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[FB] The fun of fishing is catching 'em, not killing 'em. | Hilde & Jorah

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Message Sujet: [FB] The fun of fishing is catching 'em, not killing 'em. | Hilde & Jorah Mar 30 Mai - 13:25

The fun of fishing is catching 'em, not killing 'em.
hildegarde & jorah
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An 279

L’île allait se retrouver infestée de nordiens tous plus bruyants les uns que les autres. Ce soir-là, un grand festin était organisé à l’occasion d’un rassemblement du Nord et principalement de l’Ouest de la région. Pour cela, il allait falloir régaler tous ces ventres sur pattes et cela signifiait de pêcher plus que prévu. Pour ces occasions, Jorah aimaient aller donner un coup de main aux pêcheurs de l’île. C’était un moyen de diversifier ses occupations, de prendre la mer et surtout de défendre ces pauvres hommes qui, pour la plupart, peinaient à manier le couteau si ce n’est pour vider un poisson. Lorsque les fer-nés ou les sauvageons se décident de venir faire du tort aux habitants de l’île, ils se fichent bien de savoir si l’homme ou même la femme sait se défendre.

Il embarqua alors à bord d’un petit bateau de fortune de l’un des pêcheurs qu’il connaissait bien. Celui-ci apprenait au jeune ours comment pêcher et en échange il lui donne quelques astuces pour mieux manier les armes lorsqu’il est en mer. C’est une façon pour le jeune homme d’être près de ses hommes, du peuple qu’un jour il dirigera. S’il veut que les insulaires aient confiance en lui, il se doit de se tenir de la sorte : briser la ligne qui se trace entre lui et ces hommes. Pour le moment, il se débrouillait plutôt bien et la bonne nouvelle c’est que sa femme était plutôt appréciée également. C’était une bonne chose car, si les hommes du peuple se retrouvaient dans l’homme qu’est le jeune ours, les femmes ont tendance à chercher du réconfort dans l’image que renvoie son épouse. Elle était d’ailleurs le sujet de conversation ce jour-là.

« On a entendu qu’vot’ femme attend un enfant m’sire. Un héritier pour l’île ! »

Jorah répondit d’un sourire mais préférait ne pas faire trop le fier pour le moment. Il ignorait comment les nouvelles avaient pu aller aussi vite, mais cela signifiaient qu’ils étaient probablement au courant pour les fausses couches passées de la jeune femme. Si tel était le cas, il ne valait mieux pas trop s’avancer sur l’issue de la grossesse. Les anciens dieux semblaient avoir quelque chose contre eux ou alors ils avaient décidé que le moment n’était pas le mieux choisi pour que Jorah soit père.

« Mon père attend du monde ce soir, vous savez ce qu’il nous reste à faire ! »

Il prépara tout ce qui lui était nécessaire au bon déroulement de cette pêche. Il avait un harpon, un filet et même s’il se sentait maladroit, l’air frais que procurait le fait d’être sur ce bateau voguant sur les eaux de la baie des Glaces lui faisait un grand bien. Il avait pris Grand-Griffe avec lui, car personne n’est jamais trop prudent. Il tente de ne pas penser aux pires éventualités sans pour autant oublier leur probabilité certaine. Il admire le paysage de la baie, une vue si rare et si différente de lorsqu’il se tient debout sur la plage de l’île.

« V’voyez le p’tit îlot m’sire. On a mis des pièges, faut qu’on les relève. On va accoster, m’sire. »

A peine avaient-ils quitté le large qu’ils se rendaient sur ce petit îlot qui au premier abord ne semblait pas payer de mine. Mais les pêcheurs avaient ces techniques, ces astuces pour toujours pêcher plus que ce qu’ils espèrent en attendant en mer. Ces pièges n’auraient aucun intérêt sur l’île aux Ours car les animaux sauvages viendraient détruire les pièges pour se sustenter. Là, il n’y avait aucun risque à ce niveau-là. Le bateau accosta et Jorah descendit aussitôt.

« C’pas une grande terre m’sire. »

Il hocha la tête, force est de constater qu’il n’y avait même pas la place de construire un chalet digne de ce nom. Mais cet îlot devait rester ainsi s’il s’avérait être un point stratégique pour ces pêcheurs. Mais à peine le pied posé sur la terre que l’œil de Jorah fut attiré par tout autre chose que ses hommes. Si les deux autres bateaux avaient continué leur route à défaut de place pour relever les pièges tous ensemble, le bateau qui s’approchait ne ressemblait pas à un bateau d’ici. Il avait ce trait caractéristique des bateaux de Fer-Nés. Si Jorah se remerciait d’avoir été prévoyant, il aurait préféré s’encombrer de Grand-Griffe pour rien plutôt que de devoir envisager de l’utiliser.

L’embarcation n’était pas grande et il ne semblait pas y avoir du monde dessus. Toujours est-il que ce bateau s’approchait de l’île. Le jeune ours se tournait vers ses hommes en essayant de ne pas les affoler.

« Retournez au bateau et venez me chercher plus tard, je vais m’occuper d’eux et des pièges. »

Il n’était pas certain de ce qu’il avançait mais il voulait éviter à ces pauvres hommes d’être pris dans un combat probable. Jorah ignorait ce que ces hommes voulaient, mais il était hors de question de les laisser aller plus loin et débarquer sur l’île. Il se cacha derrière un rocher, les laissant débarquer. L’idée serait de les empêcher de repartir. Tout seul, ça n’allait pas être une chose évidente. La première personne mis un pied sur le petit îlot et Jorah fut surpris de constater qu’il s’agissait d’une femme malgré son accoutrement assez atypique. Ignorant ce qu’il pouvait arriver après elle, il sortit malgré tout et l’interpella en brandissant Grand-Griffe sur elle.

« Que viens-tu faire ici, femme ? »

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by Wiise
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Message Sujet: Re: [FB] The fun of fishing is catching 'em, not killing 'em. | Hilde & Jorah Jeu 1 Juin - 0:27

« Si tu veux mon avis, ils ne seront pas ravis de nous voir débarquer ici. » Souffla son aîné avec une moue boudeuse sur le bord des lèvres. Et Hildegarde en avait conscience : la configuration de la situation n'était pas tout à fait l'idéal espéré. Mais ils ne s'en tireraient pas à meilleur compte, étant donné ce qu'il se déroulait dans le bureau de la blonde. Entre les habitants de l'île aux ours et les fer-nés, qui se faisaient tous un malin plaisir de piller les rivages et les bateaux approchant pour remplir leur propre stock. Pour le coup, la blonde n'y était pour rien : elle ne choisissait pas de ne rien semer. D'ailleurs, elle n'avait jamais rien ordonné à quiconque pour sa part, donc d'une certaine manière, elle s'en lavait les mains.

« Dans ce cas, vous ne venez pas. » Affirma-t-elle à son frère d'une voix tranchée qui ne souffrait d'aucun refus. Il y eut comme un moment de flottement entre eux, ou il la regarda de haut en bas en essayant de saisir. Histoire d'être sûr d'avoir vraiment bien compris ce qu'elle sous-entendait. Derrière eux, Alric ne put se retenir de pouffer de rire. Mais le regard assassin de Winfrid le fit taire immédiatement. Revenant vers sa jeune sœur, il appuya son regard d'un : « Excuse-moi ? » Il prit une profonde inspiration pour encaisser le choc que lui prévoyait Hildegarde : « J'y vais. Sans vous. »

Winfrid eut un rire à son tour. Nerveux, serré, qui n'augurait rien de bon : « Il en est parfaitement hors de question. » Trancha-t-il froidement. Hildegarde leva les yeux au plafond : elle n'avait aucune envie d'argumenter sur le pourquoi du comment sa proposition était la meilleure. Elle avait déjà pris sa décision, et ça n'était pas discutable. « Je n'en ai pour pas longtemps. Je récupère ce que je dois, je ne m'attarde pas et repars aussitôt. » Expliqua-t-elle d'une voix lassée à son interlocuteur, cherchant néanmoins du soutien autour d'elle.

« C'est... Un plan, ça ? » Ironisa-t-il. « Parfaitement. » Rétorqua-t-elle. Et la joute verbale durant bien un long moment. Jusqu'à ce qu'elle obtienne gain de cause. Un navire manoeuvrable seul qui ferait la route en peu de temps, l'excorte d'Alric et... Des vivres suffisant pour eux. Elle venait d'obtenir gain de cause, en usant de ses grands yeux brillants et de son sourire, de la corde nostalgique, du temps ou elle n'était qu'une petite chose fragile qui aujourd'hui avait bien grandi. Qu'importait finalement que tout ça : ils n'avaient pas vraiment le choix. Qu'un équipage fer-né débarque sur les côtes de cette île annoncerait forcément une situation tendue. Un pavillon en berne pour une navigatrice qui n'afficherait pas ses couleurs, ça serait jouable.

Elle fut donc la seule à poser le pied sur le panton, tentant bon gré mal gré de ne pas avoir l'air d'une criminelle. Difficile, lorsqu'on avait l'impression que ce terme était marqué à même son front, de part sa filiation et les frasques de ses semblables. Mais Hildegarde se reprit au mieux : elle n'avait jamais porté préjudice à qui que ce soit dans sa vie, restant sagement au fort ou sous la coupe de son frère pour s'instruire et peaufiner sa plume. C'était justement ça qui l'amenait ici aujourd'hui : une reliure qu'elle voulait étudier pour parfaire son expertise. Alors... On ne viendrait pas lui reprocher d'étancher sa soif de connaissance, n'est-ce pas ?

L'illusion fut douce, mais brève. La blonde se figea lorsqu'un grand homme sortit d'une cachette. Elle qui jusqu'ici avançait d'un pas décidée vers sa destination, en pensant que marcher la tête haute lui éviterait des problèmes, fut renvoyée rapidement à sa place, en écarquillant les yeux de surprise. Elle ne s'attendait pas à un accueil en fanfare, évidemment, mais de là à se faire menacer d'une épée, il y avait un monde, non ? Ou alors, était-elle la femme la plus naïve de cette contrée hostile ? Les yeux ronds comme des globes, elle passa de l'arme à son propriétaire, en se reculant d'un pas pour s'éloigner de ce qui la menaçait.

« Donc ici, on accueille une femme en la menaçant du tranchant d'une lame. » Releva-t-elle en foudroyant du regard son interlocuteur (et possible agresseur). Elle n'en menait pas large, certes, mais elle tentait d'avoir de l'aplomb pour ne pas qu'on l'impressionne de trop. Moue boudeuse, visage ferme, sourcils froncés, elle détailla son vis-à-vis de haut en bas avant de pouffer : « En voilà des manières intéressantes. » Ajouta-t-elle en raillant évidemment son interlocuteur. Elle n'avait pas la moindre fichue idée de à qui elle parlait. Et sans doute que si elle avait su, elle aurait mieux tenu sa langue.

Même si son cœur battait fort dans sa cage thoracique, la petite blonde ne courba pas pour autant l'échine. Si elle ne se sentait pas toujours fer-née, compte tenu des valeurs qu'elle ne partageait pas, elle avait tout de même une sorte de fierté et d'arrogance mal placée qui enflaient dans les configurations comme celle-ci. Elle regarda derrière l'homme, là ou était sa destination, et expliqua d'une voix contrôlée : « Je ne suis ici qu'en visite, je ne compte pas m'attarder, ni causer le moindre trouble à quiconque. » Et faisant un pas de côté, comme pour le doubler et le planter là, elle lui lança un « Permettez ? » un poil trop confiant pour être vraisemblable.
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Message Sujet: Re: [FB] The fun of fishing is catching 'em, not killing 'em. | Hilde & Jorah Sam 3 Juin - 12:53

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An 279

Il était hors de question qu’un fer-né, homme ou femme, mette les pieds sur l’île impunément. Certes, il ne s’agissait là que d’un îlot des alentours, mais c’était déjà beaucoup trop loin de leurs îles à eux. Jorah n’a jamais compris quel intérêt ils portaient à l’Île aux Ours depuis toutes ces nombreuses années. S’ils veulent les attaques des sauvageons, Jorah les leur donnerait à cœur joie. Si le jeune ours aime son île plus que tout, il ne comprend pas encore totalement l’intérêt qu’elle peut avoir pour des non natifs. Cet îlot allait donc faire office de frontière le temps que les pécheurs retournent à terre pour prévenir Jeor Mormont. Même s’il ne s’agit pas d’une réelle attaque, il vaut toujours mieux rester sur ses gardes là-bas. Qui dit que ce petit bateau aux allures inoffensives n’en cache pas dix autres remplis de fer-nés assoiffés de pillage et d’invasion ?

La femme que Jorah menaça de sa lame semblait surprise. D’où sortait-elle pour ne pas savoir que les fer-nés n’étaient pas les bienvenus dans la Baie des Glaces ? Certains ont déjà été invités sur l’Île pour tenter deux-trois négociations, à chaque fois ce fut un échec glaçant. Alors pour faire semblant ? Le jeune ours ne baissait pas sa garde. Il fixait dans les yeux la jeune femme tout en surveillant ce qui pouvait se passer derrière elle. Après tout, il était seul contre un nombre inconnu. Il ne prétendait pas pouvoir se débarrasser de ces fer-nés mais au moins de les retenir, de leur faire perdre du temps le temps que l’alerte soit donnée à son père et ses hommes qualifiés. La jeune femme, elle, semblait surprise véritablement qu’en tant que femme elle soit accueillie ainsi. Jorah lâcha un rire. Elle parlait sur ses manières, mais les fer-nés n’avaient pas vraiment de manières. Ils prennent ce qu’ils veulent par la violence et le sang. Ce ne sont pas vraiment des manières non plus.

« Femme ou homme, tu viens des Îles de fer. C’est une raison suffisante à mes yeux pour me méfier de toi. »

Toujours le regard fixé sur la jeune femme, tentant d’anticiper le moindre geste brusque qui pourrait lui être fatale. Elle serait folle de tenter quoique ce soit avec une lame en acier valyrien pointée sur elle. Si manier une telle épée n’est pas donné à tout le monde, n’importe quel abruti saurait transpercer un ennemi avec ce genre de lame. Elle recule d’abord pour éviter de se faire trouer, probablement. Ses mots étaient tellement… comment dire ? Jorah ne pouvait s’empêcher de voir de l’ironie dans les paroles de la fer-née.

« En simple visite, voyez-vous ça. On ne t’a jamais dit qu’un fer-né ne visite pas la Baie des Glaces ou simplement mon Île sans se voir réservé un accueil des plus chaleureux. Nous sommes comme ça dans le Nord, chaleureux. »

Elle tente de passer malgré tout mais Jorah ne la lâche pas, sa lame l’arrêtant dans son chemin.

« Hep hep… Tu écoutes ce que je te dis ? Tu n’es pas la bienvenue ici. Si comme tu dis tu ne veux pas causer le trouble, tu remontes sagement dans ton bateau et tu rentres chez toi. Si tu espères trouver quelqu’un de plus aimable là-bas, tu te trompes, tu as devant toi certainement la personne la plus aimable de toute l’Île. Alors si tu ne cherches pas à trouver la mort, va-t-en. »

Et pas un seul de ses mots n’était exagéré. Tous les autres Mormont qu’elle pouvait croiser avaient un caractère beaucoup plus mauvais que celui du jeune ours. Jorah était quelqu’un de bien, mais pas au point de laisser passer un fer-née. Ils sont reconnaissables entre mille et même si elle nie leur appartenir, Jorah ne prendra pas le risque de la laisser passer. Ceux qui sont attendus pour la soirée auraient eu l’intelligence de hisser leurs couleurs justement pour ne pas qu’il y ait confusion. Il continue à la pointer de sa lame, veillant malgré tout à ne pas la toucher. Il tente de la faire reculer pour la faire retourner d’où elle vient.

« Ils ne t’ont donc rien dit de là d’où tu viens ? Quel fer-né peut être assez stupide pour se croire le bienvenue ici ? »

Une question qu’il se posait vraiment. Il avait presque de la pitié pour la jeune femme qui ne comprenait visiblement pas ce qu’il se passait. Mais il ne reviendrait pas sur sa décision, le reste des troupes allaient arriver d’une minute à l’autre à présent. Là, à cet instant, il se montre vraiment clément avec elle, lui laisser la possibilité de partir, justement parce que c’est une femme. Derrière elle se cachent sûrement des hommes bien plus aguerris qu’elle, alors entamer un combat ne serait pas judicieux de la part du jeune ours. Mieux vaut tenter de gérer la situation ainsi. Un fer-né n’aurait pas hésité, mais les Mormont valent mieux qu’eux.


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Message Sujet: Re: [FB] The fun of fishing is catching 'em, not killing 'em. | Hilde & Jorah Sam 3 Juin - 13:52

« Te méfier : bien. » Cracha-t-elle froidement en fixant l'homme droit dans les yeux. Lui qui la mésestimait à peine avait-elle posé le pied sur le quai, en la bassinnant avec des faits qui lui passaient tellement au-dessus. « Me menacer : Non. » Rajouta-t-elle en poussant la lame du bout de sa main, pour l'éloigner d'elle, prenant soin de ne pas se blesser.

Il ne devait pas comprendre à quel point elle se cognait de tout ça : Hildegarde restait sagement en dehors de tellement de décisions, ne prenant pas part aux expéditions, n'ayant de toute façon pas son mot à dire là-dessus. Et lui, il se tenait là, en l'accusant de tous les maux du monde sous prétexte qu'elle venait des iles de fer ! Certes, elle n'était pas non plus une partie de plaisir, son mauvais caractère parlait pour elle en général, il n'empêchait qu'elle était loin d'avoir envie de s'attarder sur ces jeux de violences politiques.

« Et on ne t'a jamais dit qu'on ne jugeait pas un livre à sa couverture ? » Rétorqua-t-elle sur le même ton à l'individu, les bras écartés comme pour laisser l'occasion à l'homme de pouvoir la lire : « C'est à propos d'un livre que je suis là. » Ajouta-t-elle d'ailleurs, esquissant une moue moqueuse : « Parce qu'il y a des fer-nés qui savent lire, écrire, se cultivent aussi, crois-le ou non. Oh, et d'autres, comme moi, qui ne sont pas sollicités pour les agissements des guerriers de leur île. »

Si on venait à lui demander son avis, elle dirait de toute façon probablement qu'elle s'en foutait complètement. Ou alors, que c'était stupide d'agir de la sorte, qu'à force de se faire des ennemis, ils finiraient par perdre plus d'hommes qu'autre chose. Ça n'empêcha pas Hildegarde de prendre sur elle pour ne pas jurer comme son vis-à-vis le méritait pourtant :

« Et maintenant tu m'insultes ? Tu as de la chance d'être tombé sur moi, et que je tiendrais ma langue parce que je m'en moque. Sinon, les miens seraient tentés de te couper la tienne, juste pour que tu ne puisses plus insulter qui que ce soit. » Après coup, elle avait conscience que sa déclaration ressemblait surtout à une menace. Elle préféra aussi faire rapidement l'impasse dessus pour éviter à l'homme de se fâcher : « Tu sais quoi ? Je suis déjà fatiguée, tu es pire que les miens, en plus odieux. » Quoi que cette phrase n'était pas non plus très agréable à entendre.

Elle se tourna pour lui désigner sa coque de noix : « Tu veux jeter un œil à mon navire ? Ne te gêne pas, je le navigue seule. » Fit-elle en posant les mains sur ses hanches, défiant son agresseur de le faire : « Tu peux le fouiller, de fond en comble, tu ne trouveras rien, mais ne te dérange pas pour ça. » Proposa-t-elle. « Tu veux guetter l'horizon jusqu'à voir si une escouade viendra accoster à ton île, juste pour pouvoir me dire « Ah-ah, tu vois, je te l'avais dit que tu étais suspecte » ? grand bien t'en fasse... J'attendrais avec toi longtemps s'il le faut ! »

Oh, elle les imaginait bien, l'un comme l'autre posés au bout de ce quai, à regarder la mer en attendant ce qui devait arriver selon lui : « Je ne comptais pas m'attarder, je ne passe que pour récupérer mon bien. Tu peux me suivre, me retenir, m'insulter, me menacer, voire me violenter, me remettre de force sur mon navire : tant que je n'aurais pas mon livre entre les mains, je ne repartirais pas. » Elle haussa les épaules, venant croiser les bras sur sa poitrine, les appuis fermement ancrés sur le bois du quai. Elle sentait qu'elle allait au devant des problèmes, mais têtue comme elle était, elle s'en fichait pour l'instant : « Epargne nous tous les deux, veux-tu ? Le temps que nous perdons ensemble ne sera jamais rattrapé. »
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Message Sujet: Re: [FB] The fun of fishing is catching 'em, not killing 'em. | Hilde & Jorah Sam 10 Juin - 22:41

The fun of fishing is catching 'em, not killing 'em.
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An 279

Elle ne semble pas comprendre la situation dans laquelle elle vient de s’embarquer. Dans d’autres circonstances, Jorah ne se serait peut-être pas comporté ainsi. Il est conscient que juger une personne par ses origines n’est jamais forcément bon. Le problème, c’est que les fer-nés la très grande majeure partie du temps ne sont pas des êtres de confiance. Il s’agit là de protéger l’île et ses habitants qui ont déjà beaucoup trop souffert. Sauvageons, fer-nés, hiver… Ce n’est pas vraiment l’endroit idéal pour vivre tranquillement. Alors le jeune ours, en tant qu’héritier de l’Île se doit de se montrer impartial quant à la présence de la jeune femme et ce même s’il ne s’agit là qu’un îlot encore pas mal éloigné de l’Île principale. Tant qu’elle sera un danger potentiel pour les insulaires, Jorah se gardera le droit de la menacer autant qu’il le veut. Sur ça, il ne changera pas d’avis.

Malheureusement, Jeor avait prévenu son fils. Tout n’est pas toujours aussi simple qu’on l’espérerait. Si le jeune ours pensait pouvoir faire face uniquement à des situations pour lesquelles il peut obtenir des réponses ou des actes qui vont dans son sens, alors il ne sera jamais prêt à régner sur l’Île aux Ours. Il le sait bien et c’est pour cette raison qu’il ne dit rien et reste impassible. La jeune femme n’est pas prête de dire son dernier mot et dans une situation opposant deux personnes qui campent sur leurs positions, l’attente peut-être longue. Le fait est que la situation peut rapidement se tourner à l’avantage de l’ours, il le sait, le renfort va arriver d’une minute à l’autre. La jeune femme pense certainement au bluff et Jorah a tout intérêt à continuer de lui faire croire que c’est du bluff.

Il la laisse déblatérer toutes ses paroles aussi venimeuses les unes que les autres. Des livres, des insultes. Elle se fait passer pour une victime et prétend faire dire à Jorah ce qu’il n’a pas dit. Il n’a jamais jugé qui que ce soit comme étant plus ou moins intelligent compte tenu de ses origines, il n’a pas non plus insulté qui que ce soit. Si le mot ‘stupide’ est une insulte, alors là, probablement qu’il a même insulté son père un jour. En réalité, le jeune ours disait cela simplement pour la mettre au courant puisqu’elle ne semblait clairement pas comprendre dans quoi elle s’embarquait. Qu’est-ce que ça lui coûtait de revenir sur ses pas et rentrer chez elle si elle était vraiment venue de manière pacifique. Elle ne trouvera rien de bon ici. Elle pouvait dire ce qu’elle voulait, même en comparant Jorah à un de ses comparses Fer-né, elle n’allait pas le faire flancher. Il était droit comme un pic, maintenant son arme sans faillir. Il se savait menaçant et que cette posture ne plaisait guère à la jeune femme. Mais baisser sa garde serait comme signer sa défaite.

« Je n’ai que faire de savoir si ton bateau est vide ou non. Mes paroles ont été claires il me semble. »

Si c’était pour se retrouver bête à voir que la coque étaient vide et qu’elle ait profité pour nager jusqu’à l’Île, il s’en voudrait. L’eau est gelée, mais il n’est pas impossible d’atteindre le rivage intact lorsque l’on est bon nageur. Il faut simplement du courage et de l’audace, deux choses que Jorah reconnaît chez cette jeune femme, il ne peut le nier. Une demoiselle des plus singulières aurait directement fait demi-tour et n’aurait pas osé discuter les recommandations de l’ours.

« Je le répète encore une fois. Je ne sais pas quel est ce livre que tu veux, mais est-ce qu’il vaut vraiment la peine que tu te mettes en danger ? D’un moment à l’autre, les guerriers de l’Île vont arriver. Si tu fais demi-tour maintenant, tu seras épargnée, pour d’autre tu seras un prétexte pour prendre leur revanches sur leurs proches arrachés par tes comparses. Tu auras beau dire que tu n’y es pour rien, ils ne voient en toi qu’une Fer-née. Alors je ne vais pas te suivre, ni t’insulter, ou te menacer. Je ne vais pas non plus te violenter ou te mettre de force sur ton navire. Tu vas simplement faire ce qu’une personne sensée et qui tient un tant soit peu à sa vie ferait : coopérer. »

Il ne baisse pas son arme mais recule d’un pas pour faire preuve de bonne foi.

« Honnêtement. Tu crois vraiment que le Mestre de l’Île se séparerait d’un de ses ouvrages pour le transmettre à notre ennemi ? »


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by Wiise
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Message Sujet: Re: [FB] The fun of fishing is catching 'em, not killing 'em. | Hilde & Jorah Mer 21 Juin - 10:21

« Tu souffles le chaud et le froid constamment, pour dire tout et son contraire la seconde d'après, ou c'est juste avec moi ? » Demanda-t-elle avec une pointe d'insolence en fixant l'homme droit dans les yeux.

Elle en avait l'impression. Quand il lui soufflait que peut-être elle avait un équipage derrière elle, qu'elle lui proposait de vérifier par lui-même, pour finalement qu'il lui rétorque qu'il s'en moquait ! Dans le genre, « je ne sais pas ce que je veux, enfin si, que tu n'obtiennes surtout pas ce que tu souhaites parce que je tranche au délit de faciès », il se posait là ! Qu'est-ce que lui ne comprenait pas dans ses réponses ? Dans le fait qu'elle se moquait de la politique de sa nation, qu'elle n'en jouait pas, qu'elle ne cherchait ni trouble, ni ennui, que tout se qui comptait pour elle, c'était d'évoluer dans sa passion sans qu'on ne vienne lui mette inutilement des bâtons dans les roues ?

Ce monde marchait sur la tête, pas de doute là-dessus. Mais Hildegarde avait constaté ce fait depuis très longtemps. Quand on venait des îles de fer, et qu'on connaissait la mentalité des lieux, il n'y avait aucun doute à avoir. Quand on avait un type, surnommé le Kraken, dans son orbite, c'était juste évident que quelque chose n'allait pas. Certes, Hildegarde ne connaissait pas personnellement Euron Greyjoy, mais l'homme avait fait de son mieux pour s'illustrer en matière de désastre. Il se plaisait à être une calamité, dangereuse pour ses ennemis. Sauf que le monde entier était son ennemi...

« Bien sûr qu'il vaut la peine. » Rétorqua Hildegarde avec un sourire en coin : « Tout savoir vaut la peine. » Appuya-t-elle finalement.

N'était-elle pas une érudite accomplie ? Elle se plaisait à le croire en tout cas, ou à se complaire dans cette idée. Elle s'imaginait en savante pleine de sagesse et de raison, pointue sur les domaines qui la fascinaient. Comme le savoir ne devait pas être l'acabit de quelques uns privilégier, elle voulait pouvoir le partager avec quiconque viendrait lui demander son aide. A ce moment précis de sa vie, Hildegarde était sans doute trop idéaliste, et ne se doutait pas un seul instant que son avenir serait pris aux pièges aux mains d'un homme bien moins naïf qu'elle ne l'était.

« Ca serait dommage de penser le contraire. » Abdiqua-t-elle.

De toute façon, son vis-à-vis avait une position très tranchée sur ce qu'elle devait faire présentement : Partir, sans jamais revenir. Au risque de se faire tuer visiblement. Hildegarde ne pouvait cacher le fait que ça l'angoissait. Idéalement, elle aurait voulu passer inaperçu, recopier les passages qui l'intéressaient avant de repartir comme un courant d'air. Sauf que sur l'îles aux ours, on réussissait à attraper le vent.

« Je vois... » Fit-elle. « Tout dépends si ton Mestre considère que le savoir est à garder jalousement pour soi. » Lui demanda-t-elle. « Surtout lorsqu'il ne s'agit pas d'un ouvrage décisif pour la survie de votre île. »

Elle fit un pas en arrière, prête à s'en aller comme elle le devait. Surtout parce qu'elle pouvait entendre les bousculades dans les rues plus loin, et les bruits des pas contre le sol se rapprochant de sa position :

« J'imagine que je n'ai pas le choix. » Ajouta-t-elle. « Je m'en serais voulue de ne pas, au moins, essayer. » Fit-elle avec une moue complice.
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