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Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers.

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The Rat with The Steel Beak
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Surnom : Œil-de-Rapace ; Daven le Jeune ; Agneau Noir ; Rat au Bec-d'Acier.
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Date d'inscription : 13/05/2017
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MessageSujet: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Sam 13 Mai - 18:40




Daven

“His tongue is as sharp as his arrows.
His nickname isn’t so much great than we think.
That boy just is a fucking shit of bastard bugger.”
Passe ta souris sur la photo
   
Âge : Quinze flèches dans votre troufion, ce p'tit donneur de coups de bec est sorti de l’œuf lors de la maudite huitième lune de 266 à Cendremarc, dans les Terres de l’Ouest. Il aurait préféré ne pas être sorti de cette coquille putride.
Situation familiale : Le cœur qui s'emballe, les joues qui chauffent, la langue qui se paralyse, la conscience qui s'embrouille et tout ça rien qu'en posant les yeux sur elle ou à entendre sa voix... Quel fléau d'être amoureux ! C'est bizarre comme on passe de la lucidité à la crétinerie. De la vaillance à la couardise. Il se serait bien passé de ressentir tous ces trucs perturbants et imprévisibles. Mais il n'y peut rien, il aime la belle lysienne aux cheveux d'argent et elle le hante toujours bien que cela fait des mois qu'il n'ait pu revoir sa subjuguante beauté.
Statut : Fils de croquante et de pleutre soiffard, Daven est un roturier de basse classe, un orphelin de paysanne et de spectre sans nom. Il ne sera jamais héritier de rien d'autre que de ses bottes crasseuses. Pas par le sang, du moins. Toutefois, une bonne fortune ironique est venue souffler quelques feuilles mortes de sa vie lorsqu'il a fait une rencontre décisive. Béni sois sa propension au banditisme qui lui a inopinément valu de devenir l'écuyer de Brandon Stark en personne ! A moins que ce ne soit à son caractère de hargneuse petite teigne qu'il le vaille ?
Localisation : Partout où passe son bienfaiteur, il le suit comme son ombre. Une ombre quoiqu'un peu vagabonde ceci-dit mais il n'est jamais bien loin de l'héritier de Winterfell. Un raton méprisant se métamorphose en chiot obéissant quoique grognard. Fourrant son museau où il l'entend quitte à s'y écorcher dans les ronces. Bravant parfois l'autorité du Loup Sauvage en se bornant à terminer une activité qu'il s'est lui-même donnée. Pour la première fois de sa vie, il n'a plus l'impression de devoir autant lutter pour survivre et se sent un peu libérer. Plus de mission à effectuer pour gagner son pain, un protecteur qui veille sur lui. En fait, ça fait du bien.
Métier : Cireur d’armure du dimanche, piètre naisseur de feu de camp, épéiste aussi maladroit que maigrelet, bruyant porteur d'écu, grincheux gardien de canassons, harnacheur caractériel, implacable chasseur de gibier, éclaireur attentif et silencieux, cavalier un peu malhabile, mordant garçon de compagnie, fidèle mais un peu gauche représentant de son messie, bref ! Digne larbin de chevalier bien qu'un peu à la ramasse de par son expérience naissante encore toute fraîche. Dans son double-jeu, il est également l'ouïe et la vue d'une seconde allégeance lointaine. Une taupe fouineuse Westerosi pour le compte du tenancier de l'Amazone Endormie à Port-Réal. Un certain Melhavak.
Particularités : Son point de vue très sombre de la vie en cause des expériences qu'il y a vécu font de lui un garçon acide et austère à en perdre fréquemment la notion de pitié. Il ne se sépare jamais de son arc -qu'il peut utiliser à la manière d'une fronde- et de ses flèches jusqu'à dormir avec. Œil-de-Rapace est le surnom qui lui a été donné pour ses hautes capacités en tant qu'archer et veilleur mais aussi à cause de sa langue impitoyablement cassante. Il grince des dents quand il est très contrarié. Grâce au –ou en cause du- minimum d’éducation donnée par son grand-père aimant, il utilise aussi des termes raffinés pour s’exprimer. Ce qui lui donne un surprenant langage mi-grossier mi-éloquent. Un langage plus recherché qu’il utilise particulièrement pour se railler des hauts-nés.
Allégeances : Que c'est frustrant et exaspérant pour un jouvenceau de se retrouver sous l'autorité d'un aîné. D'autant plus quand cet aîné n'a que quatre batailles de plus dans son pedigree. Il a d'ailleurs du mal à lui donner du « Vous » et du « Ser ». Mais de quoi ose se plaindre ce sacripant ?! Depuis que le destin l'a mis sur la route de Brandon Stark, ce petit gredin n'a sans doute jamais été aussi bien loti. Daven a beau se la jouer éternel insatisfait, il ressent de la gratitude pour cet homme qui lui a sauvé la mise et a en plus accepté de l'emmener avec lui en lui offrant un statut jusqu'ici inespéré. S'il continu en toute discrétion de tenir son ancien patron informé des événements croustillants à l'extérieur des Terres de la Couronne, Œil-de-Rapace se fait néanmoins curieusement peu bavard au sujet des Stark.
Description de la famille : Un fermier et éleveur de bétail pour beau-père et par lui, une famille nombreuse qu'il n'a pas cherché à connaître mis à part leur demi-sœur cadette, Lilae, qu'il était bien obligé de supporter. Sinon il n'a plus que ses deux frères aînés, Soren et Aiden, des jumeaux qui considèrent leurs deux benjamins comme leur vraie fratrie bien qu'aucun d'eux ne soit venu au monde par la même semence procréatrice que ces premier-nés aux visages identiques.
Compétences particulières : Chez les Becs-d'Acier, Œil-de-Rapace avait avant-tout un rôle de sentinelle car ses yeux scrutateurs remarquaient le moindre mouvement suspect là où ils se posaient. Daven est un garçon très vigilant et attentif à son environnement lorsqu'il s'apprête à exercer un mauvais coup. Il grimpe sur les toits comme un singe et, par les hauteurs, repère les meilleurs points de repli. Discret et vif, sa spécialité est la furtivité. Ses flèches ratent des plus rarement leur cible et ont cette mystérieuse tendance à venir de nulle-part. Sa langue est celle d'un menteur chevronné, qualité utile pour se sortir de mauvaises passes ou procéder à quelques profitables échanges de biens. Il a également quelques connaissances en plantes médicinales et a appris à recoudre les plaies profondes, temps qu'elles ne sont pas trop impressionnantes. Chassant le gibier avec ses frères à une époque, Daven a quelques talents de pisteur. En tant que chasseur il peut reconnaître les traces de pattes d'un renard, d'un loup, d'un lapin, d'un cerf et d'un sanglier. C'est un des avantages à vivre dans l'Ouest où le viande sauvage abonde, on apprend à reconnaître les traces de la créature que l'on traque et à cacher de bons pièges pour la capturer. Son couteau sépare adroitement la peau du muscle. L'éducation de grand-père a eu également l'effet bénéfique de lui apprendre la lecture et l'écriture. Daven est loin d'être un érudit car il aime plus son arc et la dépense physique que les exercices cérébraux mais au moins a-t-il la capacité de lire les affiches et d'écrire de courtes lettres.
Faiblesses du personnage : Une grande partie de ses atouts furtifs viennent de sa taille de jouvenceau qu'il perd inévitablement chaque année passant. Bientôt il ne pourra plus se percher aisément sur les poutres horizontales qui soutiennent les toits des bâtisses de bois ni même se faufiler dans de bien minces et insolites cachettes étroites. Le fléau de la croissance a déjà commencé. Son sang quelque peu impulsif écroule pièges et plans minutieux en une demi-seconde lorsqu'il se voit irrespectueusement provoquer par un audacieux, même indirectement. Incapable de supporter la moindre injure et son arrogance lui attire bon nombres d'ennuis. Daven est aussi bon tireur que mauvais voleur. Infichu de piller quelqu'un sans que le concerné le remarque. Soit ! Il sait un peu lire et écrire... Mais pour ce qui est de lire une carte, là, il sèche complètement. De plus, dans les paysages forestiers ou montagneux, il a un très mauvais sens de l'orientation et d’estimation des distances. Il a une malheureuse tendance à aisément se perdre parmi arbres et rochers, se sentant bien plus à son aise dans les bourgs. C'est un criminel capable de tuer mais sa ténacité n'est pas d'acier car la vue des plaies les plus virulentes lui basculent sec le gosier quand ce n'est pas l’œil qui s'est résolu à faire un tour sur lui-même. Il a une bonne force dans les bras mais cela ne lui suffit pas à porter de trop lourdes charges, même en s’aidant de son dos, ses muscles ne sont pas encore très développés. Pour "finir", la profonde appréhension de Daven pour les fonds-marins ne l'a jamais encouragé à apprendre à nager. Ce, même dans une simple rivière. Tout ce qu'il sait faire, c'est la planche.
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Autre : Un jour, le soleil s'est levé sur son horizon sinistre pour chasser ses ombres l'espace de quelques instants. Il ne se souvient pas si l'homme lui avait donné son nom mais sa rencontre avec ce valeureux héritier Dornien est restée gravé dans sa mémoire. Ce jour-là, son monde a entrevue une éclaircie pour lui montrer que la vie n'était pas faite que de fange et de cadavres en putréfaction. Daven rêve de fouler les terres de Dorne où le soleil règne comme un Dieu. Son souhait ? Y vivre et devenir un des chevaliers des terres arides, avec de la chance l'un de ceux mêmes du noble qui a su éblouir ses perçantes rétines. C'est un secret qu'il n'a confié à personne, pas même à son meilleur ami.

♦ A l'origine, son surnom était Œil-d'Aigle. Mais il a vite changé en une appellation moins glorieuse à force de donner des coups de becs acérés et infectieux à tout va.

♦ Lorsqu'il s'apprête à tirer une flèche mais se trouve plongé dans ses réflexions, Daven a le tic de la faire jouer entre ses doigts avant de se décider à tirer. Ça lui fait toujours un drôle d’effet quand il oublie que son majeur et son index gauches ne sentent plus rien.

♦ Deux de ses flèches sont taillées dans de la ramure de cerf. Trophée d’un mâle de trois ans qui s’est écroulé entre les feuilles mortes de l’automne lorsque son œil gauche fut perforé d’une flèche de bouleau à la pointe d’acier.

♦ Ses points faibles de prédilection quand Daven encoche ses fines armes de jet sont l’œil et la gorge de sa victime. En générale, la flèche qui empale l'antre oculaire s'enfonce assez loin pour provoquer une mort instantanée. Ce qui n'est pas le cas en perforant une trachée alors s'il ne risque pas de se faire retourner le geste par un intermédiaire, le p'tit rapace raccourcis les distances et achève l'ennemi avec son couteau de traqueur.

♦ Un jour, alors que l'art de l'archerie n'était pas encore devenue sa meilleure alliée, son petit arc a subit trop de pression et lui a donnée une baffe sanglante juste sous l’œil droit qui en porte une séquelle plus diaphane que sa peau saine. Dans le ton de la blessure, il s’est un jour reçu un coup de poing qui a légèrement dévié sa mâchoire et cassée une de ses molaires. C’est invisible à l’œil nu et n’altère en rien son élocution mais parfois elle claque et craque légèrement.

♦ Il idéalise totalement Dorne et ne pense qu'à ses qualités tout en lui en imaginant d'autres. Daven ne connait rien de ce royaume que ce qu'il en a appris de l'héritier Dornien et n'écoute pas ceux qui disent du mal de ses riches terres où s'étendent les flamboyants rayons solaires à longueur d'année. Dav' n'aime pas entendre ce royaume se faire critiquer par les ignares -dont il ne fait pas partie à son avis- et en défend farouchement les valeurs. Une âme de loyaliste à naître ?

♦ Il porte toujours sur lui un fin tissu de soie représentant le blason de la maison suzeraine de Dorne : les Martell. Le carré de soie est si résistant et souple que ce doit être un textile luxueux. Les ans passant, il ne semble pas même perdre de ses teintes chaudes réconfortantes malgré les salissures terreuses qui s'y sont installées à force d'être manipulé par pluie et brume. La soierie Dornienne chiffonnée et devenue son porte-bonheur depuis le jour où il l'a trouvée abandonné sur son chemin.

♦ L'orphelin fait mine de ne jamais s'en soucier... Et pourtant, il est anxieux quant au sort de sa petite-sœur. Sa beauté et sa féminité sont celles d'une princesse, elle aurait dû naître dans une famille de nobliaux. Est-elle toujours en sécurité auprès de son père ? Ce monde est si dangereux pour une fille aussi tendre et honnête qu'il ne peut s'empêcher de se faire du mouron.

♦ La première fois qu'il a croisé la route d'un Barral, sa jeunesse impressionnable a été si captivé par l'émotion et le réalisme qui semble ressortir de ces visages sculptés versant des larmes de sang qu'il en est depuis lors persuadé que les anciens Dieux existent bel et bien et leur voue le respect que l'on voue à ces forces qui dépassent toute compréhension humaine, celles qui sont bien au-dessus de nous, majestueuses et inaccessibles.

♦ La poursuite de son premier sanglier s'est mal terminée. La vilaine cicatrice sur son ventre atteste de la défense qu'il s'est pris dans l'estomac. Ce n'était qu'un enfant à l'époque, trop tête brûlée et jeune pour se sortir indemne de cette chasse. L'imprudent a failli y rester mais les plantes médicinales de son grand-père ont eu raison de la fièvre qui s'était emparée de lui. Par la suite, il a pris sa vengeance en se faisant un collier des défenses d'un autre mâle quand il fut apte à en faire sa proie.

♦ Une fois que Daven décide de lever définitivement le camp, il est courant qu'il le fasse sans une dernière salutation à ses anciens hôtes. Le rapace se volatilise soudain sans que le moindre signe ne dénonce préalablement son choix de s'en aller. Une bien mauvaise manie qu'il n'a mis de côté qu'une unique fois jusque-là : pour sa petite-soeur, Lilae.

♦ Enfin, aux côtés de Brandon Stark le voilà permis de monter son propre destrier ! Droit qu’il n’avait pas obtenu avec ses mesquins de frangins. Sauf que devant à l’époque se contenter de monter à l’arrière d’une de leurs montures, il n’avait pas appris à tenir des rênes. Ce qui fait aujourd’hui de lui un cavalier guère émérite. Et Girìon cette foutue monture à la robe pommelé, avec son caractère aussi mauvais que son fardeau humain, ne lui facilite nullement la tâche.

♦ Le petit rat est allergique aux fruits de mer, la première fois qu’il y a goûté sa vie toute entière lui est passée devant les yeux alors que sa trachée avait enflée de façon alarmante. Depuis, c’est certes irrationnel mais il a décidé qu’il détestait la mer salée et ses crustacés. Sans doute, l’océan lui fait-il également peur. Lui qui est habitué à la terre ferme, aux végétations et aux bourgs. Qu’est-ce que c’est que cette étendue vaste et lisse où rien ne s’élève mais qui s’agite au grès du vent et sous laquelle vivent toutes sortes de créatures ? Terrifiant. Brr.

♦ Son grand-père lui a légué son carnet de croquis de plantes médicinales avec les notes sur leurs utilisations, leurs noms et leurs provenances. Un contenu qu’il n’a pas réellement su mettre en pratique. Ce qui l’intéressait au départ dans ce carnet, ce n’était pas tant les plantes que leurs dessins détaillés. Le coup de crayon de son grand-père l’a toujours impressionné. Maintenant, pour lui, c’est devenu un précieux souvenir d’un passé brûlé dans les cendres.
Que pensez-vous du règne d'Aerys II Targaryen ?
Son règne ?... Parce qu'y a un roi sur le trône de fer ces temps-ci ? Merde, j'croyais qu'il avait été abandonné, moi. Faut que j'prévienne tout le monde ! Hé, les gars ! Y a un roi sur le trône de fer ! Vous le saviez ?! *silence* Y a personne sur ce trône. C'est pas un homme qui... "gouverne" le Donjon Rouge en ce moment, encore moins un meneur. C'est un bossu qui a reçu trop de coups sur son crâne fêlé. Une âme errante qui a perdu son identité. Il vit à des milliards de kilomètres de là où je suis. Et là où je suis, c'est en-dessous. Le rat qui parcourt les égouts du monde d'en-haut, la piteuse créature pleine de mites qui fonde son existence dans la bouillasse, le purin et la misère et dont tout le monde se bat les châtaignes, c'est moi. Je suis un étranger pour vous, vous êtes des étrangers pour moi. Le pur-sang à la robe soyeuse passe à côté de moi sans me voir et manque de me réduire en charpie de chair et d'os sous ses sabots soigneusement graissés. Rien à foutre, il a autre chose à faire. Il en est de même pour le rongeur aux dents gâtées porteur de maladie sauf qu'il ne peut pas l'ignorer quand le fringuant étalon vient l'écraser dans sa course. *pause sinistre* Vous comprenez où j'veux en v'nir  ? Mais, attendez, j’ai pas fini. Crève ! Toi qui a volée ma bourse ramollie, ta vie vaut moins que ces pièces. Femme ! Donne-moi pitance et plaisir, obéis ou je te battrais jusqu'à ce que tu comprennes qui est le maître de ce logis. Sale mioche ! Ne souille pas mes délicates soieries de tes guenilles en lambeaux et de tes mains insalubres ou je te trancherais les doigts un à un avant de te priver de ton poignet. Fermier ! Les tomates de ton potager m'ont empoisonnées. Oui, je vais mieux, ce n'était qu'une diarrhée. Mais tu en paieras de toute ta culture ! Dans ce monde on paie le prix du caprice des autres, nobles ou pas. On doit apprendre à se démerder seul pour survivre. Il faut se la boucler au risque de se faire couper la langue dans le meilleur des cas. Les paysans doivent plier l'échine, les femmes se soumettre et les enfants oublier leurs jeux jusqu'à se faire oublier eux-mêmes. L'orphelin crève dans les rues, le ventre vide. Le pauvre, lui, tombe malade et meurt dans sa tourbe. La femme abusée se brise de honte et se pend. Les bandits pendant ce temps pillent tout, les maisons, les champs, volent bétails, chevaux et bijoux. Que font les soldats dans ce cas-là ? Ils boivent et rient ou s'entre-tuent tels des mercenaires en armure. Et dans ce bordel où les lois se font toutes violées, où est celui qui est censé maintenir l’équilibre et tout régler ? Où est celui qui doit nous protéger et nous diriger avec sagesse ? Il est où le Roi, hein ? OU EST LE ROI ?! Y a pas d’Roi. Oubliez l'titre. Y a qu'un Fou qui porte sa démence sur son crâne sous l'apparence trompeuse d'une majestueuse couronne en or. *crache* Ça doit être pour ça que nous sommes tous tarés. Bien sûr, tout ça, j’me garde bien de le dire, hein. J’tiens à ma pauvre peau ternie de croquant.

Participerez-vous au Tournoi d'Harrenhal ?
Ben, ouais, si on laisse les écuyers passer leurs propres épreuves et qu'il y en a pour les archers j'y participerais. *ironique* Bien sûr que j'serais à Harrenhal. Y a un tel tapage sur le sujet que même le nouveau-né au sein de sa mère alitée est au courant du tournoi qui va avoir lieu là-bas. Je crois que même seul j'aurais traversé tout Westeros pour venir. Avant, ce genre d'événement ne m'intéressait pas, j'en avais vraiment rien à foutre de ce qui se passait du côté de ces péteux d'seigneurs. Et leurs effluves puants cachés derrière leurs parfums de fleurs aux apparences printanières me concernent toujours pas. Par contre, les chevaliers valent le détour, eux. Un jour, je ferais partie d'une garde sudière. Je suis en bonne voie pour atteindre mon but mais je manque encore beaucoup d'expérience. J'me voile pas la face. Harrenhal est mon occasion d'en prendre de la graine par l'observation. Et un peu de pratique aussi... *grimace* Croiser la route de Brandon Stark... Enfin, Ser Brandon Stark, a été ma chance. Sérieux, il est fou de m'avoir pris sous son bras mais j'lui en dois de belles. Tous les jours j'apprends des trucs nouveaux rien qu'à arpenter les routes avec lui. Okay, je dois m'occuper des canassons et d'un tas de trucs chiants aussi mais... Merde, y a un côté génial là-dedans c'est que... ça change tout. J'sais pas comment l'expliquer. Je serais aux premières loges à Harrnehal, dans les dessous du décor. En-dessous, c'est jamais propre et lisse mais vu ma naissance j'en ai l'habitude. J'sais comment c'est. J'sais à quoi ressemble la bête sous le masque de grandeur. Alors ça me gêne pas. Par contre, j'espère qu'il va pas lui arriver une tuile au loup-géant là. Ça me trouerait le cul qu'il revienne avec une crevasse pleine d'échardes dans le tronc. Si j'dois le soigner je saurais pas comment faire. T'façon avec un monstre pareil dans le torse y pourrait même pas revenir.. Parait que les écuyers ont un rôle super important à ce genre de... Comment ils disent ? "Festivité" ? C'est un peu stressant. En plus, il y autre chose qui me rassure pas trop mais j'peux pas lui en parler. C'est moi que ça concerne. Une flopée de citadins vont débarquer de tout Westeros pour voir les joutes. J'espère que je vais pas faire de mauvaises rencontres. Va falloir que je fasse gaffe.


De vous à nous


Je jure solennellement que mes intentions sont sournoises
Moi, Daven, certifie sur l'honneur avoir lu le règlement, avoir plus de seize ans et être d'accord pour que tout arrive à mon personnage durant son aventure sur De Cendre et De Fer. Je donne mon accord pour que mon personnage soit mené à mourir au cours de l'aventure.

CinëaTales
Oyé, oyé, grandes et petites gens !  
Je me présente, je m'appelle Karène, j'ai 25 ans et je vis en Île-de-France. Près de la capitale, en fait. Donc j'ai tout à disposition, métro, boutiques, cinémas, théâtres, universités... #ZBAFF. Alors ! Je jure pour commencer que j'ai pas fait exprès de donner à un des frères de Daven un prénom très ressemblant à celui de Seren Sinon ! Bah comme beaucoup d'entre vous je suis une fada de Game of Thrones et mes allégeances sont les Targaryen et les Martell   Je suis dingue de Dorne... Alors, bah, j'ai passé un peu de ma dinguerie à mon p'tit Rat-Pace. Si je trouve le temps de me faire un double-compte, un jour, vous pouvez déjà être sûr que ce sera pour les Dorniens ! Ensuite, je suis une fan de Disney, en particulier la Belle et la Bête dont l'adaptation cinématographique m'a ravie puisque je m'intéresse aussi à l'ancienne France du temps de Louis XIV et que j'aime les opéras, les théâtres, les musées et ce genre de chose. Des styles qui collent à merveille au conte selon moi. J'aime beaucoup les histoires sous toutes leurs formes et j'adore en écrire, ce qui fait que je suis une rpgiste à la plume assez bavarde. Par contre, pour quelques soucis de santé visuels, je suis juste un peu lente à la rédaction. Vous me pardonnerez   Quant à ce que je fais dans la vie ?... Voilà une réflexion bien tortueuse dans laquelle je suis lancée  Rolling Eyes Sur ce, j'espère que vous apprécierez la lecture, que ça fera pas trop long à votre goût et que nous nous ferons des liens du tonnerre sur ce forum qui tue -c'est le cas de le dire-  




Dernière édition par Daven le Ven 19 Mai - 11:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Sam 13 Mai - 18:40


Les Égouts du Rat au Bec d’Acier

“The kings have their games of throne. The people have their games of hunger. In both case it's the same. Both are savages and it's only the smartest one who wins at the end.”

I don't live my life.
I just survive in the game of The Mad Ghost
PART I

Naître bâtard dans un univers aussi vile est déjà mauvais pour un gamin. Mais naître, en plus, d'un viol... C'est pire que tout. Daven a toujours eu la sensation d'être un sans famille. Il n'était rien d'autre qu'un orphelin tout juste toléré par sa propre mère. Celle qui l'avait porté en son sein durant neuf mois n'avait aucune affection maternelle pour cet enfant indésiré, né d'un de ses plus vifs cauchemars. C'était, pour elle, l'incarnation de sa souillure physique. Celle qu'elle voulait désespérément oubliée, celle qui avait irrévocablement détruit quelque chose en elle le soir où cet odieux cataclysme lui était arrivé. Pourquoi avait-il fallut que cela la conduise à donner le jour à un troisième fils ? Désormais, elle aurait incessamment ce souvenir devant les yeux. Là, cet espèce de monstre croissant dans son foyer en train de gambader comme si de rien était et à se repaître des plats soigneusement préparés pour ses fils légitimes. Non ! Pourquoi une telle punition ?! Qu'avait-elle fait pour mériter pareil sort ?! Nanci ne faisait aucun effort pour dissimuler la révulsion que lui inspirait ce vilain petit canard aux yeux fouineurs et perçants. Pouvait-il lire en elle ce démon ? Quelle peste de paysanne ! Il n'avait pas besoin d'être un génie ou un vervoyant pour comprendre à quel point il la répugnait. Ses attitudes envers lui en témoignaient bien largement. Peu lui importait à cette garce ce qui arrivait à cet enfant sans ascendance. Peu lui importait ce qu'il ressentait, qu'il meurt donc quelque part étouffé dans le fumier, elle ne s'en porterait que mieux. Oh, tellement mieux ! Enfin, elle pourrait oublier... Et si elle tentait elle-même de s'en charger ? Personne ne le saurait après tout, personne ne se souciait de lui. Ah, mais si ! Il y avait bien quelqu'un pour se préoccuper de l'avenir de ce pauvre garçon injustement rejeté.

Grand-père Lorion observait gravement ces injustes et bien tristes scènes de discordes entre la mère et l'enfant sans cesse plongés dans leurs guérillas tels deux éternels ennemis. L'un ne serait en paix qu'à l'extinction de l'autre. Il savait d'où provenait tout ce mal et pouvait voir qu'il en engendrait d'autres. A lui seul, il ne pourrait pas apaiser les douleurs de son dernier petit-fils mais au moins pourrait-il le soulager un peu. Il s'y emploierait de bon cœur dans l'espoir de ne pas le voir emprunter plus avant la voie de voyou qu'il semblait privilégier chaque jour davantage. Le vieil homme en soupirait, tant de souffrances sous un même toit. Ce n'était pas bon, vraiment pas bon. Depuis que le père des jumeaux, son fils Roque, était mort au travail dans les mines d'or non loin de Cendremarc, Nanci ne s'en était pas remise. Cette perte l'avait anéantie, elle n'avait plus que leurs jumeaux Soren et Aiden pour s'empêcher de sombrer. Bien sûr, toute la famille avait été affectée par cette disparition subite. Les jumeaux aidaient silencieusement leur mère dans ses tâches quotidiennes les plus simples mais disparaissaient ensemble parfois des heures durant au dehors de la maison, ce qui était tout à fait nouveau et guère rassurant venant de bambins de quatre ans. Qui sait ce qui pourrait leur arriver ? Heureusement, ils revenaient toujours à l'heure du repas. Lui-même ne s'était pas remis non plus du décès de son descendant mais de là à s'en prendre à ce pauvre petit innocent apparu chez eux dans le sang et les hurlements maternelles un an plus tard, non, il ne ferait pas cette bavure. Plusieurs fois la femme avait tenté de provoquer une fausse couche mais l'ancêtre la surveillait et la stoppait quand il comprenait ses intentions, la dissuadant par l'avertissement. Elle risquait sa propre mort à vouloir tuer ainsi le fœtus. Finalement, tenace et têtu, Daven était né dans un malsain nid de dégoût et de haine.

Ce fut papi Lorion qui le baptisa sous le nom de Daven. Vous pensez bien que sa mère n'avait aucune intention de s'occuper de lui. Il dû le nourrir au lait de vache. C'est lui qui s'occupait de sa toilette, de le soigner quand il avait de la fièvre. Quand il ne pouvait pas s'occuper de lui dans le calvaire de ses vieux jours, Lorion le confiait à une bonne amie qui avait l’expérience des bébés et sur qui il savait pouvoir compter : Adaline. Cette croquante indulgente et généreuse allait devenir une sorte de nounou pour Daven mais jamais il n'apprendrait à l'apprécier à sa juste valeur. C'était bêtement dans son caractère, il s'attachait rarement aux gens et encore moins à la gente du sexe faible. De plus, elle lui rappelait irrévocablement la douleur d’être une naissance non attendue. Ce fut donc grâce à ces deux principales personnes qui se sont battu pour lui donner sa chance que l'orphelin pu vivre et grandir dans les Terres de l'Ouest de Westeros. Mais,lui, n’avait point adopté cet angle de vue trop optimiste. La mort aurait été un sort plus clément à ses yeux. Hors, le destin en avait semble-t-il décidé autrement. Quelle plaie ! Maintenant qu'il ne pouvait stopper le déroulement du fil de sa vie, il devrait se battre pour lui-même. Ce qu'il faisait déjà en tenant tête à cette espèce de folle égoïste qui lui tenait lieu de..."mère". Ils se regardaient en chien de faïence. Se jaugeaient en mangeant à la même table. Daven ne débarrassait pas son assiette, elle était obligée de le faire. Au moins avait-il généralement trop faim pour l’y laisser de peu ragoutantes surprises. Ô combien de petites mais fréquentes querelles de ce genre les ont toujours plus éloignés ? Et puis il y avait les conflits bien plus graves, impardonnables ceux-là.

Daven le Jeune -ou l'Agneau Noir- se sculpta un caractère de bagarreur. Insupportant la moindre injure venant des autres villageois de leur petite bourgade. Tous se connaissaient ici, aucun voisin n'avaient de secret pour l'autre alors il était bien connu que le garçon était un bâtard sorti de nulle part qui ne faisait que créer des problèmes à sa pauvre mère endeuillée. Ah, comme ils se montraient complaisant avec elle mais méprisant avec lui ! Le traitant comme une vermine, persécuté même par les gredins de son âge. Mais ce serait mal connaître le garnement que de croire qu'il se laisserait marcher sur les pieds. Les adultes, il apprit à les éviter tout en discrétion. En revanche, les enfants il leur volait dans les plumes dès qu’ils le cherchaient et sans faire de quartier. Un rat ! Voilà ce à quoi elle avait donné naissance. Un animal sournois qui vous tombait dessus sans que vous l'ayez aperçu. Il se vengeait de vous en perçant vos sacs de grains, renversant vos barriques d'eau, trainant vos vêtements tout juste lavés dans la poussière ou le purin quand il ne les transformait pas en lambeaux, saccageant votre potager, cassant vos fenêtres et en bien d'autres actes de vandalisme. Pourtant, il y avait des fois où ce n'était pas lui mais les autres gosses qui lui faisaient porter le chapeau de leurs méfaits. Que répondait Nanci à cela ? Elle ajoutait d'autres hématomes sur son corps frêle.

Tous ces échanges de coups de croc n'étaient que bagatelles comparés à ce qu'il se passait entre la génitrice et sa procréation. Leur haine mutuelle était mortelle. C'est elle qui avait levée la lame létale la première. Depuis, chacun guettait l'occasion de mettre fin à la damnation représentée par l'autre. Là où Mère était censée être protection et amour, elle n'était que malveillance et haine. C'était pure folie. Les deux bêtes se mordaient, se griffaient, s'étranglaient dans leurs incessantes luttes sauvageonnes. Tout était bon à servir. Draps, couverts, escaliers, tourbe, feu, chevaux galopant. Sous le couvert de la nuit de préférence. Mère et fils étaient tout aussi coriaces et ne s'en sortaient qu'avec des bleus plus ou moins voyants ou des articulations tordues ainsi que quelques entailles finalement bénignes. Dommage qu'il faille se trouver des points en communs dans des circonstances aussi malheureuses. Ces démences absurdes ne cessèrent que l'année des sept ans de Daven, lorsque cette harpie tomba sérieusement malade. Un jour, instruis alors par les enseignements de grand-père Lorion en herboristerie, l'assassin avait profité de l'occasion pour inclure une forte dose de poison dans la concoction de guérison. Elle ne s'était pas rendu compte qu'il attendait dans un recoin sombre de la pièce, épiant le moment où elle lèverait la main vers le gobelet, un arc et des flèches ornant déjà son dos. Ce n'est qu'une fois la potion engloutie par sa victime qu'il se décida à sortir de l'ombre de la chambre pour venir près d'elle. D'un calme terrifiant, il saisit la main pâle aux doigts squelettiques et reposa le récipient sur la table de chevet dans un bruit sec. Quand il se retourna vers celle qui avait donné naissance au démon, il n'eut que ces trois mots « J’ai gagné, Mère. » avant de s'en aller. Aucune émotion notable ni satisfaction ni insatisfaction ne se lisait sur son visage alors qu'il refermait la porte sur l'agonie gutturale de Nanci la Veuve Larmoyante.

Seul grand-père Lorion reconnu les effets de poison et su de quelle façon et par quelle main, sa belle-fille meurtrie s'était éteinte mais ce lourd secret il avait pris la responsabilité de le porter seul. Daven savait qu'il avait compris mais il n'y eu rien d'autre entre eux qu'une sinistre communication visuelle avant que le sujet ne soit enfermé définitivement sous clé.

A cette époque-ci, Lilae avait quatre ans. De fait, leur matrone avait trouvé un autre homme pour combler les vides de son existence. Un fermier, éleveur de bétail prénommé Lucian qui n'eut guère réussi par sa médiocrité à éveiller l'intérêt de l'ombrageux orphelin. Pour le roturier, ce garçon était un mystère. Tout ce qu'il en savait c'étaient les insanités, vraies ou fausses, que lui racontaient les villageois. L'archer en herbe passait son temps à déserter le logis et quand Lucian tentait une approche, il l'évitait promptement. Ce manège de feintes fit qu'ils n'eurent pas de véritable occasion de se connaître. Daven savait peu de chose de cette nouvelle branche de la famille et s'en moquait. Il avait ses propres préoccupations. Ça avait commencé lorsqu'il avait vu Soren et Aiden faire du tir à l'arc sous forme de jouet, rien qui puisse blesser les muscles et éventrer les organes. Voilà une discipline sportive qui avait l'air très distrayante. Voilà également là le biais par lequel les trois frères se sont rapprochés. Le cadet était intelligent et appliqué dans sa tâche, il apprit vite à manier ces armes de jet, plus vite que ne l'avaient fait les jumeaux et ce n'était que le commencement d'un épanouissement. Lui qui n'aidait pas à la maison et passait le plus clair de son temps dans les rues, sur les toits ou dans les plaines environnantes à vaquer à ses propres jeux solitaires venait de mettre la main sur ce qui allait enfin faire de lui quelqu'un et le démarquer des autres. Jour et nuit, il s'entrainait à maintenir une poigne ferme sur son arc, à en encocher les flèches, en bander la corde, prendre le temps de viser juste et relâcher sa prise pour voir le fin jet de bois filer plus vite qu'un sanglier et toucher ses cibles aussi multiples que variées. A force de persévérance et de ressources, son tir devenait de plus en plus précis et net. Mais Daven ne se contentait pas d'apprendre à manier ses plus fidèles alliés, il allait plus loin en apprenant leur confection, les observant avec une attention poussée pour comprendre leur fonctionnement en détail et se concentrant dans ses tentatives de fabrication sur-mesure. Combien de fois a-t-il échoué avant de réussir sa première acceptable flèche ?

Œil-de-Rapace devint le meilleur chasseur de gibier de leur bourgade. Ses frères enviaient sa maîtrise mais bien qu'ils fussent fous de tir à l'arc ils ne poussaient pas leur passion aussi loin que leur petit-frère. Eux, échangeaient la moitié de leur chasse et rapportaient le reste à la maison. L'Agneau Noir, lui, marchandait le tout sauf son propre repas contre des pièces, des flèches, des arcs, des équipements et d'autres objets utiles. L'orphelin taciturne devenait arrogant. Fier de vendre à ses anciens persécuteurs des viandes et des peaux dont ils ne pouvaient refuser l'acquisition pour leur irréprochable qualité. Ah ça les faisait bien chier de lui devoir quelque chose ! Car si l'accord n'était pas respecté, il se vengeait selon ses fourbes coutumes. Le petit rat se débrouillait ainsi seul et rentrait de moins en moins à la maison pour dîner ou se reposer, notamment depuis le décès de sa créatrice. Ce toit n'était pas le sien, autant vivre à l'air libre. Là où le cocon protecteur ne pouvait l'entraver d’œillères et où la dure réalité de la vie l'endurcissait de jour en jour. Il était seul et vivait dehors qu'il pleuve ou qu'il vente, s'efforçant de se trouver son propre abris en attendant que les nuages passent leur route céleste. A arpenter les rues des heures par jours, il savait précisément qui habitait où, les habitudes quotidiennes de chaque paysan, l'emplacement exacte de leur foyer de labeur, les trajets les plus courts pour rejoindre tel établissement. Mais le mieux c'étaient les cachettes et chemins de traverse. L'un des meilleurs devint le repère des Becs-d'Acier. Une petite bande de mercenaires fondée par ses frères aînés où chaque membre devait avoir la particularité obligatoire d'exceller en un art commun : l'archerie. Ils acceptaient tout genre de mission qui leur rapportait argent, nourriture, armes ou objets utiles tant que c'était dans leurs cordes, pas trop dégradant et qu'ils ne s'en prenaient pas aux innocents. Mais Daven, qui avait avant-tout un rôle de sentinelle, ne l'entendait pas de cette oreille. Pour exemple, tuer ou punir cruellement des gamins vandales comme lui ne le dérangeait pas. Ces sales gosses en feraient autant à sa place. Ainsi dans ses esprits de bravade, il acceptait parfois ses propres missions dans le dos de ses frères. Des missions à l'encontre de leurs règles d'honneur.

Il avait moins de sept ans la première fois qu'il a été témoin d'un acte aussi atroce qu'une mise à mort. Un règlement de compte dans les bois avoisinants Cendremarc. Ce n'était rien comparés à ces imbéciles de croquants donnant la mort à des chatons bâtards en les fourrant dans un sac et les tapant violemment contre un mur jusqu'à ce que le tissu prennent une teinte carmin significative. Les bêtes n'étaient que des bêtes, qu'importe la perte d'un animal tel qu'un chien ? Puisque c'est pas le genre à finir dans l'assiette ou à rapporter de quoi vivre. Mais un humain en torturant un autre, il n'avait jamais vu pareille ignominie. Même sa mère et ses tentatives directes pour le faire passer dans l'autre monde ne pouvait pas le choquer autant et il en vit d'autres par la suite. Rien d'étonnant à ce qu'il n'ait pas de mal à les imiter ou à empoisonner sa propre génitrice. Ce monde était pourri jusqu'à la moindre particule de pue. Était-ce donc ainsi partout en Westeros ? Oui, il l'apprendrait plus tard sans grande stupéfaction, en prenant le large avec les autres Becs. Tuerie, tromperie et profit semblaient être les lois de régence universelles. Forger sa propre place et protéger sa vulnérable anatomie organique était une lutte de tous les instants, le destin pouvait surgir de n’importe quel tournant et dans une forme des plus insolites. Il y avait tant de moyens différents pour rendre l’âme et au moins autant de façons sinon plus de se jouer d’autrui.

PART II


Oui, il avait obtenu sa victoire contre la Veuve Larmoyante mais en l'an 277 précisément, alors âgé de 11 ans, il dû en payer le prix par une défaite cuisante qui lui marquerait l'esprit au fer rouge. La haine que se vouaient ces deux individus du même sang avait fait de lui tout sauf un petit garçon innocent, joueur et insouciant comme la plupart des polissons de sa génération. Cela l'avait conduit à suivre une voie ambiguë, peu familière aux enfants naïfs, et à commercer avec les individus les plus louches de la région. Ce fut une arnaque de trop. Des pépites d'or prétendument trouvées à quelques encablures de là sur le sentier menant aux mines, se révélant en fait être de simples cailloux dorés sans valeur. Il avait bien conscience que la supercherie serait éphémère mais pas que leurs représailles seraient à ce point virulentes. Cette fois, la perte lui avait fracassé le cœur à la manière d'un vase en terre cuite pulvérisé par un projectile rocheux de la taille d’un tonneau. Ce décès-là le terrassa. C'était donc ça de se moquer de plus redoutable que soit ? La panique agitait le petit village sous la nappe nocturne alors que les trois frères restaient là devant ce spectacle infernal et apocalyptique, totalement impuissants. Leur maison toute entière brûlait vive sous leurs yeux. Jamais ils n'avaient vu feu aussi grandiose et terrible. Une majesté de lumière et de flammes rougeoyantes rugissant sa gloire macabre, gobant le hurlement de détresse du responsable de ce dramatique désastre. Ô comme il s'en fichait des biens matériels perdus de ce lieu maudit qui avait renfermés tous ses supplices. Mais Ô comme il souffrait de savoir le vieux Lorion à l'intérieur, rongé vivant par la bête écarlate rugissante. Comme il regrettait son méfait de trop. Comme il suppliait en silence de pouvoir faire marche arrière. Impossible, pourtant. Celui qui l'avait éduqué, qui s'était occupé de lui et l'avait aimé du début jusqu'à la fin connaissait l'une des morts les plus atroces qui soient par sa faute ! Non ! NON ! « NOOOOOOOON !!! » Ce coup-ci, il avait perdu.

Si seulement il savait. La réalité était bien plus compliquée et il n'y était en rien impliqué. Trois jours plus tard, les Becs-d'Acier au complet levaient le camp dans une atmosphère digne du plus rude des hivers. Il n'y avait plus rien pour eux ici. Il était temps d'entamer leur premier long voyage. Soren et Aiden ne se doutaient toujours de rien quant au rôle de Daven dans le trépas de leurs deux uniques ascendants biologiques.

Durant un temps, il fut incapable de faire honneur à ses fonctions de veilleurs. Ils étaient cinq, que l'un des plus grands s'en charge pendant qu'il ruminait mélancoliquement le passé dans son coin, grinçant régulièrement de sa dent cassée sans s'en apercevoir. Il lui avait appris la lecture. Il lui avait appris l'écriture. Il lui avait appris à reconnaître les plantes aux effets bénéfiques et celles aux effets nocifs. Il avait été là quand quand il souffrait seul et en silence du désamour de sa mère. Il l'avait même protégé d'elle et des autres à ses dépens. Ce vieil homme était devenu comme un père. Sans lui, Daven aurait beaucoup plus mal tourné que s'il n'avait jamais pu avoir son soutien. Il avait été la preuve qu'en tout être ne dormait pas un monstre aussi hideux que crapuleux. Et voilà qu'il avait disparu à cause d'une trop audacieuse supercherie. La sienne croyait-il mais l'oisillon, dans son ignorance, se trompait.

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Grand-père Lorion n'était pas de l'Ouest, il venait des Terres de l'Orage. Durant sa jeunesse, c'était un homme aussi malicieux qu'ambitieux. Sa situation de paysan simplet ne lui convenait pas. Il voulait plus. Son vœu était de devenir un érudit. Quelqu'un de lettré, trouver une place dans une bibliothèque, parmi maints ouvrages aux mille secrets. Loin de sa maison de chaume tombant en décrépitude. Il s'y employa par tous les moyens, y consacrant la plus grande partie de son énergie et de sa volonté. De sorte qu'un jour, il passa un marché illicite avec un inconnu qui lui proposa quelques livres en échanges de rien. Étrange mais trop beau pour un refus. Son père l'en gronda, le traitant d'âne bâté. A quoi lui servirait donc de perdre son temps dans ces tas de paperasses à lui qui ne savait même pas écrire son prénom ? Plutôt aider la famille à gagner son pain, ça ce serait un but honorable ! Mais Lorion avait l'habitude, il ne l'écoutait plus. Ne voyait plus que ses précieux petits ouvrages. Les années passèrent alors qu'il s'appliquait à apprendre les lettres et la forme des mots. Il se fit également de relations utiles et intelligentes qui l'aidèrent dans son but. Pourtant, il ne put jamais mettre le pied dans un de ces établissements tant désirés. Sans le savoir, il avait contractée une dette. Les livres ne sont pas des gourmandises courantes et encore moins gratuites. Il lui fallait les rendre. Hors, lorsqu'il reçut une visite inattendue, il refusa catégoriquement de les restituer. L'homme lui laissa trois jours pour changer d'idée. Lorion se volatilisa en deux journées. Commença alors un long et épuisant jeu du chat et de la souris où il passa de bourgade en bourg et de bourg en ville. Quand il crut avoir définitivement semé son poursuivant, il s'arrêta à l'autre bout du continent et y fonda sa propre famille, coulant des jours heureux près de Cendremarc dans les Terres de l'Ouest jusqu'à oublier l'épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa nouvelle vie. Le temps passa. Il devint l'herboriste du village, le métier exercé par son regretté ascendant lui-même. Il vit fièrement son unique fils grandir, trouver femme et perpétuer la lignée à son tour puis mourir au labeur minier dans d'inqualifiables souffrances.

En cela, l'arrivé de Daven fut pour lui comme une brise de fraîcheur sur ses vieux jours. Ce pauvre gamin malaimé, il serait capable de tellement de bonnes choses si seulement sa mère voulait bien abandonner ses propres maux. L'avenir aurait alors pu être si différent pour ce pauvre enfant. Mais son destin à lui semblait décidé à être gravé dans une pierre dure aux couleurs lugubres et moroses. Après-tout, la vie n'était ni juste ni injuste. C'était ainsi. Certains naissaient chanceux, d'autres non. Lorion chérissait tous ses petits-enfants mais peut-être plus encore le petit dernier. Peut-être était-ce bien de la pitié... Ou peut-être était-ce sa naissance, survenue seulement un an après la perte de son fils Roque, qui lui rappelait justement ses premiers jours en tant que père. Il était bienheureux de reprendre du service pour ce petit malheureux à l'avenir incertain. Il l'éleva donc comme tel. Le regardant croitre et devenir toujours plus rebelle. Le voyant lointainement, anxieusement, prendre cette voix de filou qu'il se traçait. Aïe, aïe, aïe, combien de temps perdurerait-il ainsi ? S'il était assez malin, il 'en sortirait un bon bout de temps. Mais sinon... Puis vint le jour où il utilisa les enseignements du vieil homme pour tuer sa propre mère. Lorion ne l'avait pas réprimandé, il était la troisième personne après eux à savoir à quel point ils se haïssaient. A quel point ils avaient été mauvais l'un pour l'autre et il avait toujours pitié de l'enfant. Ô combien, cependant, il se sentait accablé de lui avoir enseigné les propriétés de certains ingrédients naturels toxiques. Qu'allait-il en être de lui s'il continuait ainsi ? De plus, voilà qui lui remontait quelques avertissements surgit d'un ancien passé tâcher d'ombres menaçantes à la gorge. Un pressentiment lui vint alors qu'il regardait la femme morte entre ses draps défaits et emmêlés. On récolte toujours ce que l'on a semé. Quatre ans après, alors qu'il n'y avait que lui dans la chaumière car ses petits-fils étaient sortis vaquer à leurs activités peu recommandables et que sa petite-fille Lilae était chez son père Lucian, il reçut la visite d'un parfait étranger. Sous le couvert de la nuit celui-ci lui rappela sa dette envers celui qui l'employait. Qu'il l'honore ou pas, cela ne changerait rien désormais, il mourrait ce soir.

Quelques instants plus tard, un mystérieux inconnu sorti de la chaumière avec cinq beaux ouvrages dans les mains. Il les restitua à un individu tapis dans l'ombre. Celui-là fit un geste semblable à un signale et cinq flèches de feu firent flamber le bois sec. Quelques bouteilles d'alcool brisées et la maison se transforma en un monstrueux bûcher. La dette était payée.

L'homme qui lui avait fait prêt des livres était un Braavien aux mœurs douteuses venu d'Essos, atrocement rancunier, cela ne lui avait pas suffi de lui mettre enfin la main dessus. Il n’avait été satisfait qu’en brûlant son logis. Quant à celui qu'il avait envoyé à la poursuite de ce vieux chapardeur, ce n'était autre qu'un de ces énigmatiques et redoutables Sans-Visage.

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Les jeux de la faim, voilà ce que c'était. Une lutte de tous les instants pour pouvoir bouffer et dormir dans un illusoire sentiment de quiétude foutrement éphémère. Une rengaine incessante qui reprenait son inlassable cours chaque jour. Les deux meneurs du clan, les jumeaux, avaient beau avoir atteint l'âge adulte lorsque leur grand voyage débuta, ils n'avaient point prévu de souffrir autant de la famine. Chez eux, ils n'avaient jamais connu un tel sentiment de solitude et d'insécurité. Souvent, il leur arrivait de douter, avaient-ils bien fait de suivre leur propre voie ? De prendre ainsi leur liberté en partant de leur nid douillet si familier ? L'appel de l'aventure avait toujours été plus fort que tout pour eux mais, maintenant qu'ils étaient partis et qu'ils se confrontaient au monde dans son immensité, ils étaient perdus. Par où aller ? Quel était le chemin le plus court pour rejoindre la prochaine bourgade ? Et tant d'autres incertitudes. Quelle ridicule bande d’amateurs ils faisaient désormais. Les premiers temps furent bien évidemment les plus durs. Ils se faisaient tout petits et aussi silencieux que des tombes lorsque leurs chemins venaient à croiser des chevaliers ou des gardes en armure. Ils n'auraient pas la folie de s'en prendre à eux ou a des nobles. Au sommet de leur infortune, même leur meilleur archer et chasseur ne leur trouvait pas toujours de gibier à dévorer tout cuit et il se passait parfois plusieurs jours avant que la chance ne leur sourit. Leur situation était dangereusement précaire. Plus la faim était grande, moins Daven n'arrivait à se concentrer et loupait ses cibles agiles dans la plus grande des frustrations. Les poursuivre ne servait à rien, c'était exténuant, autant conserver un maximum de force et ne pas dépenser inutilement son énergie. Leurs muscles fondaient avec leurs réserves naturelles de graisse. Mais ils ne lâchèrent rien et il se peut que ce soit leur acharnement qui leur sauva la mise.

Cette vie de nomade s'avérait plus ardue que prévue. A leurs débuts, les Becs-d'Acier n'avaient même pas de destrier sur le dos desquels s'asseoir et se laisser bringuebaler où bon leur semblait. Ils marchaient et faisaient halte à l'heure des repas lorsqu'ils avaient de quoi se remplir la panse ou partaient à tour de rôle chercher de quoi se sustenter. Leurs chausses s'usaient. Leurs vêtements puaient la sueur de leurs efforts. Ils sentaient le chien mouiller et les feuilles mortes, étaient méconnaissables sous la terre accumulée quand ils tombaient de fatigue, s'écorchaient les pieds et les jambes dans les buissons. Leurs habits présentaient quelques déchirures ici et là. Avaient-ils connue pareille misère dans leur trou perdu ? Non, c'était différent. Ces étendues sauvages et hostiles n'avaient pas de pitié pour eux. Ils ne pouvaient s’abriter qu'à l'ombre des arbres et des proéminences rocheuses. Heureusement que l'hiver n'était pas encore là. Pourtant, cela ne leur empêcha pas de perdre un compagnon durant cette période impitoyable. Le bougre était tombé malade après une énième nuit sous la pluie et n'avait pas tenu le coup. Leurs réserves d'herbes guérisseuses étaient si maigres et sa fièvre maligne si intense. Aucun ne put le sauver. Les garçons durent l'abandonner là, inerte et plus pâle qu'un drap de lit, et n'en mesurèrent que mieux leur chance d'être pourvus d'une ténacité d'acier. Ils pillèrent des fermes agricoles, se faisant chasser à coup de bâtons et de torches enflammées quand des chiens ne les prenaient pas en chasse. Dans ce cas, il y avait toujours la sentinelle pour lui décocher une bonne flèche dans les côtes ou dans la trachée. Le canidé clamsait en éructant son propre sang. Les pauvres marchands solitaires qui passaient par là perdaient au moins le tiers des récoltes qu'ils transportaient. Quelle aubaine quand ils tombaient sur un transport de viande ! Les Becs commencèrent à faire des rations et des réserves minutieuses.

Puis un jour, l'un d'eux eu l'idée de se créer une couverture car tous ensemble ils ressemblaient trop à des vagabonds. Précisément ce qu'ils étaient du reste mais mieux valait pour eux que cela ne soit pas si flagrant qu'une nuée de moucherons voletant juste devant votre figure. Les autres approuvèrent le plan. La prochaine charrette qu'ils trouveraient, ils la subtiliseraient sans ménagement. Les semaines passèrent avant que l'opportunité se présente. Ils durent ruser par la diversion pour s'en emparer. A partir de là, ils voyagèrent dispersés mais jamais bien loin les uns des autres et encore moins du gardien des céréales. Pendant qu'il progressait prétendument seul sur routes et sentiers, un autre faisait le guet à quelques mètres en arrière tandis que les deux restants s'occupaient de l'avant en éclaireurs. C'était injuste que l'un d'entre eux passe son temps à voyager paresseusement assis derrière le cheval de trait alors les rôles s'alternaient. Daven aussi prenait place sur le banc mais aux côtés d'un conducteur majeur, pas seul, ce qui l'agaçait prodigieusement. Puis leur idée si lumineuse les prit à revers alors qu'ils goûtaient aux aléas de la vie de charretier quand les roues s'enfonçaient dans la boue pour refuser de bouger, vous obligeant à pousser avec l'animal sous la pluie battante pour que cette foutue charrette se déloge de ce piège fangeux. Ou encore quand ce fichu canasson était trop fatigué pour avancer ou trop affamé pour accepter de reprendre la route tant que son ventre de neuf cent kilos n'était pas gonflé d'herbe fraîche après des heures de mastications. Lui, il avait la chance de pouvoir brouter tout son content. Des brindilles vertes il y avait que ça dans cette région ! Que c'était agréable quand il se mettait à crottiner sous vos yeux en plein périple, bon ceci dit vous étiez prévenu de ne pas fourrer votre botte à semelle trouée dedans cette fois. Et en plus, il fallait s'occuper de lui pour éviter qu'il ne tombe malade comme tout être vivant ! Ce doit être à cette période que Daven se mit à insupporter les chevaux. Mais il y avait aussi les roues grinçantes pour leur faire des misères, quand elles se décrochaient après une secousse trop violente. Punaise mais il était vieux de combien de siècles ce chariot ?! Et cette ruine aussi il fallait l’entretenir ! Sauf qu’il y avait ni de quoi huiler le harnais du hongre ni de quoi graisser les roues ou changer les pièces gâtées dans la grosse barque pesante qu’ils trainaient derrière eux. Bravo, les gars. Votre idée était sensationnelle.

Leur longue aventure les mena loin et leur causèrent bien des tracas. Mais l'union et la détermination faisant la force, ils s'en sortirent. Les effectifs des Becs-d'Acier s’agrandirent avec de nouveaux venus jusqu'au nombre de neuf. Trois d'entre eux étaient relativement mineurs et Daven ne fut plus le plus jeune. Leur charrette fit place à une roulotte et non pas un mais deux chevaux de trait. C'étaient les jumeaux, les têtes pensantes, qui la tiraient pendant que les autres la protégeaient à une bonne distance du haut de leurs montures pour la plupart volées aux moins soigneux, d'autres abandonnées ou déléguées par des cadavres. Les jeunes gens commençaient à s'affirmer, échangeant leurs connaissances entre eux, étoffant leur cohésion et leur travail de groupe où chacun pris un rôle précis lié à ses aptitudes les plus spécifiques. Il y avait les trois veilleurs, le voleur, les deux arnaqueurs, le fouineur et les deux cartes jokers que représentaient les meneurs. Les neufs serres sont féroces, ils protègent leurs bienfaiteurs avec hargne. Tels des faucons ils piquent sur leur proie et la fauchent avant qu'elle n'ait eu le temps de se retourner. Inlassables traqueurs, vifs et silencieux, communiquant à distance par hululements fallacieux. Manquer leur cible ? Jamais. Intelligents et infatigables, ils peuvent comploter des jours avant de se lancer dans une quête dont ils se sont assurés de remporter la partie et le gain. Les missions qu'ils ne peuvent pratiquer se voient catégoriquement rejetées car leur expérience n'est encore que naissante. Ils vous escortent en cachant leur plumage sauvage sous le pelage grisonnant de pauvres mules. Protègent vos récoltes en se cachant dans vos champs, les arbres environnants ou en passant pour de miteux travailleurs sous-payés. Il est facile pour eux de passer pour des rats car au fond c'est ce qu'ils sont. Ils peuvent vous restituer vos bien volés à condition de savoir dans quelle direction le malfrat s'en est allé si en campagne vous vivez. En ville, c'est plus facile. En ville, ils sont presque infaillibles. Ils utilisent les décors pour s'y fondre tels des caméléons et se faufilent tels des chats au travers des ruelles et des toits. Les plus habiles, en cela, sont les plus jeunes car moins grands et plus agiles. Ils sont nés dans les égouts de Westeros, mettre les pattes dans la merde et l'urine ne les effraie pas si cela leur permet d'atteindre leur objectif. L'odeur ne les incommode pas. Le sang ne leur fait plus peur. Ils prennent gardent aux chasseurs et disparaissent en un battement d'aile quand le danger guette de trop près. Tant pis pour leur repas, ils le chopperaient plus tard. Les adultes aident, les mineurs suivent. Néanmoins, un rebelle parmi eux se hérisse. Il n'est pas là pour obéir aux aînés. Son libre arbitre lui manque. Il veut le récupérer. La tête butée, encore une fois se démarque. Il accepte des marchés de son côté. Amasse son propre gagne-pain sans rien en montrer. Bec-d'Acier, oui, il l'est. Mais cet oiseau-là est plus rapace que les huit autres. Ce n'est pas un pilleur. Ses qualités sont ailleurs.

Comme chacun d’entre vous le sait.

PART III


Port-Réal. Une ville symbolique pour lui car elle marque le point de rencontre de ses plus notables changements. C'est à proximité de Cendremarc que tout à commencer. Cette région de l'Ouest où les cendres des mines environnantes paraissent envahir et recouvrir la végétation de ses flocons noircis. Un endroit où la beauté de la nature peine à s'élever. Nous savons où il est né, comment c'est arrivé et ce qu'il en a suivi. Sa volonté et ses facultés de survie ne sont plus à démontrer. Le bâtard a tracé son tortueux sentier en trois royaumes différents : l'Ouest, le Bief et l'Orage. Grattant la poussière du sol par ses griffes coupantes pour se frayer son propre passage quitte à abattre quelques fourbes bêtes sur son chemin. Sa famille l'a enchaînée dès son premier cri poussé. Il a traînées ces chaînes durant quatorze années. Leur fer est souillé des immondices de sa vie insalubre. Sous la tourbe desséchée se camouflent des tâches autrefois d'un pourpre suspect, le métal rouillé par les pluies est brûlé sur quelques côtés, sa matière solide légèrement craquelé par le froid, il pue l'insanité des boyaux en état de marche. Quelques anneaux ont commencé à se démettre à force de subir les tractions obstinées et brutales de leur captif. Puis un jour, certaines de ces chaînes l'ont enfin lâché et il les a abandonnées là, sans regret. Le premier à l'y avoir aidé était un tenancier. Celui-là travaillait dans un bordel. L'orphelin avait outrageusement tenté de le voler en réussissant l'exploit de pénétrer ses appartements privés. Résultat ? L'homme à l'esprit sinueux l'a embauché. Oh bordel, il l'avait échappée belle ! Même après plus d'un an de loyaux services, il a encore du mal à comprendre l'esprit de ce fer-né. Ce qui l'avait poussé à le prendre sous sa coupe ? Ses indiscutables talents de canaille, bien évidemment ! Mais cela n'empêchait pas le garçon de se poser des questions. Pour lui -et son argent-, il a abandonnés les Becs-d'Acier. Pour lui -et la stabilité de l'emploi-, il active sa vision infaillible qui ne manque pas une miette de l'agitation perçue dans son champ. Pour lui -et la saveur d'un peu de liberté-, il se perche dans les recoins inattendus, se faufile dans les angles des murs en tendant ses deux oreilles qui guettent les plus suspects agissants sous le toit de l'Amazone Endormie. Oeil-de-Rapace pistent longuement les clients les plus douteux après leur affaire en ces lieux. A son retour, son rapport est minutieux. Cette espèce de poste de gardien filou lui plaisait bien. Ça le changeait de l'imprévisible existence de nomade. Certes, il était témoin d'autres genres de corruption mais cela ne faisait que renforcer ses convictions, sa volonté de protection. C'était nouveau et plus confortable en un sens. L'explication n'est plus à faire mais Daven n'a jamais supporté d'entendre seulement une femme se faire charnellement abuser. Ses flèches sont comme lui, elles ne pardonnent jamais. Mais, à sa frustration extrême, il est des cas où elles doivent s'abstenir de piquer une tête dans le sang. Les mois ont passés ainsi. Il n'avait pas dans l'idée de partir. Surtout qu'une personne avait captée son attention d'une manière particulière et empêchait son esprit de liberté de trop se tourner vers l'horizon. Pourtant …

Il y a les assassins. Il y a les comploteurs. Il y a les esclavagistes. Il y a les tyrans. Il y aussi toute la vermine que l'on ne nomme pas par des noms savants mais par des mots injurieux. Ils sont très nombreux ceux qui se sont choisis un avenir peu radieux, défait d'honneur et de vertu. Le monde est-il si malheureux ? Si souffreteux ? Si infecté ? Les serpents n'ont pas tous l'apparence d'un reptile à langue fourchue. Leur poison coule partout mais se dissimule parfois sous de mielleuses paroles ou de ravissants visages. Daven sait tout ça. Il est en passe de devenir adulte et croit bien avoir vu les pires dessous de jupons que Westeros ait pu porter. Les plus sales, les plus laids, les plus malodorants. Son enfance elle-même est son inégalable traumatisme, une plaie profonde comme un puits sous la surface de sa chair et qui se rappelle à lui à l'exécution du moindre geste. Alors il s'est fait pendre de court lorsqu'un chevalier de noble ascendance avait accepté de le prendre comme écuyer. Quoi, sérieusement ?! Encore plus, sachant que c'est son caractère de fruit pourri qui l'y a mené. Ah ça, pour sûr, il en est resté sur le cul le p'tit orphelin bâtard. Ça c'était passé dans une taverne de la capitale couronnée. Le jouvenceau avait voulu faire son malin en tentant de chopper une petite boîte dorée que le propriétaire avait "discrètement" sortie puis ranger dans sa sacoche. Un type plus costaud et plus vieux que lui. Pas spécialement doué pour ce genre de fourberie, il s'était fait prendre la main sur la peau tannée. S'en était suivi une rude altercation où l'adolescent ne s'était pas gêné de se défendre en fichant son pied et son poing successivement dans les roubignoles et le gros pif tordu de son agresseur. Malgré sa défense remarquablement énergique, ça allait franchement mal tourné pour lui quand sa bonne étoile intervint soudain sous les traits d'un -très- haut Nordien. Celui-ci le fit passer pour son écuyer un peu siphonné des suites de sa première cuite. Bah fichtre ! Un adoubé des sept couronnes qui lui sauve la mise ! Pincez-le. Voilà le plus grand tournant de sa vie qui chamboula tout. Si on lui avait dit que ça existait des retournements pareils, il ne l'aurait pas cru. Fallait en être témoin ou directement le vivre pour changer de perception. Il est né sans nom et n'en obtiendra pas miraculeusement un. C'est comme ça. En revanche, un statut peut s’acquérir.

Port-Réal a vu cet adolescent arriver dans ses rues en compagnie de ses deux frères et de leurs cinq autres complices. Une bande de neufs archers aux regards malicieux et intelligents. Elle a vu ces derniers chercher après lui à sa disparition inattendue puis repartir quelques temps après, le croyant mort quelque part dans les dédales de son labyrinthe aux milles pièges. Elle a vu les prémisses de ses évolutions invisibles quand il s'est mis à protéger les catins d'un tenancier, qu'il a commencé à apprécier les lieux et à aimer secrètement la femme de son patron. Quelle existence pleine de déboires, une parmi tant d'autres entre ses foules d'habitants. Elle le vit grandir durant près de 16 lunes. C'était une larme de pluie pour elle. Elle l'a vu se perdre dans sa solitude et dans ses peines passées, regretter des pertes dont elle ignorait la nature. Il était toujours dans l'ombre, paraissait éviter la lumière. Sa vie dans les rues reprenait. Sauf que, cette fois, il passait le plus clair de son temps à l'Amazone Endormie, là où ses nouvelles responsabilités prenaient corps. Il dénonçait les fripouilles et les punissait sous la volonté de son nouveau chef, leur tombait dessus pour les avertir ou les transpercer d'une lame tranchante. La lysienne aux cheveux étincelants faisait particulièrement l'objet de ses préoccupations. Elle le perturbait comme seule une femme pouvait perturber un homme. C'est bien en ses rues qu'il a connu cela pour la première fois. Et c'est dans un de ses commerces qu'il fit la connaissance de ce chevalier à qui il s’empressa de jurer fidélité pour ensuite offrir de subits services extérieurs à son autre allégeance avant de s'envoler.

Si ce n’était pas singulier !
Il était venu hors-la-loi et était reparti écuyer.

✦✧✦

La douce étoffe drapait finement sa main tandis que ses yeux bruns l'observaient pensivement. Ce soleil flamboyant, percé de cette longue lance... Elle lui faisait songer à une flèche sans plume. Était-ce bien compliqué de manier un grand bâton avec une lame à son bout ? Ça lui semblait étrange à vrai dire. Mais tout ce qui concernait Dorne et ses coutumes était bizarre et unique. Ce royaume était radicalement différent de tout ce qu'il avait pu voir et connaître. S'il savait à quel point c'était vrai. Renoncerait-il à son rêve caché ? Il se souvenait de sa rencontre avec le Dornien comme si c'était hier. Quelle forte impression il lui avait laissée. C'était un homme à la peau mat, aux cheveux de nuit et au tempérament fougueux. Il avait l'allure d'un impétueux et superbe pur-sang du désert. Ce jour-là, l'héritier avait caracolé en lui faisant les louages de toutes les merveilles de ce royaume sudier très lointain. Sa surprenante faune et sa resplendissante flore exotiques, l'eau plus précieuse que du diamant aux saveurs qu'aucun autre Westerosi n'a pu goûter. Un royaume où le froid n'a aucun règne, où le soleil est maître. Un royaume où même les bâtards sont bien traités. Un royaume plus libre que tous les autres. L'espoir caresse ses cicatrices et apaise ses douleurs quand il pense à cette merveilleuse terre inconnue aux mœurs si larges. Les Insoumis. Les Invaincus. Les Intacts. Comme le représente si bien leur maison suzeraine. Ah, qu'est-ce qu'il veut y aller ! Mais tout en pensant cela, son regard pétillant perd quelque éclat et se relève vers la silhouette au loin montée sur son cheval. L'adolescent se pince brièvement les lèvres dans une mimique légèrement contrite. Avait-il le droit de faire ça ? Rester jusqu'à son adoubement puis filer droit vers le Sud quand il serait prêt ? Sa conscience lui murmurait que non. Plein d'obstacles entravait encore sa voie. Tant d'années passeraient jusque-là. Aurait-il encore un aussi vif désir de partir ou ces terres auraient-elles trouvé le moyen de le retenir ? Actuellement, elles le freinaient considérablement.

Il songea à Lilae. Sa petite-soeur, elle qui lui avait témoignée tant d'affection durant leur enfance. Une affection pure et enfantine venue d'il ne sait où. De sa personnalité naturellement aimante peut-être. Bizarrement, Daven avait été son grand-frère préféré. Elle le collait chaque fois qu'elle le pouvait, courrait vers lui en criant son nom. C'était bien mignon mais ça le mettait en rogne à l'époque. Un sourire tendre naquit cependant sur le visage du rapace à ces souvenirs. Il l'aimait, lui aussi, mais ne le lui avait jamais montré. A part, une fois. Quand il s'était infiltré dans la maison de son père, Lucian, la nuit du départ des Becs-d'Acier pour la prévenir qu'ils s'en allaient et qu'il n'y aurait pas de retour mais qu'elle devait garder le secret. Elle s'était effondrée de chagrin dans ses bras. Il l'avait serrée contre son cœur et embrassés ses doux cheveux, plus déchiré qu'il n'y paraissait de la laisser "seule". Mais lui, l'aîné masculin, ne versait pas de larme. Après cet unique élan d'affection, il s'était retiré et lui avait tourné définitivement le dos, ouvrant ainsi la porte à ses premiers regrets. Les autres étaient pour son meilleur ami et pour Seren. Le premier était un orphelin martyrisé par son père, les Becs avaient tué l'animal enragé qu'il était et pris son fils sous leurs ailes. Plus jeune que Daven, ils s'entendirent néanmoins comme les deux doigts de la main et formèrent un duo de choc. On les aurait cru inséparables mais le jour de la traitrise de l'aîné ils s'étaient vivement querellés et s'étaient quittés sur ces termes aiguisés. Certains des plus lourds soupirs du bâtard sont pour lui, son frère d'arme. Après tout, cette amitié n'avait duré que deux ans... Hm. Son coeur ne le mord pas moins fort, au contraire, quand ses pensées se tourne vers elle. Il avait cru aisément l'oublier en partant mais avait tout faux. Le temps viendrait bien où il ne pourrait plus se remémorer son visage, son parfum, sa voix. Mais en attendant, elle torture ses pensées à toute heure du jour et de la nuit. Ce n'est peut-être pas une légende qu'un premier amour est dur à délaisser. Il peut se passer une semaine sans qu'elle n'envahisse son esprit mais, au final, son souvenir refuse de le laisser en paix. Elle lui manque plus que tout autre. Est-ce qu'elle allait bien ? Qu'est-ce qu'elle pouvait bien devenir, maintenant ? Toujours à travailler dans ce bordel malfamé ? Rah, bon sang, ça ne te regarde pas ! C'est la femme de Melhavak et la mère de sa fille en plus ! Ça suffit, tourne la page espèce d'imbécile !

Daven serra les dents, secoua la tête pour en évacuer les images dérangeantes, jeta un dernier regard à son tissu aux couleurs des Martell et le rangea soigneusement dans sa cachette avant de faire filer sa monture au trop pour rattraper Ser Brandon Stark. Une fois à sa hauteur, il fit ralentir le pas à son cheval et éleva la voix :

- Dis, c'est encore loin jusqu'à Harrenhal ?

Eh merde, il l'a encore tutoyé...



Dernière édition par Daven le Mar 30 Mai - 12:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Sam 13 Mai - 19:10

Citation :
mes allégeances sont les Targaryen et les Martell Je suis dingue de Dorne...

TOI JOTEM. *adopte Daven*

BIENVENUE P'TIT CHOU.

N'hésite pas si tu as besoin, Melhavak est l'admin pour l'Ouest !


furie du désert ♒︎ Feeling used but I'm still missing you and I can't see the end of this. Just wanna feel your kiss against my lips and now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why.
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Sam 13 Mai - 19:27

Bienvenue sur le fofo et bon courage pour ta fiche

J'adore ton choix d'acteur


Righteous in Wrath
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Sam 13 Mai - 19:30

BIENVENUE MON LOULOU ET BON COURAGE POUR TA FICHE! Very Happy
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Sam 13 Mai - 19:46

Bienvenue toi


More than just beautiful curves
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Sam 13 Mai - 19:59

Coucou et merci à vous pour votre accueil !

@Oberyn Martell a écrit:
TOI JOTEM. *adopte Daven*

OBERYN, LE PLUS GRAND
Moi aussi jotem ! Adopte-moi, je serais ton fidèle serviteur jusqu'à la fin des temps
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Sam 13 Mai - 20:06

Ah bah ça marche j'te piquerai bien à Brandon et Melhavak, je te montrerai ce qu'est la vie


furie du désert ♒︎ Feeling used but I'm still missing you and I can't see the end of this. Just wanna feel your kiss against my lips and now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why.
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Sam 13 Mai - 20:14

Oh voila une fiche prometteuse et déjà bien remplie
Welcome ! :p


But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer — .
quote
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Sam 13 Mai - 20:32

welcome à toi Smile

I love you

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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Dim 14 Mai - 3:29

Bienvenue a toi petit chou

Ici Melou, donc n'hésite pas si tu as la moindre question, toussa toussa
Bon courage pour ta fiche


A maid with laughing purple eyes
When the night has come That I've lost my way around You're my light against the darkness
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Dim 14 Mai - 11:18

Bienvenue Smile
Bon courage pour ta fiche Smile
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Dim 14 Mai - 12:16

Bienvenue à toi jeune homme. Bonne continuation pour ta fiche.




Blanche est l'hermine - Pure est notre cœur.
 

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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Dim 14 Mai - 13:00

Mon pôtit protecteuuuuur ...
Bienvenue à la maison, j'espère que tu passeras de bons moments parmi nous, j'aime ton début de fiche et j'ai hâte de pouvoir lire la suite

Et encore plus de pouvoir te croiser en jeu tiens Je te souhaite bon courage pour la suite de ta rédaction ! ♥




I'm Bleeding out
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers. Dim 14 Mai - 16:54

Dois-je comprendre que tu m'abandonnes pour l'autre dornien ?

Bienvenue chez toi jeune fripon. J'adore réellement ce début de fiche, ta plume est un délice, j'ai hâte de RP avec toi. Courage pour la suite !
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MessageSujet: Re: Œil-de-Rapace ♦ I’d rather be dead than alive in those stinking sewers.

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