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Nous manquons de membres dans le Conflans, les Îles de Fer et le Val d'Arryn.
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A kiss on the nose does much toward turning aside anger | ft. Janna

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Message Sujet: A kiss on the nose does much toward turning aside anger | ft. Janna Dim 21 Mai - 4:47


A kiss on the nose does much toward turning aside anger

Mace & Janna



La journée était belle, contrastant sagement avec l’austérité apparente du lieu dans lequel il se trouvait. Il y avait au fond de l’air une humidité qui lui donnait l’impression que ses cheveux étaient drôlement plus lourds à porter, ce qui ne lui arrivait pas très souvent, au creux de son Bief natal. Dans les faits, Mace Tyrell ne savait pas s’il aimait ou non le Conflans. Une chose était certaine, cependant : beaucoup moins que le Bief. Ce n’était pas moche, non, non, simplement bien différent. Pas trop loin des terres dorniennes, Hautjardin n’avait pas été une victime triste de l’hiver : si l’air s’était refroidit et que les arbres les plus faibles s’étaient défaits de leurs feuilles, que certaines fleurs et certains fruits avaient cessés de pousser, sa maison n’était pas sombre durant l’hiver et était restée bien plus colorée que l’était présentement Harrenhal, en cette fin de saison froide. Dans les faits, il se sentait dépaysé et pas trop dans son élément et, malheureusement, il ne resterait pas ici assez longtemps pour s’habituer. Si l’homme avait longtemps anticipé, avec les yeux brillants d’un enfant, les événements d’Harrenhal, il semblait désormais bien moins enthousiaste. Les bras croisés et l’air contrarié, se tenant ironiquement en plein centre d’un jet de soleil qui n’était pas taché par une quelconque source d’ombre, un long soupir lourd et significatif s’échappa de ses lèvres qu’il tenait jusqu’alors bien pincées l’une contre l’autre. Cet air sombre ne lui collait pas du tout et cette absence de sourire lui semblait inhabituelle. Nous connaissions Mace comme étant un jeune homme enjoué qui laissait souvent les frustrations lui couler dessus comme sur le dos d’un canard et non pas comme le garçon à la mine boudeuse qui avait fuis les gradins suite aux traditionnelles acclamations de fin de tournoi sans adresser ni un regard ni un mot à cette épouse qui l’avait embarrassé devant tous les gens de son peuple qui avaient fait le trajet jusqu’ici.
Le Biefois avait sagement – aussi sagement que nous pouvions l’être lorsque notre épouse osait donner ses couleurs à un autre homme – chassé son jeune écuyer qui avait décidé de trottiner derrière lui, lui demandant ce qu’il se passait – heureux encore qu’il n’ait pas cédé à son impulsivité en lui demandant s’il était aveugle de ne pas l’avoir constaté –, préférant non pas la solitude, mais attendant plutôt une présence autre. Planté comme un piquet non loin de l’entrée de l’édifice qui abritait les appartements temporaires des Tyrell, il attendait qu’une de ses sœurs s’apprête à franchir le seuil de la porte. Au risque d’y croiser une Alerie qu’il n’avait pas envie de voir pour l’instant, il préférait attendre à l’extérieur et pouvoir y rester plutôt que de se condamner d’avance à devoir discuter à l’intérieur et, par le fait même, augmenter ses chances de la voir dans un lieu restreint. Devant ses grands yeux bleus, les gens grouillaient comme des fourmis. Se rassemblaient parfois en petites meutes pour discuter du tournoi et de la clarté du ciel, se saluaient furtivement ou passaient leur chemin, seuls et pressés. Impatient, il se demandait s’il ne ferait mieux pas de quitter son point d’observation et de chercher lui-même une de ses sœurs – ce qu’il fit sans attendre une seconde de plus. Il savait que s’il voulait voir Mina, il devait errer là où il y avait des Redwyne. S’il voulait voir Janna, c’était un peu plus compliqué, pensa-t-il, puisqu’elle agissait un peu comme une petite poussière libre. Après quelques instants et quelques défaites mentales qui passèrent proche de le convaincre de se refouler comme il le faisait trop souvent et d’aller se terrer au fond de ses appartements, il finit par apercevoir la silhouette et unique de sa petite sœur Janna. À travers le mécontentement, un petit sourire réussit à soulever ses pommettes au moment où il se faufila à travers la foule, toujours armé de son calme naturel même en quasi crise conjugale.


Accélérant le pas avant qu’elle ne s’éloigne trop, lui glissant encore entre les doigts, le jeune homme se trouva désormais assez proche pour poser sa main sur le bras de sa sœur et, éventuellement, prendre place devant elle, lui offrant un sourire timide qui cachait mal son trouble. « Janna. » Lança-t-il doucement, comme un souffle d’espoir. Inquiet, il jeta un regard autour d’eux. Autant ne souhaitait-il pas y voir Alerie, il ne voulait pas non plus croiser sa mère. Non pas qu’il ne voulait pas réellement la voir, mais simplement qu’il craignait l’attitude qu’elle devait avoir présentement. Il savait les tensions entre sa femme et sa mère qui les enveloppaient depuis plus ou moins cinq années et elle avait clairement dû remarquer l’affront qui lui avait été fait.
« Comment as-tu trouvé le tournoi ? » Lui demanda-t-il, réellement curieux. Malgré son envie brûlante de faire déchanter le coq, il ferait toujours passer les ressentis de ses sœurs avant les siens et, dans le cas présent, ce qui l’avait troublé lui n’avait peut-être même pas ébranlé Janna. Pourtant, sa petite voix serrée et fragile au creux de sa gorge trahissait le malaise qu’il ressentait présentement. Malgré son calme et son habitude à s’effacer naturellement – qui commençait elle-même à s’effacer lentement mais sûrement depuis qu’il était suzerain –, Mace n’avait jamais réellement réussit à camoufler ses émotions lorsqu’elles devenaient plus grandes et plus grosses que lui. D’un signe de tête, le Tyrell indiqua une direction à l’opposé du mouvement naturel de la foule, lui demanda ainsi indirectement si elle acceptait de s’éloigner et de lui accorder un peu de son temps.



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Message Sujet: Re: A kiss on the nose does much toward turning aside anger | ft. Janna Dim 4 Juin - 3:23


A kiss on the nose does much toward turning aside anger

Mace & Janna



Janna n'était pas franchement heureuse ce jour-là, contrairement à ce qu'elle laissait montrer. Car ce jour là, tous ses rêves et espoirs avaient été détruits par l'égo démesuré d'un roi. Elle n'attendait que le meilleur moment pour exploser, probablement celui où elle irait dans ses appartements et hurlerait à plein poumons dans son oreiller : si proche du but, elle avait été. Si proche. La richesse d'un grand mariage avec la maison Lannister. Mais Jaime Lannister avait été fait juste avant le tournoi, Garde Royal, anéantissant toute fiançailles, tout avenir. Si publiquement elle gardait cette façade souriante et avenante, elle avait ruminé toute la journée.

Ce moment où elle pouvait hurler était arrivé. Mais s'il n'y avait eu que cela à ce tournoi qui pour elle, était désastreux. Un autre mariage semblait touché, celui de son frère. Avait-elle été la seule à remarquer ce qu'Alerie avait fait ? Car elle l'avait bien vu. Et l'un des plus grand problème de Janna, c'était qu'elle ne pardonnait jamais. Elle marchait nerveusement à travers Harrenhal, cherchant au plus vite à rejoindre ses lieux, même p'tit bonhomme ne parviendrait pas à lui changer les idée convenablement. Rien ne pourrait. C'était cet enchaînement insupportable qui la rendait nerveuse, surtout. Parce qu'elle sentait qu'elle ne pouvait rien y faire. Centrée sur elle-même ? Elle l'était. Oh que oui, elle l'était. Elle l'avait souvent été, si ce n'est toujours. Mais elle estimait qu'en ce moment même, elle avait toutes les raisons de l'être. Et on venait poser une main sur son bras et elle eût un bref sursaut, ne s'y attendant aucunement. Elle tournait vivement la tête pour voir qu'il s'agissait tout simplement de son frère.

- Mace, tu m'as fais peur.

Elle regardait son frère, le détaillait et fronçait quelque secondes à peine ses fins sourcils avant de se souvenir qu'en public, il fallait garder ce visage souriant et bienveillant. Il regardait autour d'eux ensuite et elle fit de même sans comprendre ce qu'il cherchait. Il semblait inquiet, de toute évidence. Elle connaissait bien trop son frère pour ne pas le remarquer. Mais si perspicace était-elle, elle ne comprenait pas pourquoi il regardait autour d'eux ainsi, essayait-il d'échapper à une chose provenue tout droit des sept enfers ? Puis il lui parlait du tournoi, comment l'avait-elle trouvé ? Elle allait pour répondre mais une lady passait et elle souriait bêtement jusqu'à ce qu'elle parte.

Sans qu'il ne le demande, elle prenait le bras de son frère, elle concédait simplement à suivre sa direction. S'assurant que personne ne les écoute, elle murmurait, comme besoin de se confier, à défaut de le dire dans un oreiller.

- Désastreux. C'est le mot qui me vient à l'heure actuelle, désastreux.

Elle ne pouvait pas insulter Alerie, pas plus qu'elle ne pouvait insulter le roi. Et elle était de toute façon bien trop distinguée pour cela.

- ser Jaime Lannister a été fait garde royal, ce matin.

Son frère avait assuré pour elle un beau mariage, mariage que le roi avait balayé de la main, très sûrement sans même s'en soucier.

- Lord Tywin Lannister est donc rentré à son fief, abandonnant son titre de Main du Roi.

Elle enchaînait, comme si elle énumérait la liste qui avait rendu tout ceci désastreux.

- Oh, il y a bien un chevalier de l'Ouest qui a mis à terre un garde royal, il est vrai que c'était une belle chose.

Elle poussait un long, très long soupire.

- Et ta femme oublie les convenances, comme si ces choses là s'oubliaient en claquant des doigts, juste parce qu'on le souhaite.

Elle pestait discrètement, juste pour lui, tenant fermement le bras de son aîné contre elle.

- Même Mina aurait été de mon avis.

Mina aurait pesté aussi, sauf que contrairement à Janna, Mina aurait été trouvé Alerie pour le lui dire droit dans les yeux et aurait bien fais attention à ce qu'Alerie soit blessée. Surtout à ce qu'elle le soit, quand Janna, pour l'instant, l'ignorait juste et userait probablement de cela, l'ignorance. Le pire des mépris disait-on, l'ignorance.

- Disons que ce tournoi commence très fortement et marquera les esprits.

Elle reparlait normalement en voyant ces gens passaient autour d'eux, sait-on jamais qui tendait l'oreille.

- Il me semble que mère est quelque peu furieuse. Je ne sais pas vraiment où elle est partie, sûrement partie pincer quelque oreilles et tirer quelque cheveux. Ou donner des coups de cannes. Peut-être même tout ça à la fois.

Elle levait les yeux au ciel en y pensant.

- Nous devrions prendre un peu d'avance sur le repas, je meurs de faim.



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Message Sujet: Re: A kiss on the nose does much toward turning aside anger | ft. Janna Jeu 8 Juin - 2:32


A kiss on the nose does much toward turning aside anger

Mace & Janna



Un  fin et subtile sourire se dessina sur le visage triste de Mace, compensant pour l’esclaffement qui aurait pu – qui aurait dû – naître de la joie enfantine qui se manifestait à la seule et immature idée d’avoir pu réussir à faire peur à sa petite sœur, comme toutes les fois où il s’était caché au tournant d’un couloir, gamin, pour se jeter devant Janna et lui soutirer un couinement effrayé. Non pas qu’il aimait la voir avoir peur, mais simplement qu’il appréciait avoir à la rassurer par après. Malgré elle – peut-être ne le savait-elle-même pas –, la jeune Tyrell était la seule à pouvoir débarrasser doucement son cœur lourd de la tristesse qui pourrissait en lui. Elle était un rayon de soleil plus fort et plus puissant que ceux qui s’abattaient présentement sur eux, dans l’étrange humidité d’Harrenhal. Pourtant, si son regard voulait rester figé sur le sourire quelque peu faux, fruit des circonstances, de la jeune femme, il ne pourrait s’empêcher de continuer à surveiller ses arrières comme s’ils étaient en danger. Or, il n’y avait pas de danger, que des craintes enfantines, des bouderies pourtant justifiées, qui poussaient Mace à ne pas vouloir assumer la réalité en face, aller à la rencontre de ses inquiétudes pour mieux les régler, puisque dans le cas présent, ce n’étaient pas elles qui iraient à lui. Il était convaincu, à ce moment même, qu’Alerie ne viendrait pas elle-même demander rédemption. Ses yeux bleus, vibrants et vifs, luisaient d’une tristesse troublée qui n’avait rien à voir avec l’attitude joviale et décontractée qu’il tentait de se donner.  Même s’il était normal d’être blessé, un homme ne devait pas montrer sa faiblesse en public ; au contraire, il devait montrer qu’il avait le contrôle sur son épouse et lui faire comprendre qu’il n’acceptait pas un tel affront. L’angoisse le rongeant, il ne constata pas immédiatement que sa sœur prit son bras – elle dut donc se contenter quelques secondes d’un homme à la consistance d’un épouvantail –, mais lorsqu’il sortit de sa torpeur, ce ne fut que pour froncer les sourcils, plisser les yeux et pousser un long soupir qui exprimait, à l’instant, à quel point il détestait sa vie, là, maintenant.

L’affront d’Alerie, bien plus personnel et significatif, lui avait fait oublié celui d’Aerys II envers Tywin Lannister qui, même s’il concernait indirectement le seigneur d’Hautjardin vu qu’il comptait donner sa sœur au fils du Lion, ne le touchait pas assez pour passer en premier plan. Pourtant, au moment où sa sœur le lui rappela, l’air triste qui ternissait son visage aux traits délicats se mua en une irritation marquée. Décidément, Harrenhal était une terre de malheurs qui tenait à détruire tout ce qu’il tentait de construire – Dieux merci qu’ils quitteraient bientôt les Conflans. Un autre homme lui « enlevait » sa femme et un Roi lui retirait le futur de sa sœur. Des gens vraiment très bizarres pouvaient prendre des décisions délicates et avoir un impact phénoménal sur l'Histoire. C’était le cas d’Aerys en ruinant, en le voulant ou non, une alliance Roses-Lions. Son orgueil, celui d’avoir réussi quelque chose de potentiellement adéquat, se fendit en mille morceaux. Soupirant à nouveau – en chœur avec le soupir de Janna –, incapable de formuler des mots complets qui ne ressemblaient pas à des grognements, Mace mordilla ses lèvres en fixant l’horizon, alors qu’il guidait sa sœur vers il ne savait trop où.« Nous te trouverons un autre époux… »Marmonna-t-il presque silencieusement. Il faudrait faire des sacrifices…Alors que la Tyrell mentionna son épouse, ses iris alors fixés sur un point précis se retournèrent vers sa sœur et le temps s’écoulait désormais comme le plus lent des sabliers. Son regard se baissa, signe de soumission à ses propres émotions. Pour l’instant, il ne fit qu’hocher piteusement la tête, comme un enfant que nous punissions. Le silence dans lequel il tentait de se terrer n’avait rien de celui qu’imposait parfois sa timidité, il était plus lourd, plus triste : inhabituel. Il n’avait jamais pensé, en vingt-cinq ans d’existence, pouvoir être à ce point atteint par les décisions d’autrui. L’humidité de la région lui semblait désormais plus lourde comme si elle essayait de l’écraser, de l’étouffer, mais la réflexion de Janna au sujet de leur mère réussit finalement à lui arracher un rire. Il adorait Olenna et une telle attitude, poussée peut-être par la perte d’un bon mariage pour Janna ou peut-être par la décision d’Alerie, montrait à quel point elle aimait ses enfants. Soudainement, tout autour de lui s’effaça – l’ombre de la forteresse, la masse hétéroclite qui grouillait comme un tas de fourmis – et il voulut se réfugier dans les bras de sa mère comme il le faisait parfois lorsqu’il était enfant. Malheureusement, cette époque était terminée et s’il voulait montrer à sa mère qu’il était un homme – un vrai –, il devrait se contenter du soutient de Janna et de son propre orgueil. Tout le réconfort qu’il trouverait jusqu’à ce qu’il se calme serait dans la nourriture, comme le criait son sourire désormais plus sincère et plus large lorsque la petite sœur proposa de prendre de l’avance sur le banquet. « Tu sais comment me parler, toi. » Roucoula-t-il, alors que son bras serra doucement et instinctivement celui de sa petite sœur. Bien vite, comme s’il avait accéléré le pas s’en sans rendre compte, poussé par l’appel de la nourriture, les deux jeunes gens se retrouvèrent à l’écart des gens, seuls et trottinant vers là où se trouvait leur futur repaire.

« Janna, j’ai l’impression d’avoir fait quelque chose de mal. » Sa voix d’enfant qui avait quelque chose à se reprocher – même si ce n’était pas le cas, mais il préférait prendre la faute sur lui lorsqu’il aimait trop – prenait le dessus alors qu’il jetait un regard sur la plus jeune. Dans sa tête, Alerie ne pouvait pas simplement n’avoir été que stupide, avoir fait une erreur. « Tu crois que je suis un mauvais époux ? » La questionna-t-elle. Malgré la gravité d’une telle affirmation, il ne semblait pas s’apitoyer sur son sort – ce n’était pas son genre –, mais plutôt réellement curieux. Voulait-elle un troisième enfant ? De nouvelles robes ou de nouveaux bijoux ? Tout cela ne l’inquiétait pas, au contraire, puisqu’il pourrait l’arranger facilement. Ce qu’il craignait, et avec raison, était que sa femme veuille un homme plus viril et qui savait se montrer digne lors des tournois. Ce qu’il ne serait évidemment jamais. Il ne savait pas ce qu’il ferait si sa femme venait à prendre amant. Les sourcils froncés, il se rapprocha un peu de Janna pour chercher un peu de réconfort en attendant qu’ils trouvent mutuellement celui de la nourriture. Ce qui lui frappa l’esprit en même temps qu’un léger coup de vent alors qu’ils franchirent l’arche de pierres qui surplombait l’entrée près de laquelle il attentait Janna avant de la trouver, c’était l’opinion que son peuple aurait de lui s’il ne faisait pas preuve de son autorité, qu’il laissait une insulte du genre lui glisser dessus.




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Message Sujet: Re: A kiss on the nose does much toward turning aside anger | ft. Janna Dim 20 Aoû - 2:21


A kiss on the nose does much toward turning aside anger

Mace & Janna



Frère et soeur avaient évolués depuis leur enfance, ils n'étaient plus ces petites roses douces et innocentes, couvés par leur mère caractérielle mais ô combien protectrice. Dans son égo, cet égo qui avait été crée par la richesse et la hauteur de sa maison, Janna ne voulait pas se dire que Jaime Lannister avait préféré devenir garde royal que l'épouser. Elle préférait croire que le chevalier n'avait simplement pas eu le choix, plutôt qu'il ait refusé de l'épouser pour une raison quelconque. Mais cela lui avait traversé l'esprit, bien qu'elle balayait autant que possible cette idée, par des paroles intérieurs toujours plus orgueilleuse "qui ne voudrait pas m'épouser ?" orgueil ou réalité, car après tout, qui pouvait se payer le luxe de refuser une alliance avec la maison Tyrell et donc, refuser la dote considérable en épousant l'une d'entre elles ? Les Lannister, sans nul doute.

Son frère avait beau être là et commencer à lui changer les idées, elle avait tout de même envie d'hurler un bon coup pour passer à autre chose.

Nous te trouverons un autre époux, osait-il lui dire. N'était-ce pas ce qu'ils faisaient depuis des années déjà ? Elle avait dix neuf années, c'était tard et cela n'irait pas en s'arrangeant à mesure des années. Si elle voulait un beau mariage, elle commençait à se dire que le premier serait le bon, qu'ils n'auraient bientôt plus beaucoup de choix, qu'ils n'auraient plus le luxe de refuser certaines personnes. Elle inspirait profondément, pour mieux expirer ensuite, à défaut de soupirer.

Janna adorait habituellement la foule mais elle lui donnait l'impression d'étouffer aujourd'hui, peut-être étaient-ce aussi ces couleurs moroses et ce manque de chaleur qui lui changeaient terriblement de Hautjardin, peut-être étaient-ce ces odeurs de grillé et de sueur qui lui montaient au nez, mais elle qui pouvait être si optimiste, se trouvait là bien agacée par le moindre détail changeant de son petit confort. Il n'y avait ici que peu d'appui, peu de ses habitudes, tout était à refaire et tout lui semblait désagréable. P'tit bonhomme trouverait peut-être de quoi l'amuser, après tout. Mais pour l'heure, manger semblait être salutaire, comme si c'était la solution. Elle aurait donné un bras en échange d'un gâteau moelleux à la crème au beurre et à la fraise.

Janna gardait toujours en apparence ce sourire figé, celui qui était imposé et de mise quand une dame ne voulait pas qu'on devine ses émotions. Et ce sourire la fatiguait aussi, bien qu'elle s'efforçait au mieux de le garder pour les personnes qui passaient devant eux. Elle tenait le bras de son frère, peut-être aussi fort que lui le faisait. Les amis, c'était bien, mais qui de mieux dans ces instants difficiles que la famille ? C'était aussi d'autres repaires qu'ils avaient l'un et l'autre.

Elle avait donc docilement suivi son frère là où ils pourraient trouver de quoi manger, tant l'un que l'autre semblaient vouer un amour inconsidéré pour la nourriture. La nourriture apaisait beaucoup, plus à ses sens qu'un bon vin. Cela remplissait certains vides dans le coeur. Mace commençait toute fois, à son tour, à déballer, ou presque, ce qu'il avait sur le coeur. Janna avait donc levé le regard vers lui, intriguée, bien qu'elle se doutait de ce qu'il se tramait dans l'esprit de son aîné pour le connaître depuis toujours et l'avoir tant observé pendant des années. Avait-il fait quelque chose de mal ? Elle haussait un sourcil. Pourquoi l'aurait-il fait ? Il était vrai qu'il était maladroit, pas toujours très avisé mais il faisait de son mieux, elle n'en doutait pas. Être suzerain n'était pas chose facile et aucun d'entre eux n'avait été prêt à perdre leur père si brutalement et si bêtement, il avait donc pris le flambeau sans y être totalement prêt, ou en tout cas, Janna l'avait toujours vu ainsi. Quand il demandait s'il était un mauvais époux, ce furent ses deux sourcils qui se haussèrent sous l'étonnement. Elle connaissait bien des mauvais maris mais Mace n'en faisait certainement pas parti. Mais Janna avait une vision du mariage des plus conformistes et des plus coutumières qui soit, pour elle, l'amour et les sentiments ne faisaient pas partis du lot offert avec le mariage. Elle sondait le visage de son frère, voir s'il était sérieux, ce qu'il était indéniablement.

- Je te demande pardon ?

Elle l'avait regardé encore quelque instants pour finalement relâcher son bras et se placer devant lui, posant doucement ses mains sur ses bras. Fallait-il le raisonner ? Janna parlait doucement, pour eux, mais le regardait surtout droit dans les yeux.

- Puisse mère ne pas t'entendre...

Elle inspirait une fois de plus.

- As-tu fais un bâtard à ton épouse ? Non. As-tu rompu un voeux de mariage ? Charmé une autre femme ? Toujours pas. Tu es le suzerain du Bief, le seigneur de Hautjardin, tu as déjà deux enfants, deux fils qui plus est. Alors je ne vois pas en quoi tu es un mauvais mari. Alerie peut avoir tout ce que bon lui semble, quand il lui semble. Peut-être est-elle devenue trop gourmande.

Elle haussait les épaules à cette dernière phrase, mais elle frottait doucement les bras de son frère, dans l'espoir d'un maigre réconfort.

- Notre problème, mon frère, c'est que nous sommes parfois trop gentils avec notre prochain et que certains en profitent. Non tu n'y es pour rien, parfois les gens sont ainsi, ils ont déjà tout mais veulent toujours plus. Certaines personnes sont ainsi, peut-être se sont-ils égarés en route.

Janna était quelqu'un de très pieux et toujours prête à aider son prochain. Peut-être était-ce pour cela qu'elle avait en tête d'envoyer Alerie chez les Septa pour lui donner quelque corrections et la remettre sur le droit chemin. Pour Janna, ce n'était pas que le mariage qui était entaché par cette action, mais aussi la foi, peut-être était-ce donc aussi pour cela qu'elle était si irritée par le comportement immature et irresponsable d'Alerie. Janna pouvait tendre la main mais elle peinait à pardonner. Elle n'oubliait rien, c'était le problème. Mace avait tendu la main à Alerie pendant toutes ces années et Alerie mordait non pas la main, mais le bras de Mace et des Tyrell. Elle entachait les Sept, sous qui elle avait promis fidélité, loyauté et respect à son époux. Mais les Sept seraient toujours plus apte à décider qu'elle à ce qu'il allait désormais se passer.

Elle relâchait finalement son frère.

- Peut-être devrions-nous manger en paix dans nos appartements, le temps de discuter. Cela nous éviterait d'être épiés en permanence... Et au moins je serai sûre d'avoir un gâteau à la crème et à la fraise.

Un sourire un peu plus amusé à l'idée de pouvoir enfin s'asseoir et manger, leur appartements seraient toujours plus calmes et reposants.

- A moins que ton épouse y soit ?



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Message Sujet: Re: A kiss on the nose does much toward turning aside anger | ft. Janna Mer 23 Aoû - 4:34


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Mace & Janna



Le pas de Mace oscillait entre le trop lent lorsqu’il se sentait un peu plus en sécurité, dans le couloir vide qui constituait l’entrée de la forteresse, et agrippé au bras de sa sœur comme à une corde qui l’empêchait de tomber plus profondément, et le trop rapide lorsqu’il se souvenait qu’il risquait de croiser Alerie, accompagnée de leurs enfants d’amour, n’importe quand s’il perdait son temps. Il ne savait pas où elle était allée lorsque les joutes avaient tiré à leur fin, mais il se doutait bien qu’elle ne devait pas être bien loin. Malgré lui, comme s’il l’oubliait parfois, il entraînait sa sœur avec lui, l’obligeant à suivre son rythme incertain. Le silence des murs gris lui semblait lourd et étouffant tout comme l’était le manque de lumières et l’air qui n’avait rien à voir avec celui de Hautjardin, portant en lui l’odeur inadéquate des pierres froides plutôt que celle attendrissante des fleurs d’hiver. Ce couloir lui paraissait interminable et plus ils avançaient, plus la possibilité de trouver un havre de paix et de tranquillité loin du monde blessant devenait incertaine. Heureusement, la présence de sa sœur, peut-être aussi blessée que lui, appliquait un baume sur ses blessures encore fraîches. Elle n’avait pas besoin de prononcer un seul mot pour que la magie opère : c’était naturel. Chaque fois qu’il tournait son regard bleu vers Janna, il la voyait sourire à travers ces instants où lui-même, toujours souriant, n’arrivait pas à le faire. Cela, au fond de lui, le blessait. Non pas de jalousie, mais de compassion. Il savait qu’elle avait probablement été honteuse, peut-être même blessée, de voir Jaime Lannister devenir Garde Royal plutôt que de poursuivre leurs fiançailles, mais elle se forçait tout de même ; il la connaissait suffisamment pour affirmer que certains de ses sourires n’étaient que des masques, puisqu’en haute société il était interdit de mal paraître, surtout pour une femme. Tout cela alors que lui-même n’arrivait qu’à se plaindre et à se lamenter. Il n’avait probablement pas la moitié de la force émotionnelle de sa petite sœur qui l’arrêta lorsqu’elle sembla capter l’ampleur de ses propos. Sous ce qui avait à ses yeux des airs d’accusation, Mace tira une mine basse et triste et son regard caressa le plancher comme s’il souhaitait s’y enfoncer à tout jamais. Il parvenu, au bout de son souffle d’enfant blessé, à murmurer un presque inaudible « Mais… »  Il savait très bien qu’Olenna n’aimerait pas son attitude, qu’elle lui dirait qu’il vaudrait mieux pour lui de resserrer son emprise sur son épouse. Mais sa mère, croyait-il, ne le comprenait pas ; il l’avait toujours cru ainsi même s’il l’aimait d’un amour fort et tendre.
Coupable, il écouta sa sœur qui tentait de le ramener à la raison. Elle n’avait pas tort, Janna. Il n’avait jamais couché avec une autre femme durant son mariage et il n’avait même jamais pensé faire la cour à qui que ce soit d’autre. Pitoyable, il hocha timidement la tête comme si approuver la jeune femme lui arrachait un peu de son orgueil. Un suzerain n’avait tout simplement pas le droit de se monter dans un tel état, c’était impensable. C’était une preuve de faiblesse, et qui voudrait d’un suzerain faible ? Personne. Ouvrant la bouche comme pour répliquer aux certitudes de la Tyrell, tout ce qui réussit pourtant à en sortir n’était qu’un soupir rauque, mais faiblard. « Tu sais Janna,  je n’ai pas l’impression d’avoir été trop gentil. » Affirma-t-il en secouant la tête comme un enfant qui s’opposait à toutes tentatives de consolation et sa voix avait perdu toute consistance adulte, laissant place à une certaine vulnérabilité. S’il n’avait pas eu le cœur si lourd, la tendresse de sa sœur l’aurait probablement fait soupirer d’aise ; il avait besoin d’un câlin, mais il ne pouvait pas s’abandonner à de telles frivolités dans un lieu si public. « Je lui ai dit non quand elle m’a demandé si elle pouvait donner ses couleurs au Chantecoq. Je croyais que je pouvais lui faire confiance…» Marmonna-t-il en reprenant le bras de sa sœur qui venait de cesser son geste d’affection. Une chose était certaine : il n’avait plus envie de la lâcher au moins jusqu’au banquet, où il devrait à la fois faire face à son épouse et à sa mère. Au moins, Janna serait là. Janna ainsi que Willos et Garlan ; cette seule perspective suffit à au moins envelopper son cœur d’un souffle tiède et agréable. Il devait se redresser. Pour eux, pour Janna. Même si cela lui parut difficile, il cessa d’observer ses pieds qui n’avaient rien d’intéressant et il leva les yeux vers sa petite sœur à qui il colla un gros bisou sur la joue. En s’écartant, il tenta un fin sourire qui, cependant, mourut dans l’œuf.
« Il vaut mieux éviter d’aller à nos appartements. J’ai quitté avant de savoir où elle irait, mais les enfants étaient fatigués… » Affirma-t-il, songeur. S’il y avait bien une chose qu’ils avaient hérité de leur paternel, c’était la fatigue d’après-midi et l’amour des siestes. Pendant un court instant, il fixa droit devant lui comme quelqu’un qui avait eu une soudaine illumination. Les sourcils froncés, il se retourna vers sa sœur. « J’aurais bien proposé que nous fassions comme lorsque nous étions enfant et aller voler dans les cuisines, mais je ne crois pas que nous voulons être pris la main dans le sac pendant un si grand évènement. » Le songe au fond de la voix, Mace se permit un petit rire étranger à sa peine, mais non pas moins sincère ; son enfance avait probablement été la plus belle époque de sa vie et il s’en voulait, d’une certaine manière, d’avoir passé tant de temps si loin de Janna. Embêté par l’immobilité, il décida de reprendre le pas en entraînant la jeune femme avec lui – de toute façon, aujourd’hui il ne lui laissait pas le choix. Au tournant d’un couloir où il n’y avait personne d’autre qu’eux, Mace s’arrêta pour coller furtivement son nez sur celui de sa sœur – geste de l’enfance qu’il n’avait pas ressortit depuis longtemps –, un sourire germant finalement sur ses lèvres rosées. « Tu crois que tu pourrais passer rapidement dans nos appartements pour récupérer des choses à manger ? Si Alerie te demande où je suis, tu lui diras que je règle des affaires importantes. » Sagement, il adressa à la Tyrell un clin d’œil qui voulait tout dire. Des affaires importantes ? Oh, elle ne mentirait pas vraiment… D’un pas plus lent, il entreprit de les diriger vers l’endroit où logeaient les Tyrell.





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A kiss on the nose does much toward turning aside anger | ft. Janna

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