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If you don't imagine, nothing ever happens at all | ft. Oberyn

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Message Sujet: If you don't imagine, nothing ever happens at all | ft. Oberyn Lun 17 Juil - 18:28


If you don't imagine, nothing ever happens at all

Mace & Oberyn



Soudainement, la solitude le happa. Blottit contre le dossier de sa chaise, il fit tourner lentement la coupe d’argent, un liquide bourgogne s’heurtant contre les parois du contenant dont il s’empressa soudainement de vider le contenu, la douceur veloutée caressant sa gorge. Devant lui, il n’y avait que des plats vides et des chaises abandonnées. Il ne savait même pas où était sa mère. Si elle ne s’était pas retirée dans leurs appartements temporaires, elle s’était probablement trouvé des compagnons de discussions un peu plus intelligent que lui. Autour de sa petite bulle, les gens continuaient d’aller et de venir, de s’arrêter et de repartir. Des petites masses grouillantes et vivantes qui avalaient ce qu’il restait de son semblant de déprime. L’alcool avait réchauffé son sang, ses joues et le bout de son nez. Il avait cette petite chaleur au cœur, cette envie de fredonner qui lui chatouillait le bout de la langue jusqu’à lui faire chantonner l’air d’une chanson paillarde tout droit rapportée du Bief.  Alerie avait quittée avant lui les reliques d’un banquet dont le dernier soufflé s’étirait, les rayons de lunes ayant remplacés ceux du soleil. Il l’avait vue quitter en compagnie des dames qui la suivaient toujours, peut-être un peu plus soucieuses que d’habitude, posant leur attention anxieuse sur la santé fragile de son épouse, et de leurs deux enfants, Garlan et Willos, dont les bâillements peu subtils annonçaient l’heure où le sommeil frappait à la porte. Vaguement, il avait répondu à son au revoir qu’elle lui avait lancé à mi-chemin entre l’incompréhension et la douceur, loin des pensées sombres de son mari trop jaloux, marmonnant qu’il la rejoindrait bientôt. Cependant, il avait accueilli fièrement les marques d’affection furtives que lui avaient offert ses deux trésors avant de suivre la Tyrell hors de la pièce, couvés par le regard de leur père attendrit. Soupirant d’aise, le suzerain s’étira et s’empara de la carafe trônant au milieu de la table et versa dans son verre ce qu’il en restait. Au passage, il pinça un morceau de pain solitaire qui attendait dans une assiette et l’enfourna dans sa bouche du bout de la langue.

Incapable de se résigner à rester assis et attendre que la brume de l’ivresse plus ou moins légère se disperse. Mace se leva en poussant sa chaise, le regard voguant aux alentours, caressant des visages qu’il connaissait ou qu’il ne connaissait pas. Ses pieds foulaient le sol, comme un gros nuage, d’une démarche presque aérienne et un peu maladroite ; si on le regardait sans trop y porter attention, il semblait que le Tyrell gambadait. Fier de s’être résigné à se lever, il se lança à la recherche de de sa petite sœur, Janna. La nourriture n’abondait plus et l’heure était plutôt à l’alcool, elle avait donc dû se trouver des occupations plus intéressantes comme le faisaient les gens qui réalisaient qu’on pouvait s’amuser autrement qu’en abusant des délices doux-amers, ce qu’il aurait dû comprendre avant d’avaler tous ces verres sans les couper à coups de nourriture. Heureusement, Mace n’avait pas l’alcool difficile ni même violent ; ses lendemains de beuveries étaient toujours bien durs, autant physiquement que moralement –  lorsqu’on lui répétait lentement, pour être assurés qu’il comprenne bien, toutes les absurdités qu’il avait pu commettre sous l’effet du vin – , mais le moment présent en valait toujours bien la chandelle. La coupe à la main, à moitié vide ou à moitié pleine, Mace déambulait d’un groupuscule à un autre, écoutait les conversations en hochant la tête comme s’il savait de quoi on parlait et posant des commentaires ressemblant à de courtes maximes dont le sens était un peu douteux. Usant frénétiquement des familiarités, le jeune homme était particulièrement envahissant. Mais ce n’était pas de sa faute ! Il aimait les autres êtres vivants et leur présence était rassurante. Le rose aux joues, le Biefois était heureux. Bien plus qu’il ne l’avait été depuis le début du tournoi. L’alcool effaçait bien des choses, en réglait beaucoup d’autres – enfin, semblait en –, et c’était ce qui était dangereux.

Sa joie s’estompa un peu, cependant, lorsqu’il aboutit auprès de Mina Tyrell et de Paxter Redwyne – et quelques autres individus à qui il ne portait pas réellement attention. Si son meilleur ami ricana dans sa barbe devant l’enthousiasme du seigneur, sa sœur ne tarda pas à le regarder avec de gros yeux et à lui faire comprendre, usant de mots très peu subtiles, qu’elle était honteuse, à ce moment même, d’être du même sang que lui. Même s’il l’aimait autant qu’il aimait Janna, il savait que la seconde enfant de la fratrie avait l’amour difficile, alors il prit sur lui, la mine un peu basse. Cependant, cela ne l’empêcha pas de s’approcher et de la serrer, faisant bien attention à ne pas renverser son vin, dans une accolade fraternelle qui sembla la crisper drôlement jusqu’au moment où il s’écarta comme si de rien était, absorbant sans trop se troubler les regards poignardant de Mina. Tout de même un peu déçu, il tourna les talons et retourna errer parmi les gens, le regard un peu flou et le rictus facile. Alors que les gens continuaient de couler jusqu’à l’extérieur de la pièce, par besoin d’air ou de sommeil, le jeune homme pensa qu’il n’aurait probablement pas besoin de dormir cette nuit –  du moins, il n’en avait pas envie. Dormir signifiait que demain arriverait et qu’il devrait arrêter de bouder pour prendre ses responsabilités d’adultes en main. Il n’aimait pas cela, mais il avait deux enfants à qui montrer l’exemple et un peuple à rendre fier ; il aurait l’air stupide en rentrant à Hautjardin s’il continuait à faire la moue : regardez le suzerain qui ne s’affirme pas ! il croit pouvoir nous imposer ses lois !  Pathétique. S’adossant contre un mur comme s’il attendait quelque chose, Mace porta la coupe à ses lèvres rosées. S’il y avait bien quelque chose de maudit à propos de ce vin, c’était son arrière-goût sucré qui donnait l’impression que ce n’était pas de l’alcool que l’on buvait, mais un simple jus ; grande porte ouverte à l’abus. Son regard bleu profond se leva par-dessus la paroi argentée et un sourire fin se traça à l’instant où la présence du contenant quitta ses lèvres. S’il semblait observer quelque chose, les iris quelque peu perdus, il s’était plutôt enfoncé dans ses propres pensées à un point tel où il arrivait à se faire rire lui-même.


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Message Sujet: Re: If you don't imagine, nothing ever happens at all | ft. Oberyn Sam 12 Aoû - 21:04


If you don't imagine, nothing ever happens at all.

Mace Tyrell & Oberyn Martell



brace yourself.
On pouvait dire que le tournoi l'avait ennuyé pour ce premier jour, il avait donc tenu à rattraper cet ennui pour rendre la soirée plus... folle. Là où Oberyn passait, l'ennui trépassait. Alors Oberyn avait été faire quelque rencontres ça et là, Oberyn avait aussi bu, plus que de raisons, comme bien souvent. On ne pouvait pas dire qu'il soit quelqu'un de raisonné non plus.

Il avait vaqué de place en place, cherchant pour la nuit un compagnon de beuverie, pourquoi pas même une compagne de beuverie et de coucherie, qu'il aurait ramené à Ellaria. Ah, sa douce Ellaria, avec qui il en venait à partager ses conquêtes. Non pas qu'il était exclusif, il aimait partager les plaisirs simple de la vie, mais il ne se voyait pas faire sans sa belle.

Quand Oberyn buvait, il était d'autant plus imprévisible, heureusement que Perros n'était pas avec lui à cet instant auquel cas Harrenhal aurait pu brûler une fois de plus. Mais il était imprévisible, un coup il avait l'alcool joyeux, un coup il avait l'alcool bagarreur, un coup l'alcool voyageur - s'endormir à Villevieille et se réveiller sur un bateau direction Braavos avait été un de ses plus beau exploit -, un coup il avait l'alcool charmeur et il allait draguer tout ce qui avait une paire de sein... ou pas, d'ailleurs. Autre raison pour laquelle il valait mieux que Perros ne soit pas dans les parages, le Gargalen n'aimant déjà pas partager avec nombreuses femmes, il aurait sûrement fait une crise cardiaque s'il voyait la vipère rouge charmer d'autres hommes.

On ne saurait dire comment il supportait l'alcool ce soir. Plaisantin, peut-être. Il se dirigeait vers un Biefois qu'il ne connaissait que trop bien d'apparence, sans pour autant s'être épanché en conversation avec lui. Mace Tyrell était un de ces biefois qui exécrait les dorniens, et les dorniens le lui rendaient bien. Une haine farouche entre deux régions qui n'aurait sûrement jamais de fin et qui l'amusait plutôt. Et comme la vipère adorait jouer avec le feu jusqu'à s'en brûler non pas les doigts, mais le corps tout entier, il s'approchait de Mace Tyrell, verre à la main, s'adossant à un mur. Il n'avait pas bu au point d'être ivre mort au sol, juste assez pour abattre les moindres barrières qu'il avait. Il ne titubait pas encore, mais c'est un peu lourdement qu'il s'était adossé près de l'homme un peu trop parfumé à son goût. Mace semblait perdu dans ses pensées.

- Belle soirée, hm ?

Il aurait pu le provoquer directement mais Oberyn avait des idées bien plus drôle en tête sur l'instant, animée par le vin qu'il avait déjà trop bu et qui causeraient très probablement d'autres problèmes. Un de plus ou un de moins, il ne se sentait plus à ça près. La vie était éphémère, autant en profiter et faire ce qu'on voulait.

- Je crois qu'on ne s'est jamais parlé, c'est fort dommage.

Oberyn regardait le suzerain du Bief à ses côtés, un regard assez lourd de sens. Ainsi, l'alcool le rendait si plaisantin que charmeur, envieux de connaître les limites du Biefois ce soir là.

- Passez-vous une bonne soirée ? Adossé là, ça n'a pas l'air. Vous ne trouvez pas comment passer le temps ? J'ai bien des idées pour cela.

Concrètement, il s'en fichait bien que le Biefois passe une bonne ou mauvaise soirée, mais le titiller et voir combien de temps le biefois mettrait à comprendre le petit jeu malsain de la vipère rouge l'amusait. On disait bien des Biefois que leur écuyages étaient douteux et que les hommes étaient assez efféminés pour aimer d'autres hommes, chose qui l'avait amusé à entendre et qu'il avait confirmé quelque fois lors de ses voyages au Bief. Mettre mal à l'aise le Biefois était aussi une des choses qu'il voulait voir et dont il voulait s'amuser.


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Message Sujet: Re: If you don't imagine, nothing ever happens at all | ft. Oberyn Mer 16 Aoû - 18:22


If you don't imagine, nothing ever happens at all

Mace & Oberyn



Une vague de fatigue l’enveloppa soudainement et Mace bailla comme un vieux chien, la bouche cachée par le creux de sa main. Heureusement, ce n’était pas cette sensation de lourdeur insupportable qui donnait envie de s’écraser lamentablement contre un gros matelas de plumes et de se laisser emporter dans le monde plus doux des rêves, mais celle de légèreté un peu floue bercée par la chaleur amère du vin et qui lui faisait éprouver le besoin de blottir son nez contre la peau tiède du cou de son épouse. Épouse partie, elle, rejoindre leur lit qu’il laisserait, à contre cœur, froid et triste. Il se demanda furtivement si elle rêverait à Garrett cette nuit et si ses enfants admiraient cet homme soudainement plus que lui qui ne joutait jamais et qui ne pouvait donc pas porter les couleurs de leur mère. Un peu triste, son regard bleu se perdit dans le liquide qui remplissait encore la moitié de sa coupe, mais son sourire ne se décrocha pas de son visage. L’allégresse de l’alcool, auprès de ceux pour qui elle existait, dominait toujours – inévitablement – sur tout et c’était probablement pour cela que les Hommes en abusaient sans considérations. Comme les yeux ne suffisaient pas pour boire, le Biefois rapprocha à nouveau le contenant de ses fines lèvres et engloutit ce qu’il restait de vin, et alors qu’il comptait se détacher du mur, fidèle compagnon du moment, il constata une présence à ses côtés qui lui semblait fort désagréable et qui suffit à lui faire perdre instinctivement son sourire un peu idiot. Oberyn Martell, frère de la Princesse et Dornien probablement porteur de tous leurs maux et défauts. Il ne le connaissait pas personnellement – Dieux merci –, mais il n’ignorait pas qui il était. Le Tyrell régurgita et grimaça vaguement. « C’était une belle soirée, oui. » Insista-t-il, surlignant que la présence du Martell ne l’enchantait pas particulièrement. Mace, sans s’appuyer sur autres choses que les rancunes d’antan, détestait les Dorniens et n’osait même pas prendre la peine d’apprendre à en connaître un seul, les jugeant sales et parasites. Il ne leur trouvait, à première vue, que des défauts hormis leur apparence physique qui, pour certains, ne laissait pas à désirer. Le jeune homme roula des yeux de merlan fris et croisa ses bras sur sa poitrine, se réappuyant au mur. Quelques gouttelettes restant encore dans sa coupe un peu trop inclinée se sauvèrent, mais il n’y porta pas attention.

Ironiquement, rien n’empêchait le suzerain du Bief de laisser le Dornien en plan et d’aller s’occuper à autre chose. Rien ne le retenait sauf peut-être la façon dont le prince le regardait et qui réussit à lui soutirer une petite satisfaction soutenue par les vapeurs de la boisson, un subtil rose décorant ses joues d’homme à l’orgueil facilement manipulable. Il aimait qu’on le regarde et, surtout, il aimait le remarquer; homme ou femme, peu lui importait, même s’il n’avait jamais, dans les faits, couché avec un homme et qu’Alerie restait probablement la seule femme dont le regard comptait réellement. Pourtant, aucun sourire ne remplaça celui qui l’avait abandonné et il s’obstina à rester de marbre et à ne pas rendre à l’homme le regard qu’il lui adressait. Il n’était pas laid, c’était un fait, mais il était Dornien et cela suffisait à tout gâcher. Le Biefois n’aimait pas spécialement le penser et il arriva à mettre la faute, encore une fois, sur les effets moins sympathiques du vin dont il avait plus ou moins abusé. Il détourna le regard, silencieux un moment qui lui parut bien long, et ferma les yeux un instant comme si cela pouvait faire disparaître l’indésirable, mais c’était fort probablement bien plus pour calmer sa haine gratuite et éviter de causer si tôt un scandale alors qu’il n’était même pas chez lui. Obstiné, lorsqu’il rouvrit les yeux et tourna le regard vers l’autre, il le dévisagea. « Sincèrement, je ne vois pas en quoi cela vous intéresse. N’avez-vous rien de mieux à faire ? » Marmonna-t-il. Il hésita un instant. « Soit, comme vous avez commencé, je compte sur vous pour au moins m’expliquer vos “idées’’  » L’invita-t-il à faire. Tentant de se donner l’air détaché de tout cela, le suzerain avait du mal à assumer, à cet instant même, que sa curiosité était probablement ce qu’il y avait de plus fort en lui que son racisme. Autant pouvait-on mettre cela –  encore une fois – sur le dos rendu large du vin, autant fallait-il admettre que cette nuance était probablement due au fait que sa curiosité lui était naturelle et entièrement rattachée alors que son intolérance raciste découlait, inévitablement, des mœurs et de l’histoire de son pays. Elle lui avait donc été inculquée au contraire de sa curiosité irritable qui avait évoluée avec lui et au creux de lui. Cependant, Mace jeta tout de même un regard autour de lui pour s’assurer que personne – ou, du moins, peu de gens – ne le voyait dans une telle situation, ce qui serait probablement plus honteux que les probables moqueries futures du prince.


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Message Sujet: Re: If you don't imagine, nothing ever happens at all | ft. Oberyn Mer 18 Oct - 18:21


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Mace Tyrell & Oberyn Martell



brace yourself.
Le Tyrell ne perdait pas son temps pour répliquer d'un c'était une belle soirée, pleine de sous-entendus que même lui après plusieurs verres de vin, percevait encore. Il levait les yeux au ciel, un sourire mi-amusé mi-agacé sur les lèvres. Avaient-ils tous un balais dans le séant ? Ils feraient mieux tous de passer à autre chose que le balais, ça les détendrait sûrement. Mais il en fallait bien plus au Martell pour se défaire de son actuelle bonne humeur... Ou du moins, son humeur fort douteuse.

Quand il ne regardait pas le Tyrell, il regardait la foule devant eux, dansant pour certains, buvant pour d'autres. Bon nombre d'entre eux avaient déjà trop bus, certains avaient même disparus de la soirée, il ne voyait pas Rhaegar Targaryen en cherchant les visages connus dans la salle, sa soeur quant à elle, était restée dans ses appartements pour se reposer. Seul Martell présent, il devrait en toute logique être respectueux et digne pour représenter sa maison, mais il n'en n'avait aucune envie. Oberyn n'avait jamais été du genre à se forcer à faire les choses, ni pour sa mère, ni pour son frère. A la grande limite, il essayait de se montrer un tantinet sympathique à l'égard de Rhaegar Targaryen, il s'y efforçait, juste pour Elia Martell. Mais... Cela s'arrêtait là. Ou alors comme dans ces instants il prenait sur lui, car sur le long terme, il avait des idées plutôt amusante. Il avait l'habitude des hommes et femmes qui, de prime abord, étaient froids et distants, bon nombre de personnes avaient ces réactions en le voyant arrivé. Parce qu'il était .. Lui. Ou parce qu'il était dornien, allez savoir.

- Et vous, n'avez-vous rien de mieux à faire que rester seul contre un mur froid ? Je suis surpris qu'un homme de votre stature n'ait pas... Disons, quelque oies, autour de lui.

La flagornerie n'avait jamais été son truc, brosser les gens dans le sens du poil, ce n'était pas son genre. Mais ce qu'il avait en tête l'amusait tant qu'il faisait l'effort, juste pour cette fois. Alors un ton charmeur, un sourire en coin, juste pour emmerder le biefois ou le brosser dans le sens du poil, tout dépendait du point de vue sur la situation.

Lui expliquer ses idées ? Oh, il ne comptait pas le faire directement, il comptait même plutôt le faire mariner un moment, plutôt que tout lui servir sur un plateau d'argent, peut-être serait-ce un jeu, peut-être n'y jouerait-il pas, Oberyn ne le connaissait pas encore assez pour savoir ces choses là ou les prévoir, il verrait bien. Les choix des mots étaient parfois importants, ils révélaient quelles étaient les intentions d'une personne et qui étaient ces personnes. Le fait qu'il lui dise "je compte sur vous pour" quelque chose, avait donc tendance à amuser d'autant plus Oberyn. Oui, décidément, il avait bien fais de se pencher ici, au risque de créer un incident diplomatique - dans le pire des cas, Bief et Dorne n'étaient plus à ça près. Alors comme il comptait sur lui, Oberyn allait, bien évidemment, mettre d'autant plus de temps à en venir aux faits, buvant lentement une gorgée du vin dans sa coupe.

- Comment se porte votre charmante épouse ? Je ne me souviens pas l'avoir vu depuis le Tournoi. Vous êtes un bien brave suzerain de laisser votre dame offrir ses couleurs, à votre place, ce chevalier aurait sûrement déjà les tripes à l'air pour voir quelles étaient ses couleurs, à lui.

Sujet épineux ou non, Oberyn jouait avec le feu et il avait déjà été bien plus habile que ça. Il savait que ce petit discours risquait de vite rompre la discussion, au même titre que cela pouvait possiblement flatter l'égo du Biefois qui, comme nombreux, se dirait "évidemment, je suis différent des dorniens". Ce à quoi Oberyn se ferait une joie de dire qu'en effet, les dorniens, eux, savaient comment tenir une femme mais surtout, comment il fallait traiter les hommes qui charmaient leur femmes, c'est à dire en leur enfonçant une dague dans le ventre, pas lui offrir bien gentiment leur dames comme des soumis. L'alcool te fait déjà divaguer se mit-il à songer, alors qu'il avait des pensées forts sombres alors que juste avant, il plaisantait.


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