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Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite.

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The Blackfish
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MessageSujet: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 13:03




   
Brynden Tully

   
the blackfish.


Passe ta souris sur la photo
   
   Âge : 38 ans.
   Situation familiale : Célibataire.
   Statut : Chevalier noble de la Maison Tully.
   Localisation : à Vivesaigues, fief de la Maison Tully, dans le Conflans.
   Métier : Chevalier défenseur de Vivesaigues.
   Particularités : Suite à une énième dispute avec son frère Hoster, qui lui donna le surnom de "Sillure" ou encore "Blackfish", il créa son propre blason. Ainsi, au lieu et place de la truite argentée, il arbore sur son armure et son pourpoint une truite noire.
   Allégeance : Hoster Tully, et plus généralement à la Maison Tully de Vivesaigues.
   Description de la famille : frère cadet de lord Hoster Tully, actuel seigneur de Vivesaigues. beau-frère de feu lady Minisa Tully, née Whent. oncle de lady Catelyn Tully, lady Lysa Tully et ser Edmure Tully.
   Compétence particulière : Meneur d'hommes.
   Faiblesses du personnage : Arrogant.
   Groupe : Conflans.
   Rang personnalisé : The Blackfish.
   Avatar : Ioan Gruffudd.
   Autre ? : Il est excellent nageur.

   
Enfant, il adorait pêcher à mains nues dans la Rufurque. Il a très tôt développé des prédispositions au tir à l'arc, et est aujourd'hui capable de tirer une flèche plus loin que n'importe quel autre archer du Conflans.  Il déteste les manières de Cour, et à l'exception de ses nièces qu'il adore, passe la plus grande partie de son temps avec ses hommes à s'entraîner ou à boire une chope de bière dans les tavernes avoisinant Vivesaigues. S'il n'est pas trousseur de jupons pour un sou, il aime néanmoins les femmes, et sait se montrer particulièrement charmant voir séducteur ; cependant, ayant trop d'honneur et ne voulant pas souiller celui des demoiselles, il préfère assouvir ses désirs d'homme dans quelque bordel où il se montre aussi doux qu'avec une épouse. C'est un célibataire endurci, qui réfute absolument l'idée qu'on puisse lui imposer qui que ce soit à ses côtés. Lorsque son frère a essayé à trois reprises ! , sa réaction a été si violente que depuis, les deux Tully ne s'adressent quasiment plus la parole. Certains murmurent néanmoins que derrière ce farouche statut se cache certainement un cœur meurtri. Il ne l'avouera jamais, mais maintenant qu'il y repense, une union avec les Redwyne aurait permis aux Tully d'avoir une flotte imposante, qui les aurait bien servi dans leur combat acharné contre les fer-nés, qu'il déteste comme la peste.
   

   
Que pensez-vous du règne d'Aerys II Targaryen ?
Aerys est le Roi. On ne discute pas d'un Roi, on se soumet à sa volonté. C'est le principe. Les Tully auraient d'autant plus de raisons de s'y soumettre que n'importe quelle autre famille du royaume, car sans les Targaryen, et tout comme le reste des seigneurs du Conflans, ils continueraient à trimer en esclaves sous les ordres d'Harren le Noir. Il serait dès lors bien ingrat de notre part de commencer à questionner les agissements royaux ! Du reste, ce qui se passe à la Cour semble bien éloigné de nos propres préoccupations. Nous ne vivons pas aussi richement qu'en Terres de l'Ouest ou dans le Bief, et ici, c'est la simplicité et le travail qui règne en maître. Nous devons aussi faire face aux éternels raids fer-nés qui ravagent nos côtes, et qui nous laissent peu de temps pour s'arracher la bouche sur le fait de savoir si Aerys II Targaryen est un bon Roi. Alors honnêtement, si tergiversations quelconques il y a sur le royal derrière de Sa Majesté posé sur le trône, ça ne m'en gratte pas une. Et pour une raison tout à fait personnelle, j'ai une certaine sympathie pour notre bon Roi Aerys : la façon qu'il a eue de nommer le petit Jaime Lannister dans sa Garde Royale a renvoyé Tywin dans sa tanière, rongeant ses griffes comme l’orgueilleux qu'il a toujours été. Il doit sans doute faire les cent pas à Castral-Roc, en maudissant les dragons qu'il a toujours servi comme un toutou sagement dressé. Et je dois dire que ça me fait bien marrer !  


   
Participerez-vous au Tournoi d'Harrenhal ?
Bien sûr que j'y serai ! Comment manquer un pareil évènement ? Mais je n'y vais pas par plaisir. Tout au plus, j'accompagne mon frère, mes nièces et mon neveu. J'assure leur sécurité. Il y a en effet fort à parier que tout ce petit monde drapé dans de belles armures et prenant à cœur le grand monde de la chevalerie, n'est pas seulement venu pour compter fleurette aux gentes dames. Oh, je regarderai tout cela avec peu d'intérêt. Les trois quart de ceux qui se mesureront au tournoi n'ont jamais vu le sang de la guerre de leur vie, ne comprennent pas que lever une épée n'a rien d'un jeu. Mais il parait que c'est dans notre culture, et qu'il faut faire honneur aux traditions. Alors j'irai. Je ne veux pas causer une nouvelle scène avec Hoster, et comme il y a fort à parier que si je refuse, il rentre dans une colère noire, autant m'abstenir et suivre docilement toute cette petite troupe. J'aurais préféré rester à Vivesaigues. Près des rivières, là où je m'y connais. La perspective de revoir le vieux château hanté ne me procure guère de plaisir. Trop sont morts pour l'édifier, et trop l'oublient vite. Du reste, les tournois se font dans des jolis champs ou dans des belles cours de château, pas contre les murs froids et suintant encore la mort d'une ruine tombée en sinistre mémoire. Mais bon... Tous ces petits messieurs dans leurs jolies chemises doivent trouver ça bien amusant. Alors qu'ils s'amusent. Je m'amuserai de les voir mordre la poussière.


   
De vous à nous


   
Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises
Moi, Brynden Tully, certifie sur l'honneur avoir lu le règlement, avoir plus de seize ans et être d'accord pour que tout arrive à mon personnage durant son aventure sur De Cendre et De Fer. Je donne mon accord pour que mon personnage soit mené à mourir au cours de l'aventure.
   

   
Elo.
Donc je m'appelle Elodie (Elo, pour les intimes), j'ai 26 ans et je fête cette année mes onze ans de RPG   Oui, ça fait un bail !! J'ai commencé sur un forum Star Wars (ne me jugez pas), puis sur des forums City où à l'époque, on n'écrivait qu'une ligne genre : "Brooke sourit", "Brooke retire son string"   Et puis j'ai découvert les RPG historique, où j'ai vraiment commencé à écrire des posts longs, à me perfectionner dans l'écriture et dans le jeu. En parallèle, je lisais les bouquins GOT, et je suis tombée sous le charme de cette série, moi qui de base ne lit que des romans historiques, j'avais l'impression de retrouver un univers et pourtant, c'était complètement nouveau. J'ai été très longtemps joueuse et administratrice sur un forum GOT qui aujourd'hui a fermé, et ça m'a brisé le coeur. Du coup, je me suis coupée du RP pendant un temps. Et en me baladant sur un topsite, je tombe sur vous Et j'ai pas résisté        .

   


Dernière édition par Brynden Tully le Sam 27 Mai - 15:10, édité 8 fois
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The Blackfish
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MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 13:03


   
L'Histoire

   
every family has a black sheep. but we are not sheeps. and i'll be damned if they call me anything else then a fish. a blackfish.

   

   
Prologue

     Certaines Maisons choisissent des dragons, des lions ou des sèches pour emblème. Nous, Tully, avons choisi la truite. Ce poisson terrifiant, surtout quand il saute par dessus les eaux ! ... Je suppose que l'on n'a pas beaucoup de choix quand on vit dans le Conflans, mais on aurait pu faire pire... Songez, on aurait pu êtres des sardines, ou des algues d'eau douce ! Encore que la douceur caractérise peu nos rivières : les Rois du Roc et de la Montagne ont maintes fois versé le sang sur nos rives, s'écharpant comme des enfants pour la primauté sur un jouet.  Mais c'était sans compter sur les fer-nés. Sous Harren le Noir, leur royaume s'étendait jusqu'à l'Oeildieu, où ils battirent le plus grand château jamais vu à Westeros. Les mestres nous enseignent aujourd'hui qu'Harren était sot, mais il avait bien un peu de tête : quand on s'apprête à asservir tout un peuple, on a bien besoin de murs solides pour s'y cacher... Et pourtant. Lorsque la dernière pierre fut portée à Harrenhal, Aegon Targaryen atterrit à Westeros. Et dès qu'il vit les puissantes ailes de ses dragons fendre l'horizon, mon ancêtre Edmyn  Tully mena la grande désertion des seigneurs du Conflans pour le rejoindre. Et je ne sais même pas si Harren s'en est aperçu. Le problème, avec les grands châteaux, c'est qu'ils vous aveuglent de ce qu'il peut bien se passer par delà ses murs, tant par leur taille que par l'arrogance qu'ils inspirent... Encore que les fer-nés n'en manquent pas. Ils sont même fiers de leur ignorance des coutumes continentales. Alors que n'importe quel boulanger aurait pu leur expliquer que le feu transforme toute pierre en fourneau. Ainsi, Harren porta son surnom sur la figure, et les seigneurs du Conflans jetèrent le reste des fer-nés à la mer. Et en récompense de son service, Edmyn fut nommé Seigneur du Trident, et tous les autres seigneurs du Conflans nous jurèrent fidélité. Hélas. Les habitudes ont la dent dure ; le Conflans a toujours été l'enfant puiné de Westeros, tiraillé par les querelles de seigneurs. Mes ancêtres savaient que pour survivre, des alliances devaient être bâties. Aujourd'hui, notre truite a nagé dans tant des rivières, et s'est retrouvé dans tant d'assiettes que parfois, je me demande pourquoi la moitié des maisons n'arbore pas une paire de nageoires sur leur blason... Ainsi, tout enfant Tully apprend : "Famille. Devoir. Honneur." Notre devise. Et quelle casse couilles !


Chapitre 1 : Family

    Puiné. J'ai toujours su qui j'étais, et où était ma place. Second. Derrière, hors de la lumière. Et ça m'allait très bien. Je laissais la gloire de la lignée à Hoster, mon frère ainé, et à moi la gloire des batailles. Non pas que j'aime particulièrement me battre mais enfin, imbécile est celui qui croit que savoir manier une épée est un luxe superficiel dans le monde dans lequel nous vivons. Mes premiers amours vont à l'odeur du fer fraichement forgé, de la pluie battant la terre sous les bottes, du crin des chevaux lancés à grande foulée. J'étais toujours fourré chez le maître ferrant du château qui, avec un sourire presque tendre, me laissait observer son art, assit à califourchon sur l'une des grosses poutres retenant la mauvaise toiture de son atelier. Il faut dire que vivre dans le Conflans n'a rien de bien confortable. Mais les conflanais sont des gens simples, usés à la vie de travail, et chez nous, chacun connait la valeur du labeur. Et pour moi, il n'y avait à mes yeux rien de plus excitant que d'aller courir l'aventure, l'arme au vent. Occupé à mes rêveries bagarreurs, je ne garde du coup que peu de souvenirs de mes années de garçon. Une fumée floue représentant mon père, et une trace encore plus furtive de ma mère. Du reste, celle-ci nous a quittée bien trop tôt pour que je réalise véritablement le chagrin de sa mort. Pour mon père, c'était plus difficile ; il était tout naturel qu'il prenne Hoster sous on aile, en tant qu'héritier. Mais je garde une image de mon paternel, riant aux éclats de mes acrobaties aquatiques, alors qu'à cinq ans, je bravais les courants de la Rufurque pour y pêcher mes premiers poissons. Des temps éloignés. Mais quoi qu'elles furent, je les attache toujours à une grande amitié qui me liait à mon frère. Égale à nos liens de sang. Nous faisions toujours tout ensemble. Qu'il s'agisse de jeux ou d'entrainements, nous étions comme les doigts d'une même main : inséparables. Mes compagnons de fortune, sur les champs de bataille ou dans les tavernes, n'ont à ce jour pas su égaler sa présence. Je ne l'avouerai sans doute jamais, mais dans le fond, j'admire mon frère ainé. Il est à même de mener les affaires du Trident, et du Conflans tout entier, de nous maintenir des dangers fer-nés et des convoitises de nos trop nombreux voisins. Un jour, peut-être, je le lui dirai. Mais pas aujourd'hui. Surtout que les choses sont plus difficiles. Les années ont passées et avec elles, deux garçons sont devenus hommes. Et tandis qu'Hoster épousa Minisa Whent et prenait le contrôle de Vivesaigues, moi je courrai les combats comme un assoiffé en manque. Toujours se dépasser, toujours aller plus loin, toujours avec plus d'ardeur ! C'est sans doute cela qui nous a éloigné. Un peu d'abord ; peut-être s'offusquait-il de ce que je me rapprochais de ses enfants, et que je distillais dans leur imagination des chants d'exploits guerriers peu appropriés pour des oreilles si innocentes. Beaucoup, ensuite ; il me connait bien, je n'aime pas les grandes phrases et les cérémonies pompeuses, je leur préfère l'action et la simplicité, ce qui je le concède, a fait de moi un homme un rien abrupte. Trop, enfin ; je crois qu'il ne me pardonne pas à ce jour d'avoir systématiquement refusé toutes les offres de mariages que l'on m'a faite et surtout, la première, à savoir la main de Bethany Redwyne. Pourtant, je lui devais allégeance depuis la mort de notre père. Mais c'était hors de question. Hors de question pour moi de m'enchainer à un être, et de risquer de la mettre en danger. Je ne veux devoir rendre compte que de moi-même, et avec une femme vient la responsabilité conjugale, et par la force des choses, la responsabilité parentale. Je ne suis pas un chef de famille, mais un chef de guerre. Depuis cette ultime brouille, nous ne nous parlons presque plus, et le surnom dont il m'a affublé - "la Silure" - me suit comme l'ombre de notre querelle. Entêté  ! Pourtant, je l'aime, lui et ses enfants ; je chéris Catelyn, Lysa et Edmure comme ma propre chair, et j'ai porté le deuil de ma défunte et douce belle-sœur comme si j'avais pleuré le trépas de ma propre épouse. Mais je les aime à ma façon. D'une façon différente, moins embellie, plus brusque. Un rien de jet. Comme le Blackfish que je suis.


Chapitre 2 : Duty

   Devoir. Un mot lourd de sens et de conséquences. J'avoue qu'il me fait parfois peur. Non pas que je me plaigne d'être né Tully de Vivesaigues, certains échangeraient volontiers leur misérable place avec la mienne ! Mais avec le devoir vient les obligations. Et j'en avais. Beaucoup trop à mon goût. Je me destinais de tout temps à un avenir des armes, protégeant les miens et mon pays de la seule force de mon bras et de mon épée. Et je me souviens avoir poussé un cri de joie lors de mon adoubement au rang de chevalier. J'avais vingt-et-un ans, et je venais de compter mes premières gloires du retour triomphale de la dernière rébellion Feunoyr  Je rentrai chez moi, fier comme le toupet que j'avais pris, bombant le torse pour faire briller la cotte de mailles dans les yeux de tous ceux qui croisaient mon chemin et celui de Nuitée, la jeune et fraiche jument dont mon instructeur m'avait fait présent après mes vœux. Il me semblait rentrer en conquérant, prêt à défendre les remparts qui m'avaient vus naitre contre vent et marée. Sur le chemin, pourtant, je fis une halte. Retrouver un temps les plaisirs d'autrefois, je m'étais dénudé jusqu'à la taille et plongé dans les eaux clairs et rutilantes pour pêcher quelque poisson bien gras à manger lors d'un dernier feu de camp, de la dernière nuit passée à la belle étoile. C'est alors que je la vis : une barque solitaire, s'avançant au beau milieu de la rivière, à peine plus haute qu'un radeau et vide. J'allais pour la récupérer, car elle naviguait dangereusement vers la Culbute, frontière naturelle qui séparait nos terres de celles de l'Ouest, et aucun pêcheur imprudent ayant mal attaché son embarcation ne méritait de voir son butin arraché courageusement à dame nature ne méritait d'être ainsi lésé par quelque tête blonde qui n'avait qu'à se baisser pour cueillir la fortune à pleine main. Mais je m'arrêtais : derrière la barque, à quelques brassées, un objet m'arracha un cri d'exclamation. C'était une tête, dont les cheveux bien trop longs pour être ceux d'un homme, accrochaient un éclat de soleil mourant et jetant dans l'eau qui se faisait sombre, comme une tâche de cuivre. Je compris vite qu'une femme, sans doute inexpérimentée ou maladroite, était tombée à l'eau et, sans doute blessée, glissait inconsciente au fil de l'eau sans le moindre mouvement. Je l'atteignit vite : mes doigts se nouèrent dans les longues mèches qui ressemblaient à des algues, empoignant le corps très légèrement vêtu... et qui se débattait follement ! Pour éviter qu'elle ne nous traine vers le fond, je l’assommais d'un coup sec et sans violence à la pointe du menton pour la ramener aux rives. Le corps était ravissant, de même que la figure dont les yeux finirent par s'ouvrir sur une pair d'iris d'une couleur qu'il m'est encore incapable de décrire à ce jour. C'est ainsi que je fis la connaissance de lady Bethany Redwyne. Contrairement à ce que j'avais pensé, elle ne se noyait pas mais avait pour habitude, sur son ile natale de la Treille, à se laisser porter en nage simple le long des courants. Les siens étaient en visite à Vivesaigues, sans doute pour nouer de nouveaux accords commerciaux où il serait question d'échanger le blé du Conflans contre les vins du Bief. Ou du moins, c'est ce que je croyais ; durant son séjour, je ne l'avais quasiment pas quittée, découvrant en elle un être bien différent des jouvencelles de quinze ans qui pullulaient ça et là dans les nobles girons. Elle aimait les grands espaces, le folklore et était dotée d'un don singulier pour reconnaitre au goût et à l'odeur non seulement les plus grands crus, mais aussi nombre de plantes et autres racines. Elle était différente. Et elle me plaisait. Je crois même que j'aurais fini par l'embrasser, un soir alors que nous nous promenions non loin du château, sa main sur mon bras et ses jolis cheveux de feu flottant librement dans la brise du soir. Mais c'était avant d'apprendre qu'on me la destinait en épousailles ; pire encore, que toute cette visite était organisée dans le but de me faire céder à ses charmes. Chose à laquelle je me refusais. Je préférai sacrifier un sentiment certes bien doux sur l’autel de mon libre arbitre et de mon propre salut. Bethany à mes côtés, je n'aurais plus eu la tête à mes obligations, et j'aurais sans cesse dans le cœur un pincement à l'idée de la quitter pour une chance certaine de me faire tuer. C'était impensable, voir dangereux ! Alors, j'ai refusé. Plusieurs fois, jusqu'à le faire publiquement ce qui, enfin, réussi. Oh, les Redwyne m'en veulent ! A moi, ainsi qu'à mon frère qui n'a pas su s'imposer face à mon obstination. Depuis ce jour, je tiens à mon célibat comme à ma vie. Il a essayé deux fois encore, pourtant ; d'abord avec une fille Bracken, puis avec une Frey. Pah ! C'était mal me connaitre que de penser que si je refusais une créature aussi exquise que Bethany, je me serais contenté de conflanaises certes compatriotes, mais qui étaient loin de l'égaler - en beauté, et en esprit ! Non. Mon devoir est de me consacrer uniquement et exclusivement à mes grades de chevalerie. Tel est mon sens du devoir. A ma façon, un rien de jet. Comme le Blackfish que je suis.


Chapitre 3 : Honor

   Le mot aimé, et ma seule raison de vivre. Mon amour de toujours, qui passe avant toutes les autres passions, même les plus brèves et qu'un homme est en droit de connaitre. Pour moi, je ne pouvais pas le connaitre assez tôt, et c'est avec enchantement qu'à neuf ans, je pris la direction de Darry-Le-Château pour y être l'un des écuyers de lord Robert. Il m'a tout appris. D'abord, la souplesse et la vigueur du corps. Un soldat n'est qu'un homme et demi si la machine qui lui donne la force pour le combat n'est pas rouillée de mille chaines. L'entrainement fut rude, la pluie et la neige ont vu naitre progressivement mes muscles, ma peau devenue dure, mes mains devenues meurtries par l'effort. Il y eu les nuit entières aussi passées les yeux ouverts, forçant les sens à l'extrême pour être capable d'être prêt au combat dans n'importe quel situation, oubliant fatigue et faim jusqu'à ce que poitrine et avant bras agissent comme la plus impérissable des carapaces. Puis, vint le maniement de l'épée. Les quelques premières leçons reçues à Vivesaigues n'étaient rien comparés aux longues heures à recevoir l'un après l'autre, coup sur coup, aussi vigoureux que des rocs entiers et qui plient les os jusqu'à les faire crier de douleur. Apprendre à encaisser, disait lord Robert : la meilleure des défenses, la première des attaque. La danse du fer venait après. Sentir la lame fendre le rien d'abord, puis s'entrechoquer avec une jumelle, vive et souple, forte et mortelle à la fois. Jeu d'équilibriste précis et sans manières, lord Darry répétait sans cesse que l'arme n'est pas faite pour tuer, mais pour défendre. Le plus grand honneur pour un chevalier. Le Graal, la récompense ultime. Nous étions deux à la briguer : moi, et l'autre écuyer de lord Robert, Norbert Vance. En lui, j'ai trouvé le premier ami qui n'était pas mon frère. Nous étions très différents physiquement ; alors que l'auburn de mes cheveux viraient de plus en plus au noir et me donnait un aspect de loup, les boucles de mon compagnon eux étaient d'un brun chaud qui lui faisaient d'avantage tenir du lion. C'est ainsi qu'on nous appelait au château, toujours bras dessus bras dessous lorsque les tâches d'écuyer ne nous demandaient pas de suivre le maitre des lieux sur tous les chemins où il passait. Nos surnoms nous avaient surtout été donnés par ses nièces, les dames Mariya et Jeyne qui bien souvent, suivaient nos entrainements depuis la tour est où sans doute, leur septa leur donnait des leçons de broderies. Jeyne surtout me regardait, moi. Je crois bien qu'à force de lui lancer deux ou trois regards fort respectueux - mais aussi, un peu tendre - elle est venue me trouver un soir d'été alors que je polissais mon épée. Elle était là, frêle et menue, dans sa lourde robe de velours vert qui mettait en valeur la masse soyeuse de ses cheveux de châtaigne. J'ai d'abord pensé qu'elle s'était perdue, et j'allais pour sonner une de ses femmes lorsqu'elle me retint par la manche de mon pourpoint, chuchotant de ne pas appeler. Elle s'est levée sur la pointe de ses souliers vernis et a mouillé ma joue d'un baiser si léger, si furtif qu'à ce jour, j'ai l'impression qu'elle ne l'a seulement effleuré. Elle était bien jolie, lady Jeyne. Mais pas question de penser à quoi que ce soit, même du haut de mes treize ans. Un chevalier ne compromet pas la vertu d'une demoiselle, surtout lorsqu'il s'agit de la nièce de son maître ! Et puis on murmurait déjà qu'elle était promise à Cleos Frey. Elle est mère de deux enfants aujourd'hui... Une douceur que je n'ai pas connue, car la guerre se profilait. A l'Est, dans les profondeurs ce que qu'on appelle les Cités Libres, la rébellion grondait depuis trop longtemps. A quatre reprises déjà, le danger s'était levé contre la couronne, et les Feunoyrs toujours ambitieux, ne se laissaient pas facilement écarter. Aussi, il fallait suivre l'appel. Et suivi, je l'ai. C'était d'ailleurs sans grand étonnement que nombre de garçons du Conflans furent enrôlés : après tout, on allait se battre sur une série de petites îles, où ceux qui ne savaient pas nager auraient vite fait de succomber à l'ennemi. Car il était bien là, tapis dans les eaux troubles, à l'affut de la faiblesse des loyalistes. Le combat fut sanglant. Les Degrés de Pierre ont tressaillit d'affrontements comme jamais à ce jour, je n'en ai vus. Et je dois avouer que si j'avais une certaine hâte à me battre pour la première fois, je ressors de cette guerre bien plus lucide. Et bien plus effrayé. Il n'y a aucun plaisir dans la mort, simplement un grand gâchis. A commencer par les conséquences que peuvent entrainer ces affrontements, au delà même du triomphe du droit sur l'injustice. Mon camarade, mon ami Norbert Vance, ressort aveugle de la rébellion. Il s'est vaillamment battu et pourtant, il a payé le prix de son engagement. Quant à moi, j'en suis ressorti avec les honneurs. Ternis, cependant. Un rien de jet, comme le Blackfish que je suis.


Epilogue

   C'est donc ici que nous sommes. Je suis auprès des miens, de mon frère et de ses trois enfants, et j'observe un rien distant les évènements. Je viens de me séparer de mon écuyer, le petit Elbert Arryn. Un bon gamin. On me voit toujours comme le grand héro de guerre mais surtout, comme le personnage étrange, toujours en marge, différent. Je sais où est ma place, je ne m'en plains pas. Au contraire, j'ose dire que j'ai beaucoup de chances par rapport aux autres. Mais la guerre arrive. Je ne sais pas quand, je ne sais pas comment, et je ne sait pas non plus de quel côté nous serons. Mais elle arrive. C'est certain.  


   


BLACKFISH TULLY


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Dernière édition par Brynden Tully le Sam 27 Mai - 15:03, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 13:10

PREM'S LOOOL

Bienvenue à ce nouveau membre Tully. C'est tout vide cette fiche



Blanche est l'hermine - Pure est notre cœur.
 

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MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 13:13

OMG CE PERSO OVER BADASS !

Bienvenue parmi nous avec ce choix qui déchire


furie du désert ♒︎ Feeling used but I'm still missing you and I can't see the end of this. Just wanna feel your kiss against my lips and now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why.
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L'étoile RieuseL'étoile Rieuse
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MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 13:19

Brynden

Bienvenue sur le forum super choix du personnage si tu as besoin de quoique ce soit, je suis ton admin référente

Bon courage pour ta fiche


A maid with laughing purple eyes
When the night has come That I've lost my way around You're my light against the darkness
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The snake charmer
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MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 13:22

BRYNDEN ! IOAN !

Bienvenue et bon courage pour cette fiche ! What a Face


NEVER RESTING
Les rois peuvent voir tomber leur palais, les fourmis auront toujours leur demeure ... by lizzou.
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Du sel sur les plaiesDu sel sur les plaies
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Localisation : Harrenhal pour le tournoi.

MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 13:22

Anh excellent choix !
Bienvenue parmi nous ! I love you


We are ironborn. We're not subjects. We're not slaves. We do not plow the field or toil in the mine. We take what is ours. — We do not sow   
what is dead may never die
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The Blackfish
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MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 13:24

MERCI POUR VOS PETITS MOTS

Honnêtement, vous êtes des grands malades. Non seulement, vous faites un forum basé sur la rébellion de Robert mais en plus, VOUS METTEZ IOAN FUCKING GRUFFUD EN BLACKFISH TULLY. Non mais allô ? Je fais comment pour résister ?!

@Ashara Dayne : c'est avec plaisir que je viendrai te harceler, exquise créature


BLACKFISH TULLY


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MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 13:55

Mon tonton chéri

Bienvenue parmi nous je suis très contente de ton choix Bon courage pour ta fiche


I love him but only on my own
On my own, pretending he's beside me. All alone I walk with him till morning. Without him I feel his arms around me. And when I lose my way, I close my eyes and he has found me. All I see is him and me forever and forever. ∞
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Little Cat
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Avatar : Sophie Turner
Date d'inscription : 01/04/2017
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MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 14:21

TONTOOOOOOOOOOOOOOON
Bienvenue par ici
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MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 18:02

OMG BRYBRY
IOAN
*va essuyer sa bave qui a coulé vu que c'est pas très élégant*
Bienvenue parmi nous avec le meilleur perso du conflans qu'il soit
Bon courage pour ta fiche
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The Bright Emerald
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Corbeaux : 429
Avatar : Jodie Comer
Date d'inscription : 23/04/2017

MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 19:22

Franchement, respect

Bienvenue parmi nous


More than just beautiful curves
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The Black Falcon
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Corbeaux : 197
Avatar : Orlando Bloom
Date d'inscription : 09/04/2017
Localisation : Harrenhal

MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 20:59

Coucou le mentor Smile Très heureux de te voir parmi nous Wink
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Invité
Invité

MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mar 23 Mai - 21:27

Hannnn super choix de perso

Bienvenue sur le fofo et bon courage pour ta fiche
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Fer Née
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Avatar : Gaïa Weiss
Date d'inscription : 11/05/2017
Localisation : Harrenhal, le temps du tournois

MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite. Mer 24 Mai - 14:48

Officiellement bienvenue Brynden n_n




   
Awash with Blood
   
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MessageSujet: Re: Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite.

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Brynden Tully. La Vilaine Petite Truite.

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