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Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn)

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Message Sujet: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Mer 7 Juin - 21:25


Éloignons-nous de l'agitation

Talia & Daryn



J’entrevoyais encore la dernière joute et le bruit de la chute d’un chevalier du Val. Je n’arrivais pas à reprendre mon souffle et je sentais mon cœur palpitait sous ma paume mise en travers de ma cage thoracique. J’aurais dû prétexter une maladie pour éviter ce cauchemar. Les joutes étaient montées en crescendo en termes de violence, comme lors de cette fameuse attaque… Tout était si calme avant les cris barbares retentissant dans la vallée et annonçant le pire. Je n’avais nullement besoin de fermer les yeux pour entrevoir leur allure et leur bruit bestial. Aucune humanité ne semblait émaner de leur corps, seule la violence mouvait leurs bras et leurs jambes. Aucune once de pitié n’avait traversé cet homme lorsqu’il avait tranché la tête d’un marchand itinérant. Seule la vue du sang avait semble-t-il satisfait leur appétit. Je secouais légèrement la tête pour sortir de ce mauvais souvenir, sentant mes mains tremblaient comme des feuilles. Je devais cesser de me tourmenter de cette manière et essayer d’aller de l’avant. Pourtant, il suffisait d’un objet, d’une attitude ou d’une personne pour que ces souvenirs refassent surface.

Je m’épongeais légèrement mon front avec mon mouchoir de poche avant de prêter à nouveau attention à mon environnement. J’avais quelque peu perdu la notion du temps et la voix du héraut m’annonça que les joutes avaient repris. J’allais me précipiter vers les tribunes, ayant en tête l’image de mon père mécontent de mon absence. J’imaginais déjà sa remontrance, me rappelant que c’était un honneur d’être présent auprès de la maison Arryn et que je ne devais aucunement décevoir mon oncle. Mais à quoi bon y retourner si c’est pour me donner en spectacle ? Je n’avais plus la force d’entendre un nouveau le hurlement d’un homme sous la douleur ou encore le bruit de l’impact. Je soupirais, tout en restant planter au milieu du chemin, sans savoir réellement où aller, étant donné que le cœur de l’activité était au niveau de la lice. Je me perdais dans la contemplation d’un blason, celui de la maison Whent, représentant neuf chauves-souris sur un champ jaune. Une maison récente, autrefois chevalier, ayant pris de l’importance suite à la folie ayant habité l’ancienne propriétaire de Harrenhal. Cette simple histoire rappelait que le vent pouvait tourner et être soit favorable, soit défavorable. Peut-être qu’un jour, Chênes-en-fer n’appartiendrait plus à la maison Vanbois et qu’une autre maison en prendrait la place. Cette idée était loin d’être rassurante, mais il était impossible d’entrevoir l’avenir et seule les prières pouvaient le rendre plus propice.

Je détachais mon regard pour le reporter vers les différents stands entourant les tribunes et offrant aux visiteurs mille et une saveur. Il n’y avait pas qu’à manger, certains marchands disposaient de bibelots venant de tout Westeros ou même d’Essos. Je me mis à parcourir les étales, touchant quelques fois les tissus pour en connaître la douceur ou même la rugosité. Mais mon attention se porta rapidement sur une étale bien particulière exposant des merveilles de la nature à mes yeux. Mon regard brillait comme jamais, comme si je retrouvais mon enfance face aux différentes poupées que je possédais. Seulement ici, il ne s’agissait en rien de jouets enfantins, mais bel et bien d’instrument s’éveillant sous une légère pression et libérant une symphonie unique. Je regardais à droite et à gauche, mais je ne vis aucunement le vendeur en question et je ne pus me résoudre de ne pas tâter un peu la bête. Je pris entre mes doigts, un instrument inconnu dans mon répertoire : une harpe. Mes doigts tremblaient d’excitation de manipuler un tel objet. Ainsi, doucement, je pinçais légèrement les cordes pour qu’une note diffuse dans l’air. Je reproduisis plusieurs fois le même geste pour en connaître tous les sons et les identifier dans une catégorie de sons aigus ou de sons graves. Je fus surprise de constater une légère ressemblance entre la harpe et le psaltérion même si la gestuelle et la posture restaient différentes. Prenant un peu plus mes aises, je me mis à jouer un bout de musique.

Or, au moment de reposer l’instrument, j’entendis des applaudissements. Ce simple bruit me fit avoir un long frisson le long de ma colonne vertébrale, ne m’attendant nullement à avoir un quelconque spectateur. Je me retournais vivement, en sentant une légère chaleur au niveau de mes joues. Puis, lorsque mes yeux se posèrent sur l’inconnu spectateur, je ne pus m’empêcher d’avoir un petit rire de crécelle. « Quelle surprise, je croyais être la seule à m’être désintéressée des joutes. » Je m’approchais du valois qui ne m’était aucunement inconnu, tout en m’exprimant d’une voix enjouée. « C’est un plaisir de vous revoir, Daryn. » Je ne pus m’empêcher de sourire comme une idiote, ayant en mémoire ses visites durant ma convalescence. C’était grâce à lui que j’avais pu étendre mes connaissances et m’intéresser à autres choses que la musique. A chacune de ses visites, il m’avait prêté de nouveaux livres que j’avais dévoré, étant donné que j’étais beaucoup trop faible pour effectuer le moindre effort. A cette époque, j’avais perdu beaucoup de poids, affolant même mes parents, étant donné que mon visage s’était légèrement creusé. Depuis, j’avais repris du poil de la bête et j’avais retrouvé une bonne partie de mon ancienne masse corporelle. « Comment se porte Neufcastel ? » Le hameau de Daryn était à une petite distance de Chênes-en-fer et pourtant, cela ne l’avait pas empêché de faire toute cette route pour me voir.
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Message Sujet: Re: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Sam 10 Juin - 22:40

Je plisse les yeux lorsque le chevalier du Val tomba a terre, me tenant le front montrant toute ma déception. Pourquoi me direz-vous ? Je viens juste de perdre mon pari avec mon frère Kyle qui adressa un sourire victorieux. J'avais parié que le chevalier du Val allez gagner cette joute et vous l'aurez compris Kyle avait parié sur l'autre chevalier. Généralement on fait souvent ça avec mes frères lors de ses tournois, histoire de pimenter un peu la journée et la rendre d'autant plus intéressante. Avec mes frères nous partageons la même passion pour les joutes, c'est a dire aucune, nous ne sommes pas du genre à apprécier ce genre de spectacle et pourtant nous sommes là, par obligation, car il faut se montrer et optionnellement nous trouver des femmes, c'est père qui nous l'a dit. Notre maison est connu dans le Val, mais pour ce qui est dans Westeros c'est une autre histoire, la raison pour laquelle mon père veut marier ses fils avec des filles de seigneurs venant de maison beaucoup plus prestigieuse, jamais évident. J'ai eu quelques prétendante, que j'ai refusé, heureusement mon père a accepter mes choix, je suis peut être trop difficile ? Ou trop rêveur ? Peut être bien mais je ne veux pas d'une femme inintéressante. Bref, après ce combat, ce fut le temps de la pause, mes deux frères restèrent a leurs place tandis que moi je me décide à ma dégourdir les jambes et pourquoi pas rencontrer du monde.

Je parcours donc les différents stand, goûtant quand je le peux certains produits venant de contrées lointaine, du moins au delà des Conflans, là ou je ne suis encore jamais allez. C'était très enrichissant, je me permet même de parler avec quelques personnes, apprendre à connaitre certaines personnes, leurs coutumes, j'aime toujours en apprendre un peu plus sur les coutumes des autres. Alors que j’étais perdu dans mes pensées, admirant le stand d'un habitant de Dorne, lorsque le héraut annonça le retour des joutes. Je soupira, il fallait donc y retourner, mais l'envie d'y était pas... Et si ? Non j'oserais pas quand même ? Et pourtant, je décide de ne pas y retourner, je préfère m'aérer l'esprit et me balader ici, en plus il y aura beaucoup moins de monde et ça sera d'autant plus agréable. Je continu donc ma petite balade parmi les stand, marchant longuement, discutant avec des habitants encore. Puis j'entendis de la musique qui attira mon attention, cherchant d'ou venait la source, je vagabonde parmi les stand jusqu’à la trouver. Et il se trouve que je connais cette personne, Talia Vanbois, une valoise que j’appréciai beaucoup, cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu. J'adresse un sourire amusé avant d'applaudir la jeune femme pour sa représentation. Comment attendu elle ria, c'était le but, elle était très contente de me voir et c'était réciproque.

" C'est un plaisir partagé Talia." Je répond tout en faisant une révérence. Je remarque tout de suite que la jeune femme a meilleure mine que la dernière fois ou je l'avais vu, suite a son attaque, la revoilà devenue une belle femme. "Permettez moi de vous dire que vous êtes ravissante, ça me fait plaisir de vous voir ainsi, si pleine de vie." Après ça, elle me demanda des nouvelles de Neufcastel, le fief des Hersy, j'adressa un sourire amusé avant de répondre. "Tout va bien du côté de Neufcastel, mon frère Thane va bientôt se marier, ce qui ravi mon père. Et vous très chers ? Comment vous portez vous ? Et votre père ?"

Le mariage de mon frère aîné est très attendu par mon père, enfin l'un de ses fils va se marier et en plus de ça il s'agit de l'aîné et donc l'héritier. Depuis que mon frère l'a annoncé, père me prend beaucoup moins la tête avec cette histoire de mariage, même si malgré tout il reste fidèle à lui même et ne manque pas de me rappeler quand il le faut, la dernière en date étant juste avant mon départ pour Harrenhal, alors que j'étais sur mon cheval prêt à partir, mon père ne c'est pas fait prier pour me dire que la principale raison de ma présence à ce tournoi était de me trouver une femme.
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Message Sujet: Re: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Dim 30 Juil - 23:10


Éloignons-nous de l'agitation

Talia & Daryn



Ces retrouvailles me rappelaient à quel point du temps s’était écoulé depuis notre dernière rencontre. J’avais su au final surmonter cette épreuve, en grandir certainement et mettre de côté cette peur farouche, même si je ne pouvais l’oublier au final. Je l’avais constaté aujourd’hui, cette attaque m’avait marqué au fer-blanc et je porterais à jamais cette marque sur ma peau. C’était ainsi, je ne pouvais l’effacer et le seul moyen résidait en la brandissant tel un drapeau. Je le devais, il m’était impossible d’esquiver à jamais les tournois, étant donné qu’il était commun d’en organiser pour un mariage ou un anniversaire. Je devais être une digne représentante de la maison Vanbois et durant ce séjour, de la maison Arryn. Je voulais rendre fier mon père, lui montrer à quel point, il devait cesser de douter de moi et arrêter de mentionner un avenir de septa ou je ne sais quoi d’autres. Même si je redoutais le mariage par-dessus tout, je ne pouvais défier mon père, mon âge était plus qu’avancer et il devenait inconvenant que je reste sans mari. Les nobles commenceraient à douter de ma pureté et je m’imaginais mal subir un tel examen de la part d’un mestre. J’étais des plus pudiques et j’avais encore du mal à accepter mon corps après l’attaque.

J’étais heureuse de revoir Daryn, je le considérais comme un ami et il avait tant fait durant ma convalescence qu’il avait tout mon respect. Peut-être que lui, ça ne représentait pas grand-chose, mais pour ma part, si. Je n’avais pas eu de nombreuses visites et les siennes avaient énormément joué dans mon rétablissement. C’était grâce à lui et à ses livres que j’avais recommencé à manger correctement et à cesser de me priver. Je souris en entendant que c’était plaisir partagé de me revoir et je rougis légèrement en le voyant faire une révérence. C’était bien trop d’honneur et c’était plutôt à moi de lui rendre. Il me complimenta sur mon physique ce qui indiquait clairement que je ne ressemblais plus à cet être malade. « Vous l’êtes tout autant mon cher et c’est en partie grâce à vous que j’ai réussi à surmonter cette épreuve. » J’étais bien curieuse d’entendre les nouvelles du fief de Daryn, il faisait longtemps que je ne l’avais pas entendu mentionner son père lui trouver une nouvelle prétendante. Il semblait que la maison Hersy fût pleine de bonnes nouvelles et j’étais contente pour lui et sa famille qu’il y ait un mariage de prévu. « Vous féliciterez votre frère de ma part, je suis ravie qu’il ait trouvé chaussure à son pied. » Je fis un petit sourire malicieux tout en chuchotant ces quelques paroles. « Votre père doit désormais être moins pressant concernant votre propre mariage, non ? » J’émis un petit rire, tout en reprenant un peu de contenance et en posant ma main sur son bras. Je m’adressais à lui d’une voix agréable. « C’était trop tentant de le dire ! De mon côté, les jours commencent à être meilleur et mon propre père souhaite me trouver un époux au plus vite. J’espère que son choix ne se fera pas hâtivement. Je crains le pire avec lui et j’aimerais avoir un minimum d’intérêt mutuel avec mon futur époux. Sinon, il est en pleine forme même s’il aimerait avoir un garçon pour entendre autre chose que l’achat de nouvelles robes. » Même si mon père ne le disait pas ouvertement, je le voyais bien qu’il était rongé de ne pas avoir pu avoir d’enfant mâle pour lui apprendre le maniement des armes ou encore les stratégies de guerre. Peut-être qu’au final, il avait su combler ce vide avec la naissance de son petit-fils.

Je pris le bras de Daryn, pour l’indiquer que je souhaitais marcher le long des stands et découvrir d’autres mystères. « Alors, qu’avez-vous pu voir de particulier parmi toutes ces marchandises ? Je suis sûre que vous pouvez me surprendre ! » Après tout, il m’avait supporté un certain temps et j’osais espérer qu’il avait appris à me connaître un minimum. Puis, il avait fait naître d’autres intérêt que la musique et les livres en tout genre en faisaient désormais partis.
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Message Sujet: Re: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Mar 1 Aoû - 18:21

Talia m’avoua que c’est en partie grâce à moi si elle a pu surmonter cette épreuve et qu’elle a reprit goût à la vie. Cette nouvelle me ravi au plus haut point, ça faisait toujours plaisir a entendre bien entendu. C’était bien entendu le but de la manœuvre, prendre soin de Talia Vanbois, j’ai toujours été ainsi, la famille Hersy a toujours était ainsi, prendre soin de ses amis, de ses alliés, une maison fidèle et dévoué aux Arryn. J’ai fais parti de l’expédition qui a poursuivis les barbares qui ont attaqué le convois des Vanbois en compagnie d’Elbert Arryn l’héritier, la maison Hersy était la première maison a se porter volontaire pour prêter main forte dans cette manœuvre périlleuse. J’étais fier d’avoir pu aider les Arryn et mon père était content de voir que son fils prenait se genre d'initiative, lui qui était tellement exaspéré par mon comportement par moment. Exaspéré est peut être un mot fort, mais il me voit comme un rêveur, utopiste, j’estime que j’ai des idées peut être un peu trop en avance sur leurs temps, ou alors il a peut être raison, peut être suis-je trop rêveur ? En partie pour ça que j’estime que je n suis pas apte a pouvoir reprendre la maison Hersy si jamais mon frère venait à décéder, ce que je n’espère pas.

- Vous m’en voyez honoré. Je sors ça tout en baissant la tête. Je suis ravi d’avoir été l’un des artisans de votre rétablissement, vous voir si mal en point à l’époque me faisait grande peine. Mais voir un si rayonnant sourire aujourd’hui est la plus belle des satisfactions. Charmeur moi ? Je suis un Hersy la question ne se pose pas.

Après ça, elle me demanda de féliciter mon frère pour son mariage a venir. Ce que je ferai bien entendu. Thane allait enfin être marié pour le plus grand bonheur de mon père, une maison prestigieuse en plus, et très riche, la maison en sortira grandit et c’est tant mieux. Maintenant que le cas de Thane était réglé, il allait être encore plus oppressant avec moi pour mon mariage et me trouver une lady de haute condition, il voulait le mieux pour ses fils. Talia me chuchota d’ailleur au sujet de mon père et son obsession a vouloir marier ses fils, elle demanda si il sera moins enclin a me mettre la pression pour me trouver une lady, ce a quoi j’adresse un sourire amusé avant de répondre :

- Haha.. Si seulement c’était le cas, je crains qu’au contraire, dans sa folie des mariages il ne veuille enchaîner sur le mariage de son second fils. Fort heureusement les préparatifs du mariage de Thane vont me laisser quelques jours de calme. Je dis ça avec un sourire aux lèvres.

Talia s’exprima ensuite sur son propre cas, il était question de mariage aussi, il est vrai que Talia arrivait a un âge relativement avancé et certains seigneurs peuvent être rebuté vis-à-vis de ça, a cause de la pureté et autres. Mais je ne doutais nullement qu’un seigneur tombe sous le charme de lady Vanbois, elle était d’une exceptionnelle beauté, quiconque aura la chance de se marier avec une pareille lady s’en verra combler a coup sûr. Comme moi elle craignait le choix de son père, être une femme à Westeros , c’était vraiment pas évident, je n’ose imaginer le genre de traitement que certains hommes pouvaient leur faire. Bref, elle finit par conclure que son père avait la grande forme, affirmant aussi que son père aurait préféré avoir un garçon, j’adresse un sourire amusé aux propos de la jeune Vanbois.

- C’est tout le mal que je vous souhaite Lady Vanbois, de trouver un seigneur bon et humble et qui saura vous chérir autant que vous le méritez. Il est vrai qu’il est plus agréable d’avoir un ou une partenaire avec qui on peut converser, avoir une attirances… C’est ce que je m’efforce de dire à père, il comprend mes paroles, l’une des raisons pour laquelle je ne suis pas encore marié à ce jour. J’ai la chance de ne pas avoir la pression de l’héritage sur les épaules comme mon grand frère. Je regarde au loin. Tant mieux si votre père se porte à merveille, ça fait plaisir à entendre. Je lui adresse un sourire charmeur avant d’enchaîner. Je peux comprendre votre père, le mien ne cesse de se vanter auprès des autres maisons car il n’a eu que des fils, un brin ridicule si vous voulez mon avis. Dis-je en lui chuchotant à l’oreille.

Après ça, la jeune Vanbois me prit par le bras, comme pour me dire qu’elle avait envie de marcher. C’est donc avec plaisir que je l’accompagne, sa présence était nettement plus agréable que les joutes se déroulant un peu plus loin. Elle me demanda des nouvelles, ce que j’ai bien pu voir d’intéressant parmi les stands présent aujourd’hui. Il est vrai que j’en ai vu des choses intéressante ici. Voir de nouvelles cultures est toujours très enrichissant, ça me change du Val ou du Nord, que j'apprécie mais qui est devenu quelques choses d’habituel pour moi désormais, j’aime les nouvelles choses.

- J’ai vu pleins de choses fort intéressantes… beaucoup plus que les joutes, à croire que le véritable spectacle se passe ici devant tout se mélange de culture, j’ai eu l’occasion de converser avec certains habitants de Dornes, c’était un échange très enrichissant, ce qui me conforte dans mon envie d’aller faire un petit périple dans leur contrée lointaine… Enfin lointaine tout est relatif, je ne suis jamais allez plus au sud que le Conflans. Sinon j’ai goûté des choses remarquables et d’autres un peu moins… Ca fait toujours du bien de découvrir de nouvelles culture autre que part les livres. Et vous très chère ? Comment se passe votre séjour ici ? Et vos visites des stands ? Je vois que vous êtes toujours aussi doué avec un instrument dans les mains.
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Message Sujet: Re: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Jeu 3 Aoû - 0:37


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Talia & Daryn



Passer du temps avec Daryn était nettement mieux que de devoir supporter la vue des joutes et le sang versé pour quelques dragons d’or. Ses visites avaient toujours eu le don d’effacer quelque peu ce douloureux souvenir. Par le biais des livres, il me transportait dans d’autres univers et j’avais cette impression que ce savoir pourrait se révéler utile à un moment ou un autre. Il m’avait permis d’ouvrir un peu plus les yeux et d’entrevoir autres choses que de simples paysages. Puis, il était loin d’être de mauvaises compagnies, j’aimais sa manière de s’exprimer et il est vrai qu’il avait toujours un mot gentil à mon encontre. Je ne savais pas si je le méritais toujours, mais un compliment quel qu’il soit, était toujours le bienvenu et mettait du baume au cœur. Il s’était montré plus que fidèle durant cette période et j’espérais un jour pouvoir lui rendre l’appareil. Même si en tant que femme, mon pouvoir était plus que limiter, je voulais avoir cette chance de lui apporter autant de choses, un jour ou l’autre. Je souris en entendant ses paroles. J’appréciais qu’il se soit inquiété pour moi et qu’il puisse admirer l’œuvre de ses bonnes actions. Mes joues s’embrassèrent un peu, étant donné qu’il complimentait mon rayonnant sourire. Sa présence me rassurait et je n’étais pas mécontente au final d’avoir croisé quelqu’un sur ma route, suite à cette vue effroyable lors des joutes. J’avais senti mon cœur palpité à nouveau et cette sensation ne plus pouvoir respirer normalement. J’avais paniqué et malheureusement pour moi, il ne s’agissait que du premier jour. Le pire dans l’histoire s’était que j’étais dans les tribunes des maisons suzeraines et que je ne pouvais me permettre d’afficher certaines expressions de faiblesse. Il m’était impossible de détourner les yeux ou pire me les cacher à l’aide de la paume de ma main. Je devais avoir le regard posé sur chacune des joutes et faire semblant d’apprécier cette violence inutile. Tout ça pour quoi, pour que père puisse profiter d’une alliance favorable avec une maison plus ou moins connue. Il avait déjà eu son beau mariage avec ma sœur aînée et Denys Arryn.

Enfin, une part de moi était rassurée que Daryn souffre du même problème : le mariage. Je ne pus m’empêcher d’avoir un sourire amusé en retour avec ces propos : dans sa folie des mariages. Devais-je craindre la même chose ? J’espérais que ce mal n’était pas contagieux. J’imaginais avec amusement si nos pères venaient à se rencontrer. Peut-être que je devrais avertir Daryn sur cette supposée rencontre, il finirait à coup sûr marié soit à moi, soit à une de mes sœurs. Après tout, au moins, il n’y aurait pas de surprise. « J’espère que vous vous trompez, qu’au contraire, suite au mariage, il pourrait être fatigué suite aux préparatifs ou simplement se réjouir de la naissance d’un potentiel héritier. Après tout, si votre frère met au monde un héritier, vous voilà presque tranquille pour les années à venir. » Au moins, il avait cette possibilité, d’attendre sans que l’âge puisse lui poser problème. Ce n’était pas mon cas, plus j’attendais, plus les époux seraient retissant à s’engager avec moi. Je détestais cette position, peut-être qu’il valait mieux que ça se fasse au plus vite et que je rentre dans cette routine d’épouse dévouée. Je ne m’attendais pas à l’époux idéal, simplement un minimum de respect et un brin de discussion pour donner un peu de vie aux années à venir. J’étais peut-être trop utopiste, mais ce n’était pas rien de dédier sa vie pour le reste de ses jours à un homme dont on ne connaît que l’identité et non la personnalité. Le prestige ne m’intéressait pas et finalement, je ne serais pas mécontente de finir avec un simple chevalier d’une maison sans trop d’importance. Daryn semblait me souhaiter bonne chance à sa manière et relever que mes attentes n’étaient pas futiles au final. Même si l’amour n’était pas en rendez-vous, une amitié pouvait toujours exister. Par rapport à moi, son père lui laissait le choix de sa promise du fait qu’il n’est pas d’héritage à transmettre. Je l’enviais, mais avoir un sexe masculin devait renforcer la relation avec un père. « Je vous envie, ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir choisir un minimum la personne avec qui vous passerez le reste de vos jours. Même si votre père se montre pressant, il a au moins la qualité d’être compréhensif et à l’écoute de vos attentes. Après, vous ne portez pas les mêmes responsabilités que votre frère aîné, mais il reste important pour une famille de prospérer et de voir sa lignée s’agrandir. » Je hochais sa tête suite à ses sages paroles de trouver ça ridicule de se vanter d’avoir eu de la chance finalement. Ne pas avoir d’enfant pouvait être lié à une personne, mais avoir des enfants d’un unique sexe devait être quelque chose qui nous dépasse et relevait du hasard peut-être. C’était ce que j’espérais, ne voulant aucunement reproduire la même chose que ma mère et subir les foutres de mon mari. Heureusement, pour moi, ma sœur avait prouvé le contraire en mettant en monde un garçon.

Suite à ces paroles sur le mariage, j’étais enjouée de me changer les idées et de découvrir les mystères des stands d’Harrenhal. Je faisais confiance à mon guide, Daryn, pour me montrer des mets ou des objets uniques en son genre. C’était lui entre nous deux le savant, deux années étaient minimes par rapport à la quantité de livres qu’il avait dû lire durant toutes ces années. J’acquiesçai sans mal ses paroles sur les joutes et j’étais bien heureuse ne pas être la seule à ne pas apprécier totalement le spectacle. Il en avait profité pour discuter avec des dorniers et il est vrai que leur culture était assez particulière. Je ne savais pas tout de Dorne, mais certaines rumeurs circulaient et tout ne devait pas être faux. Il me fit part de son envie de voyager, ce que je trouvais admirable et que si j’avais été un homme sans responsabilité, j’aurais entrepris ce genre d’aventure. Je ne pus m’empêcher d’avoir un sourire idiot suite à son compliment par rapport à mes talents de musicienne. « Qu’est-ce qui vous attire à Dorne ? Je connais quelques musiques originaires de cette région et il semble qu’il soit bon d’y vivre. En tout cas, j’envie votre projet, voyagé doit être une expérience unique en son genre. » Ma voix s’était laissée à la rêverie, m’imaginant sur un navire, sentant le vent marin soulever mes cheveux et voyant au loin une étendue de terre à découvrir. Seulement, je n’étais point sur un navire et la réalité n’incorporait pas les étendues d’eau salée. « Mon séjour se passe, même si j’aimerais éviter au maximum les joutes, mais mon père ne semble pas de cet avis et insiste pour que je sois présente… Cela éveille en moi des mauvais souvenirs… » Mon sourire s’évapora un instant, laissant mon regard divagué sur ces fameux stands et n’arrivant pas à capter suffisamment mon attention. Je soupirais un instant, avant de poursuivre sur sa dernière question. « Je n’ai pas eu le loisir de les visiter, j’ai pu simplement constater la présence d’un stand d’instrument de musique et je n’ai pu résister à l’appel. Voilà mon seul vrai talent, il faut bien que je l’exploite au maximum, non ? » Mes yeux se posèrent sur son visage et je pris un ton un peu affirmé. « Vous êtes mon guide aujourd’hui, Daryn ! » Sentant au loin des odeurs savoureuses, mon estomac ne se fit pas prier pour émettre certaines sonorités et laissant à l’homme de la maison Hersy, une voie à suivre.
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Message Sujet: Re: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Jeu 3 Aoû - 18:43

Talia espérait que les ardeurs de père concernant le mariage se calme avec peut être la future arrivé d’un petit fils ou une petite fille. Si seulement cela pouvait être vrai, mais je sais parfaitement que ça ne sera pas le cas, j’avais 26 ans aujourd’hui et une bonne partie des seigneurs ou fils de seigneur étaient déjà marié à cet âge là, d’où « l’agacement" de père me concernant. Après je ne vous cache pas que j’ai eu quelques prétendantes, bon nombre de seigneurs sont venus à Neufcastel pour proposer la main de leurs filles aux fils Hersy, ils ont tous essuyés des refus, sauf un, mais ce n’est pas pour moi, c’est pour mon frère Kyle qui apparemment aurait été charmé par l’une des fille d’un seigneur du nord. Ca serait un comble que mon petit frère soit marié avant moi, pour le coup mon père serait davantage oppressant envers moi et il serait capable de me sortir « Regarde Darryn, même Kyle a trouvé une femme », je le vois venir à plusieurs kilomètre…. Si seulement les choses étaient plus simple. Au final, ne ferai-je pas mieux de me marier rapidement ? Histoire d’en finir avec cette histoire ? Après tout des lady qui pour qui j’ai une attirances, tant physique que moral il y en avait quelques-unes que je connaissais, et surtout avec qui cela serait possible, mais comme je l’ai dit, je suis un grand rêveur et utopiste, un défaut lorsque l’on vit à Westeros. J’adresse un sourire amusé avant de répondre :

- Je crains hélas qu’au contraire cela ne l’excite davantage ! L’arrivé d'un petit fils, ou d’une petite fille ne serait le combler encore plus de joie et d’envie d’en avoir d’avantage. Je rigole et reprend. Je me souviens d’une petite anecdote vous concernant, lorsque je faisais les aller retour pour venir vous rendre visite durant votre convalescence, père ne cessait de me poser la question, « Pourquoi vas-tu voir si souvent cette jeune femme ?" Je lui avais juste répondu que c’était mon devoir et que je m'inquiétais pour votre sort… Et je me souviens qu’il se demandait si je n’allais pas demander votre main, il avait en tout cas grand espoir à cette époque là. Cela dit ça n’aurait pas été pour me déplaire, mais je ne pense pas être un bon partie. Je dis ça en adressant un sourire amusé.

Je me souviens encore de ses trajets pour aller voir Lady Vanbois, de nombreux souvenirs refont surface, les discussions avec mes frères qui eux aussi se poser des questions concernant Talia, « Tu vas la demander en mariage ? Elle est jeune quand même tu vas devoir attendre », bon sang ce que mes frères peuvent être bête par moment, mais bon je sais que c’est de l’humour alors je ne le prenais pas mal. Cela dit, je n’y vois aucun inconvénient d'être marier avec Talia, au contraire, elle est de bonne famille, ce qui serait profitable et pour l’un et pour l’autre, c’est une très belle femme, très cultivé et surtout qui à de la conversation, que demander d’autre ? Bref, Talia semblait envieuse de ma situation, du fait que je puisse avoir le choix de ma feutre partenaire, ce qui bien sûr n’était pas son cas, les femmes ici étaient généralement monnaie d'échange, leurs pères cherchant le meilleur partie pour leur filles mais aussi pour eux d’un point de vue économique et surtout politique. Ce qui fut un peu le cas avec mon frère Thane, bien entendu il était attiré par la jeune femme avec qui il va se marier, mais d’un point de vu politique c’était un sacré bon en avant pour la maison Hersy, de nouveau partenariat commerciaux ont pu être conclu, ce qui ravi père au plus haut point.

- Il est vrai que l’on peut reprocher bons nombres de défauts à mon père, notamment celui d’être un poil trop râleur, mais il a le mérite d’être une personne compréhensive, l’une des qualités qui a charmé ma mère d’aillleurs. En tout cas, je vous fais la promesse lady Vanbois, que si votre futur mari s’avère d’être d’un ennui mortel, je me porterai garant de venir vous rendre visite pour que l’on puisse converser et que je vous prête bon nombre de livres afin de vous divertir. Mais bien entendu je vous souhaite de trouver un bon mari.


Après ça, nous marchons à travers les stands, il n'y avait plus grand monde dans les travers, la plupart ayant rejoint les gradins afin de profiter des joutes. Ce qui n'est pas pour me déplaire, je ne supporte pas les masses, je préféré la tranquillité, l'une des raisons pour laquelle j'ai décidé de rejoindre les éclaireurs, afin d’être au plus près de la nature, et être tranquille. Bon tranquille n’est peut être pas le mot, étant donné que je suis souvent confronté aux barbares lors de mes missions, mais je me comprend. Peu importe, mon œil se porte un peu partout à la recherche d’un stand ou d’un objet insolite qui saura raviver ma soif de curiosité. Pendant ce temps, Talia me parle de Dorne, me demandant ce qui m’attire dans cette contrée, elle m’avoua qu’elle connaissait quelques musiques venant de la bas, ce qui ne m’étonna guère, elle finit par m’avouer qu’elle était envieuse de mes projets de voyages, ce que je peux comprendre.

- Dans un premier temps, ce qui m’attire la bas, c’est le dépaysement totale… Le climat aussi et la nature… Et on arrête pas de me dire que le vin Dornien fait parti des meilleurs au monde, j’aimerai voir ça. Je dis ça en adressant un sourire amusé. Sinon pour être plus sérieux, j’ai simplement envie de voyager…. Voir le monde et pourquoi pas enchaîner avec Essos après ça ? Ca peut être une idée.

Mon envie de voyage n’avait pas faibli au fil des ans, je suis toujours se petit garçon qui s’infiltrait en dehors du château pour aller se balader dans la forêt, se petit garçon qui avait soif de voyage et d’aventure. Bref, Lady Talia me parle de son séjour ici à Harrenhal, m’avouant qu’elle préférait éviter les joutes au maximum, au vu de son passé, je peux comprendre que la vu du sang et de combat aussi violent peuvent la rebuter, la voir ici présente, montrait tous le courage de la jeune femme mais aussi sa détermination. Je dépose ma man sur son épaule, comme pour montrer qu’elle n’avait rien à craindre, que j’étais là pour la soutenir. Aussitôt elle enchaîne sur son compte rendu de visite, elle m’avoua qu’elle n’avait pas vu grand-chose, ne pouvant résister à l’appel de la musique, un sourire se dessine sur mon visage, malgré les années la jeune femme restait la même. Elle terminé ensuite en affirmant que j’étais son guide pour la journée, alors qu’il en soit ainsi.

- Un honneur pour moi de vous accompagner Lady Vanbois, et je reste persuadé qu’il vous reste bon nombre de talent. J’adresse un sourie charmeur tout en marchant à ses côtés. Des odeurs nous parviennent, me faisant raviver ma faim, je n’avais jusque la que grignoter différents mets de contrée lointaine, mais c’était loin d’être un repas et a écouter le chant de l’estomac de la lady se tenant a mes côtés, nul doute qu’elle serait pas centre un bon repas, alors qu’il en soit ainsi, je me met donc à la recherche d’un stand offrant de la nourriture qui sauracombler nos ventre affamés. "Quelle genre de mets saurez vous ravir très chère ? Faites vous plaisir, je suis un homme qui n’est pas difficile concernant la nourriture je dois bien vous l’avouer, quand on peut digérer la nourriture du nord, on peut tout manger." J’adresse un sourire amusé.
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Message Sujet: Re: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Lun 7 Aoû - 13:14

Le mariage était une discussion courante et j’avais cette impression qu’importe où mes yeux se portaient, je le voyais hanter mon champ de vision ou même mes lèvres. J’avais peur, la crainte d’un avenir peu enviable avec un époux pouvant s’avérer violent. Mon père n’avait jamais porté la main sur moi, ainsi, je n’avais jamais subi des violences physiques de ce genre et il était normal de redouter l’inconnu. La colère était une chose, mais le passage à l’acte s’avérait d’un autre niveau et il était souvent accompagné par l’alcool. Ce dernier restait l’ennemi de l’homme, en tout point, pouvant causer des dégâts irréversibles. J’avais peu connu l’état d’ivresse et peut-être une fois à un mariage entre deux maisons où la maison Vanbois était conviée et que j’avais pu pour la première fois boire un verre de vin. Il est vrai que j’avais apprécié la boisson, surtout que celle-ci venait du sud et avait un goût sucré. Alors, j’en avais pris un deuxième, puis ainsi de suite jusqu’à ressentir une légèreté. Mes pas de danse étaient ponctués par quelques déséquilibres et j’avais plus tendance à me rapprocher de mon cavalier et à lui partager des détails croustillants. Cette boisson avait levé la barrière de ma timidité, enlevant la crainte de la honte ou de donner mauvaise impression. Je m’étais sentie délivrer de ces chaînes brisant une partie de ma personnalité et m’empêchant d’être moi-même.

Daryn pensait que la naissance d’un enfant encouragerait davantage son père au mariage. Son point de vue était compréhensible, étant donné que la naissance d’enfant permettait d’agrandir la lignée et de garantir la survie de la maison Hersy. Dans l’histoire des Sept Couronnes, de nombreuses maisons avaient connu l’extinction par manque de naissances ou par la maladie ayant décimé une branche entière de la famille. Même si cela n’arrivait pas tous les jours, il fallait l’avoir en tête, car nulle ne pouvait échapper à ce genre de drame. Mon côté croyante pouvait invoquer les prières et surtout être pieux en toute circonstance. L’accumulation de mauvaises actions ne pouvait mener vers un avenir glorieux, du moins, je l’espérais. Durant ma courte vie, j’avais fait de mon mieux pour écouter les sages paroles de ma septa et ne pas commettre de péchés ou le moins possible. C’était pour cette raison que je m’étais enfuie, suite au baiser d’Elbert. Il était inconvenant que je puisse partager une telle relation sans bénédiction religieuse telle que le mariage. Daryn me fit part d’une anecdote me concernant. Je ne pus m’empêcher de sourire et de sentir mes joues me brûlaient. Même si je me doutais des espérances du père de Daryn, je ne savais pas que celui-ci aurait intéressé. Pourtant, à cette époque, mon père aurait cédé ma main sans se soucier d’une alliance confortable. Il craignait à l’époque que cette maladie puisse être un frein. « Être un bon parti ? Qu’entendez-vous par là ? Même si ma première sœur a épousé Denys Arryn, ma seconde sœur a épousé un homme d’une maison vassale à la nôtre. Puis, je tiens à vous rappeler que mon père a encore cinq autres filles à marier et qu’il ne va pas pouvoir faire la fine bouche. » Mes yeux le fixaient un moment sans un mot, avant de m’exprimer plus bas. « Je ne savais pas que je vous intéressais... » J’étais honnête et l’exprimer pouvait s’avérer gênant. J’avais conscience d’être jolie, je n’avais jamais eu ouïe du contraire, mais delà à intéresser un homme, j’en étais dépassée. Après tout, même Elbert avait fini par mettre les choses au clair et me faire oublier ce moment d’égarement.

Les paroles de Daryn me fit sourire. Effectivement, son père ne semblait pas être une mauvaise personne et nous avions tous nos mauvais côtés. Sa promesse me fit glousser, c’était inattendu et cela me rassurait qu’une personne puisse se soucier de mon bien être. Après tout, si ce mariage devait être une calamité, il serait ce phare au loin me permettant de regagner la côte donc le sourire. Ainsi, d’une voix enjouée, je répondis à sa proposition. « Vous viendrez me sauver de l’ennui, comme vous l’avez fait durant ma convalescence ! Cela me fait assurément plaisir et je vous remercie de vous soucier de mon bonheur et de mon amusement. »

Tandis que nus marchions à travers les stands, la discussion se tournait vers l’intérêt du jeune homme concernant Dorne. Ma connaissance de cette région était relativement maigre, je connaissais la maison dirigeante et quelques illustres maisons comme la maison Dayne ou même Uller. J’étais étrangère à leur culture et j’en avais un léger aperçu par le biais de chansons. Ainsi, je l’écoutais d’une fine oreille, aborder le climat et la nature si différente du Val. Puis, le vin était apparemment délicieux. Daryn ne semblait pas seulement fixer sur cette lointaine contrée, mais aussi d’aller au-delà du détroit et explorer Essos. « Vous me rendez curieuse d’en apprendre plus sur Dorne, je n’ai pas eu la chance de pouvoir discuter avec des personnes vivant dans cette lointaine contrée. Puis, si le vin fait parti des meilleurs, c’est d’autant plus motivant. Si je n’avais pas été une femme, le voyage aurait été un rêve. J’espère que vous accomplirez ce voyage et que vous me ferez par de vos merveilleuses découvertes par le biais de lettre pour me sortir de mon futur quotidien d’épouse. »

Lui faisant part de mon séjour à Harrenhal, je ne pus éviter ce sujet sensible : les joutes. Ma présence était seulement due aux ordres de mon père, sinon, j’aurais évité ces violences pour m’intéresser davantage aux stands ou à la nature bordant la forteresse. Je souris de manière gênée en sentant la main de Daryn sur mon épaule. Ce contact inattendu m’apaisait quelque peu et ce partage de chaleur était agréable lui aussi. Je n’étais pas habituée à ce genre de contact, surtout venant d’un homme. Le sujet de la musique arrivait toujours au bon moment et j’oubliais cette gêne masquant légèrement mon visage. Celui-ci était de nouveau illuminé par un sourires resplendissant et Daryn ne semblait guère étonné de cet intérêt, souriant en retour. Ses visites nous avaient rapprochés et il avait pu m’entendre jouer de nombreuses fois. Je ne me lassais pas de mon instrument, trouvant toujours de nouvel air à partager. Daryn semblait prendre au sérieux ce rôle de guide et il était honoré de cette proposition. Mais celui-ci n’était pas du même avis concernant mes qualifications et il était persuadé que la musique n’était pas mon unique talent. J’aimerais croire en ses douces paroles, mais je n’avais pas d’autres exemples que la musique. Mes yeux s’attardèrent un peu trop sur ses lèvres, quelque chose faisait que son attitude me poussait vers des moments d’égarement. Il était plaisant à regarder, cela ne faisait aucun doute et sa présence avait toujours été agréable. Les bruits de mon ventre me réveillèrent de cette légère rêverie et j’étais gênée que mon estomac se révèle aussi bruyant, car Daryn l’avait remarqué. Il me demandait quels mets pourraient me ravir et il est vrai que j’étais hésitante. Sa remarque par rapport à la nourriture du nord me fit sourire, même si je n’avais jamais visité cette région. « Etant donné que nous parlions de Dorne, autant en connaître sa gastronomie, j’ai en mémoire que celle-ci est connue pour ces plats épicés, non ? Puis, on aura peut-être la chance de pouvoir boire un fameux vin de cette région. » J’espérais être raisonnable concernant la boisson, si celle-ci était aussi délicieuse que les mots de Daryn, nulle doute que l’abus serait de la partie. Si la tête devait me tourner, j’avais confiance en lui et j’étais sûre qu’il me ramènerait saine et sauve dans ma chambre sans profiter de ma faiblesse. Pourquoi ? Durant ses premières visites, je n’avais pas toujours été pleinement consciente, cela était dû à mon traitement et il n’avait jamais eu un geste déplacé.
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Message Sujet: Re: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Dim 20 Aoû - 14:40

Etais-je un bon parti ? Tel était la question, à entendre père et mère, je le suis. Mon père ne cesse de me rabâcher que la maison Hersy est destiné à être une grande maison du Val, à croire qu’on deviendra une maison aussi importante que les Arryn d’ici quelques années, la folie des grandeurs. Mais il est vrai que cette question me taraude souvent l’esprit, n’étant pas l’héritier de la maison Hersy, je n’ai droit a pas grand-chose, je n’ai point de château à faire valoir à ma futur bien aimée, juste un titre et un nom qui pour le moment ne représente quelque chose que dans les contrées du Val. Talia tenta de me rassurer, m’affirmant que j’étais probablement un bon partie et que, son père avait encore cinq filles à marier alors il n’était pas forcément enclin à faire la fine bouche auprès des prétendants. Ces propos me donnèrent le sourire. Puis Lady Vanbois enchaina sur le fait qu’elle n’était pas au courant que j’étais intéressé par elle. J’ai envie de dire comment ne pas l’être ? Elle était issue d’une grande famille, elle était cultivé et surtout elle avait de la conversation et elle était très intéressante et bien entendu, c’était devenue une très belle femme comment un homme peut-il résister à tout ça ?

- Excusez-moi lady Vanbois, j’ai tendance à un peu trop souvent me dénigrer, veuillez m’en excuser. C’est juste que je revois encore les refus qu’a reçu mon grand frère Thane auprès de certaines filles de grand seigneur, jugeant notre maison trop, je cite, « insignifiante » pour représenter un quelconque intérêt à leurs maisons. Alors imaginez-vous, Daryn Hersy, deuxième fils donc pas héritier direct à devenir seigneur de la maison Hersy. Bref, vos propos me touchent grandement lady Vanbois. Je fais une révérence avant d’enchainer. Et, comment ne pas être intéressé par une femme comme vous ? J’adresse un sourire charmeur, avant de continuer la marche.

Vint ensuite ma promesse faites à Lady Vanbois, comme quoi je me porte garant de venir la secourir si jamais elle s’ennuie avec son futur mari. Ce n’était pas une promesse en l’air, on pouvait me faire confiance pour ce genre de chose, j’étais un homme de parole, les Hersy est une maison qui respecte ses engagements. Et puis ça ne serait pas la première fois que je le fais comme la si bien noté Talia, j’étais présent pour occuper la jeune femme Vanbois durant sa convalescence. Je l’ai fait avec plaisir en plus, je me suis fait une amie.

- Je le ferai avec grande joie, il n’y a aucun doute et ça aura le bénéfice de me sortir de mon train quotidien… Même si je dois bien avouer que la métier d’éclaireur garde son bon lot de surprise, rare sont les semaines qui se ressemblent, c’est ce qui rend ce métier intéressant.

Après ça, Talia parla de Dorne, et de mon envie d’aller découvrir ces terres du sud. Elle m’avoua que ça la rendait d’autant plus curieuse d’y aller aussi. Elle me fit part de sa situation de femme qui fait qu’elle ne peut voyager autant qu’elle en a envie mais surtout ou elle en a envie. Elle me fit aussi part du vin venant de la bas, j’adresse un sourire a ses propos. Oui Dorne ça faisait rêver sur bien des points, de toute façon l’inconnue me faisait toujours rêver, même au-delà du mur, qui pourtant sont pourtant des terres hostiles, mais la curiosité était plus forte que moi que voulez-vous.

- Je pense que si je suis marié d’ici là, j’amènerai ma future compagne avec moi en voyage. Il n’y a pas de raison. Je sais que bon nombre de lady ne sont pas du genre à aimer ça, j’en ai vu de nombreuse défiler à Neufcastel, des courtisantes pour mon grand frère a l’époque, la plupart étaient inintéressante, elles n’étaient là que par pur intérêt économique… Bon je me voile pas la face, les mariages ont aussi ce genre d’interet, il prime même sur ce qui fait la véritable raison d’un tel engagement. Enfin soit. Dorne me fait rêver et j’espere que vous aurez la chance un jour d’y aller.

Il était maintenant temps de trouver un endroit ou manger, nos estomacs respectifs nous faisaient part de leur famine, ce qui me laissa échappé un petit rire. Bon nombre de lady auraient trouvé cela gênant de faire ce genre de sons avec leurs ventres en compagnie d’homme. Moi je n’importe que très ppeu d’importance a ses choses là, après tout c’était naturel. Bref, Lady Vanbois fit part de son envie de manger de la nourriture Dornienne, en parler lui a apparemment donner fortement envie. Elle avait entendu dire que leurs plats était frtement épicé, c’était bien vrai, elle enchaîna sur le fait qu’ils auront peut-être la chance de boire leurs fameux vins. J’espere bien, si les autres seigneurs n’avaient pas tout bu d’ici là, nous étions a peine au premier jour du tournoi, il y avait une possible chance.

- Alors c’est décidé, direction le stand Dornien très chère. Allons nous régaler.

J’accompagne donc Lady Vanbois au stand Dornien qui se trouvait non loin de notre position. Sur la route, nous croisons très peu de personnes, la plupart étant sur les gradins a admirer les joutes qui se déroulaient actuellement. On pouvait d’ailleurs entendre au loin les cris des spectateurs au loin scander le noms de leurs maisons ou supporter leur champion. Après un petit temps de marche, nous arrivons enfin sur place, je présente une chaise à Talia afin qu’elle puisse s’asseoir puis je fis de même une fois Talia installé, la galanterie avant tout, puis un homme arriva, très typé du Sud qui commença a parler avec un accent très significatif. Il nous demande ce que nous voulons.

- Ecoutez je dois bien avouer que je suis assez curieux, je pense, si Lady Vanbois est du même avis bien entendu, que l’on peut se laisser guider par vous-même en nos servants vos meilleurs plats et bien entendu accompagné tout cela avec un de vos vins, cela va de soit. J’adresse un sourire au serveur avant de porter mon regard sur Talia, elle était si belle, elle avait tellement changé depuis son incident.
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Message Sujet: Re: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Sam 26 Aoû - 15:31


Éloignons-nous de l'agitation

Talia & Daryn



Les paroles du valois me troublèrent. C’était la première fois qu’un homme m’avouait que je l’intéressais. Certes, j’avais pu entendre durant ma courte vie, des compliments sur mon physique ou encore sur ma maîtrise du psaltérion. Je ne savais pas comment réagir, ni si je devais en faire de même, moi aussi. Pourtant, Daryn m’avait connu lorsque je n’étais plus qu’une âme dans un corps presque sans vie. Je n’étais plus que l’ombre de moi-même, m’obstinant sur cet évènement sanglant et n’arrivant pas à aller de l’avant. Je ne voulais plus sortir, de peur de croiser la route de ces barbares et d’y passer une bonne fois pour toute. Le bruit de l’acier m’était insupportable et les claquements de porte me rappelaient les sauvages tapant sur les charriots de marchandises. Chaque bruit avait son association et il suffisait d’une simple étincelle pour que je fasse une énième crise de panique. Etais-je devenue folle ? Le mestre avait cessé de faire des pronostics et se prononçait sur une maladie mentale, étant donné que les symptômes variaient chaque jour selon mon humeur. La santé n’était pas forcément le reflet de notre corps, mais aussi notre esprit et le mien avait été chamboulé brusquement. Tout ce temps à aérer mon regard sur ma chambre, essayant de rassembler des pensées lucides et m’interrogeant sur ce qui avait pu provoquer un tel changement en moi. C’était comme si on m’avait arraché mon déguisement d’enfant pour que je porte bien trop vite celui d’un adulte. Cette époque semblait résolu et j’espérais réellement ne jamais avoir à revivre un tel drame, car je ne supporterai pas. Or, je n’avais jamais réalisé les sacrifices qu’avaient pu faire Daryn pour me divertir à chaque lune et espérer que le sablier s’inverse pour retrouver l’étincelante Lady que j’étais.

L’éclaireur s’excusa de se dénigrer, mettant cette manière d’agir sur le compte de son grand frère en devenir à être seigneur et par conséquent de continuer la lignée de sa maison. Insignifiante, c’était bien un mot que je n’appréciais guère, quand il s’agissait de mariage et d’une vie éternelle au côté d’un homme. Juger un homme à sa maison était bien une pensée superficielle et sans valeur. A force de trop s’attacher à ces subtils désirs, on s’éloignait de la lueur fondamentale d’une union heureuse et prospère. La richesse ne faisait pas les qualités et pourtant, un mariage dans notre société d’élite s’apparentait à l’or plutôt qu’au cœur. Je soupirais de ce terrible constat. Puis, mon sourire s’agrandit en ayant ouïe que mes paroles le touchaient. Avant d’effectuer une révérence tout mentionnant le fait qu’il était difficile de ne pas s’intéresser à une femme telle que moi. Le rouge me monta aux joues, tout en m’emportant légèrement avec une voix fluette. « Ne soyez pas sot, Daryn, je suis une femme banale, élevée pour accomplir un rôle décrit à la lettre près et ne pouvant se démarquer réellement des normes. » Je levais les yeux au ciel, évitant son regard et surtout ce sourire sur ses lèvres me mettant légèrement mal à l’aise. « Soit, je vais tenter d’accepter que je puisse vous intéresser. » J’émis un rire nerveux, tout en remettant en place les tissus de ma robe, pour souligner davantage mon humeur. Enfin, cela fut rapidement mis aux oubliettes, étant donné que notre discussion divagua vers les agissements de l’homme de la maison Hersy. Il semblait très sérieux sur sa promesse de me tenir compagnie, si celle de mon époux laissait à désirer. Il disait que j’allais lui permettre de sortir de son quotidien habituel, même si celui d’un éclaireur avait son lot de surprise. Après tout, c’était grâce lui que j’avais retrouvé le chemin de la rédemption, celui de ramener dans ce monde que j’avais voulu fuir et d’être de nouveau Talia Vanbois, loin de son état d’aliter.

Le sujet de discussion se ramena aux envies de voyage de Daryn. Il me fit part que sa future épouse aurait le privilège de partir avec lui et de profiter de ces nombreux paysages à l’horizon. Il est vrai que ça me faisait rêver. La simple idée de quitter le Val et de découvrir l’inconnu avait quelque chose d’excitant. La lecture n’arrivait pas à faire taire ce désir de voir ces montagnes rouges de mes propres yeux ou encore ces étendues de sable. Il mentionna que peu de femmes, encore moins celle qui avait pu courtiser son grand frère, ne portait intérêt au voyage, préférant de loin l’or et ses caprices. Je sentais la déception dans ses paroles et son côté romantique prenait légèrement le dessus. Je comprenais ses mots, mettant plus de valeur à l’engagement qu’une simple alliance économique. « Ne désespérez pas, si une femme avait la chance de se marier avec vous, je me demande comment elle pourrait être malheureuse, étant donné que vous lui donnez l’opportunité d’aller à l’encontre de ce qui la définie : une femme pondeuse d’enfant et bonne à rester confortablement au château. » Mes yeux s’illuminaient légèrement, tout en poursuivant d’un ton plus las. « Ma seule chance d’y aller serait que j’épouse un dornien… Ou un visionnaire comme vous. » En mentionnant Daryn, je pris une voix plus interrogative, loin de donner l’impression que c’était un lot de consolation.

La faim se mélangeait à nos retrouvailles et j’espérais faire taire ce bruit désagréable. Je laissais mon guide prendre le parti d’un stand, pour que je puisse découvrir pour la première fois un mets de cette région. A son bras, je scrutais les différents repaires de la gastronomie, n’arrivant pas à distinguer une région d’une autre. J’étais bien contente que Daryn choisisse l’endroit, car j’étais incapable de visualiser un homme aux traits dorniens sans un blason pour souligner sa provenance. L’intérêt de Daryn se porta sur un stand affichant une architecture particulière et le propriétaire avait lui aussi ses particularités du fait de son physique. Il avait une peau mate et des cheveux aussi sombre qu’une nuit de nouvelle lune. Le valois me présenta ma chaise, tout en la reculant à bonne hauteur avant de s’installer à son tour. Puis, le dornien vint à notre rencontre en parlant avec un accent étrange et nous demanda ce que nous voulions. Daryn répondit le premier, il proposa que ça soit le maître des lieux qui nous fassent découvrir sa région en nous servant ses meilleurs plats et surtout accompagné d’un vin de sa région. J’approuvai grandement les paroles du valois, tout en le mentionnant d’un ton enjoué. « Je suis de votre avis ! » Je souriais comme une enfant, me préparant à goûter à des saveurs inconnues et à prendre plaisir, je l’espérais. Je ne regrettais plus un seul instant d’avoir défié mon père pour avoir quitté ces joutes. Encore une fois, Daryn était arrivé au bon moment. Le propriétaire du stand ne tarda pas à revenir avec un plateau avec deux coupes et une bouteille contenant la fameuse liqueur. Il posa les coupes, avant de débouchonner le vin et de nous servir d’une main d’experte. Avant de tremper mes lèvres, dans ce vin à la robe sombre et ambré, je levais mon verre. « A nos retrouvailles ! » Dis-je d’une voix douce. Je fus bien vite emportée dans une vague de saveur hétéroclite, associant sucre et douceur, loin de la fermeté d’un vin de la Treille. J’avais l’impression de boire un jus de fruit, tellement le goût de l’alcool était camouflé sous ce raisin mûr ayant été ébloui par le soleil du sud. Il m’était difficile de m’arrêter, mais par convenance, je laissais un quart du contenu, tout en regardant l’éclaireur. « C’est divin, qu’en pensez-vous ? »
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Message Sujet: Re: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Mer 30 Aoû - 19:56

Talia ne semblait pas du même avis, elle se considérait comme étant une femme banale et sans histoire, bonne qu’a accomplir son devoir de bonne femme. Je n’étais bien entendu pas d’accord avec elle. Rien que le fait qu’elle ait ce genre de propos montrait bien toute son humilité. Talia était bien plus que ça, je le savais, j’ai eu le temps de connaitre la jeune femme durant mes nombreuse visites lors de sa convalescence. Chaque chose que je lui ai dit était vrai, c’était une femme intéressante avec beaucoup de culture, il était toujours plaisant de converser avec elle. Elle finit par s’avouer a elle-même qu’il serait possible qu’elle puisse accepter le fait que je m’interesse a elle, a ces propos j’adresse un sourire amusé.

- Croyez moi Lady Vanbois, vous êtes bien plus que ça. Et je peux le prouver par bien des points mais je ne vais pas les énumérer, vous êtes déjà suffisamment mal à l’aise et je ne veux pas vous rendre davantage embarrassé.

Même si ce jeux de séduction me plaisait, je ne voulais pas embeter plus longtemps Talia, elle était si jeune, si innocente et introverti, je ne veux nullement la brusquer. Même si je dois bien avouer que ça m’&muse, sans mauvaise pensée, il est hors de question pour moi de jouer avec les sentiments d’une lady comme Talia, lui faire du mal ? Jamais de la vie, je ne me le pardonnerai jamais, j’essai juste de la mettre plus à l’aise, lui montrer qu’elle a bien plus de valeur que d’autres lady. Bref, vint le sujet du voyage et d’une future épouse, Talia m’affirma que ma future femme aura la chance d’être avec moi car je savais voir au delà de la simple fonction de Lady, a savoir une pondeuse d’enfant bonne qu’a rester au château au chaud. Il est vrai que je n’ai jamais eu cette vision là, mes frères non plus d’ailleurs, probablement due a notre mère qui avait un caractère bien trempé et qui ne se laissé pas faire face à père, il valait mieux car lui aussi avait un sale caractère. Bref, je vis dans le visage de Talia toute l’illumination lorsqu’elle parlait de ça, des étoiles pleins les yeux, elle finit par avouer que pour elle sa seule chance d’aller à Dorne serait d’épouser un Dorniern ou encore d’épouser une personne tel que moi, j’adresse un sourire gêne avant de sortir.

- Je suis flatté… Je… Pour la première fois Talia réussi a me faire rougir. Vous avez réussi a me faire rougir Lady Talia, c’est une prouesse il faut bien l’avouer. Mais je prend note de vos propos.

Et si demander la main de Talia était une bonne idée ? J’avais déjà émi l’idée que cela ne me déplairait pas, loin de là même, alors a quoi bon attendre ? Elle me plaisait, elle était issu d’une maison prestigieuse et elle était intelligente et cultivé. Moi qui est tant dans la peur d’être avec une épouse épouvantable, j’avais ici la chance d’être avec une personne que appréciais, de plus lady Vanbois avait clairement souligné le fait que son père n’attendait que ça de marier ses filles, alors pourquoi pas se lancer ? J’emettrai l’idée a père quand je rentrerai à Neufcastel. Mais avant cela des choses bien plus importante nous attendait, manger, un estomac n’attend pas. Encore plus lorsqu’il s’agit de la cuisine Dornienne.

Comme attendu, Talia approuva mes propos concernant le menu, elle était du genre aventurière, j’aimais ça. Le serveur arriva donc avec le fameux alcool Dornien qu’il nous servi dans des coupes. Je lève alors mon verre, trinquer a nos retrouvailles, puis enfin je pu goûter ce délicieux alcool fruité. C’était un véritable délice comme je m’y attendais, décidément la réputation n’était pas volé. Je repose alors mon verre et regarde le visage de Talia qui semblait du même avis que moi ? J’ai goûté beaucoup de vin, étant un amateur de cet alcool, mais je dois bien avouer que j’en avais jamais goûter avec un tel gout.

- Divin, je pense que le mot est bien choisi, on sent la toute la légèreté, on ressent tous le côté Dornien, même sans savoir qu’il venait de la bas je suis certain que j’aurai pu le deviner. Chaque vin est particulier, suivant la façon dont il a été traité ou élevé. Celui là reste relativement jeune, ce qui fait son goût sucré, je suis fan, mais il faut faire attention avec ce genre de boisson elles peuvent être traitre. Je dis ça avec un sourire aux lèvres. La boisson était délicieuse, que dois être les plats ? Je suis impatient de savoir.

Quand on parle du loup, l’homme arriva avec les premiers plats dorniens, toute sortes d’odeurs parvinrent jusqu’a mon nez, épicés, cela sentait clairement l'inconnues, des aliments que je n'ai pas l'habitude de déguster, je sens que je vais me régaler.
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Message Sujet: Re: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Sam 2 Sep - 17:27


Éloignons-nous de l'agitation

Talia & Daryn



Daryn ne semblait pas croire que j’étais une femme banale et pourtant, je n’arrivais pas à comprendre comment j’arrivais à sortir de l’ordinaire. Je n’avais pas eu une éducation différente, bien au contraire, mon père tout comme la maison Vanbois était très protocolaire et il était hors de question de sortir des normes. Ce n’était pas pour rien que j’avais été élevée par une septa et que celle-ci m’avait enseignée le savoir pouvant servir une lady et les activités utiles pour aider son futur époux. Si on s’écartait du chemin, elle avait toujours une parole pour trouver une raison divine du comment et du pourquoi. Comme si, tous nos fondements venaient des Sept et qu’on ne pouvait aller à leur encontre. Même si j’étais religieuse, que je priais tous les soirs et que je visitais bien souvent le septuaire pour me confesser. Je n’arrivais pas à entrevoir la religion de cette manière. J’y voyais une forme plus mystérieuse, ce genre de force capable d’accomplir des miracles tout comme de punir justement. Une force pouvant rendre la vie plus ou moins miséricordieuse et accordant par moment sa bonté. Pourtant, même cette définition n’arrivait pas à me satisfaire, car certains évènements me semblaient incompatibles avec cette pensée. Les pécheurs n’avaient pas toujours leur compte et les bonnes âmes pouvaient subir des drames. Ainsi, je ne prenais aucun risque et je restais pieuse en toute circonstance, même s’il m’arrivait bien sûr de pêcher. J’étais loin d’être parfaite et certains défauts pouvaient resurgir le pire de moi-même. Devais-je pour autant mettre en doute la parole du valois ? Mes lunes de convalescence m’avaient permis de le connaître et au fond de moi, je lui faisais confiance. Non de manière aveugle, je n’étais pas naïve, mais je prenais en compte ses paroles et je n’avais pour le moment, j’avais entendu un mensonge venant de lui. Du moins, un mensonge me concernant. Celui-ci mit fin néanmoins à la conversation, ne voulant pas me prendre plus mal à l’aise que je ne l’étais déjà et rendre nos retrouvailles meilleures. C’était pour cette raison, que je hochais simplement la tête comme signe de réponse et que je lui accordais un simple sourire.

Comme toujours, le sujet dériva vers le mariage, mais non le mien pour une fois. C’était agréable de n’être pas le centre de l’attention concernant cette dure épreuve de trouver un homme pour la vie. Il s’agissait de notre cher Daryn, ayant une image idéaliste de la femme, loin des convenances et souhaitant partager son rêve avec elle : le voyage. Il était tout à fait normal que je puisse envier une telle perspective. Pour cette femme, cela annonçait un vent de liberté, même si la procréation serait toujours un des buts. De toute façon, j’avais conscience que je ne pouvais pas éviter d’enfanter, c’était dans ma nature et que tout mariage se définissait par une naissance. Il est vrai que je craignais d’être enceinte et encore pire l’accouchement. J’avais pu assister à certains d’entre eux pour me forger une expérience et entrevoir la dure réalité : la souffrance. Je me demandais comment ces femmes faisaient pour surmonter cette épreuve et la revivre à nouveau. Rien n’était sans danger et beaucoup de femmes finissaient mortes en couche. Imaginez, des jeunes femmes, à peine plus ager que moi, mourant en donnant la vie alors qu’elle était promise à un avenir. Je n’avais aucune envie de finir mes jours de cette manière, j’espérais me voir vieillir et me cultiver encore quelques années sur divers sujets. Néanmoins, par mes paroles soulignant que le valois était un visionnaire et que de l’épouser était une chance, non un malheur, il en fut flatté. J’étais surprise de le voir rougir, et même lui était donné de ce fait. Je me mis rire gentiment, comme quoi, cela pouvait arriver à tout le monde. Je ne pus m’empêcher de demander. « Est-ce la première que je vous fais cet effet ? » C’était assez culotée, mais ce n’était pas comme si Daryn était un inconnu à mes yeux et il m’arrivait d’avoir certaines familiarités avec lui.

Enfin, la faim était toujours présente et j’étais bien curieuse de connaître les saveurs de Dorne. J’avais entièrement confiance en Daryn et j’espérais que son choix se porte sur une bonne enseigne. Je n’avais point envie d’avoir des maux de ventre ce soir durant les festivités, cela pourrait être extrêmement gênant, surtout que mon père aurait forcément trouvé des prétendants entre temps. J’avais constaté le matin même qu’il s’était absenté et je n’avais eu comme réponse qu’un ronchonnement sans justification. Pourquoi être aussi mystérieux sur mon avenir ? Devais-je m’inquiéter ? Ainsi, heureusement que Daryn était là et sa présence tombait à pic. Ainsi, nous fûmes installées dehors sous le soleil printanier, tandis que le tenancier nous présentait le menu. Trouvant l’idée de Daryn intéressant, de laisser ce dornien nous guidait dans ce rendez-vous de saveur, j’attendais avec impatience d’y tremper mes lèvres. Le vin servit, je ne fus point déçue, constatant avec régale que ce vin avait du mérite. Difficile d’avoir une préférence entre celui de la Treille et le dornien, mais j’appréciais sa douceur et le fait qu’il puisse boire comme un simple nectar. Divin était le mot que j’associais à cette boisson et Daryn fut de mon avis. Il me décrivit la sensation procurée à son palais et qu’il n’aurait aucun mal à déceler son origine. Je n’étais pas au courant que la valois portait beaucoup d’intérêt à la vigne et je me laissais bien entendu bercer par ses mots. Enfin, il mentionna que ce genre de boisson pouvait être traître et je me mis à glousser. Je n’étais pas habituée à boire de l’alcool, seulement lors d’évènement particulier et il est vrai que les effets connus de cette boisson apparaissaient bien trop rapidement. Le valois était curieux de savoir si les plats seraient aussi délicieux que le vin et son impatience en fut récompensé, car l’homme n’arriva pas les mains vides, transportant différents mets à l’odeur épicé et me faisant salivé.

Je bus une nouvelle gorgée, tandis que le dornien plaçait les plats d’une manière à constituer un petit buffet et j’essayais de distinguer les différents aliments qui pour la plupart m’étaient inconnus. Je n’avais jamais senti un parfum aussi poussé et j’étais curieuse de la saveur en bouche. Ainsi, je pris un peu de poulet baignant dans une sauce aux couleurs chaudes avec des légumes. « Bon appétit ! » Sans plus attendre, j’enfonçai un bout de poulet avec ma fourchette et celui-ci avait une couleur dorée. Puis, une fois en bouche, je laissais l’aliment sur ma langue et je fus subjuguée par ces saveurs inconnues. C’était piquant, mais cela rendait la viande moins sèche et surtout fondante. Je n’avais pas besoin de mastiquer des heures pour avaler, celle-ci s’effritait d’elle-même. Avalant cette première fourchette, je laissais un grand sourire sur mes lèvres tout en commentant cette première bouchée. « C’est exquis ! Connaissez-vous ces épices, Daryn ? » Après tout, le valois avait pour la plupart du temps réponse à ses questions et elle espérait que ça soit le cas. En tout cas, mon assiette se vida rapidement et je fus surprise de constater avec quelle rapidité, j’avais fini ce poulet tendre. J’avais faim encore et une soif me prenait aussi, à cause de ce goût piquant certainement. Ainsi, je bus d’une traite mon verre de vin et je fixai Daryn. « J’ai vraiment l’impression de voyager, pas vous ? » Mes yeux étincelaient, tandis que je mentionnai. « En tout cas, je ne savais pas que vous vous y connaissiez en vin. Est-ce les livres qui vous ont renseigné ou avez-vous eu la chance de goûter à divers vins ? » Durant des banquets, je n’avais jamais fait attention à la provenance des vins, buvant simplement pour accompagner les repas ou rendre la soirée plus réjouissante. Peut-être parce que c’était la première fois que je prenais plaisir à boire cette boisson, je n’avais pas souvenir d’en avoir bu de pareille au Val.
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Message Sujet: Re: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Lun 18 Sep - 18:28

Oui, c’était bien la première fois que Lady Vanbois me mettait dans une tel situation, mais ce n’était pas désagréable, loin de là même. Ce jeux de charme me plaisait fortement et Talia semblait peu a peu se prendre au jeu, gagnait-elle confiance en elle ? Si c’est le cas je ne serai que plus fier d’avoir contribuer à ça, la jeune femme manquait cruellement de confiance en elle, en démontre le fait qu’elle se dénigre beaucoup alors qu’elle est pleine de qualité en plus d’être une très belle femme. La compagnie de Talia devenait de plus en plus agréable au fil que les minutes passaient, et c’était tant mieux, c’était quand même beaucoup plus intéressant que ces joutes.
Après ça et la dégustation de ce délicieux vin, le Dorniens arriva avec tout un tas de sélection de plat qui sentaient vraiment bon, de quoi attiser la curiosité de mon estomac affamé qui n'attendait que ça d’avoir de quoi se délecter. Les plats se dévoilèrent, ils étaient tous appétissant, aucun doute la dessus, autant vous dire qu’avec Lady Vanbois nous allons nous régaler. Je bu une nouvelle gorgée de vin avant de commencer a mer servir, après que Lady Vanbois ait commencé les hostilités bien sûr. Comme elle je m'attarda sur ce poulet qui semblait être accompagné de mets non connu mais les odeurs qui se dégageaient de ce plat m’attirait tout particulièrement.

- Bon appétit à vous aussi Talia, régalez-vous !


Une fois les formalités dites, il était temps de déguster, la première bouchée fut une explosions de saveurs, pour la plupart inconnu pour moi. Ce plat était un véritable délice, d’ailleurs mes yeux s’ecarquillaient a chacune de mes bouchées. On était bien loin de la cuisine du Val ou du Nord, ce a quoi je suis habitué, le changement ça faisait du bien des fois. Par ses plats on avait l’impressions de voyager. Je pose alors mon regard sur la jeune femme qui semblait tout comme moi aimer ce qu’elle avait dans son assiette. Je lui adresse un sourire amusé, j’étais content de lui faire découvrir tout ça. Talia finit par briser le silence qui c’était installé depuis que les plats étaient servis. Elle me demanda si je connaissais toutes ces épices.

- Certaines oui, d’autres pas le moins du monde, c’est un plaisir de les découvrir ainsi, c’est un véritable délice. Et vous lady Vanbois ?

Une fois nos plats terminés, tout du moins les premiers, Talia enchaîna sur le fait qu’elle avait l’impression de voyager a travers ce plat, elle avait bien raison et c’était la tout l’interêt de lui avoir proposer ce type de restauration, pour faire voyager la lady, comme lui faire quitter ce lieux et ces joutes le temps d’un repas.

- En effet, c’était le but en même temps. En tout cas leurs cuisines est incroyable et je suis déjà pressé de goûter le prochain plat. Pour ce qui est du vin oui je m’y intéresse en effet, ce que j’ai appris, je l’ai appris via les livres mais aussi quand j’ai visité quelques exploitations viticole lors de mes différentes visites dans certaines contrées, j’ai eu l’occasion de goûter de nombreux vins différent, après de la a dire que je suis un connaisseur, il y a un monde. Je rigole avant d’enchainer. Et vous je vois que vous appréciez beaucoup ce vin Dornien, ça me fait plaisir que ce repas vous ravis.

Après ça, le Dornien arriva avec des nouvelles assiettes, cette fois ci composé de légumes et de choses que je n’avais jamais vu de ma vie et pourtant tout ça ne demandait qu’a être mangé. Je pose mon regard vers Lady Vanbois toujours avec ce sourire charmeur avant d’entamer mon plat. Comme pour le poulet ce fut un délice a chaque bouchées, avec ce petit trait épicé qui faisait la marque de fabrique de Dorne.

- Encore une fois, c’est excellent, mes respects au chef cuisinier qui a fait un super travaille ! Je dis ça l’attention du Dornien qui nous servait. Il sembla ravis de ma remarque, comme s’il n'était pas habitué a de tel compliment, j’ai toujours été comme ça pour ma part, jamais à dénigrer les gens qui n’étaient pas issu de sang royale. Je me tourne ensuite vers Lady Vanbois. Vous comptez rester combien de jours ici à Harrenhal ? Enfin tout du moins, votre père compte rester combien de temps ? 
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Message Sujet: Re: Eloignons-nous de l'agitation. (Daryn) Dim 8 Oct - 15:17


Éloignons-nous de l'agitation

Talia & Daryn



Cette journée commençait à prendre une tournure particulière, loin de la nervosité face à la violence des joutes ou encore des mots cinglants de mon père. Je pouvais enfin respirer, profiter de ce temps mitigé et déguster des mets inconnus et savoureux en bonne compagnie. Cette rencontre incongrue m’avait permis de sortir de cette mauvaise passe suite à la chute violente d’un valeureux valois. Je n’étais pas totalement guérie, cet évènement me prouvait que j’avais eu tort de me montrer si rapidement en public, alors que je pouvais toujours être prise de crise. Peut-être que je devais simplement m’habituer à vivre avec, ne plus vraiment me poser de question et tenter de reprendre tant bien que mal une vie normale. Pourtant, aux yeux de mon père, cela se limitait à me marier et à m’envoyer loin des contrées du Val. Je ne comprenais pas pourquoi il avait ce genre d’ambition avec moi, pourquoi souhaitait-il nouer des relations avec d’autres régions ? Peut-être que d’une certaine façon, il souhaitait répondre à mon besoin de voyager et que la solution se trouvait à me lier avec une personne éloignée du Val. Être aussi loin de chez moi me paraissait si étrange, j’étais habituée à vivre avec ma famille et je me voyais mal les quitter du jour au lendemain pour une histoire d’alliance. Puis, si je me retrouvais à l’autre bout de Westeros, cela signifiait que c’était peut-être la dernière fois que je les voyais. Cette perspective ne me réjouissait pas, je restais proche de ma famille, passant du temps avec mes plus jeunes sœurs ou encore même avec mon oncle ou mes cousins. Je craignais de me retrouver seule, d’être une étrangère aux yeux de ce nouveau peuple et ne pas réussir à m’intégrer.

Enfin, cette nourriture me permettait de penser à autre chose et la présence du valois me réconfortait énormément. La dégustation se fit en silence, profitant de chaque saveur et du plaisir procuré. Je n’avais jamais goûté des mets similaires, c’était une première et cela me rendait encore plus curieuse sur ces contrées lointaines. Je rompis le silence pour interroger le voyageur qu’est Daryn sur les épices utilisés. Celui-ci m’adressa un sourire amusé tout en m’indiquant qu’il en connaissait certaines, mais d’autres pas du tout. Il adorait lui aussi ses plats et il me demande si j’avais plus de connaissance que lui en la matière. « Je découvre ces nouvelles saveurs alors je n’ai aucune idée des épices et ma connaissance en cuisine est très limitée, je le crains. En tout cas, je suis agréablement surprise, c’est délicieux ! » Il est vrai que je n’avais jamais vraiment cuisiné, ce n’était pas une connaissance qui était requise en tant que noble lady. Si on me mettait dans une cuisine, je me sentirais perdu et je serais incapable de préparer la plus simple des recettes. C’était vraiment un monde inconnu et j’étais impressionnée par ces personnes capables de créer un plat délicieux à partir de légumes, de viandes et d’épices. Ils arrivaient à extraire le meilleur de cette matière première et cela n’était pas donnée à tout le monde.

Je mentionnai le fait que chaque bouché me faisait voyager, j’avais l’impression d’entrevoir ces étendues de sable rouge ou encore ces oasis sortant de nulle part. Je pouvais sentir le soleil réchauffé, ma peau et le vent balayé mes cheveux. Puis, je me perdais dans la contemplation du ciel bleu et limpide sans un nuage. C’était ainsi que je m’imaginais Dorne et ces épices avaient tout pour faire paraître cette chaleur pesante. Je me sentais légèrement déshydraté et je m’abreuvais par ce vin exquis, mais pouvant être traître si bu avec trop de gourmandise. Apparemment, c’était le but de Daryn de me faire voyager d’une façon plus spirituelle par le biais de la gastronomie. Je partageais son enthousiasme, étant pressée moi aussi, de goûter au prochain plat. Par rapport à ces connaissances œnologiques, il les avait acquis à force de lire ou encore à visiter des exploitations viticoles lors de ces voyages. Cela lui avait permis de pratiquer la théorie, mais il ne se voyait pas comme un connaisseur. Il se mit à rire, y répondant par un sourire enchanté, avant de poursuivre sur mon appréciation du vin dornien. « Même si vous pensez n’être pas un connaisseur, vous êtes bien plus érudit que moi en la matière. Effectivement, ce vin est merveilleux, j’apprécie énormément son goût sucré et fruité. Cela se mélange bien avec ces épices. »

Le dornien apporta la suite, proposant cette fois-ci un mélange de légumes et de choses inconnus. Sans hésitation, j’y goûtais et encore une fois, c’était succulent. Ces épices avaient quelque chose de magique, elles transformaient la saveur des légumes en quelque chose de plus agréables et moins ternes. Regardant mon ami, je constatais sans mal que le plaisir était réciproque et qu’il appréciait ce repas. Finissant nos assiettes, Daryn félicita le cuisinier avec beaucoup d’enthousiasme et j’en profitai pour souligner ces dires. « Je suis du même avis, merci pour ce repas ! » Ayant le ventre bien rempli, j’étais détendue, perdant quelque peu la notion du temps. Daryn me demanda combien de temps, j’allais séjourner à Harrenhal, du moins, ce que mon père avait décidé. Je me mis à rire doucement, tout en remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille avant de lui répondre. « C’est une très bonne question, je suppose jusqu’à la fin des festivités. Mon père est beaucoup trop enthousiasmé par le tournoi, il espère me trouver un prétendant… C’est pour cette raison que je suis obligée de parader dans les tribunes au côté de mon oncle pour me montrer comme un bon parti. » Je soupirais légèrement, avant de regarder le valois et de lui retourner sa propre question. « Et vous, Daryn ? Qu’est-ce qui a pu vous faire venir dans ce lieu austère ? » J’étais curieuse de ses motivations, peut-être qu’il était venu par devoir, pour représenter sa maison et non pour réellement profiter de ces joutes.
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