin qui n'attend qu'une seconde pour l'étrangler avec ses propres fils. Mais cela attendra un peu plus. Le sourire de la fer née s'élargit à sa question. Elle avait piqué sa curiosité. Première petite victoire qui ne lui ouvrait pourtant pas les portes d'un futur déjà prometteur. Elle devait faire plus. Elle devait avoir plus.

Aucun homme n'est passé entre mes cuisses. Personne, si ce n'est vous, ne m'a jamais touché sans que je lui arrache la tête.

Les mots sonnent, lentement. Sylwa attend, sans bouger, se contentant de soutenir le regard qui lui fait face. Elle ne baisse pas les yeux, ne les détourne pas. Il y a de la défiance dans son regard et toute la fierté des îles qui l'ont vu naître. Elle a passé un marcher pour gagner un simulacre de liberté où elle n'aura plus à lutter chaque jour. Au plus profond d'elle, Sylwa sait déjà qu'elle va pleurer dès qu'il l'aurait touché. Lui ne mérite pas sa virginité. Lui ne mérite pas son corps. Le seul homme qui aurait jamais dû l'avoir est mort, une épée enfoncée dans sa poitrine. Ses mains ne tremblent pourtant pas à sa pensée. C'est pour lui qu'elle doit être forte. Pour lui qu'elle doit garder le visage haut. Aerys a beau être un roi, il ne le sera jamais vraiment pour la fer née. Car son pouvoir lui a été donné simplement pour être sorti des cuisses de la bonne putain. Pas pour l'avoir gagné du fil de son épée et de sa rage.

Je suis aussi vierge qu'aux premiers jours et c'est pourquoi il m'a offert à vous.



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MessageSujet: Re: Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon. FT. Sylwa Jeu 18 Mai - 16:39


Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon
Sylwa & Aerys




Lune 6 ; Veille du tournoi d'Harrenhal
Son regard est captivé par le sien. Par son visage. Son sourire. Elle le défit dans toute sa splendeur. Et oh combien ça fait longtemps que le Roi n'a pas été défié ainsi. Oh combien ça lui plait. Les femmes ont toutes tendance à baisser les yeux devant lui, à lui sourire de manière forcée et timide. A à peine lui adresser la parole. Elle, c'est différent. Elle est assurée, fière. Féroce. Ignorant le danger qu'Aerys peut être pour elle, comme Aerys ignore le danger qu'elle peut être pour lui. Pourtant au fond il sait ; Il sait qu'il doit se méfier. Parce qu'il se méfie de tout et de tout le monde. Même si il est irrémédiablement attiré, il n'envisagera rien sans être sur ; Sur de sa sécurité. Sur de ce que cette femme est vraiment. Car elle n'est pas, et il en est certain, la jolie petite putain sans défense qu'elle laisse paraître.

Le Roi affiche un sourire en coin sur ses lèvres fines alors qu'elle avoue être vierge. Un sourire un tantinet satisfait, carnassier, mais beaucoup plus amusé. Elle semble fière de ça aussi, et Aerys est plutôt surpris. Une femme de son âge et de son rang aurait dû pourtant déjà avoir goûté au plaisir de la chaire non? Alors pourquoi ne l'a t-elle pas fait? Pourquoi a t-elle voulu resté pure si longtemps? Par obligation?... par amour?
Puis il hausse un sourcil alors qu'elle ajoute que, à par lui, aucun homme n'a pu la toucher sans qu'elle ne lui arrache la tête. Instinctivement, les doigts du dragon se détachent de sa peau de soie. Intrigué par son audace et par son orgueil. Il redresse légèrement le menton, laissant son coté dominant prendre possession de son allure fière, droite, et vient lier ses mains dans son dos tout en continuant de la fixer.
« Intéressant... » Se contente t-il de dire, presque hautainement, comme si cela n'avait aucune importance.
Pourtant ça en a bel et bien. Elle attise sa curiosité. Elle attire le dragon assoiffé de défi dans un désir qu'il s'interdit pourtant. Un désir qui, plus le temps passe, ne fait que dangereusement s'accentuer.
« Quel est ton nom, et d'où viens tu? » Demande t-il alors, tandis que ses yeux la scrutent si intensément qu'ils semblent vouloir lire en elle. Il ajoute aussitôt. « Ce que je lis dans tes yeux ne se lis pas dans ceux d'une femme du Conflans. » Constate t-il à haute voix.
Alors il se met à la contourner. Il ne la touche pas, mais par moment la frôle à peine. Il observe, comme un prédateur le ferait avec sa proie.
« Et puis-je savoir qui t'a offert à moi? » Demande t-il sans vraiment demander ; Ce n'est pas vraiment une question puisqu'il aura dans tout les cas une réponse. Puis il s'arrête derrière elle, sa main se levant vers ses cheveux dorées avant qu'il n'y entortille un de ses doigts. Il ajoute. « Tu ne viens pas de la part de mes amis proches, puisque tous savent que je ne touche plus aux filles de ton genre. »
Depuis peu, oui, mais s'est vraiment le cas. Voila prêt d'une lune qu'Aerys n'a pas touché à la chaire autre que celle de sa femme... Et lui seul sait à quel point ça lui manque. A quel point la frustration grandit en lui. Insatisfait, à chaque fois. Rhaella n'est pas à la hauteur de ses désirs, elle ne l'a jamais été. Non pas parce qu'elle ne lui plait pas physiquement, bien au contraire, mais parce qu'elle est son épouse, et surtout sa petite sœur. Il ne peut pas lui faire ce qu'il fait aux autres. Il ne peut pas laissé le dragon prendre possession de lui en sa présence. Il la tuerait. Il la tuerait beaucoup trop rapidement.

Aerys porte lentement la mèche de cheveux qu'il tient dans sa main jusqu'à son visage afin de pouvoir sentir son parfum. Il ferme les yeux, agréablement surpris par ce qu'il ressent à ce moment là. Prend là. Elle a vraiment tout pour lui plaire. Elle a vraiment tout pour le faire céder. Prend là! Pourtant, le dragon n'a pas encore une emprise totale sur lui. Son humanité est belle et bien présente à l’intérieur d'un cœur beaucoup trop meurtri. Une humanité, prête à disparaître.
Il ouvre les yeux et libère la mèche avant de s'éloigner à nouveau, les mains dans le dos. Il se dirige vers un petit buffet duquel il sort une bouteille de très bon vin de la Treille avant de se servir un verre.




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MessageSujet: Re: Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon. FT. Sylwa Dim 21 Mai - 19:30

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Au plus profond d'elle, la fer née a envie de hurler, de lui beugler de partir, de la lâcher pour ne plus jamais l'approcher. Elle a envie de retrouver entre ses doigts la puissance de ses lames pour les enfoncer dans la gorge trop dévoilée à son goût, pour le faire disparaître de ce monde et fuir, fuir pour une vie qui lui a été ôté dans tellement de sang. Elle revoit encore le pont du bateau, elle renvoie encore l'hémoglobine coulant des veines de tous ses hommes qu'elle pouvait nommer par les prénoms et pire encore, de lui. Lui qu'elle a tant aimé, lui qui a toujours cherché à la faire monter plus haut encore, lui qui embrassait sa peau en la sachant pourtant intouchable. Elle ferme les yeux, une seconde, faisant disparaître les ombres qui hanteront pour toujours son esprit. Non, elle doit avancer. Elle doit sourire, se montrer charmante et aimante, se montrer la plus parfaite des petites princesses pour ce roi qui ne sera jamais le sien. Elle veut être libre. Sylwa ne l'obtiendra qu'en pliant l'échine et pire encore. En lui offrant à lui quelque chose qui ne revient qu'à ce capitaine pour qui elle pourrait maintenant tout donner. Il est trop tard pour comprendre ça. Maintenant, ne reste qu'à jouer des charmes qu'elle sait posséder. Elle doit comprendre, dans le regard qu'il glisse sur son corps, ce qu'il pense. Elle doit lire dans un esprit qu'on raconte particulier. Elle qui n'a jamais été comme les femmes des contrées vertes doit lentement le devenir. Lentement apprendre la manipulation et le jeu. Deux lunes. C'est le peu de temps durant lequel elle a essayé de découvrir ce qu'une vie complète ne parvient à montrer aux ladies de ces régions trop loin de l'eau. Elle n'est pas prête.

Et pourtant, elle garde la tête haute. Son orgueil ne meurt pas à sa première réponse. Sylwa le défi, comme elle l'a toujours fait de n'importe quel homme s'approchant d'elle. C'est avec sa rage et sa fierté qu'elle s'est fait une place au milieu des marins. Elle n'était tout d'abords pas la bienvenue sur les navires. Elle n'était la bienvenue nul part. Jusqu'à ce que des os se brisent sous ses poings et qu'elle leur montre que si elle n'avait le même diamètre de biceps qu'eux, elle avait de la force et une rage qui la rendait aussi imprévisible qu'une chatte en colère. Ils avaient ri. Elle avait gagné leur respect en faisant couler trop de sang.

Parce que je ne suis l'une de ses catins qui écartent les jambes aux premiers venus. Je me nomme Sylwa et je viens des îles de fers. J'y étais jusqu'à ce que l'Ouest face plier mon capitaine et tout l'équipage avec lui.

Le mépris brûle dans sa voix. Elle n'a rien à voir avec ses idiotes pleurant des nuits complètes de ce qu'on leur fait subir durant le jour. Non. Elle est une rebelle, une sauvage. Un animal dangereux qu'on tente de mater à coup de fouet. Mais contrairement aux animaux, elle peut réfléchir. Amadouer, mentir. Pour ne jamais laisser la moindre bride s'accrocher à ses lèvres. Oui, ses poignets ont souffert de la morsure du fer. Mais son esprit est resté libre, accroché aux cordages d'un bateau en sentant l'air salé s'engouffrer dans ses narines et fouetter son visage.

Le roi tourne autour d'elle, comme un prédateur autour d'une proie. Mais Sylwa n'a rien d'un herbivore. Au contraire, elle est une lionne qui darde sur iris droit devant elle, ne cherchant le regard de cet homme qui la frôle par instant. Elle ne frisonne pas, contrôlant le moindre mouvement de son corps. Il peut lui faire ce qu'il désire, elle n'aura vécu que pire. Le fait qu'elle soit vierge n'empêche les coups qui ont longtemps raisonné contre sa peau avant qu'elle ne daigne enfin se rebeller et qu'elle ne crache aux hommes qu'elle n'était pas aussi faible que la putain de l'Ouest qui lui avait donné la vie. Elle était une fer née. Elle est une fer née et personne ne taira jamais le feu qui brûle dans sa poitrine. Pas même cet homme devant qui chacun s'incline. Son "maître" ne lui a donné aucune indication si ce n'était de faire tout ce que désir ce roi étrange aux cheveux d'argents. Il ne l'a pas encore renvoyé. Sûrement que sa morgue et sa fierté le questionnent. Elle n'en sait rien mais elle fait taire la peur qui tente de s'emparer de son coeur. Elle a eu du temps pour frémir. Maintenant, elle se dresse devant le dragon avec des parures répugnantes pour toute arme.

Milkas. Le nom est glissé, sans aucune intonation. Ni haine ni amour, juste une constatation de qui est celui offrant un cadeau. La lionne ferme un instant les yeux en sentant les mains du dragon attraper ses cheveux, jouant avec une boucle qui n'a jamais, de toute sa vie durant, été aussi douce. Elle ne reconnaît pas cette crinière qui n'est plus la sienne. Mais elle doit répondre et le sait. Alors ses lèvres s’entrouvrent, enfin. Il voulait simplement faire plaisir à son roi en lui offrant une femme qu'il veut dompter. Il a entendu des choses venant du palais. Et sait ce dont je pourrais être capable pour le plaisir d'un homme.

Elle se donne envie de vomir. Le plaisir du roi n'est rien pour elle. Il n'est rien. Mais la promesse d'un semblant de liberté l'attendant au bout du chemin l'attire. Milkas lui a dit. Si elle comble un dragon, il pourra des flammes de sa puissance ouvrir le chemin vers quelque chose de grandiose et surtout, vers quelque chose qu'elle désire. La maîtresse du roi à tout le droit en échange d'un simple devoir. Combler un homme qui peut la renvoyer à n'importe quel instant. Elle joue son destin et sa vie en ce jour. Elle le sait parfaitement et pourtant, elle ne courbe pas l'échine et ne supplie pas. Non, elle mourra la morgue dans les yeux si c'est sa vie qu'il désire. Mais elle tiendra tête. Jusqu'à la fin. Pour lui.



I will never be your slave be you have the power and you can do wathever you want. You can rise again and again. You can scream again and again. Never forgett. I came from wild land and I have no master

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MessageSujet: Re: Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon. FT. Sylwa Ven 2 Juin - 12:45


Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon
Sylwa & Aerys




Lune 6 ; Veille du tournoi d'Harrenhal
La pureté de la jeune femme est de toute évidence très attrayante pour Aerys. Il connait la sensation épatante que procure la première fois des pucelles, il la connait même très bien. Rien qu'en y pensant, il trépigne, il frémit... jusqu'à ce qu'elle prononce le nom de ces îles maudites. Un nom qui éteint aussitôt la flamme d'un désir auquel il aurait pu succomber, malgré la promesse qu'il a faites à son épouse. Le regard du Roi se rétrécit tandis que la totalité de ses muscles se crispent. Doutant. Angoissant. Milkas? Qui est ce Milkas? Qui est-il pour lui envoyer une sauvage en guise de putain? Qui est-il pour entendre des choses venant de son palais? Et quelles choses? Alors, Aerys, intrigué, hausse un sourcil en l'écoutant, silencieux. Veut-elle parlé de ses goûts un peu particulier? Lui, qui s'obstine a resté discret sur ce point. Il y aurait-il eu une fuite parmi ses domestiques? Parmi les putains qu'il a menacé pour qu'elles gardent le silence? Parmi les tenanciers qu'il a généreusement payé? Le dragon enrage rien que d'imaginer avoir été trahi; On ne trahi pas un dragon. Alors il grogne aussitôt à l'un de ses gardes, tout en gardant ses yeux d'améthystes ancrés dans les siens. Dangereux.
« Trouvez moi ce Milkas. J'aimerai avoir une petite discussion avec lui. » Une discussion qui, selon ses réponses, finira plus ou moins bien. Il lui faudra un coupable et, quoi qu'il arrive, Aerys en trouvera un. « Quand à toi, la sauvage, sache que je ne suis comme aucun homme que tu as connu, et sache que je n'ai pas les même plaisir qu'eux. Je doute que la fierté qui se lit dans tes yeux se laisse aussi docilement guider par mes désirs... » Il se rapproche d'elle après avoir posé son verre de vin. La main du Roi se lève alors tendrement vers son visage mais, alors qu'il semble vouloir lui offrir une énième caresse, il dévie et attrape une poignet de cheveux à l'arrière de son crâne afin de la forcer à pencher la tête et à dévoiler son cou. « ... ou alors prouve le moi. Prouve moi ce dont tu est capable. Prouve moi ce que tu est prête à faire, pour moi... Puisque tu insiste tant pour rester en ma compagnie. » Le dos des doigts de la main libre d'Aerys remonte doucement le long du corsage de la jeune femme, agrippant au niveau de sa poitrine le ruban qui le tiens en place. Il le tire légèrement, laissant une faible partie de son décolleté s'ouvrir sous ses yeux... et par la même occasion sous les yeux de ses gardes et du fou qui, vicieusement, c'est arrêté de ramasser les papiers pour observer la scène. « Tu devrais fuir, tu sais. » Murmure t-il alors qu'il s'est encore rapproché et que ses lèvres envieuses laissent échapper un souffle chaud qui vient caresser sa nuque.
Elle n'est qu'un jouet entre les mains du dragon. Un jouet qu'il pourrait faire mettre nue en un claquement de doigts, devant tout ces hommes. Un jouet qu'il pourrait offrir à son fou qui, sans aucun doute, n'a jamais connu de femme. Pourtant. Pourtant Aerys, malgré ses origines, malgré ce caractère qui se promet volcanique, malgré le danger, la désir encore... rien que pour lui. Elle est à toi. Prend là. Ses lèvres frôlent à peine la peau de son cou tandis que son odorat s’enivre de son parfum. Lui aussi devrait fuir. Il devrait la faire renvoyer. C'est une femme des îles ; Elles sont vulgaires, peu raffinés. Elles sont dangereuses. Trop peu pour lui. Quand il regarde Sylwa, il voit le danger. Mais il est attiré. Il est attiré comme le dragon est attiré par les flammes. Toutefois, contrairement à Aerys, le dragon n'a rien à craindre, lui.




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Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon. FT. Sylwa

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